À pied d'œuvre
Note moyenne
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259 critiques spectateurs

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FaRem

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3,5
Publiée le 20 juin 2026
Ancien photographe, Paul a décidé de se reconvertir en écrivain, malgré la difficulté pour vivre de ce métier. Alors que le succès tarde à venir, il ne fait pas machine arrière pour autant et décide de sacrifier encore plus sa situation pour sa passion. D'une situation précaire à une autre, on le suit dans son quotidien à enchaîner les petits boulots pour survivre. La liberté a un prix, et il est décidé à s'autoriser à rêver dans un monde qui formate les gens et étouffe les rêves. Il pourrait paraître égoïste, mais il est seul et ne fait de mal à personne. Il n'est pas non plus l'un de ces écrivains qui cherchent à côtoyer la misère pour s'inspirer, car c'est quelque chose qui vient naturellement et qui n'est pas réfléchi. Il y a toujours deux mondes qui s'affrontent, Paul étant souvent dans le sien avant d'être rattrapé par la réalité. L'histoire ne cherche ni pitié ni empathie puisque c'est son choix, mais il y a quand même quelque chose d'attachant dans sa démarche. Il ne s'agit pas non plus du romantisation de la misère comme on a pu le lire. On évite donc le simple drame social, même si ce regard sur le marché du travail est édifiant avec ce système qui exploite et pousse à la précarité. Une approche proche du documentaire qui fait preuve de pudeur et de sensibilité. Porté par un convaincant Bastien Bouillon dans le peau de cet homme obstiné et vulnérable, "À pied d'oeuvre" est finalement un bon film.
Jean-Pierre Legros
Jean-Pierre Legros

33 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 20 juin 2026
L'héroïsation de la victime poussée à son niveau le plus caricatural. Il existe à présent une nouvelle pathologie psychanalytique : le narcissisme victimaire. Avec une littérature et un cinéma français en pointe sur le sujet. Au pied de cette oeuvre, on en vient à trouver les blockbusters de Marvel intelligents.
Olivier Lange
Olivier Lange

1 abonné 20 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 juin 2026
⭐ Ma critique : un film qui manque de colonne vertébrale
J’apprécie beaucoup Bastien Bouillon, mais À pied d’œuvre m’a laissé à distance du début à la fin.
Le film souffre d’un problème majeur : il n’est jamais crédible, ni psychologiquement, ni narrativement.

Le personnage principal enchaîne des choix impossibles à comprendre.
Pourquoi abandonne-t-il un métier stable ?
Pourquoi refuse-t-il des solutions simples ?
Pourquoi coupe-t-il les ponts avec sa famille ?
Le film ne donne aucune réponse.
Il laisse planer l’idée d’une autodestruction liée à l’écriture, mais sans jamais l’assumer ni l’expliquer.

La structure dramatique est inexistante :
une succession de petits boulots filmés comme des sketchs, souvent répétitifs, parfois absurdes, et presque toujours peu crédibles.
La précarité représentée n’a rien à voir avec la vraie pauvreté, ce qui casse totalement l’immersion.

Les touches de fantaisie, typiques de Donzelli, s’accordent mal avec le sujet social.
Elles affaiblissent encore la cohérence du film.

Le plus frustrant reste la rupture familiale, traitée comme un détail alors qu’elle devrait être le cœur émotionnel du récit.
On ne comprend rien, on ne ressent rien, on ne croit rien.

Au final, À pied d’œuvre donne l’impression d’un film qui veut parler de beaucoup de choses mais ne va au bout d’aucune.
Il manque une colonne vertébrale, un sens, une trajectoire.
Et malgré la sincérité de Bouillon, je n’ai jamais réussi à entrer dans cette histoire.
defleppard

483 abonnés 3 675 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 juin 2026
À PIED D'ŒUVRE . Une belle surprise cette comédie dramatique. Le fameux écrivain en herbe mainte fois décrit, qui cherche l'inspiration. Je recommande. Quatre étoiles.
Rose Thyrrel
Rose Thyrrel

7 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 3 juin 2026
C’est pas compliqué : c’est chiant au possible.
Ennuyeux, prétentieux, vide, photo affreuse, mise en scène ratée.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 juin 2026
Pas de dispositif narratif complexe, "À pied d'œuvre" s'attache ici au parcours très concret d'un homme qui doit enchaîner les petits boulots mal payés pour compenser son métier passion qui ne lui rapporte pas grand chose. Les difficultés financières, les doutes, les échecs et les petites victoires suivent une trajectoire relativement attendue. Pourtant, le film trouve sa force ailleurs. Déjà remarquable dans plusieurs registres, Bastien Bouillon livre ici une prestation d'une grande sincérité. Son personnage avance sans héroïsme, avec ses hésitations, ses moments de découragement et ses espoirs parfois fragiles. Bouillon lui donne une épaisseur et une vérité qui transforment un récit assez balisé en véritable expérience émotionnelle.
meunier h.
meunier h.

7 abonnés 44 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 mai 2026
Je suis fan de Bastien Bouillon, mais là, je n'ai pas du tout accroché. On a bien du mal à éprouver de l'empathie pour ce personnage froid qui s'impose une vie austère et difficile, on comprend mal ses choix.... Le rythme est lent... Je trouve que deux sujets, très différents, ont été assemblés maladroitement : la précarité sociale des petits boulots et aller au bout de ses rêves.
MarceL
MarceL

82 abonnés 135 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 31 mai 2026
Je ne peux pas m'attacher trop longtemps à un looser (sauf en comédie). Mais là, lààààà... de voir un gars se faire pietiner à ce point de partout dans tous les sens par un défilé de salauds en croqs ou de escrocs de bas régimes, à ce point je ne peux vraiment pas. J'ai souvent laché des Oh non... d'abord agacés puis lassés durant ce film triste, terne, à l'image de ses images grises et vertes.... jusqu'à l'overdose de l'ennui. Bastien Bouillon est bien mais sa voix monotone et triste ajoute une note d'ennui profond et d'agacement sur la durée. Bref, vous l'avez compris j'ai détesté ce personnage et son histoire jusqu'au dégout
Jean Marc B
Jean Marc B

108 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 mai 2026
Paul peine à se faire publier, écrivain de livres aux succès relatifs. il fait des petits boulots chez des particuliers. homme à tout faire, jardinier, déménagement, chauffeur ,ect... c'est pas mauvais, mais c'est pas bon non plus . le film m'a laissé indifférent et je n'ai approuvé n'y sympathie où autres émotions pour le personnage.
kal Mes
kal Mes

9 abonnés 5 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mai 2026
Film sobre, réaliste et efficace, le courage et la ténacité filmé avec classe. Pour moi c’était une expérience intéressante car c’est un film qui exploite pleinement les possibilités du cinéma à savoir les dialogues mais aussi à faire parler les images. Il n’y a pas d’explosion d’émotions, tout est mesuré, le reste ce sont les images qui l’expriment.
Benoit (BENZINEMAG / HOP BLOG)
Benoit (BENZINEMAG / HOP BLOG)

42 abonnés 145 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 avril 2026
Valérie Donzelli réussit parfaitement à retranscrire l’atmosphère pesante mais aussi la beauté du texte de Franck Courtès... qui fait une très court apparition sur la fin du film, quand il va se faire dédicacer le livre, au moment de sa sortie.
Sa caméra, toujours à bonne distance, scrute les regards, les gestes, les paroles d’un homme mélancolique, honnête travailleur, attentionné, compréhensif avec des clients sans état d’âme.

On suit ainsi le parcours d’un homme lucide sur sa situation et sur celle du monde qui l’entoure, avec un Bastien Bouillon parfait dans le rôle de cet écrivain devenu manœuvre, divorcé, dont les enfants sont partis vivre au Canada en compagnie de leur mère.

On ressent parfaitement la souffrance de l’homme, sa difficulté à vivre, à se loger, à se nourrir, avec une caméra qui suit pour ainsi dire tout le temps ses faits et gestes dans son quotidien, mais aussi dans son envie de tout faire pour pouvoir concilier l’écriture et le travail.

À travers les gestes et les dialogues, le film décrit avec justesse notre époque, montrant combien le monde du travail, qui s’est ubérisé, est devenu encore plus précaire, et combien il peut être difficile aujourd’hui, pour un artiste, de vivre de son art.

Après l’adaptation du livre d’Éric Reinhardt, L’Amour et les forêts, c’est une nouvelle réussite pour Valérie Donzelli, qui a su, une fois encore, capter l’essence même du propos de l’auteur.

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Schtroubalt
Schtroubalt

23 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 avril 2026
Un très beau film, sobre, précis, qui touche sans en faire trop. J’ai beaucoup aimé la délicatesse de l’ensemble, et surtout la musique vraiment superbe qui accompagne le film avec une vraie justesse. Il y a quelque chose de très simple et de très juste dans sa manière d’avancer. Ce n’est peut-être pas un film qui cherche l’esbroufe mais il reste longtemps!
Angeloriggi
Angeloriggi

1 abonné 6 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 avril 2026
Film répondant au modèle le plus conventionnel du cinema d'auteur, Bastien bouillon ne fait pas rêver mais il fait le taf, Souchon reggianni en bande son c'est du vu et revu et re-re-vu.
Gérard Bourgeois
Gérard Bourgeois

3 abonnés 67 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 mars 2026
COMMENT ON NAIT ÉCRIVAIN
Premières images : Paul Marquet vend son équipement photographique… et même son scooter ! Par ces gestes forts, le photographe se coupe d’un monde qui le fait vivre mais qui, pour lui, n’a plus aucun sens, afin de se lancer à corps et à cœur dans l’écriture.
Pourtant, ses trois premiers livres publiés dans le célèbre Collection blanche n’ont pas eu le succès attendu par son éditrice. Jouée avec douceur par Virginie Ledoyen, celle-ci lui explique qu’ils sont "trop autobiographiques. Les gens ont besoin d’espoir".
Dégoûté mais pas découragé, Paul prend ses distances avec le milieu littéraire et tombe peu à peu dans la précarité.
Pour survivre, il s’inscrit à une plateforme qui lui propose tous les jours des petits boulots à quelques dizaines d’euros. A pied d’œuvre, il tient le journal où il note les bons mots de ses client(e)s et raconte ses chemins de traverse. Un nouveau style d’écriture – plus sociologique – qui va accrocher l’éditrice…
Bastien Bouillon joue avec conviction et subtilité cette descente aux enfers, aux accents profondément humains.
Virginie Ledoyen incarne avec douceur une directrice littéraire réaliste et détectrice de talents.
Et André Marcon joue un père qui ne comprend pas les grandes aspirations de son fils, mais qui, jamais, ne le lâche.
Toujours à pied d’œuvre, Paul répond à un client qui sollicite ses services : "Je ne travaille pas le matin. Le matin, j’écris."
Il écrit, quoiqu’il en soit, pour satisfaire un appel qui tenaille tout écrivain.
Ce film est l’adaptation du roman biographique de Franck Courtès, "presque cent ans après l’écrivain George Orwell narrant ses années d’infortune dans ‘Dans la dèche à Paris et à Londres’ ", me révèle AlloCiné, sous la signature de Nathalie Chifflet, journaliste aux "Dernières Nouvelles d’Alsace".
Luerna
Luerna

2 abonnés 33 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 6 avril 2026
Il s'agit d'un film sur l'ubérisation des petits boulots et je ne connais pas le livre de Franck Courtis, de même titre, d'où Valérie Donzelli a tiré son sujet. Je suis circonspecte sur la portée littéraire du pénomène social envisagé, je ne peux pas juger le fond de son propos. Je ne parle que du film. Déjà le gars, à peine 40 ans, fait tellement jeune homme et lunaire qu'on peine à voir en lui le père de trois jeunes adultes. Bon. Ensuite, et bien que la question soit clairement posée à plusieurs reprises à ce personnage, qui n'y répond jamais, le spectateur ne parvient pas à comprendre pourquoi le personnage a pris la décision radicale de cesser son activité de photographe établi pour se consacrer entièrement à l'écriture... et à des petits boulots, au prix d'une chute sociale aussi éprouvante que prévisible. A partir de là, le film hésite entre deux sujets différents, le faux-doc sur l'uberisation du travail et l'histoire d'un pauvre gars valeureux poursuivant un travail de création en cumulation de petits boulots. Et pof ! Comme par magie ce qu'il écrit sur l'uberisation du travail est accepté par l'éditrice. Les situations de boulot sont souvent lunaires et difficiles, maisn elles sont le lot de jeunes et moins jeunes travailleurs à toutes les époques. Dures mais pas non plus exceptionnemment dures. L'un des moments supposés les plus forts du film est la rencontre automobile nocturne aves un cervidé tué sur le coup de l'accident. Le personnage ramène le cadavre dans son studio (prêté par Papa) pour l'éviscérer. On ne saura pas dans quelle idée. Découper et vendre la viande ? Mettre au congélateur pour se nourrirn lui-même ? Le film fait l'impasse, dommage. Après ces légers tracas, tout finit, relativement facilement par un succès de librairie. Très bien. Mouais. Aussitôt vu aussitôt oublié.
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