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C'EST PAS LE PIED. Indemnité de fin de mission. Quand tu cherches la valeur des maux, la précarité sonne à la porte. Dans la dèche, le nouveau pauvre, naufragé de sa feuille blanche, décrit sa dégringolade et ses jugements. Quand vivre de sa plume est un rempart à la narration de Donzelli. La tristesse et le ressenti. Franck Courtès se souvient.
L'histoire (tirée de la réalité d'un écrivain existant) ne nous tire ni larmes ni rires. On reste dans l'entre-deux d'un récit autobiographique un peu insipide. Même Bastien Bouillon à du mal à exprimer la solitude d'un écrivain semi-pauvre et dont le succès tarde à venir.
La précarité est parfois le prix de la liberté pour un artiste. Le courage est d’assumer ce choix. C’est ce que fait Paul qui quitte son métier de photographe à 40 ans passés pour vivre sa passion d’écrivain. Le film a un contenu politique fort. Il montre la perversité du système des plateformes qui conduisent des gens comme Paul à faire des petits boulots pénibles et mal payés. Car la plateforme met en concurrence les gars comme lui, ce qui tire mécaniquement les prix vers le bas.
Bastien Bouillon, tout en sobriété et douceur, confirme qu’il est un des grands acteurs de sa génération.
Bastien Bouillon, tout en sobriété et douceur, confirme qu’il est un des grands acteurs de sa génération.
Excellente interprétation des médecins Bastien Bouillon. Un film au récit très bien écrit qui suit au plus près du choix de vie du personnage principal pour retrouver l'inscription de l'écriture.
Une fable intimiste de ce qu'est la société actuelle, pour celui qui ne veut pas sombrer sans l'aide des ses proches ....
Valérie Donzelli nous montre dans À PIED D’OEUVRE avec un réalisme puissant les réalités du métier d’écrivain : son personnage principal a publié un roman à succès, mais son second manuscrit ne plait pas suffisamment à son éditrice pour être publié. Problème : il a quitté son ancien métier de photographe avec lequel il gagnait plutôt bien sa vie, or, maintenant, il se retrouve avec peu de ressources et doit se contenter de petits boulots mal payés et de sacrifices économiques pour survivre.
Bastien Bouillon incarne à merveille cet homme, qu’ils, avec la cinéaste, ne rendent pas particulièrement attachants mais reste plutôt neutre, mais ça n’empêche pas le spectateur de le comprendre. Cet homme assez froid reste émouvant.
Le film, lent, prend le temps de poser son récit, son cadre, et de montrer avec précision la vie de cet homme. La lenteur peut désarçonner au début, mais on s’y fait, et celle-ci sert le film, afin de nous montrer précisément ces difficultés du métier.
À PIED D’ŒUVRE est un bon film, que je recommande.
Bastien Bouillon incarne à merveille cet homme, qu’ils, avec la cinéaste, ne rendent pas particulièrement attachants mais reste plutôt neutre, mais ça n’empêche pas le spectateur de le comprendre. Cet homme assez froid reste émouvant.
Le film, lent, prend le temps de poser son récit, son cadre, et de montrer avec précision la vie de cet homme. La lenteur peut désarçonner au début, mais on s’y fait, et celle-ci sert le film, afin de nous montrer précisément ces difficultés du métier.
À PIED D’ŒUVRE est un bon film, que je recommande.
Typiquement le film français insipide mais encensé par une certaine élite snobinarde qui doit trouver dans l’ennui certaines valeurs insoupçonnées par le commun des mortels.
C’est long, lent, insignifiant et sans intérêt.
Pas grand chose d’autre a dire…
C’est long, lent, insignifiant et sans intérêt.
Pas grand chose d’autre a dire…
Être célèbre et pauvre : quelle absurdité ! Mais choisir sa vie, c'est courageux. Encore une fois Valérie Donzelli nous démontre qu'elle est une grande réalisatrice qui sait raconter les histoires de société en se renouvelant encore et toujours
Bastien Bouillon est tout en sensibilité
Bastien Bouillon est tout en sensibilité
Un petit ovni. C'est subtil, sensible, fin, lent, juste. Et du coup, ça peut hypnotiser, émouvoir ou ennuyer, c'est selon les goûts.
Un photographe pourvu d’une certaine notoriété abandonne sa carrière pour se lancer dans sa passion pour l’écriture mais qui ne lui permet plus de gagner sa vie. La réalisatrice Valérie Donzelli explore le rapport à l’art pour chaque artiste et la précarité pouvant en découler au travers le portrait vrai de cet homme sans compromission dans sa vision quitte à s’effacer socialement. L’acteur Bastien Bouillon se glisse avec beaucoup de facilité dans la peau de cet artiste aux mots ébréchés dont la débrouillardise lui assure un minimum pour vivre de sa passion.
Le sujet, changer de vie pour exercer sa passion, fait particulièrement écho à un certain mal être dans la construction de nos sociétés actuelles. Il pose un questionnement notamment sur le sens des choses essentielles, ce que représente la normalité, l'isolement et la précarité qui guêtent. Le traitement, certes réaliste, ponctué de narration, est assez lourd, monotone, avec de nombreuses scènes répétitives. 1h30 pas vraiment palpitantes!
Paul s'ennuie dans son travail de photographe bien rémunéré. Il abandonne son activité pour se consacrer à sa passion : l'écriture. Mais si ses livres rencontrent un succès critique, les ventes ne décollent pas. Bientôt, Paul sacrifie ses économies, perd son épouse, et commence à s'enfoncer dans la précarité, pour garder le temps d'écrire.
Il est dommage que Valérie Donzelli n'ait pas décrit cette déchéance, exposée en quelques plans. La réalisatrice préfère s'intéresser au quotidien précaire de cet écrivain, qui découvre le travail physique au lance-pierre. "A pied d'oeuvre" propose à ce niveau des idées intéressantes. Critique (facile) de l'esclavage moderne et de l'ubérisation du travail. Baffe pour un petit bourgeois qui découvre la réalité des choses. Et besoin d'écrire à tout prix, quitte à complètement sacrifier sa vie.
Sur ce dernier point, j'avoue n'avoir toujours pas compris le raisonnement du protagoniste. Pourquoi ne pas réaliser une activité intellectuelle, ou même faire de la photo à temps partiel, s'il ne cherche que le temps d'écrire ? Question que lui poseront d'ailleurs plusieurs personnages plus ou moins bienveillants, sans qu'il ne donne de réponse claire autre que "lis mes livres".
D'autant que ce personnage apparait froid et égocentrique, obsédé par sa littérature et se moquant de ceux qui s'inquiètent pour lui. Néanmoins, il est interprété avec beaucoup de justesse par Bastien Bouillon, qui reste touchant de bout en bout.
Tandis que le film livre des confrontations intéressantes. Paul cassé en permanence par un père qui ne le comprend pas. Paul démuni qui se retrouve à faire des boulots improbables, dont tailler une pelouse aux ciseaux de jardin (!). En revanche je déplore les nombreux passages en voix-off littéraire. Certes, le film est adapté d'un livre sur un vrai auteur ayant souffert de la précarité, je comprends la volonté de faire du littéraire... mais il est dommage de ne pas faire quelque chose de plus visuel au cinéma.
Il est dommage que Valérie Donzelli n'ait pas décrit cette déchéance, exposée en quelques plans. La réalisatrice préfère s'intéresser au quotidien précaire de cet écrivain, qui découvre le travail physique au lance-pierre. "A pied d'oeuvre" propose à ce niveau des idées intéressantes. Critique (facile) de l'esclavage moderne et de l'ubérisation du travail. Baffe pour un petit bourgeois qui découvre la réalité des choses. Et besoin d'écrire à tout prix, quitte à complètement sacrifier sa vie.
Sur ce dernier point, j'avoue n'avoir toujours pas compris le raisonnement du protagoniste. Pourquoi ne pas réaliser une activité intellectuelle, ou même faire de la photo à temps partiel, s'il ne cherche que le temps d'écrire ? Question que lui poseront d'ailleurs plusieurs personnages plus ou moins bienveillants, sans qu'il ne donne de réponse claire autre que "lis mes livres".
D'autant que ce personnage apparait froid et égocentrique, obsédé par sa littérature et se moquant de ceux qui s'inquiètent pour lui. Néanmoins, il est interprété avec beaucoup de justesse par Bastien Bouillon, qui reste touchant de bout en bout.
Tandis que le film livre des confrontations intéressantes. Paul cassé en permanence par un père qui ne le comprend pas. Paul démuni qui se retrouve à faire des boulots improbables, dont tailler une pelouse aux ciseaux de jardin (!). En revanche je déplore les nombreux passages en voix-off littéraire. Certes, le film est adapté d'un livre sur un vrai auteur ayant souffert de la précarité, je comprends la volonté de faire du littéraire... mais il est dommage de ne pas faire quelque chose de plus visuel au cinéma.
Ancien photographe, Paul a décidé de se reconvertir en écrivain, malgré la difficulté pour vivre de ce métier. Alors que le succès tarde à venir, il ne fait pas machine arrière pour autant et décide de sacrifier encore plus sa situation pour sa passion. D'une situation précaire à une autre, on le suit dans son quotidien à enchaîner les petits boulots pour survivre. La liberté a un prix, et il est décidé à s'autoriser à rêver dans un monde qui formate les gens et étouffe les rêves. Il pourrait paraître égoïste, mais il est seul et ne fait de mal à personne. Il n'est pas non plus l'un de ces écrivains qui cherchent à côtoyer la misère pour s'inspirer, car c'est quelque chose qui vient naturellement et qui n'est pas réfléchi. Il y a toujours deux mondes qui s'affrontent, Paul étant souvent dans le sien avant d'être rattrapé par la réalité. L'histoire ne cherche ni pitié ni empathie puisque c'est son choix, mais il y a quand même quelque chose d'attachant dans sa démarche. Il ne s'agit pas non plus du romantisation de la misère comme on a pu le lire. On évite donc le simple drame social, même si ce regard sur le marché du travail est édifiant avec ce système qui exploite et pousse à la précarité. Une approche proche du documentaire qui fait preuve de pudeur et de sensibilité. Porté par un convaincant Bastien Bouillon dans le peau de cet homme obstiné et vulnérable, "À pied d'oeuvre" est finalement un bon film.
L'héroïsation de la victime poussée à son niveau le plus caricatural. Il existe à présent une nouvelle pathologie psychanalytique : le narcissisme victimaire. Avec une littérature et un cinéma français en pointe sur le sujet. Au pied de cette oeuvre, on en vient à trouver les blockbusters de Marvel intelligents.
⭐ Ma critique : un film qui manque de colonne vertébrale
J’apprécie beaucoup Bastien Bouillon, mais À pied d’œuvre m’a laissé à distance du début à la fin.
Le film souffre d’un problème majeur : il n’est jamais crédible, ni psychologiquement, ni narrativement.
Le personnage principal enchaîne des choix impossibles à comprendre.
Pourquoi abandonne-t-il un métier stable ?
Pourquoi refuse-t-il des solutions simples ?
Pourquoi coupe-t-il les ponts avec sa famille ?
Le film ne donne aucune réponse.
Il laisse planer l’idée d’une autodestruction liée à l’écriture, mais sans jamais l’assumer ni l’expliquer.
La structure dramatique est inexistante :
une succession de petits boulots filmés comme des sketchs, souvent répétitifs, parfois absurdes, et presque toujours peu crédibles.
La précarité représentée n’a rien à voir avec la vraie pauvreté, ce qui casse totalement l’immersion.
Les touches de fantaisie, typiques de Donzelli, s’accordent mal avec le sujet social.
Elles affaiblissent encore la cohérence du film.
Le plus frustrant reste la rupture familiale, traitée comme un détail alors qu’elle devrait être le cœur émotionnel du récit.
On ne comprend rien, on ne ressent rien, on ne croit rien.
Au final, À pied d’œuvre donne l’impression d’un film qui veut parler de beaucoup de choses mais ne va au bout d’aucune.
Il manque une colonne vertébrale, un sens, une trajectoire.
Et malgré la sincérité de Bouillon, je n’ai jamais réussi à entrer dans cette histoire.
J’apprécie beaucoup Bastien Bouillon, mais À pied d’œuvre m’a laissé à distance du début à la fin.
Le film souffre d’un problème majeur : il n’est jamais crédible, ni psychologiquement, ni narrativement.
Le personnage principal enchaîne des choix impossibles à comprendre.
Pourquoi abandonne-t-il un métier stable ?
Pourquoi refuse-t-il des solutions simples ?
Pourquoi coupe-t-il les ponts avec sa famille ?
Le film ne donne aucune réponse.
Il laisse planer l’idée d’une autodestruction liée à l’écriture, mais sans jamais l’assumer ni l’expliquer.
La structure dramatique est inexistante :
une succession de petits boulots filmés comme des sketchs, souvent répétitifs, parfois absurdes, et presque toujours peu crédibles.
La précarité représentée n’a rien à voir avec la vraie pauvreté, ce qui casse totalement l’immersion.
Les touches de fantaisie, typiques de Donzelli, s’accordent mal avec le sujet social.
Elles affaiblissent encore la cohérence du film.
Le plus frustrant reste la rupture familiale, traitée comme un détail alors qu’elle devrait être le cœur émotionnel du récit.
On ne comprend rien, on ne ressent rien, on ne croit rien.
Au final, À pied d’œuvre donne l’impression d’un film qui veut parler de beaucoup de choses mais ne va au bout d’aucune.
Il manque une colonne vertébrale, un sens, une trajectoire.
Et malgré la sincérité de Bouillon, je n’ai jamais réussi à entrer dans cette histoire.
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