À pied d'œuvre
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262 critiques spectateurs

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Kouto
Kouto

30 abonnés 4 775 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 juillet 2026
Un photographe pourvu d’une certaine notoriété abandonne sa carrière pour se lancer dans sa passion pour l’écriture mais qui ne lui permet plus de gagner sa vie. La réalisatrice Valérie Donzelli explore le rapport à l’art pour chaque artiste et la précarité pouvant en découler au travers le portrait vrai de cet homme sans compromission dans sa vision quitte à s’effacer socialement. L’acteur Bastien Bouillon se glisse avec beaucoup de facilité dans la peau de cet artiste aux mots ébréchés dont la débrouillardise lui assure un minimum pour vivre de sa passion.
Gentilbordelais

404 abonnés 3 583 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 26 juin 2026
Le sujet, changer de vie pour exercer sa passion, fait particulièrement écho à un certain mal être dans la construction de nos sociétés actuelles. Il pose un questionnement notamment sur le sens des choses essentielles, ce que représente la normalité, l'isolement et la précarité qui guêtent. Le traitement, certes réaliste, ponctué de narration, est assez lourd, monotone, avec de nombreuses scènes répétitives. 1h30 pas vraiment palpitantes!
Redzing

1 455 abonnés 4 946 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 juin 2026
Paul s'ennuie dans son travail de photographe bien rémunéré. Il abandonne son activité pour se consacrer à sa passion : l'écriture. Mais si ses livres rencontrent un succès critique, les ventes ne décollent pas. Bientôt, Paul sacrifie ses économies, perd son épouse, et commence à s'enfoncer dans la précarité, pour garder le temps d'écrire.
Il est dommage que Valérie Donzelli n'ait pas décrit cette déchéance, exposée en quelques plans. La réalisatrice préfère s'intéresser au quotidien précaire de cet écrivain, qui découvre le travail physique au lance-pierre. "A pied d'oeuvre" propose à ce niveau des idées intéressantes. Critique (facile) de l'esclavage moderne et de l'ubérisation du travail. Baffe pour un petit bourgeois qui découvre la réalité des choses. Et besoin d'écrire à tout prix, quitte à complètement sacrifier sa vie.
Sur ce dernier point, j'avoue n'avoir toujours pas compris le raisonnement du protagoniste. Pourquoi ne pas réaliser une activité intellectuelle, ou même faire de la photo à temps partiel, s'il ne cherche que le temps d'écrire ? Question que lui poseront d'ailleurs plusieurs personnages plus ou moins bienveillants, sans qu'il ne donne de réponse claire autre que "lis mes livres".
D'autant que ce personnage apparait froid et égocentrique, obsédé par sa littérature et se moquant de ceux qui s'inquiètent pour lui. Néanmoins, il est interprété avec beaucoup de justesse par Bastien Bouillon, qui reste touchant de bout en bout.
Tandis que le film livre des confrontations intéressantes. Paul cassé en permanence par un père qui ne le comprend pas. Paul démuni qui se retrouve à faire des boulots improbables, dont tailler une pelouse aux ciseaux de jardin (!). En revanche je déplore les nombreux passages en voix-off littéraire. Certes, le film est adapté d'un livre sur un vrai auteur ayant souffert de la précarité, je comprends la volonté de faire du littéraire... mais il est dommage de ne pas faire quelque chose de plus visuel au cinéma.
FaRem

10 595 abonnés 11 634 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 20 juin 2026
Ancien photographe, Paul a décidé de se reconvertir en écrivain, malgré la difficulté pour vivre de ce métier. Alors que le succès tarde à venir, il ne fait pas machine arrière pour autant et décide de sacrifier encore plus sa situation pour sa passion. D'une situation précaire à une autre, on le suit dans son quotidien à enchaîner les petits boulots pour survivre. La liberté a un prix, et il est décidé à s'autoriser à rêver dans un monde qui formate les gens et étouffe les rêves. Il pourrait paraître égoïste, mais il est seul et ne fait de mal à personne. Il n'est pas non plus l'un de ces écrivains qui cherchent à côtoyer la misère pour s'inspirer, car c'est quelque chose qui vient naturellement et qui n'est pas réfléchi. Il y a toujours deux mondes qui s'affrontent, Paul étant souvent dans le sien avant d'être rattrapé par la réalité. L'histoire ne cherche ni pitié ni empathie puisque c'est son choix, mais il y a quand même quelque chose d'attachant dans sa démarche. Il ne s'agit pas non plus du romantisation de la misère comme on a pu le lire. On évite donc le simple drame social, même si ce regard sur le marché du travail est édifiant avec ce système qui exploite et pousse à la précarité. Une approche proche du documentaire qui fait preuve de pudeur et de sensibilité. Porté par un convaincant Bastien Bouillon dans le peau de cet homme obstiné et vulnérable, "À pied d'oeuvre" est finalement un bon film.
Jean-Pierre Legros
Jean-Pierre Legros

33 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 20 juin 2026
L'héroïsation de la victime poussée à son niveau le plus caricatural. Il existe à présent une nouvelle pathologie psychanalytique : le narcissisme victimaire. Avec une littérature et un cinéma français en pointe sur le sujet. Au pied de cette oeuvre, on en vient à trouver les blockbusters de Marvel intelligents.
Olivier Lange
Olivier Lange

1 abonné 23 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 13 juin 2026
⭐ Ma critique : un film qui manque de colonne vertébrale
J’apprécie beaucoup Bastien Bouillon, mais À pied d’œuvre m’a laissé à distance du début à la fin.
Le film souffre d’un problème majeur : il n’est jamais crédible, ni psychologiquement, ni narrativement.

Le personnage principal enchaîne des choix impossibles à comprendre.
Pourquoi abandonne-t-il un métier stable ?
Pourquoi refuse-t-il des solutions simples ?
Pourquoi coupe-t-il les ponts avec sa famille ?
Le film ne donne aucune réponse.
Il laisse planer l’idée d’une autodestruction liée à l’écriture, mais sans jamais l’assumer ni l’expliquer.

La structure dramatique est inexistante :
une succession de petits boulots filmés comme des sketchs, souvent répétitifs, parfois absurdes, et presque toujours peu crédibles.
La précarité représentée n’a rien à voir avec la vraie pauvreté, ce qui casse totalement l’immersion.

Les touches de fantaisie, typiques de Donzelli, s’accordent mal avec le sujet social.
Elles affaiblissent encore la cohérence du film.

Le plus frustrant reste la rupture familiale, traitée comme un détail alors qu’elle devrait être le cœur émotionnel du récit.
On ne comprend rien, on ne ressent rien, on ne croit rien.

Au final, À pied d’œuvre donne l’impression d’un film qui veut parler de beaucoup de choses mais ne va au bout d’aucune.
Il manque une colonne vertébrale, un sens, une trajectoire.
Et malgré la sincérité de Bouillon, je n’ai jamais réussi à entrer dans cette histoire.
defleppard

486 abonnés 3 700 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 juin 2026
À PIED D'ŒUVRE . Une belle surprise cette comédie dramatique. Le fameux écrivain en herbe mainte fois décrit, qui cherche l'inspiration. Je recommande. Quatre étoiles.
Rose Thyrrel
Rose Thyrrel

8 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 3 juin 2026
C’est pas compliqué : c’est chiant au possible.
Ennuyeux, prétentieux, vide, photo affreuse, mise en scène ratée.
Cinéphiles 44

1 678 abonnés 4 674 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 juin 2026
Pas de dispositif narratif complexe, "À pied d'œuvre" s'attache ici au parcours très concret d'un homme qui doit enchaîner les petits boulots mal payés pour compenser son métier passion qui ne lui rapporte pas grand chose. Les difficultés financières, les doutes, les échecs et les petites victoires suivent une trajectoire relativement attendue. Pourtant, le film trouve sa force ailleurs. Déjà remarquable dans plusieurs registres, Bastien Bouillon livre ici une prestation d'une grande sincérité. Son personnage avance sans héroïsme, avec ses hésitations, ses moments de découragement et ses espoirs parfois fragiles. Bouillon lui donne une épaisseur et une vérité qui transforment un récit assez balisé en véritable expérience émotionnelle.
meunier h.
meunier h.

7 abonnés 50 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 mai 2026
Je suis fan de Bastien Bouillon, mais là, je n'ai pas du tout accroché. On a bien du mal à éprouver de l'empathie pour ce personnage froid qui s'impose une vie austère et difficile, on comprend mal ses choix.... Le rythme est lent... Je trouve que deux sujets, très différents, ont été assemblés maladroitement : la précarité sociale des petits boulots et aller au bout de ses rêves.
MarceL
MarceL

82 abonnés 135 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 31 mai 2026
Je ne peux pas m'attacher trop longtemps à un looser (sauf en comédie). Mais là, lààààà... de voir un gars se faire pietiner à ce point de partout dans tous les sens par un défilé de salauds en croqs ou de escrocs de bas régimes, à ce point je ne peux vraiment pas. J'ai souvent laché des Oh non... d'abord agacés puis lassés durant ce film triste, terne, à l'image de ses images grises et vertes.... jusqu'à l'overdose de l'ennui. Bastien Bouillon est bien mais sa voix monotone et triste ajoute une note d'ennui profond et d'agacement sur la durée. Bref, vous l'avez compris j'ai détesté ce personnage et son histoire jusqu'au dégout
Jean Marc B
Jean Marc B

120 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 mai 2026
Paul peine à se faire publier, écrivain de livres aux succès relatifs. il fait des petits boulots chez des particuliers. homme à tout faire, jardinier, déménagement, chauffeur ,ect... c'est pas mauvais, mais c'est pas bon non plus . le film m'a laissé indifférent et je n'ai approuvé n'y sympathie où autres émotions pour le personnage.
kal Mes
kal Mes

9 abonnés 7 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 mai 2026
Film sobre, réaliste et efficace, le courage et la ténacité filmé avec classe. Pour moi c’était une expérience intéressante car c’est un film qui exploite pleinement les possibilités du cinéma à savoir les dialogues mais aussi à faire parler les images. Il n’y a pas d’explosion d’émotions, tout est mesuré, le reste ce sont les images qui l’expriment.
Benoit (BENZINEMAG / HOP BLOG)
Benoit (BENZINEMAG / HOP BLOG)

42 abonnés 146 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 30 avril 2026
Valérie Donzelli réussit parfaitement à retranscrire l’atmosphère pesante mais aussi la beauté du texte de Franck Courtès... qui fait une très court apparition sur la fin du film, quand il va se faire dédicacer le livre, au moment de sa sortie.
Sa caméra, toujours à bonne distance, scrute les regards, les gestes, les paroles d’un homme mélancolique, honnête travailleur, attentionné, compréhensif avec des clients sans état d’âme.

On suit ainsi le parcours d’un homme lucide sur sa situation et sur celle du monde qui l’entoure, avec un Bastien Bouillon parfait dans le rôle de cet écrivain devenu manœuvre, divorcé, dont les enfants sont partis vivre au Canada en compagnie de leur mère.

On ressent parfaitement la souffrance de l’homme, sa difficulté à vivre, à se loger, à se nourrir, avec une caméra qui suit pour ainsi dire tout le temps ses faits et gestes dans son quotidien, mais aussi dans son envie de tout faire pour pouvoir concilier l’écriture et le travail.

À travers les gestes et les dialogues, le film décrit avec justesse notre époque, montrant combien le monde du travail, qui s’est ubérisé, est devenu encore plus précaire, et combien il peut être difficile aujourd’hui, pour un artiste, de vivre de son art.

Après l’adaptation du livre d’Éric Reinhardt, L’Amour et les forêts, c’est une nouvelle réussite pour Valérie Donzelli, qui a su, une fois encore, capter l’essence même du propos de l’auteur.

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Schtroubalt
Schtroubalt

25 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 25 avril 2026
Un très beau film, sobre, précis, qui touche sans en faire trop. J’ai beaucoup aimé la délicatesse de l’ensemble, et surtout la musique vraiment superbe qui accompagne le film avec une vraie justesse. Il y a quelque chose de très simple et de très juste dans sa manière d’avancer. Ce n’est peut-être pas un film qui cherche l’esbroufe mais il reste longtemps!
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