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Un film très bien construit.
Sébastien Bouillon donne au personnage central l’étoffe parfaitement crédible de l’anti héros.
Tantôt suscitant notre compassion Tantôt,au contraire ,soulevant notre incompréhension, tout comme son entourage, face à son acharnement de devenir écrivain en abandonnant pour se faire une situation confortable et au demeurant artistique,libre et lucrative. Ce n’est donc pas une reconversion traditionnelle comme on à l’habitude d’en voir.
Son acharnement l’entraîne dans une spirale qui l’amène à la pauvreté qui constitue un des sujets du film. Cette pauvreté notre personnage central ne fait pas que la vivre, il l’analyse et la gère avec un soin quasi chirurgical.
Tout ceci est très bien filmè avec des prises de vue déjà vu comme les pieds des passants au niveau du soupirail de son " studio " mais surtout tout est parfaitement crédible danslemoindredétail, aucune fausse note tout sonne juste.
Il ne faut surtout pas croire que pour autant il s’agit de traiter le sujet pour faire pleurer Margot dans la chaumière bien au contraire ! Il y des scènes très drôles et surtout des personnages plein d’humanité.
On ne s’ennuie jamais et on n’est jamais insensible.
Sébastien Bouillon donne au personnage central l’étoffe parfaitement crédible de l’anti héros.
Tantôt suscitant notre compassion Tantôt,au contraire ,soulevant notre incompréhension, tout comme son entourage, face à son acharnement de devenir écrivain en abandonnant pour se faire une situation confortable et au demeurant artistique,libre et lucrative. Ce n’est donc pas une reconversion traditionnelle comme on à l’habitude d’en voir.
Son acharnement l’entraîne dans une spirale qui l’amène à la pauvreté qui constitue un des sujets du film. Cette pauvreté notre personnage central ne fait pas que la vivre, il l’analyse et la gère avec un soin quasi chirurgical.
Tout ceci est très bien filmè avec des prises de vue déjà vu comme les pieds des passants au niveau du soupirail de son " studio " mais surtout tout est parfaitement crédible danslemoindredétail, aucune fausse note tout sonne juste.
Il ne faut surtout pas croire que pour autant il s’agit de traiter le sujet pour faire pleurer Margot dans la chaumière bien au contraire ! Il y des scènes très drôles et surtout des personnages plein d’humanité.
On ne s’ennuie jamais et on n’est jamais insensible.
Brillant. La narration, la bande son, les acteurs. C’est brillant, prenant, instructif. Changer de vie, le décider, se plier aux contraintes, n’être pas soutenu pour une passion, quel combat ! Je recommande à 100%.
Une oeuvre douloureuse pour le spectateur mais aussi une oeuvre qui interroge (notamment sur l’absurdité de cette précarité choisie pour accoucher de quelque chose). On saluera la mise en scène de Donzelli et lq bluffante interprétation de Bastien Bouillon. Pour le reste, pas sûr qu’on signe pour le re visionner plus tard. Comme quoi...
Je savais qu’A pied d’œuvre, le film, était l’adaptation d’A pied d’œuvre, le roman, et que son auteur, Franck Courtès avait été, c’est la moindre des choses (mais ce n’est pas toujours le cas !), consulté pour le scénario. Mais j’ignorais que le roman fut autobiographique.
La sauce a pris rapidement. Cette histoire réaliste voire formatrice, ce que cela signifie de devenir pauvre, à fortiori quand on embrasse le métier d’écrivain, m’a semblé suffisamment plausible et crédible pour m’en émouvoir jusqu’à la fin, sans trop puiser dans mon capital confiance, malgré au moins deux séquences (la passagère de nuit et le chevreuil) relevant plutôt du fantasme. Mais qu’en sais-je en vérité ?
Le mérite en revient d’abord à Bastien Bouillon, idéal pour ce personnage commun - hors du commun (Jacques Gamblin aurait été très bien aussi). Sa justesse m’a autant touché que dans l’une de ses premières apparitions au cinéma (La nuit du 12). Depuis, son jeu sobre (trop ?) m’avait moins convaincu, dans le Comte de Monte Christo et l’Affaire Bojarski notamment.
Un ressort très simple m’a mis à pied d’oeuvre : l’identification. Paul Marquet était un double possible pour moi. Plus d’une fois, j’ai espéré changer le cours de ma vie pour me consacrer à l’écriture. Le courage et la discipline m’ont fait défaut.
Paul, lui, n’en manque pas, il me montre la voie, il ne cesse même de se mettre en danger, professionnellement, socialement, corporellement. Sans compter la rupture familiale qu’il vient de subir, femme et enfants partis loin (Montréal ?).
Paul n’est ni un homme révolté ni un homme en colère, encore moins un homme défait. Mais un obstiné et un réfractaire aux renoncements d’une vie. Il ne dévie pas de sa vie d’ascète, l’écriture le matin, les petits boulots ensuite, qui vont nourrir aussi son œuvre.... Son objectif est intangible : publier à nouveau. Aidé par une éditrice attentive et inquiète (Virginie Ledoyen, très juste), ni maternisante ni mère fouettarde.
Et puis le film ne manque pas de ressorts émotionnels. Le soutien de son éditrice qui fait contrepoids à l’incompréhension et à la dureté de son père (André Marcon, impeccable), la marchande de journaux qui l’héberge une nuit dans son arrière-salle, l’admiration que lui porte son fils qui vient, enfin, de lire un roman de son papa…
Ajoutées à ce portrait intime, qui s’écoute avant tout, le monologue de Paul en voix off structure le récit, des observations bien senties sur une modernité malfaisante, faite de précarité, de petits boulots mal payés, de clients souvent exigeants et rarement reconnaissants. Même si le film n’a rien d’une charge.
Recommandé à tous ceux qui entendront dans A pied d’œuvre un miroir tendu…
La sauce a pris rapidement. Cette histoire réaliste voire formatrice, ce que cela signifie de devenir pauvre, à fortiori quand on embrasse le métier d’écrivain, m’a semblé suffisamment plausible et crédible pour m’en émouvoir jusqu’à la fin, sans trop puiser dans mon capital confiance, malgré au moins deux séquences (la passagère de nuit et le chevreuil) relevant plutôt du fantasme. Mais qu’en sais-je en vérité ?
Le mérite en revient d’abord à Bastien Bouillon, idéal pour ce personnage commun - hors du commun (Jacques Gamblin aurait été très bien aussi). Sa justesse m’a autant touché que dans l’une de ses premières apparitions au cinéma (La nuit du 12). Depuis, son jeu sobre (trop ?) m’avait moins convaincu, dans le Comte de Monte Christo et l’Affaire Bojarski notamment.
Un ressort très simple m’a mis à pied d’oeuvre : l’identification. Paul Marquet était un double possible pour moi. Plus d’une fois, j’ai espéré changer le cours de ma vie pour me consacrer à l’écriture. Le courage et la discipline m’ont fait défaut.
Paul, lui, n’en manque pas, il me montre la voie, il ne cesse même de se mettre en danger, professionnellement, socialement, corporellement. Sans compter la rupture familiale qu’il vient de subir, femme et enfants partis loin (Montréal ?).
Paul n’est ni un homme révolté ni un homme en colère, encore moins un homme défait. Mais un obstiné et un réfractaire aux renoncements d’une vie. Il ne dévie pas de sa vie d’ascète, l’écriture le matin, les petits boulots ensuite, qui vont nourrir aussi son œuvre.... Son objectif est intangible : publier à nouveau. Aidé par une éditrice attentive et inquiète (Virginie Ledoyen, très juste), ni maternisante ni mère fouettarde.
Et puis le film ne manque pas de ressorts émotionnels. Le soutien de son éditrice qui fait contrepoids à l’incompréhension et à la dureté de son père (André Marcon, impeccable), la marchande de journaux qui l’héberge une nuit dans son arrière-salle, l’admiration que lui porte son fils qui vient, enfin, de lire un roman de son papa…
Ajoutées à ce portrait intime, qui s’écoute avant tout, le monologue de Paul en voix off structure le récit, des observations bien senties sur une modernité malfaisante, faite de précarité, de petits boulots mal payés, de clients souvent exigeants et rarement reconnaissants. Même si le film n’a rien d’une charge.
Recommandé à tous ceux qui entendront dans A pied d’œuvre un miroir tendu…
Une œuvre longue et laborieuse, qui peine à susciter la moindre émotion. Le personnage principal agace plus qu’il ne touche. La résilience est présentée de manière forcée, presque artificielle. La représentation de la précarité sonne faux, comme si elle était racontée par quelqu’un qui ne l’a jamais réellement vécue.
Un film sensible et profondément juste sur la précarité artistique et la liberté de créer. II montre avec beaucoup de pudeur ce que signifie se battre pour ses idées quand les portes se ferment, et la différence entre travailler pour vivre et vivre pour créer. Bastien Bouillon est remarquable de justesse et d'intensité. Un film poétique, bouleversant, et un bel hommage à la condition d'artiste.
Une retranscription de l'oeuvre de Franck Courtés, où le personnage de Paul incarne le vécu de l'auteur.
Le film interroge sur la question du travail et du sens qu'on veut donner à sa vie : être esclave de son travail salarié ou essayer de s'en extraire pour un idéal et en payer le prix financier et social ?
Un film presque sociologique et plus que nécessaire
Le film interroge sur la question du travail et du sens qu'on veut donner à sa vie : être esclave de son travail salarié ou essayer de s'en extraire pour un idéal et en payer le prix financier et social ?
Un film presque sociologique et plus que nécessaire
un film touchant et émouvant ! un homme qui va réaliser son rêve de devenir un écrivain reconnu et apprécier avec un itinéraire semé d embûches au final une oeuvre plutôt réussie pas déçu malgré des avis négatifs
Beau, simple et touchant. Sans tomber dans le pathos, un superbe film bien écrit et dans lequel les acteurs et actrices jouent de façon à s'identifier très facilement. Un excellent moment de cinéma
Merci Valérie Donzelli!
Merci Valérie Donzelli!
Bastien Bouillon est touchant sans tomber dans le misérabilisme.
Beaux jeux d’acteurs.
J’ai beaucoup aimé.
Beaux jeux d’acteurs.
J’ai beaucoup aimé.
Un film très particulier,qui nous montre le choix de vie qui est loin d'être simple.
Et les embûches qui parsèment le chemin d'être.
Un très beau film.
Et les embûches qui parsèment le chemin d'être.
Un très beau film.
Dommage. Valerie Donzelli a visiblement beaucoup de talent comme elle l a prouvé recemment avec l'impeccable L amour et les forets. Mais on a du mal à la suivre dans ce recit eclaté avec il est vrai des fulgurances.
Valérie Donzelli signe un joli film racontant la vie de Paul, un brillant photographe qui décide de changer de vie pour vivre son rêve : être écrivain. Il passe d’un cadre de vie agréable à la précarité et va vivre de petits boulots grâce à une application pendant l’écriture d’un nouveau livre. Le film montre la perversité de notre société contemporaine, déshumanisée, précarisée, et en même temps offre quelques bulles d’espoirs. Bastien Bouillon brille dans ce rôle. Sympathique.
C’est simple efficace et émouvant avec un personnage attachant dans un rôle simple et puisant. Difficile de ne pas me reconnaître dans ce personnage qui malgré des enfants et une famille semble sombrer.
« À pied d’œuvre » est un film intense et pudique qui suit Paul, photographe reconnu qui abandonne sa carrière confortable pour se consacrer entièrement à l’écriture, au prix d’une précarité de plus en plus violente. Sans jamais verser dans le misérabilisme, le film montre comment ce choix radical fissure peu à peu son quotidien mais nourrit aussi, en retour, une œuvre en train de naître.
Au centre du récit, la caméra colle au corps fatigué de Paul, à ses trajets en banlieue, à l’enchaînement des petits boulots qui le maintiennent à flot tout en le coupant du temps nécessaire pour écrire.
Cette usure lente donne au film son rythme particulier, fait de gestes répétitifs, d’attentes, de silence, où la moindre victoire – une séance d’écriture, une phrase trouvée – prend des allures de conquête intérieure.
La ville devient un décor mental, peuplé de visages croisés et aussitôt réinvestis dans la fiction qu’il construit.
La mise en scène de Valérie Donzelli se distingue par sa modestie assumée : pas d’effets spectaculaires, mais un regard droit, presque documentaire, sur la dignité de quelqu’un qui choisit de tenir, coûte que coûte.
Elle filme la discipline plus que la chute, la manière dont on accepte de rogner sur tout – confort, relationnel, énergie – pour préserver un espace intérieur où l’écriture peut encore exister. Cette retenue donne au film une force émotionnelle discrète mais persistante, qui continue de travailler le spectateur après la séance.
Bastien Bouillon porte le film avec une intensité calme, faite de micro-variations, de regards, de silences, qui rendent palpable le tiraillement entre aspiration artistique et nécessité matérielle. Les critiques saluent une prestation bouleversante, capable de faire ressentir à la fois la fragilité de Paul et sa détermination obstinée.
Autour de lui, les personnages secondaires esquissent un paysage social précis : employeurs indifférents, proches inquiets, figures de solidarité, autant de miroirs du choix de cet homme qui refuse de rentrer dans le rang.
Adapté de l’autobiographie de Franck Courtès, le film embrasse la dimension politique de son sujet sans discours appuyé, en montrant comment une société ubérisée promet la liberté tout en broyant ceux qui tentent de vivre autrement.
L’art apparaît alors comme un acte de résistance, une manière de sublimer ce qui écrase, de transformer l’humiliation quotidienne en matériau de récit. On ressort avec le sentiment d’avoir partagé la lutte d’un homme pour rester fidèle à lui-même, et avec l’envie, peut-être, de défendre à son tour sa propre chambre à soi, aussi fragile soit-elle.
Au centre du récit, la caméra colle au corps fatigué de Paul, à ses trajets en banlieue, à l’enchaînement des petits boulots qui le maintiennent à flot tout en le coupant du temps nécessaire pour écrire.
Cette usure lente donne au film son rythme particulier, fait de gestes répétitifs, d’attentes, de silence, où la moindre victoire – une séance d’écriture, une phrase trouvée – prend des allures de conquête intérieure.
La ville devient un décor mental, peuplé de visages croisés et aussitôt réinvestis dans la fiction qu’il construit.
La mise en scène de Valérie Donzelli se distingue par sa modestie assumée : pas d’effets spectaculaires, mais un regard droit, presque documentaire, sur la dignité de quelqu’un qui choisit de tenir, coûte que coûte.
Elle filme la discipline plus que la chute, la manière dont on accepte de rogner sur tout – confort, relationnel, énergie – pour préserver un espace intérieur où l’écriture peut encore exister. Cette retenue donne au film une force émotionnelle discrète mais persistante, qui continue de travailler le spectateur après la séance.
Bastien Bouillon porte le film avec une intensité calme, faite de micro-variations, de regards, de silences, qui rendent palpable le tiraillement entre aspiration artistique et nécessité matérielle. Les critiques saluent une prestation bouleversante, capable de faire ressentir à la fois la fragilité de Paul et sa détermination obstinée.
Autour de lui, les personnages secondaires esquissent un paysage social précis : employeurs indifférents, proches inquiets, figures de solidarité, autant de miroirs du choix de cet homme qui refuse de rentrer dans le rang.
Adapté de l’autobiographie de Franck Courtès, le film embrasse la dimension politique de son sujet sans discours appuyé, en montrant comment une société ubérisée promet la liberté tout en broyant ceux qui tentent de vivre autrement.
L’art apparaît alors comme un acte de résistance, une manière de sublimer ce qui écrase, de transformer l’humiliation quotidienne en matériau de récit. On ressort avec le sentiment d’avoir partagé la lutte d’un homme pour rester fidèle à lui-même, et avec l’envie, peut-être, de défendre à son tour sa propre chambre à soi, aussi fragile soit-elle.
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