À pied d'œuvre
Note moyenne
3,7
2014 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

268 critiques spectateurs

5
36 critiques
4
104 critiques
3
66 critiques
2
33 critiques
1
21 critiques
0
8 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Kiki Etu
Kiki Etu

4 abonnés 14 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 février 2026
Je savais qu’A pied d’œuvre, le film, était l’adaptation d’A pied d’œuvre, le roman, et que son auteur, Franck Courtès avait été, c’est la moindre des choses (mais ce n’est pas toujours le cas !), consulté pour le scénario. Mais j’ignorais que le roman fut autobiographique.

La sauce a pris rapidement. Cette histoire réaliste voire formatrice, ce que cela signifie de devenir pauvre, à fortiori quand on embrasse le métier d’écrivain, m’a semblé suffisamment plausible et crédible pour m’en émouvoir jusqu’à la fin, sans trop puiser dans mon capital confiance, malgré au moins deux séquences (la passagère de nuit et le chevreuil) relevant plutôt du fantasme. Mais qu’en sais-je en vérité ?

Le mérite en revient d’abord à Bastien Bouillon, idéal pour ce personnage commun - hors du commun (Jacques Gamblin aurait été très bien aussi). Sa justesse m’a autant touché que dans l’une de ses premières apparitions au cinéma (La nuit du 12). Depuis, son jeu sobre (trop ?) m’avait moins convaincu, dans le Comte de Monte Christo et l’Affaire Bojarski notamment.

Un ressort très simple m’a mis à pied d’oeuvre : l’identification. Paul Marquet était un double possible pour moi. Plus d’une fois, j’ai espéré changer le cours de ma vie pour me consacrer à l’écriture. Le courage et la discipline m’ont fait défaut.
Paul, lui, n’en manque pas, il me montre la voie, il ne cesse même de se mettre en danger, professionnellement, socialement, corporellement. Sans compter la rupture familiale qu’il vient de subir, femme et enfants partis loin (Montréal ?).

Paul n’est ni un homme révolté ni un homme en colère, encore moins un homme défait. Mais un obstiné et un réfractaire aux renoncements d’une vie. Il ne dévie pas de sa vie d’ascète, l’écriture le matin, les petits boulots ensuite, qui vont nourrir aussi son œuvre.... Son objectif est intangible : publier à nouveau. Aidé par une éditrice attentive et inquiète (Virginie Ledoyen, très juste), ni maternisante ni mère fouettarde.

Et puis le film ne manque pas de ressorts émotionnels. Le soutien de son éditrice qui fait contrepoids à l’incompréhension et à la dureté de son père (André Marcon, impeccable), la marchande de journaux qui l’héberge une nuit dans son arrière-salle, l’admiration que lui porte son fils qui vient, enfin, de lire un roman de son papa…

Ajoutées à ce portrait intime, qui s’écoute avant tout, le monologue de Paul en voix off structure le récit, des observations bien senties sur une modernité malfaisante, faite de précarité, de petits boulots mal payés, de clients souvent exigeants et rarement reconnaissants. Même si le film n’a rien d’une charge.

Recommandé à tous ceux qui entendront dans A pied d’œuvre un miroir tendu…
SalleObscure
SalleObscure

3 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 février 2026
Une œuvre longue et laborieuse, qui peine à susciter la moindre émotion. Le personnage principal agace plus qu’il ne touche. La résilience est présentée de manière forcée, presque artificielle. La représentation de la précarité sonne faux, comme si elle était racontée par quelqu’un qui ne l’a jamais réellement vécue.
Caroline Podlewski
Caroline Podlewski

12 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 février 2026
Un film sensible et profondément juste sur la précarité artistique et la liberté de créer. II montre avec beaucoup de pudeur ce que signifie se battre pour ses idées quand les portes se ferment, et la différence entre travailler pour vivre et vivre pour créer. Bastien Bouillon est remarquable de justesse et d'intensité. Un film poétique, bouleversant, et un bel hommage à la condition d'artiste.
Minouchka_movies
Minouchka_movies

45 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 février 2026
Une retranscription de l'oeuvre de Franck Courtés, où le personnage de Paul incarne le vécu de l'auteur.
Le film interroge sur la question du travail et du sens qu'on veut donner à sa vie : être esclave de son travail salarié ou essayer de s'en extraire pour un idéal et en payer le prix financier et social ?
Un film presque sociologique et plus que nécessaire 
Fabrice Savignat
Fabrice Savignat

13 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 mars 2026
un film touchant et émouvant ! un homme qui va réaliser son rêve de devenir un écrivain reconnu et apprécier avec un itinéraire semé d embûches au final une oeuvre plutôt réussie pas déçu malgré des avis négatifs
Emmanuel G.
Emmanuel G.

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 22 février 2026
Beau, simple et touchant. Sans tomber dans le pathos, un superbe film bien écrit et dans lequel les acteurs et actrices jouent de façon à s'identifier très facilement. Un excellent moment de cinéma
Merci Valérie Donzelli!
Marie D.
Marie D.

10 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 février 2026
Bastien Bouillon est touchant sans tomber dans le misérabilisme.
Beaux jeux d’acteurs.
J’ai beaucoup aimé.
Boulanger_bernard
Boulanger_bernard

21 abonnés 95 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 février 2026
Un film très particulier,qui nous montre le choix de vie qui est loin d'être simple.
Et les embûches qui parsèment le chemin d'être.
Un très beau film.
Doinel
Doinel

18 abonnés 82 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 février 2026
Dommage. Valerie Donzelli a visiblement beaucoup de talent comme elle l a prouvé recemment avec l'impeccable L amour et les forets. Mais on a du mal à la suivre dans ce recit eclaté avec il est vrai des fulgurances.
Arthur Brondy

309 abonnés 1 524 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 février 2026
Valérie Donzelli signe un joli film racontant la vie de Paul, un brillant photographe qui décide de changer de vie pour vivre son rêve : être écrivain. Il passe d’un cadre de vie agréable à la précarité et va vivre de petits boulots grâce à une application pendant l’écriture d’un nouveau livre. Le film montre la perversité de notre société contemporaine, déshumanisée, précarisée, et en même temps offre quelques bulles d’espoirs. Bastien Bouillon brille dans ce rôle. Sympathique.
GGREGG
GGREGG

11 abonnés 23 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 22 février 2026
C’est simple efficace et émouvant avec un personnage attachant dans un rôle simple et puisant. Difficile de ne pas me reconnaître dans ce personnage qui malgré des enfants et une famille semble sombrer.
pasmaldutout
pasmaldutout

57 abonnés 142 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 février 2026
« À pied d’œuvre » est un film intense et pudique qui suit Paul, photographe reconnu qui abandonne sa carrière confortable pour se consacrer entièrement à l’écriture, au prix d’une précarité de plus en plus violente. Sans jamais verser dans le misérabilisme, le film montre comment ce choix radical fissure peu à peu son quotidien mais nourrit aussi, en retour, une œuvre en train de naître.

Au centre du récit, la caméra colle au corps fatigué de Paul, à ses trajets en banlieue, à l’enchaînement des petits boulots qui le maintiennent à flot tout en le coupant du temps nécessaire pour écrire.

Cette usure lente donne au film son rythme particulier, fait de gestes répétitifs, d’attentes, de silence, où la moindre victoire – une séance d’écriture, une phrase trouvée – prend des allures de conquête intérieure.

La ville devient un décor mental, peuplé de visages croisés et aussitôt réinvestis dans la fiction qu’il construit.

La mise en scène de Valérie Donzelli se distingue par sa modestie assumée : pas d’effets spectaculaires, mais un regard droit, presque documentaire, sur la dignité de quelqu’un qui choisit de tenir, coûte que coûte.

Elle filme la discipline plus que la chute, la manière dont on accepte de rogner sur tout – confort, relationnel, énergie – pour préserver un espace intérieur où l’écriture peut encore exister. Cette retenue donne au film une force émotionnelle discrète mais persistante, qui continue de travailler le spectateur après la séance.

Bastien Bouillon porte le film avec une intensité calme, faite de micro-variations, de regards, de silences, qui rendent palpable le tiraillement entre aspiration artistique et nécessité matérielle. Les critiques saluent une prestation bouleversante, capable de faire ressentir à la fois la fragilité de Paul et sa détermination obstinée.

Autour de lui, les personnages secondaires esquissent un paysage social précis : employeurs indifférents, proches inquiets, figures de solidarité, autant de miroirs du choix de cet homme qui refuse de rentrer dans le rang.

Adapté de l’autobiographie de Franck Courtès, le film embrasse la dimension politique de son sujet sans discours appuyé, en montrant comment une société ubérisée promet la liberté tout en broyant ceux qui tentent de vivre autrement.

L’art apparaît alors comme un acte de résistance, une manière de sublimer ce qui écrase, de transformer l’humiliation quotidienne en matériau de récit. On ressort avec le sentiment d’avoir partagé la lutte d’un homme pour rester fidèle à lui-même, et avec l’envie, peut-être, de défendre à son tour sa propre chambre à soi, aussi fragile soit-elle.
Johan Nizak-Legrand
Johan Nizak-Legrand

1 critique Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 février 2026
beau film, acteur particulier (pas totalement juste) et textes très intéressant, donne envie de lire le livre
Benjamin L.
Benjamin L.

7 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 22 février 2026
Manque de profondeur dans les thèmes abordés. De plus, il a été difficile de se plonger dans l’histoire vu le manque de sincérité et de crédibilité dans le jeu des acteurs.
Serge Escalé
Serge Escalé

21 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 21 février 2026
Ce film aborde avec réussite plusieurs sujets tout en gardant une cohérence. C'est la force de ce long métrage. D'abord les affres d'un auteur toujours suspendu à la décision de son éditrice. Ensuite le choix exclusif de l'écriture dont la la pauvreté est la contrepartie. Autre volet, le plus intéressant, la vie très difficile d'un travailleur précaire tributaire d'une plateforme de jobs temporaires. Le stade extrême de la loi du marché capitaliste où chaque mission voit de nombreux travailleurs se battre virtuellement en proposant des prix dérisoires pour des travaux simples de bricolage, de jardinage, montage de meubles, etc. Une pseudo liberté de travailler quand bon vous semble mais à des tarifs indignes et sous la pression constantes des notations et commentaires des clients éphémères. Un couperet arbitraire et inique qui régente le sort des travailleurs.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse