Ennui, dé acteur Bouillon n est pas mis en lumière à sa juste valeur. Cet « écrivain » n en est pas un dans ses tripes, il n a pas la vocation: la preuve en est qu il continuera à faire ses « petits boulots » qui « l occupent », remplissent son VIDE de motivation littéraire. Quant à la dénonciation de notre système social … Donzeli ne nous apprend rien. Je suis d accord avec les autres critiques: ça n atteint pas le niveau d un Kenloach, et il n y a pas l envol créatif que j espérais trouver .
Déçu, long lent, une pauvreté qui, selon moi, est cherchée à tout prix, mais presque forcée. Une belle fin qui « sauve » le film d’une certaine lassitude.
J'ai vraiment aimé l'histoire, c'était un passage par pleins d'émotions, pas mal négatives car il a la vie dure mais c'est quand-même drôle par moments, et joyeux par d'autres. Et cest surtout plein d'espoir et détermination. Pas d'exagération, réaliste et même si c'est plutôt lent et peu de dialogues j'ai pas vu le temps passer.
Un Souleymane volontaire Paul est un photographe professionnel reconnu, marié et père de deux grands enfants étudiants, décide de plaquer son job pour se consacrer à sa nouvelle passion, l’écriture. Il va finir par être plaqué par sa femme se barrant au Canada avec les gosses, sans fracas, une séparation en douceur ; et lui va dégringoler lentement vers une très grande précarité. Pour symboliser fortement cette chute dans les bas-fonds, quoi de mieux que de le loger dans une cave insalubre avec comme seule ouverture une fenêtre soupirail. Punaise, dans « Parasite », le même choix était plus puissant, moins démonstratif et s’inscrivait surtout dans une mise en scène très symbolique. Valérie Donzelli adapte ici le roman autobiographique de Franck Courtès et sort de la fantaisie décaladée qui fait son cinéma pour une œuvre plus sociale, sans être franchement dramatique. Et le très gros souci du film est que l’on ne comprend jamais les choix de Paul ; rien de fait sens. Au mieux, il donne l’apparence d’un ado qui a besoin de s’opposer à son père quitte à se planter. Via des applications de recherche de petits boulots, il se fait exploiter. Il avait plaqué son boulot pour avoir de la liberté pour écrire ; où est la liberté dans cet asservissement ? Dans « L’histoire de Souleymane », le pauvre Souleymane n’avait pas le choix, il était victime de la mondialisation ; dans « Ouistreham », la journaliste choisie de tout quitter pour vivre la vie de travailleurs pauvres pour avoir de la matière. Ici, tout le long on ne peut s’empêcher d’imaginer de trouver d’autres options possibles pour Paul (photographe à temps partiel, donner des cours,…) plutôt que de se transformer volontairement en un Souleymane. Il finit surtout par alimenter un système qu’il condamne par son simple comportement ; on peut trouver le procédé même intellectuellement malhonnête. Peut-être que l’idée était de montrer une image romantique de l’écrivain ou de l’artiste maudit ; mais ce n’est pas le cas de Paul. Donc ce film loupe la plupart de ses objectifs ; pour montrer la précarité des jobber, ce film n’a ni la clarté ni la puissance des films de Ken Loach « Daniel Blake » ou « Sorry I missed you » ; Paul sent trop le « faux pauvre ». Et puis on a trop de mal à entrer dans la psychologie du personnage. Bilan, le film respire trop bobo parisien avec des intentions trop affirmées ; un film de petits bourgeois idéalistes de gauche caviar. Et le fait que Donzelli offrent nombre de cameos à des artistes en est la parfaite illustration. Ajoutons à cela des choix musicaux frisant un peu le ridicule. Le malaise dans le taxi avec un ex copain qui se conclu par « Joe le Taxi » en est même risible ; et que dire de « Foule sentimentale ». Et cette voix off omniprésente qui vient surligner ce que l’image ne parvient pas à exprimer, çà manque de cinéma. Par contre, l’incompréhension de l’entourage de Paul face à ses choix radicaux de privilégier sa passion au détriment d’un mode de vie plus cossu est très bien décrite autour de scènes fortes, entre autres celles avec son père sont bien écrites. Reconnaissons tout de même la charge légitime contre l’ubérisation de la société et la multiplication des «Bullshit jobs » qui en découle. Un parcours trop nébuleux et mystérieux pour adhérer pleinement au film et beaucoup trop de facilités.
Un film nul à chier avec une dynamique néante, à part continuer d'aller droit dans le mur. Prétendre savoir ce qu'est la pauvreté n'avoir jamais vécu ça (faire du bénévolat chez Emmaüs ne compte pas) est juste honteux ! Mon pire film de l'année.
Jusqu’où peut aller la déchéance ? Bastien Bouillon vous le démontre. Même si l’ont se dit que c’est incompréhensible de se laisser avoir comme cela, il accepte n’importe quel boulot pour un prix de pays sous-développé ; c’est l’offre la moins chère qui remporte le job ! Ça existe ce genre de site ? C’est ignoble. Personne ne l’aide, ni son père, ni sa sœur , ça crève le cœur. Quand il taille des buis en quantité énorme sur des balcons, k ‘employeur ne lui fournit même pas de gants et il finit avec les mains en sang. Le film finit sur une petite note d’espoir : il ose refuser un boulot parce qu’il ne travaille pas le matin pour se consacrer à son rêve : écrire…
Très beau biopic incarne par l'acteur Bastien Bouillon c'est photographe qui quitte son métier très bien rémunéré pour vivre de sa passion qui est écrivain.
Un film dense au POV original et convaincant, avec sa petite heure trente à suivre un écrivain déterminé jusque dans la précarité. Oui, on pourrait croire que ce n'est pas de la vraie misère sociale mais le film s'invente en chronique sociale atypique bien ancrée dans son époque, narrée par l'écrivain (on se fait vite à la voix off d'entrée) et on plonge dans cette réalité mise en abyme et filmée avec grand art. La mise en scène, merveille d'adaptation (sans avoir lu le livre) est intelligente, astucieuse avec ses flash- back, ses flash forward, analepse et prolepse dans le texte, ses images figées comme des photos souvenirs déglinguées. On adhère à cette histoire non dénuée d'un humour acéré, ces observations bien vues et cette finesse d'écriture qui nous font garder espoir dans cette figure d'écrivain.
Pour Bastien Bouillon et ses qualités qui n’arrivent pourtant pas à sauver ce film plat au scénario plus que mince avec un côté intello bonoïsant assez pénible … très déçu !
Le scénario ne tient pas la distance et on s'ennuie à chercher une colonne vertébrale qui est molassone. le sujet est bien traité mais il y manque du peps
Très français cet acharnement à survivre dans la loose par amour pour l'écriture ! Une peinture fidèle de la société contemporaine urbaine (à Paris) plutôt sympathique mais dont on ne sait si les protagonistes se satisfont de leur sort ou si ils renoncent à y échapper. Bien que ce ne soit pas un film social, la critique de l’uberisation est un leitmotiv. Un grief : je déplore une sonorisation mal travaillée qui rend peu audibles les dialogues. Dommage pour le plaisir que l’on pourrait prendre avec ce film.
Un film très bien construit. Sébastien Bouillon donne au personnage central l’étoffe parfaitement crédible de l’anti héros. Tantôt suscitant notre compassion Tantôt,au contraire ,soulevant notre incompréhension, tout comme son entourage, face à son acharnement de devenir écrivain en abandonnant pour se faire une situation confortable et au demeurant artistique,libre et lucrative. Ce n’est donc pas une reconversion traditionnelle comme on à l’habitude d’en voir. Son acharnement l’entraîne dans une spirale qui l’amène à la pauvreté qui constitue un des sujets du film. Cette pauvreté notre personnage central ne fait pas que la vivre, il l’analyse et la gère avec un soin quasi chirurgical. Tout ceci est très bien filmè avec des prises de vue déjà vu comme les pieds des passants au niveau du soupirail de son " studio " mais surtout tout est parfaitement crédible danslemoindredétail, aucune fausse note tout sonne juste. Il ne faut surtout pas croire que pour autant il s’agit de traiter le sujet pour faire pleurer Margot dans la chaumière bien au contraire ! Il y des scènes très drôles et surtout des personnages plein d’humanité. On ne s’ennuie jamais et on n’est jamais insensible.
Brillant. La narration, la bande son, les acteurs. C’est brillant, prenant, instructif. Changer de vie, le décider, se plier aux contraintes, n’être pas soutenu pour une passion, quel combat ! Je recommande à 100%.
Une oeuvre douloureuse pour le spectateur mais aussi une oeuvre qui interroge (notamment sur l’absurdité de cette précarité choisie pour accoucher de quelque chose). On saluera la mise en scène de Donzelli et lq bluffante interprétation de Bastien Bouillon. Pour le reste, pas sûr qu’on signe pour le re visionner plus tard. Comme quoi...