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Paul Collard
3 abonnés
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4,5
Publiée le 13 février 2026
Connexion personnelle.
Il y’a des films qui vous évoque des moments où souvenirs douloureux de votre passée. Ou des possibilités d’avenir dont vous ne préférez pas penser. Et puis il y’a certain long métrage qui sont en total adéquation avec ce que vous vivez actuellement dans votre vie. À pied d’œuvre en fait parti. Le quotidien compliqué de cet homme a remplir son frigo, tout en voulant continuer d’écrire car c’est tout simplement sa passion et sa vie. Un père qui ne le comprend pas, aucune personne autour de lui, il doit se débrouiller tout seul. Et comme il le dit très justement : je ne suis pas à plaindre. Ce film m’a bouleversé intérieurement car il est très proche de ma réalité du moment. Même si dans mon cas je n’écris pas, à part ces quelques lignes. Cela faisait déjà quelque temps que je n’écrivais plus de critiques. J’étais enfermer dans mes problèmes et ce film vient de me réconcilier avec ma plume. Si on oublie mon cas personnel, je pense que d’autres seront touchés de la même manière ou bien différemment. Le film est très bien mis en scène. La photographie est belle et les acteurs sont parfaits. Mais alors la prestation tout en subtilité de Bastien Bouillon est extraordinaire de justesse. Depuis la découverte de cet acteur dans le chef d’œuvre La Nuit du 12. Je suis avec admiration tous ces films. Ce gars a un charisme et une voix incroyablement envoûtante. Un acteur rare, avec pour le moment une filmographie parfaite. Bref ce film est un chef d’œuvre. Le personnage galère pour se nourrir mais comme il le dit : tant que je peux continuer d’écrire. Pour ma part ce sera : la galère oui, tant que je peux continuer de voir des films, je ne serais pas à plaindre et tout ira bien.
Une parabole intéressante sur le hors-sol de l’écrivain qui tout à coup décide de tirer son nombril vers un esclavage d’homme à tout faire. Improbable, mais assez touchant
Dans la catégorie ciné littérature que j'affectionne. Ici la littérature realiste humaniste et crade. Ce n'est pas du goncourt mais ce n'est pas dénué de subtilité non plus.
Un film décevant mais qui donne une très grande envie de lire le livre de Franck Courtes. Le passage du livre lu par l'éditrice est beaucoup plus réussi que la même scène filmée. Bastien Bouillon est crédible dans ce rôle. Sa présence est indispensable pour que le film ne soit pas un échec.
Paul (Bastien Bouillon magistral) ancien photographe de mode plaque tout pour vivre de son écriture – sauf que le succès ne vient pas. Inscrit sur une application de petits boulots, Paul devient un « jobber », enchaîne les missions ingrates (tondre une pelouse avec un des ciseaux, monter le meuble d’une bande de copines Etc…) La réalisation de Donzelli est toujours aussi belle, simple, poétique, et bouleversante.
Pour moi un film sur la passion qui ne nourrit pas son homme. Une abnégation qui va au delà du raisonnable , qui n'a rien de logique mais qui va finir par porter un peu ses fruits. Le discours social m'importe peu et, si telle était l'intention de Donzelli, j'ai aimé le film malgré cela. Malgré les quelques moments où l'artiste pourrait expliquer ses motivations à des gens dans la norme, spoiler: notamment son copain d'école, je ne veux pas croire qu'il fasse preuve d'une certaine morgue en partant. son analyse critique finale n'était pas nécessaire pour moi.
Quel régal. Un vrai film de la vrai vie. La beauté de l'art, du texte, du monde qui va avec. Ce film pourrait donner de l'élan, plus que Gourou qui passe en ce moment, un film digne d'un coach. Du rêve, de l'ambition et oser dire non à un système qui ne nous correspond plus, pour aller SE retrouver. ALLEZ Y, en famille aussi, ça peut donner une vraie réalité de l'art... qui n'est pas un choix pour l'argent la carotte du XXe siecle et peut être pas celle du monde qui se retourne en ce moment. Il est d'actualité plus que tout autre film. La vie est dur pour 90% des gens contrairement à ce qu'on fait croire. La SURVIE pour la gloire. Et bravo d'ailleurs pour ce clin d'oeil à tout ces métiers qui nous permettent de ne pas se faire mal au dos... pour leur santé parfois. Eux aussi, j'espère qu'ils iront le voir. Chapeau aux artistes, et artisans, dans le même bain. C'est le bas du chateau de carte qui permet les sommets, s'ils ne sont plus là, qui tombe ? Tout le monde ? Un vrai sujet comme je le disais. On va tous être comme lui, sans personne pour payer...
Ce que j'ai aimé : les choix au niveau du montage (des mouvements de caméra saccadés, des plans qui passent rapidement d'un personnage à l'autre, notamment lors d'un des déjeuners entre Paul, sa soeur et son père). Bastien Bouillon qui est bien dans son rôle. Le rythme donné au film avec tous ces petits boulots. Ce que j'ai moins aimé : les discours parfois un peu trop clichés sur la pauvreté. Le fils de Paul dont je n'ai pas aimé la manière de jouer.
Film sensible sans misérabilisme, montre avec réalisme la dureté de nos sociétés et aussi que la liberté s'obtient par différentes voies. Un bon moment de cinéma et d'émotion.
Le sujet est rapide à résumer : le parcours initiatique d'un écrivain qui ne vit pas de son écriture, financièrement, mais qui en vit pourtant, moralement. Pas de rebondissements toutes les 3 minutes, pas de coups de théâtre, pas de sous-intrigues sinueuses, ce n'est pas un film qui occupe le champ avec des ficelles de scénariste. Il ne cède à aucune mode non plus. C'est un film profond, qui va droit au coeur et à l'intelligence. Il donne la parole à tous les points de vue, aborde la mesquinerie et la générosité du quotidien sans s'y attarder, avançant toujours. La caméra s'attache à restituer la beauté des lieux et des gens anonymes, moderne par son rythme, classique par ses choix. Ce récit est celui d"un écrivain, mais s'extrapole facilement, tout artiste s'y reconnaîtra. (Les personnages du père et de la soeur sont un peu caricaturaux, seule légère fausse note.)
Très beau sujet mal traité par les afféteries d'une réalisatrice bobo qui se pâme devant le déclassement social d'un photographe. Filmé en gros plans permanents, dans une lumière atroce pour bien faire "pauvre", le film est d'une grande monotonie, avec un scénario mal foutu, sauvé à la fin par par une scène d'émotion au téléphone entre le père et son fils. Bastien Bouillon, comédien inégal, reste monocorde dans sa douleur rentrée et on a du mal à croire à son statut de départ de bourgeois intello. Quant à sa vocation d'écrivain, heureusement la voix off nous aide à la comprendre, tant elle ne semble pas crédible avec des scènes hyper clichées auteur /éditrice, mal dialoguées. Si le système d'ubérisation de la société est montré dans une volonté presque documentaire, il manque une sincérité politique qui interroge vraiment et remette en cause ce système. Cela semble plus un décor exotique pour Donzelli, avec des scénettes coquasses et un défilé d'acteurs qui viennent faire leur caméo de méchants bourgeois. Dans le genre, L'histoire de Souleymane avait une force émotionnelle et politique plus sérieuse et plus efficace.
Prétentieux, dépourvu de rythme, truffé de scènes inutiles, de péripéties sans intérêt, et d'invraisemblances grotesques, ce film génère un ennui abyssal, poussé à son maximum par le non-jeu de Bastien Bouillon, doté du charisme d'une endive et de la vitalité d'une huître. Sans oublier la bande son, un thème de quelques notes au piano, rabâché ad nauseam pendant toute la durée de cette daube.