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Angeloriggi
1 abonné
6 critiques
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3,0
Publiée le 4 avril 2026
Film répondant au modèle le plus conventionnel du cinema d'auteur, Bastien bouillon ne fait pas rêver mais il fait le taf, Souchon reggianni en bande son c'est du vu et revu et re-re-vu.
COMMENT ON NAIT ÉCRIVAIN Premières images : Paul Marquet vend son équipement photographique… et même son scooter ! Par ces gestes forts, le photographe se coupe d’un monde qui le fait vivre mais qui, pour lui, n’a plus aucun sens, afin de se lancer à corps et à cœur dans l’écriture. Pourtant, ses trois premiers livres publiés dans le célèbre Collection blanche n’ont pas eu le succès attendu par son éditrice. Jouée avec douceur par Virginie Ledoyen, celle-ci lui explique qu’ils sont "trop autobiographiques. Les gens ont besoin d’espoir". Dégoûté mais pas découragé, Paul prend ses distances avec le milieu littéraire et tombe peu à peu dans la précarité. Pour survivre, il s’inscrit à une plateforme qui lui propose tous les jours des petits boulots à quelques dizaines d’euros. A pied d’œuvre, il tient le journal où il note les bons mots de ses client(e)s et raconte ses chemins de traverse. Un nouveau style d’écriture – plus sociologique – qui va accrocher l’éditrice… Bastien Bouillon joue avec conviction et subtilité cette descente aux enfers, aux accents profondément humains. Virginie Ledoyen incarne avec douceur une directrice littéraire réaliste et détectrice de talents. Et André Marcon joue un père qui ne comprend pas les grandes aspirations de son fils, mais qui, jamais, ne le lâche. Toujours à pied d’œuvre, Paul répond à un client qui sollicite ses services : "Je ne travaille pas le matin. Le matin, j’écris." Il écrit, quoiqu’il en soit, pour satisfaire un appel qui tenaille tout écrivain. Ce film est l’adaptation du roman biographique de Franck Courtès, "presque cent ans après l’écrivain George Orwell narrant ses années d’infortune dans ‘Dans la dèche à Paris et à Londres’ ", me révèle AlloCiné, sous la signature de Nathalie Chifflet, journaliste aux "Dernières Nouvelles d’Alsace".
Il s'agit d'un film sur l'ubérisation des petits boulots et je ne connais pas le livre de Franck Courtis, de même titre, d'où Valérie Donzelli a tiré son sujet. Je suis circonspecte sur la portée littéraire du pénomène social envisagé, je ne peux pas juger le fond de son propos. Je ne parle que du film. Déjà le gars, à peine 40 ans, fait tellement jeune homme et lunaire qu'on peine à voir en lui le père de trois jeunes adultes. Bon. Ensuite, et bien que la question soit clairement posée à plusieurs reprises à ce personnage, qui n'y répond jamais, le spectateur ne parvient pas à comprendre pourquoi le personnage a pris la décision radicale de cesser son activité de photographe établi pour se consacrer entièrement à l'écriture... et à des petits boulots, au prix d'une chute sociale aussi éprouvante que prévisible. A partir de là, le film hésite entre deux sujets différents, le faux-doc sur l'uberisation du travail et l'histoire d'un pauvre gars valeureux poursuivant un travail de création en cumulation de petits boulots. Et pof ! Comme par magie ce qu'il écrit sur l'uberisation du travail est accepté par l'éditrice. Les situations de boulot sont souvent lunaires et difficiles, maisn elles sont le lot de jeunes et moins jeunes travailleurs à toutes les époques. Dures mais pas non plus exceptionnemment dures. L'un des moments supposés les plus forts du film est la rencontre automobile nocturne aves un cervidé tué sur le coup de l'accident. Le personnage ramène le cadavre dans son studio (prêté par Papa) pour l'éviscérer. On ne saura pas dans quelle idée. Découper et vendre la viande ? Mettre au congélateur pour se nourrirn lui-même ? Le film fait l'impasse, dommage. Après ces légers tracas, tout finit, relativement facilement par un succès de librairie. Très bien. Mouais. Aussitôt vu aussitôt oublié.
Quelle bonne surprise ce film. Quand on sort on a envie de lire le livre qu'écrit le protagoniste; cela parle de notre epoque. L`écrivain qui se met en condition precaire est une excuse pour faire un pas de cote et observer les hommes et les femmes, les uns qui poursuivent le confort, les autres qui essaient de s’en sortir. Entre les 2 tout de meme, luxe supreme, l’artiste qui cherche a perpetuer son art.
Que ça soit une histoire vraie ou pas ne change pas grand-chose. J'ai trouvé le film un peu long à démarrer. On en avait dit monts et merveilles, moi j'ai trouvé que c'était pas mal sans plus. Bouillon est assez sobre, comme l'écriture du gars qu'il incarne, je suppose.
Magnifique film, parfaitement maitrisé. Le scénario est troublant de sincérité, tant la quête du personnage est plus forte que tout. L’art au delà du raisonnable bourgeois. Les acteurs sont grands, le texte et mieux encore les silences… Bravo!
Le film de Valerie Donzelli, « A pied d’œuvre » raconte l’histoire de Paul, un photographe de mode reconnu qui abandonne son métier pour se consacrer à sa véritable passion, l’écriture …hélas malgré le succès critique de ses premiers romans, ses ventes restent faibles et il se retrouve financièrement précaire. Achever un texte ne veut pas dire être publié, être publié ne veut pas dire être lu, être lu ne veut pas dire être aimé, être aimé ne veut pas dire avoir du succès, avoir du succès n’augure aucune fortune... C’est cela l’écriture !! Pour subvenir à ses besoins il s’inscrit sur une application de « jobbing » où les emplois proposés le sont aux enchères inversées…plus tu baisses ton prix, plus tu as des chances d’obtenir le travail…le plus souvent de petits boulots pénibles et mal rémunérés. Le film est une adaptation du roman autobiographique éponyme de Franck Courtés que j’ai lu et pas du tout aimé…ne comprenant pas ce choix de vie, ni l'intérêt d'en faire un roman…Je n’ai pas plus aimé ce film qui reste fidèle au roman…la mise en images du texte renforçant l’impression déplaisante que m’avait laissé le livre... Quand on voit le film, en observant la dépendance à l’application de recherche de petits boulots subie par Paul, en constatant sa transformation en domestique anonyme et interchangeable, on en arrive vite à se demander où est la liberté dont se réclame Paul … On se félicite toutefois que cela permette au film de Valérie Donzelli de montrer l’ubérisation de notre société et de réfléchir sur l’attirance du monde contemporain pour cet usage de noter sur les réseaux tout service rendu, à partir du moment où il est tarifé… En dehors de cela je m’y suis profondément ennuyé et je suis demandé ce qui avait justifié le prix du scénario reçu à la dernière Mostra de Venise…
Un film en grisaille qui n’inspire pas la joie de vivre. Le héros, focalisé, obsédé par sa passion pour l’écriture, progresse au long du film vers un effacement total., presque une descente aux enfers symbolisée par l’absence de lumière du film. il se coupe de tout, tendant même vers le mutisme et vivant avec le minimum. Cependant cette apparente morosité est l’etape nécessaire pour se réaliser. Et cette vie dure et exigeante au rythme incessant des petits boulots mal payés est initiatique . Elle est intéressante à un autre point de vue car elle permet de dénoncer une nouvelle forme d’esclavagisme souterrain . L’acteur principal joue très bien avec l’économie émotionnelle imposée à son personnage, c’est touchant et très convaincant. Un bon film.
Bastien Bouillon est bon, mais le scénario ne tient pas debout. Déjà, il existe en France le RSA, donc j'ai du mal à avoir de la peine pour un soi-disant "pauvre" qui n'a pas de loyer à payer. Et puis le personnage est volontairement "intello" et maigre, il n'est pas crédible qu'il se lance dans du bricolage - alors que l'auteur dont l'histoire du film est tirée n'a effectivement pas cette même allure. Et puis il est agaçant que ce personnage n'aie à aucun moment un peu de recul sur ses privilèges et les nombreux "filets de sécurité" dont il dispose en réalité...
parcours juste sincere et émouvant d'un artiste qui veut vivre de son oeuvre et accepte d'en assumer toutes les conséquences: travailler dur pour survivre et tenter d'écrire : mais finalement cest ce chemin semé d'embuche qui lui apportera l'inspiration. Cest touchant c'est realiste et c'est aussi drôle comme l'est l'existence parfois. un bijou ce film
En voulant faire un film social et réaliste, adapté de l’histoire vraie éditée en livre par un écrivain, Valérie Donzelli perd ici tout ce qui faisait la qualité indéniable de son Cinéma : de l’élan, de la fantaisie, de l’imaginaire et de la joie comme dans Notre-Dame ou La guerre est déclarée..On peine ici à s’enthousiasmer pour cet écrivain sans flamme et ce film sans surprise, gris et désenchanté..
Très beau film adapté du roman de Franck Courtès - autobiographique - qui choisi de devenir écrivain. Il s'enfonce alors dans une vie de galères aux dépens de sa vie privée pour réaliser son rêve et sa passion de l'écriture. Le film est beau et très émouvant. Bastien Bouillon exceptionnel.