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Anne-Laure P.
42 critiques
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3,5
Publiée le 7 mars 2026
Un film en grisaille qui n’inspire pas la joie de vivre. Le héros, focalisé, obsédé par sa passion pour l’écriture, progresse au long du film vers un effacement total., presque une descente aux enfers symbolisée par l’absence de lumière du film. il se coupe de tout, tendant même vers le mutisme et vivant avec le minimum. Cependant cette apparente morosité est l’etape nécessaire pour se réaliser. Et cette vie dure et exigeante au rythme incessant des petits boulots mal payés est initiatique . Elle est intéressante à un autre point de vue car elle permet de dénoncer une nouvelle forme d’esclavagisme souterrain . L’acteur principal joue très bien avec l’économie émotionnelle imposée à son personnage, c’est touchant et très convaincant. Un bon film.
Bastien Bouillon est bon, mais le scénario ne tient pas debout. Déjà, il existe en France le RSA, donc j'ai du mal à avoir de la peine pour un soi-disant "pauvre" qui n'a pas de loyer à payer. Et puis le personnage est volontairement "intello" et maigre, il n'est pas crédible qu'il se lance dans du bricolage - alors que l'auteur dont l'histoire du film est tirée n'a effectivement pas cette même allure. Et puis il est agaçant que ce personnage n'aie à aucun moment un peu de recul sur ses privilèges et les nombreux "filets de sécurité" dont il dispose en réalité...
parcours juste sincere et émouvant d'un artiste qui veut vivre de son oeuvre et accepte d'en assumer toutes les conséquences: travailler dur pour survivre et tenter d'écrire : mais finalement cest ce chemin semé d'embuche qui lui apportera l'inspiration. Cest touchant c'est realiste et c'est aussi drôle comme l'est l'existence parfois. un bijou ce film
En voulant faire un film social et réaliste, adapté de l’histoire vraie éditée en livre par un écrivain, Valérie Donzelli perd ici tout ce qui faisait la qualité indéniable de son Cinéma : de l’élan, de la fantaisie, de l’imaginaire et de la joie comme dans Notre-Dame ou La guerre est déclarée..On peine ici à s’enthousiasmer pour cet écrivain sans flamme et ce film sans surprise, gris et désenchanté..
Très beau film adapté du roman de Franck Courtès - autobiographique - qui choisi de devenir écrivain. Il s'enfonce alors dans une vie de galères aux dépens de sa vie privée pour réaliser son rêve et sa passion de l'écriture. Le film est beau et très émouvant. Bastien Bouillon exceptionnel.
Valérie Donzelli que l’on connait pour sa fantaisie décalée, son goût du conte et de la légèreté, trouve l’occasion d’exprimer une autre facette de son talent de cinéaste avec l’adaptation du roman de Franck Courtès. Sans toutefois abandonner les invariants qui font sa marque de fabrique, elle signe un film très politique et poignant sur la précarité de tous les artistes. A pied d’œuvre rappelle leur nécessaire contribution à l’éducation et à l’émancipation dans une société de plus en plus violente, de plus en plus clivante, de plus en plus cupide. Elle fait aussi le procès d’un monde du travail trop souvent aliéné et aliénant, sans valeur ni répère économique et social. Vibrant d’émotion, tout en évitant misérabilisme et angélisme, elle construit son récit sur un subtil tempo ponctué de parenthèses mélancoliques et enchantées avec des chansons de Serge Reggiani et Alain Souchon. Sa caméra toujours à la bonne distance saisit la banalité du quotidien avec d’élégants cadrages, qu’une très belle photo magnifie par des séquences avec un joli grain de super 8….. L’intelligence de son adaptation, tient à ce juste équilibre qu’elle entretient entre la déchéance matérielle qui frappe cet homme d’une part, et son entêtement à assouvir sa soif de création, sa volonté inébranlable de poursuivre un idéal malgré son lent effacement social d’autre part. Un très beau film tout en délicatesse.
Répétitif à souhait, on ne peut que saluer l'impeccable prestation de Bastien Bouillon dans un film particulierement tiede! On a du mal à croire à un photographe plutot bogosse qui abandonne tout pour se lancer dans l'écriture quitte à crever la dalle! Je suis désolé mais je ne connais personne qui éffectuera des travaux de plombier ou vide grenier pour 20 balles??? De plus, vu le physique plutot avenant de Bastien, on pourrait plutot croire qu'il va vivre de ses charmes! D'ailleurs on le pense quand il attérit dans le lit d'une inconnue ! Pas très crédible tout ca ! Entre nous, quand on veut survivre et vivre de sa passion, il y a des jobs dans les fast-food ou en centre d'appels! Ce qui sauve ce film médiocre mais la réalisatrice n'a jamais réalisé de films de grande valeur, c'est la prestation de Bastien qui se réinvente à chaque film! Pour le reste, si vous avez du temps à perdre!
Un film intéressant, tiré d'un livre : un photographe quitte son métier et la vie confortable qui était associée (bon salaire, logement dans un bel appartement parisien, vie de couple, éducation de ses enfants) pour devenir écrivain. Après quelques succès littéraires, il doit démarrer son quatrième livre et le film débute donc ainsi. Ce qui m'a plu c'est l'histoire, la face cachée du monde artistique, la difficulté réelle de vivre d'un talent d'écriture. L'acteur joue très bien son rôle et la mise en scène est réussie, le film est dynamique. J'ai apprécié aussi la façon de filmer les "petits métiers" sans jugement de valeur, montrant ainsi la difficulté de ces vies professionnelles fragmentées, en dehors du salariat. Le site "jobber" est un pastiche assez cynique de cette réalité du monde du travail, existante dans les grandes villes surtout. Pendant tout le film, on se demande, un peu à l'image du père du protagoniste : "mais pourquoi il ne cherche pas mieux ?" mais justement le film interroge de façon sensible la question du rapport à l'argent, à la notion de travail, en montrant que justement, il existe des marges, d'autres vies possibles. Ce qui m'a déplu ce sont certaines scènes, que je juge "trash" (notamment la scène avec le chevreuil) et qui n'apportent rien au film si ce n'est du sensationnel. Dans la réflexion globale du film, j'aurais préféré des scènes suggérées plutôt que montrées (et cela n'aurait pas fait la part belle aux chasseurs qui ont certainement fourni le chevreuil pour l'équipe du film). Donc un film original, qui montre l'envers du décors du monde de l'art, et notamment du travail de l'écrivain.
Message un peu simpliste et donc trop appuyé. Peu de chance qu un tel film fasse naître des vocations d'écrivain. Que les apprentis sachent que dans ce domaine c est le style qui importe et on peut dire que pour ce film la cinéaste à tendance à bégayer.
Le montage et le choix de varier le grain de l'image par moment m'a intéressée. Bastien Bouillon est troublant, je me suis demandée pendant tout le film jusqu'où son personnage était prèt à aller. J'ai beaucoup aimé son interprétation très pudique. Ça donne envie de lire le livre dont le film est adapté. | Vu le 03/03/2026
Ce film est magnifique. Je n'aime pas les films français de manière générale mais celui-ci est sublime. Je suis auteur aussi et cela reflète ma vie. Payée au lance pierre par les maisons d'éditions, et la liberté que nous souhaitons. Travailler de petits boulots payés une misère pour garder cette liberté. Ce film est magnifique et m’encourage à ne pas lâcher. Les effets vidéos que certains critiques, je les ai adorés.
Bastien Bouillon est bouleversant : quel talent ! Un beau film sans misérabilisme qui dépeint avec précision la dureté (voire la cruauté) du travail précaire et met en lumière le courage d’un homme déterminé à vivre pour son art (à défaut de vivre de…).
C est bien , mais il y a une erreur. Comment un automobiliste peut tuer un chevreuil , l embarquer dans sa voiture . Et , après le découper en morceaux de viande, le conserver dans une baignoire. Il serait devenu fou affamé. Pourquoi ne pas attendre chez un boucher et demander de l argent pour le vendre ou un restaurant. Ne pouvait il pas demander un crédit pour création, Essayer de trouver un veritable engagement. J ai l impression que il veut mettre l accent sur le mauvais éditeur qui le met en esclavage. Veut montrer un entourage non apte a le soutenir qui le dévalorise et lui nuit même. La création littéraire suscite souvent des jalousies intra familiales. Artistes ,réussissez, ou vous n êtes rien .