1867 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
259 critiques spectateurs
5
36 critiques
4
102 critiques
3
61 critiques
2
33 critiques
1
19 critiques
0
8 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
rvrichou
118 abonnés
584 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 3 mars 2026
Message un peu simpliste et donc trop appuyé. Peu de chance qu un tel film fasse naître des vocations d'écrivain. Que les apprentis sachent que dans ce domaine c est le style qui importe et on peut dire que pour ce film la cinéaste à tendance à bégayer.
Le montage et le choix de varier le grain de l'image par moment m'a intéressée. Bastien Bouillon est troublant, je me suis demandée pendant tout le film jusqu'où son personnage était prèt à aller. J'ai beaucoup aimé son interprétation très pudique. Ça donne envie de lire le livre dont le film est adapté. | Vu le 03/03/2026
Ce film est magnifique. Je n'aime pas les films français de manière générale mais celui-ci est sublime. Je suis auteur aussi et cela reflète ma vie. Payée au lance pierre par les maisons d'éditions, et la liberté que nous souhaitons. Travailler de petits boulots payés une misère pour garder cette liberté. Ce film est magnifique et m’encourage à ne pas lâcher. Les effets vidéos que certains critiques, je les ai adorés.
Bastien Bouillon est bouleversant : quel talent ! Un beau film sans misérabilisme qui dépeint avec précision la dureté (voire la cruauté) du travail précaire et met en lumière le courage d’un homme déterminé à vivre pour son art (à défaut de vivre de…).
C est bien , mais il y a une erreur. Comment un automobiliste peut tuer un chevreuil , l embarquer dans sa voiture . Et , après le découper en morceaux de viande, le conserver dans une baignoire. Il serait devenu fou affamé. Pourquoi ne pas attendre chez un boucher et demander de l argent pour le vendre ou un restaurant. Ne pouvait il pas demander un crédit pour création, Essayer de trouver un veritable engagement. J ai l impression que il veut mettre l accent sur le mauvais éditeur qui le met en esclavage. Veut montrer un entourage non apte a le soutenir qui le dévalorise et lui nuit même. La création littéraire suscite souvent des jalousies intra familiales. Artistes ,réussissez, ou vous n êtes rien .
Ennui, dé acteur Bouillon n est pas mis en lumière à sa juste valeur. Cet « écrivain » n en est pas un dans ses tripes, il n a pas la vocation: la preuve en est qu il continuera à faire ses « petits boulots » qui « l occupent », remplissent son VIDE de motivation littéraire. Quant à la dénonciation de notre système social … Donzeli ne nous apprend rien. Je suis d accord avec les autres critiques: ça n atteint pas le niveau d un Kenloach, et il n y a pas l envol créatif que j espérais trouver .
Déçu, long lent, une pauvreté qui, selon moi, est cherchée à tout prix, mais presque forcée. Une belle fin qui « sauve » le film d’une certaine lassitude.
J'ai vraiment aimé l'histoire, c'était un passage par pleins d'émotions, pas mal négatives car il a la vie dure mais c'est quand-même drôle par moments, et joyeux par d'autres. Et cest surtout plein d'espoir et détermination. Pas d'exagération, réaliste et même si c'est plutôt lent et peu de dialogues j'ai pas vu le temps passer.
Un Souleymane volontaire Paul est un photographe professionnel reconnu, marié et père de deux grands enfants étudiants, décide de plaquer son job pour se consacrer à sa nouvelle passion, l’écriture. Il va finir par être plaqué par sa femme se barrant au Canada avec les gosses, sans fracas, une séparation en douceur ; et lui va dégringoler lentement vers une très grande précarité. Pour symboliser fortement cette chute dans les bas-fonds, quoi de mieux que de le loger dans une cave insalubre avec comme seule ouverture une fenêtre soupirail. Punaise, dans « Parasite », le même choix était plus puissant, moins démonstratif et s’inscrivait surtout dans une mise en scène très symbolique. Valérie Donzelli adapte ici le roman autobiographique de Franck Courtès et sort de la fantaisie décaladée qui fait son cinéma pour une œuvre plus sociale, sans être franchement dramatique. Et le très gros souci du film est que l’on ne comprend jamais les choix de Paul ; rien de fait sens. Au mieux, il donne l’apparence d’un ado qui a besoin de s’opposer à son père quitte à se planter. Via des applications de recherche de petits boulots, il se fait exploiter. Il avait plaqué son boulot pour avoir de la liberté pour écrire ; où est la liberté dans cet asservissement ? Dans « L’histoire de Souleymane », le pauvre Souleymane n’avait pas le choix, il était victime de la mondialisation ; dans « Ouistreham », la journaliste choisie de tout quitter pour vivre la vie de travailleurs pauvres pour avoir de la matière. Ici, tout le long on ne peut s’empêcher d’imaginer de trouver d’autres options possibles pour Paul (photographe à temps partiel, donner des cours,…) plutôt que de se transformer volontairement en un Souleymane. Il finit surtout par alimenter un système qu’il condamne par son simple comportement ; on peut trouver le procédé même intellectuellement malhonnête. Peut-être que l’idée était de montrer une image romantique de l’écrivain ou de l’artiste maudit ; mais ce n’est pas le cas de Paul. Donc ce film loupe la plupart de ses objectifs ; pour montrer la précarité des jobber, ce film n’a ni la clarté ni la puissance des films de Ken Loach « Daniel Blake » ou « Sorry I missed you » ; Paul sent trop le « faux pauvre ». Et puis on a trop de mal à entrer dans la psychologie du personnage. Bilan, le film respire trop bobo parisien avec des intentions trop affirmées ; un film de petits bourgeois idéalistes de gauche caviar. Et le fait que Donzelli offrent nombre de cameos à des artistes en est la parfaite illustration. Ajoutons à cela des choix musicaux frisant un peu le ridicule. Le malaise dans le taxi avec un ex copain qui se conclu par « Joe le Taxi » en est même risible ; et que dire de « Foule sentimentale ». Et cette voix off omniprésente qui vient surligner ce que l’image ne parvient pas à exprimer, çà manque de cinéma. Par contre, l’incompréhension de l’entourage de Paul face à ses choix radicaux de privilégier sa passion au détriment d’un mode de vie plus cossu est très bien décrite autour de scènes fortes, entre autres celles avec son père sont bien écrites. Reconnaissons tout de même la charge légitime contre l’ubérisation de la société et la multiplication des «Bullshit jobs » qui en découle. Un parcours trop nébuleux et mystérieux pour adhérer pleinement au film et beaucoup trop de facilités.
Un film nul à chier avec une dynamique néante, à part continuer d'aller droit dans le mur. Prétendre savoir ce qu'est la pauvreté n'avoir jamais vécu ça (faire du bénévolat chez Emmaüs ne compte pas) est juste honteux ! Mon pire film de l'année.
Jusqu’où peut aller la déchéance ? Bastien Bouillon vous le démontre. Même si l’ont se dit que c’est incompréhensible de se laisser avoir comme cela, il accepte n’importe quel boulot pour un prix de pays sous-développé ; c’est l’offre la moins chère qui remporte le job ! Ça existe ce genre de site ? C’est ignoble. Personne ne l’aide, ni son père, ni sa sœur , ça crève le cœur. Quand il taille des buis en quantité énorme sur des balcons, k ‘employeur ne lui fournit même pas de gants et il finit avec les mains en sang. Le film finit sur une petite note d’espoir : il ose refuser un boulot parce qu’il ne travaille pas le matin pour se consacrer à son rêve : écrire…
Très beau biopic incarne par l'acteur Bastien Bouillon c'est photographe qui quitte son métier très bien rémunéré pour vivre de sa passion qui est écrivain.
Un film dense au POV original et convaincant, avec sa petite heure trente à suivre un écrivain déterminé jusque dans la précarité. Oui, on pourrait croire que ce n'est pas de la vraie misère sociale mais le film s'invente en chronique sociale atypique bien ancrée dans son époque, narrée par l'écrivain (on se fait vite à la voix off d'entrée) et on plonge dans cette réalité mise en abyme et filmée avec grand art. La mise en scène, merveille d'adaptation (sans avoir lu le livre) est intelligente, astucieuse avec ses flash- back, ses flash forward, analepse et prolepse dans le texte, ses images figées comme des photos souvenirs déglinguées. On adhère à cette histoire non dénuée d'un humour acéré, ces observations bien vues et cette finesse d'écriture qui nous font garder espoir dans cette figure d'écrivain.