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Jeff Jeff
1 critique
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5,0
Publiée le 17 février 2026
Très beau film, très efficace dans la vitesse de notre vie , 90 mn pour donner vie aux rêves , des actes, s’enrichir de l’intérieur et une histoire qui a du sens. merci de semer de si belles graines, sans vouloir fixer un prix, l’accès nous appartient à chacun. Nous voilà tous égaux. Bravo pour cette magnifique adaptation, je recommande .
Je n'ai pas aimé tous les films de Valérie Donzelli (j'ai même détesté "La guerre est déclarée", j'y ai vu une espèce de "cancer chez les bobos" qui m'a profondément gênée et agacée) mais j'ai adoré "A pied d'oeuvre". J'ai trouvé ce film remarquable dans sa construction et son interprétation. Quel plaisir aussi de réentendre ces chansons... Habituellement je suis assez rétive à l'utilisation de la voix off mais ici c'est fait tellement intelligemment que ça rajoute de la profondeur au film
Un film très réaliste qui n'est pas dépourvu de certaines longueurs mais qui rend bien compte de ce que peut être l'expérience de l'écriture dans notre société. Entre galères et remises en question, l'écriture est avant tout une expérience personnelle qui s'accommode mal ou en tout cas difficilement de la popularité et du succès auprès du public...A chacun de s'en accommoder au mieux... La fin demeure cependant optimiste dans cette histoire car ce qu'attend l'auteur en définitive, c'est moins le succès et l'argent que la certitude d'être arrivé à toucher son public...Belle conclusion.
... j'ai bcp aimé la prestation de Bastien Bouillon qui occupe 99% du film ... L'histoire pourrait être réversible ... à savoir on aurait pu raconter l'histoire d'un écrivain ... j'ai bcp aimé la prestation de Bastien Bouillon qui occupe 99% du film ... L'histoire pourrait être réversible ... à savoir on aurait pu raconter l'histoire d'un écrivain qui "fait recette" qui se reconverti en photographe et se retrouve en galère ... ça aurait marché aussi ... Bref, le côté Uberisation de notre société est bien présent, mais moins bien traité que chez Ken Loach ou que dans le L'histoire de Souleymane, mais ça reste un film intéressant.
L’envie d’écrire domine la vie et la famille du héros. Histoire vraie et pathétique de cet écrivain qui finit par arriver à ses fins. Ou les métiers d’écrivain et d’éditeur ne sont faciles ni l’un ni l’autre.
L'écrivain parle comme il écrit. Les phrases sont bien tournées, la diction est parfaite, c'est bien agréable. Je n'ai pas vu le film comme un reportage sur les petits boulots, mais comme une démonstration de l'abnégation et du courage qu'il faut pour aller au bout de ses choix. La dernière scène est émouvante.
"«Tout pour l’écriture» C’est l’histoire d’un gars qui gagnait bien sa vie en tant que photographe et qui a tout arrêté pour se consacrer à l’écriture. Ses livres se vendant peu, il tombe progressivement dans la précarité et l’on assiste à sa déchéance matérielle. Il s’en sort grâce à des petits boulots où il est exploité, qui lui laissent le temps d’écrire mais ne l’empêchent pas de tomber dans la misère. Cette descente sociale volontaire a un côté agaçant même si le personnage (excellent Bastien Bouillon) ne s’en plaint pas. Témoignage intéressant sur notre société."
Rompre la routine "heureuse", rémunératrice, pour une vraie passion, bordée de galère. Ecrire devient le sacerdoce, le but peut importe le chemin de vie à prendre. Le fera-t-il ? Beaucoup de gros plans dans ce film, les décors fugaces, le propos est dans le texte et la musique parfois comique. Paul Marquet (Bastien Bouillon) est cette voix unique dans le ton. Un très bon film sur le sens à donner à son unique vie... Subir les pressions ou vivre au-delà des préjugés !
Quelle est la véritable thématique de ce film. Filmer la précarisation de la société (je n'aime pas le terme d'ubérisation, c'est leur faire trop d'honneur) dans un système où tout le monde note tout le monde, où c'est un être humain qui est en réalité noté et non un service ? Sauf qu'il s'agit là d'une précarisation volontaire. Comme le note un spectateur d'Allociné, le personnage aurait pu conserver en partie son ancienne activité de photographe partiellement, cela lui aurait évité de participer, de cautionner une plateforme qui esclavagise alors qu'il n'en a pas besoin.
Un beau moment de cinéma. A se laisser emporter sans écouter la critique et les critiques. Un film à la fois informatif sur le scandale du travail aurabais et la créativité.
"À pied d’œuvre" déroule sous nos yeux le parcours singulier de Paul, photographe comblé qui choisit de tout lâcher pour écrire, et se heurte in fine à lui-même plus qu’à la vie rude des précaires. Mais ce « pas de côté » reste flou : le déclassement semble moins vécu que survolé, et la trajectoire du personnage ressemble davantage à une manière de regagner la considération des siens qu’à un vrai bouleversement intérieur, tant sa trajectoire interne manque parfois de repères dramaturgiques. Du coup, on hésite à se laisser totalement captiver par cet homme dont les motivations, et leur évolution, restent à peine esquissées, malgré une interprétation solide et une caméra attentive aux corps et aux silences.
Un homme qui gagne bien sa vie en tant que photographe décide de tout plaquer pour l’écriture. Ce film de Valerie Donzelli parle très bien de ce monde du travail ou avec un téléphone dans la main des micro-jobs micro-payés sont â la portée de tout le monde. Un semblant de liberté qui conduit à la précarité de travailleurs mises en concurrence. Et aussi une question que tous les créateurs se posent à un moment : peut-on tout accepter pour vivre de sa passion?