À pied d'œuvre
Note moyenne
3,7
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268 critiques spectateurs

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norman06

432 abonnés 1 844 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 janvier 2026
Avant-première au cinéma Casino d'Antibes. Un petit bijou narratif qui contourne tous les pièges de son sujet socioéconomique et confirme les talents de réalisatrice de Valérie Donzelli et d'acteur de Bastien Bouillon.
grey_egg
grey_egg

20 abonnés 54 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 25 janvier 2026
Ennui abyssal ! Un photographe professionnel, ayant publié 3 livres au succès mitigé, décide de tout plaquer pour se consacrer (mollement) à l'écriture de son nouveau roman, au moment où sa femme le quitte (sans aucune raison apparente) pour partir à l'étranger avec ses enfants. Abandonné de tous, le pauvre écrivain va enchaîner les petits boulots plus galères les uns que les autres (avec une crédibilité proche de zéro - palme à la scène de tonte du gazon) jusqu'à perdre son ordi (c'est ballot il n'avait même pas eu l'idée de faire une copie de son précieux roman sur une clef USB !), du coup il se met à écrire à la main sur des petits carnets et là, miracle, son éditrice trouve ce récit tellement "bouleversifiant" qu'elle le publie... (On se demande d'ailleurs comment trois petits carnets manuscrits peuvent donner un tapuscrit de 60 pages, qui lui-même devient un bouquin de 200...)? Et je passe sur les réconciliations familiales dignes d'un roman-photo des années 70. Il ne suffit pas de filmer des visages en ultra-gros plan pour exprimer quelque chose. C'est du mélodrame à 1€, on se demande comment il a pu obtenir le prix du scénario....
Pierre J.
Pierre J.

1 abonné 1 critique Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 janvier 2026
Un film sensible et intelligent sur la précarité artistique, une réflexion politique, Bastien Bouillon très convaincant
didbail
didbail

41 abonnés 540 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 janvier 2026
Vu en avant-première au festival Télérama.
Valérie Donzelli a toujours l'art de nous rendre ses personnages proches. C'est encore le cas avec ce joli film où chaque personnage est parfaitement incarné. Bastien Bouillon y compose un personnage à la fois fragile et résilient.
Direct-actu.fr

402 abonnés 558 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 24 janvier 2026
À pied d’œuvre est un film de Valérie Donzelli, adapté du roman éponyme de Franck Courtès, publié chez Gallimard. Le film s’attache au parcours d’un homme qui renonce à une réussite sociale confortable pour se consacrer pleinement à l’écriture. Ce choix, loin d’être héroïsé, ouvre sur une réalité faite de précarité, de solitude et d’un rapport brutal au réel, mais aussi sur une liberté intérieure que le film observe avec pudeur. Sans misérabilisme ni posture démonstrative, il interroge le prix réel de la création artistique dans une société où la valeur d’un individu reste trop souvent indexée à sa rentabilité.

Le protagoniste, incarné par Bastien Bouillon, est un ancien photographe reconnu qui accepte le déclassement social comme condition de son engagement artistique. Enchaînant les petits boulots, il devient peu à peu invisible aux yeux des autres, réduit à une fonction utilitaire. Le film s’attache à cette invisibilité ordinaire, à ce glissement silencieux qui ne passe ni par la révolte ni par la plainte. Autour de lui, une éditrice lucide, jouée par Virginie Ledoyen, et un père inquiet interprété par André Marcon, incarnent un monde qui ne comprend pas ce choix de vie jugé instable, presque irresponsable. Le regard social devient alors un poids constant, fait d’incompréhension et de projections.

Ce qui frappe dans À pied d’œuvre, c’est la manière dont le film distingue clairement l’état d’artiste de la fonction sociale. Être artiste n’est pas ici un statut, encore moins une carrière, mais une manière d’être au monde. Le film rappelle que créer suppose du temps, un temps improductif en apparence, incompatible avec l’urgence économique et les logiques de flux. Observer, douter, rater, recommencer demande une disponibilité intérieure que le travail contraint épuise. La création se nourrit de silence, de lenteur, et parfois de l’acceptation de disparaître socialement pour rester fidèle à ce qui cherche à naître.

La mise en scène accompagne cette réflexion avec retenue. Les lumières froides, la voix off littéraire respectant le texte original de Franck Courtès, et une musique populaire chargée de mémoire inscrivent le récit dans une matière sensible, presque fragile. Valérie Donzelli adopte une approche politique au sens noble, non par le discours, mais par l’observation d’un monde du travail ubérisé où chacun est noté, évalué, jugé. La courtoisie du personnage principal, sa politesse constante, deviennent alors une forme de résistance silencieuse face à une violence sociale feutrée.

Enfin, le film interroge le rapport au public et au succès. On ne peut pas forcer la reconnaissance, ni fabriquer une formule qui garantirait l’adhésion. La véritable consécration, suggère le film, ne se mesure pas aux chiffres ni à la visibilité, mais à ce moment rare où les proches lisent, écoutent, partagent l’œuvre. Le reste appartient à une multitude d’anonymes, eux aussi traversés par la solitude et la quête de sens. À pied d’œuvre est ainsi un film sur la dignité de créer, sur ce qui persiste quand tout vacille, et sur la fidélité obstinée à un état intérieur, plutôt qu’à une fonction imposée.
Léonie
Léonie

1 abonné 12 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 janvier 2026
Bastien Bouillon est très bien dans ce film. le scénario est assez plat. Mais j’admire la simplicité et la sincérité.
ed_loisel
ed_loisel

23 abonnés 113 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 19 janvier 2026
Un bon film mais sans plus malgré quelques bonnes petites idées de mise en scène. L'écriture tient la route et Bastien Bouillon fait le job dans tous les sens du terme.
gleegreyschuck
gleegreyschuck

15 abonnés 50 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 janvier 2026
Film découvert en avant-première en présence de Valérie Donzelli et de l'écrivain Franck Courtès. On retrouve avec plaisir dans cette adaptation des petites touches de fantaisie à la Donzelli dans la mise en scène. La réalisatrice dédie ce film à son père qui n'a pas pu épouser une carrière artistique. Le personnage incarné par Bastien Bouillon lui, choisit la liberté d'écrire à tout prix, un choix qui lui fera éprouver les travers de notre époque.
Xavier R
Xavier R

2 abonnés 4 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 20 décembre 2025
Le film est inspiré d'un livre, qui raconte une histoire vraie. Bastion Bouillon est criant de vérité, dans le rôle de l'artiste (ici un écrivain), qui sacrifie, jusqu'à l'extrême, son confort pour exercer son art.
Il est également victime de l'ubérisation malsaine des "petits boulots", qui doit nous faire prendre conscience de cette dangereuse dérive. Un film choc.
Coric Bernard

463 abonnés 866 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 novembre 2025
Avec cette adaptation cinématographique, on suit le parcours de cet écrivain qui se retrouve en situation de précarité. Le personnage de cet écrivain est très attachant et est très bien incarné par Bastien BOUILLON avec talent et nuances dans son jeu d’acteur. Si le déroulé du film peut paraître un peu lent, le scénario est assez original et limpide décrivant très bien le parcours difficile de cet écrivain obligé de recourir à des petits boulots souvent ingrats via une application d’offre d’emploi au plus offrant. Ce film est une bonne réflexion sur les conditions des situations précaires à notre époque.

Bernard CORIC

(Film visionné à la convention DIAPHANA le18/11/2025 à PARIS )
Fiers R.
Fiers R.

210 abonnés 928 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 novembre 2025
Vu à Montréal.

Il y a des cinéastes avec qui on a beau essayer mais cela ne fonctionne pas. On n’accroche pas à leurs univers, à leurs histoires ou encore à leur façon de mettre en scène. Et on ne peut pas dire que c’est une tête ou un faciès qui ne nous revient pas puisque c’est toujours un plaisir de voir la charmante Valérie Donzelli devant la caméra, comme dans le récent « Les Musiciens ». Même le film qui l’a révélée en tant que réalisatrice à Cannes qui était son second, « La guerre est déclarée », ne nous avait pas particulièrement emporté malgré l’engouement général. Les suivants c’était pire, de « Main dans la main » à « Marguerite et Julien ». En général, pas que l’on déteste ses créations mais on est rarement emballé par les emphases ou les petites fantaisies qu’elle y distille. C’est davantage de l’insensibilité à une sensibilité qu’autre chose. Pareillement, lorsqu’elle traite la masculinité toxique dans « L’Amour et les forêts », le résultat nous est apparu tiède et peu avenant, à contrario de l’avis général. Parfois, il ne faut pas insister mais la voir s’emparer d’un roman à tendance sociale sur la précarité augurait peut-être d’un virage bénéfique pour notre adhésion envers son cinéma. Sauf qu’encore une fois, cela n’a pas vraiment été le cas. Et qu’encore une fois, « À pied d’œuvre » n’est pas à proprement parler un mauvais film, juste un long-métrage qui nous laisse de marbre et nous a presque fait glisser dans une certaine torpeur.

Le livre de Franck Courtès était autobiographique. Il racontait le lent glissement qu’il a vécu après son divorce de la vie de bourgeois vers une certaine forme de précarité. Photographe de métier, il a tout quitté pour devenir écrivain mais sa rupture l’a mis dans une position financière délicate. Il va alors connaître les petits boulots de dépannage où il va rencontrer une foultitude de gens et de situations qui vont garnir sa mémoire et son imaginaire et ainsi que lui permettre d’écrire ledit livre. Bastien Bouillon se glisse dans la peau de l’homme et s’investit à fond dans un rôle qui semble lui aller parfaitement. Mais le problème vient d’ailleurs. Si, au début, on s’amuse de certaines de ces vignettes entre bricolage et remise en question, le tour de la question est vite fait et ce qui devait être passionnant ou légitime à l’écrit l’est peut-être beaucoup moins en images dans le cadre d’un film. « À pied d’œuvre » devient alors répétitif et peu engageant et malgré sa très courte durée, on ne parvient pas à accrocher et se passionner pour les micro-aventures de cet homme. D’autant plus que Donzelli, comme souvent, ajoute quelques touches fantaisistes qui s’accordent plutôt mal à l’ambiance et au sujet. Tout juste on retiendra un portrait de la précarité ordinaire bien senti et à quel point la bascule vers la pauvreté est soudain. Mais ce n’est pas encore le film qui nous fera aimer le cinéma de Donzelli, question de sensibilité donc probablement.

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traversay1

4 526 abonnés 5 441 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 3 octobre 2025
Quand il s’agit de parler de l’air du temps qu’il fait, Valérie Donzelli se montre en général inspirée et c’est bien le cas avec À pied d’œuvre. Nous voici en présence d’un homme qui a choisi d’abandonner un métier plutôt lucratif pour sa véritable passion, l’écriture, au grand dam de ses proches et avec le risque de connaître des fins de mois difficiles. Le héros du film verse dans les petits boulots et la précarité qui va avec. Son entourage le considère comme un faux pauvre, mais il s’en fiche, se considérant libre malgré sa soumission à des patrons d’un jour. Donzelli filme sa nouvelle condition avec finesse et le goût de la fantaisie qu’on lui connaît. Cela reste le monde capitaliste, dans un mode mineur, mais toujours concurrentiel, avec cet usage de noter sur les réseaux tout service rendu, à partir du moment où il est tarifé. La réalisatrice s’en amuse et s’en inquiète, mais c’est avant tout un portrait humain que chacun jugera à l’aune de ses propres convictions. C’est une œuvre politique, assurément, non dans le jugement, mais dans l’évocation, dont la légèreté permet de demeurer sur une tonalité pas si pessimiste. Bastien Bouillon, décidément incontournable depuis quelque temps, apporte à son personnage l'apparente désinvolture et la conviction nécessaires.
Catherine GO
Catherine GO

2 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 février 2026
Vu au Festival de l'écrit à l'écran, à Montélimar.
On retrouve dans ce film la vitalité qui est la marque de fabrique de Valérie Donzelli. Un film intelligent, filmé de près, où le corps est très présent. Comment évoquer la pauvreté sans tomber dans le misérabilisme ? Pari réussi. Les dialogues et les silences sont très éloquents. Une lumière souvent tristounette, la caméra sur les petites choses soulignent le propos. Un rôle en or pour Bastien Bouillon, incroyable du début à la fin.
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