À pied d'œuvre
Note moyenne
3,7
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268 critiques spectateurs

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Mjoly
Mjoly

3 abonnés 253 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 février 2026
Comment l'acharnement pour la passion de l'écriture peut mener tout droit à la plus grande précarité! On hallucine devant ce type d'appli où le vainqueur est celui qui demande le moins d'argent pour emporter un job, en se disant qu'il est incroyable d'en être arrivé là. Quant à Bastien Bouillon, il est tout à fait excellent. Mais malgré de beaux moments, j'avoue m'être un peu ennuyé, et avoir eu du mal à vibrer...
Jerome
Jerome

50 abonnés 208 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 5 février 2026
Une bonne idée d'un "lâcher prise" plutôt positif mais cela s'éternise trés langoureusement et on apprécie d'en voir la fin, assez convenue....
Xavierdethoisy
Xavierdethoisy

1 critique Suivre son activité

1,5
Publiée le 5 février 2026
Bien joué. Mais on tourne en rond. L histoire ne tient pas debout (plus de temps d ecrire en etant ouvrier que photographe ? renoncer volontairement a 8000 euros par mois et ... devenir une pauvre victime de la mondialisation ?). Ca dure 1 heure 30. Et c est deja long. La derniere phrase reflete d ailleurs le film...
The CritizMan
The CritizMan

67 abonnés 337 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 février 2026
À pied d’œuvre de Valérie Donzelli est un film profondément humain et sensible, qui touche juste par sa manière frontale mais pudique d’aborder la fragilité, l’épuisement et le poids du réel. Il y a une sincérité évidente, presque douloureuse, qui rend l’expérience touchante mais aussi franchement déprimante par moments, tant le film refuse toute facilité ou échappatoire émotionnelle. Cette exigence a un prix : certaines séquences s’étirent inutilement et créent quelques longueurs, sans pour autant trahir l’intention. Un film honnête, âpre, qui marque plus par ce qu’il fait ressentir que par ce qu’il raconte.
isakkk
isakkk

18 abonnés 212 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 février 2026
Excellent film, casting au top du premier au dernier rôle. Les dialogues sont brillants, un sujet casse gueule très maîtrisé ! La première fois que je trouve un film aussi bon qu’un livre !
Ratafia
Ratafia

11 abonnés 180 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 février 2026
Chouette petit (et pas tant que ça) film français : fin, politique et intimiste (sans tomber dans le pathos).
Interprétation parfaite de Bastien Bouillon.
Michel C.

376 abonnés 1 837 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 février 2026
Dans cette adaptation du livre de Franck Courtès sorti en 2023, Valérie Donzelli s’ attache, comme elle le fait depuis 25 ans, à mélanger subtilement la comédie dramatique et la romance en jouant sur les curseurs avec dextérité admirable, avec un écho à ses propres expériences non caché. D’ ailleurs, on retrouve souvent dans ses réalisations des acteurs fétiches ; c’ est ici le cas pour Paul Marquet que Bastien Bouillon interprète, après des collaborations communes marquantes (« La Guerre est déclarée », « Main dans la main », ou plus avant « Marguerite et Julien ») que nous venons de suivre avec un grand plaisir dans « L’Affaire Bojarski » en inspecteur André Mattéi… ( les hasards du calendrier ). Nous sommes immédiatement emportés dans ce choix de vie que Paul a fait, laissant de côté un métier plus lucratif, et par voie de conséquence, parents, femme et enfants, pour laisser libre cours à sa passion d’ écrire. La caméra accompagne et dissèque cette dégringolade financière et sociale, en toute simplicité, dans cette austérité de vie, où chaque euro compte, sans omettre les sentiments profonds de Paul pour ses enfants éloignés au Canada. Dans un rythme qui ne s’ essouffle jamais, on reste saisi par un comportement docile et opiniâtre, de cet homme qui se débat pour son art. Les choix musicaux ponctuent habilement des scènes telles que « Joe le Taxi » avec Vanessa Paradis, génial, ou avec Serge Reggiani « Le Vieux Couple » adressant une Nostalgie doucereuse… inspirés sans doute par une V Donzelli amusée ! A noter, une jolie prestation de Virginie Ledoyen en Editrice de Paul, ainsi que celle d’ André Marcon en père imperméable. V Donzelli nous régale dans cette dernière réalisation qui fait mouche, encore une fois, à travers l’ intimité de ce personnage touchant dans un choix de vie osé, sobrement endossé et obstinément écrivain…. !!**
France Redon
France Redon

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 5 février 2026
Excellent film tout en nuances et pudeur. Le film est révélateur de ce que la France est devenue : le pays des travailleurs pauvres.
L’acteur est excellent, sa voix et son ton, tout en finesse. Il y a eu un moment de silence à la fin du film dans la salle.
Webmaster
Webmaster

1 abonné 8 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 5 février 2026
Dès les premières images, Valérie Donzelli plante un décor dépouillé où l’espace se rétrécit autour de son personnage principal. Paul, ancien photographe à succès reconverti en écrivain, voit ses rêves se heurter au mur de la réalité : un livre qui ne se vend pas, des avances épuisées, un appartement qu’il faut quitter. Il a 42 ans et, dans ce monde qui glorifie la jeunesse et la rentabilité, il est déjà considéré comme un poids mort.

La caméra capte avec justesse les signes presque imperceptibles du déclassement : un carton de déménagement qui traîne, un manteau usé, un regard qui s’attarde sur une vitrine. L’écriture du film épouse cette lente descente sociale sans jamais la surdramatiser. Le passage par Pôle emploi est traité avec une sobriété désarmante : les offres d’emplois stables ne conviennent pas, non par arrogance, mais parce que Paul veut encore sauver le temps qu’il consacre à l’écriture — ce luxe ultime des précaires.

C’est alors qu’entrent en scène les plateformes numériques, arènes modernes où l’on se dispute des tâches dérisoires à coups d’enchères à la baisse. Ces micro-missions, parfois absurdes — tondre une pelouse aux ciseaux pendant trois heures — deviennent autant de petites humiliations quotidiennes. Le film révèle ainsi la mécanique impitoyable de l’uberisation : l’isolement, la fragmentation du travail, l’érosion de toute valeur.

En parallèle, Donzelli tisse le fil intime d’un homme séparé de ses enfants, incapables de venir à lui. Le Noël en visio est un moment de grâce amère : d’un côté, la chaleur lumineuse d’un intérieur canadien, de l’autre, la solitude glaciale d’un studio. Les mots blessent — « personne ne lit tes livres » — mais l’image retient surtout la fragilité de la fillette qui préfère ignorer l’œuvre de son père, comme pour se protéger.

La mise en scène refuse le pathos, préférant le contrepoint de chansons françaises et d’un piano délicat, qui adoucissent la dureté du propos. Ce choix musical crée une forme d’ironie tendre : au milieu des petites défaites, une mélodie s’accroche encore, comme un souffle de dignité.

Lorsque le livre finit par trouver son public, le succès ne vient pas comme une revanche flamboyante mais comme une reconnaissance discrète. Le plus important n’est pas l’argent, mais le regard du fils qui, en lisant le livre, comprend enfin qui est son père.

Conclusion
À Pied d’Œuvre est une chronique douce-amère de la précarité contemporaine, vue à hauteur d’homme. Valérie Donzelli y mêle la lucidité sociale d’un Ken Loach à une pudeur toute française, préférant l’ellipse à la démonstration. Bastien Bouillon incarne un Paul tout en nuances, ni héros ni victime, juste un homme debout dans la tempête. C’est un film à la fois politique et intime, qui interroge la valeur que l’on accorde au temps, au travail et à la création
icniv
icniv

16 abonnés 74 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 5 février 2026
Bon divertissement... Hélas ce n'est pas du Ken Loach... Quand on bosse avec ses mains, on met des gants. Et aussi quand la vie est dure, on cherche les responsables et on est dur avec eux. ''oignez vilain il vous poindra, poignez vilain il vous oindra''
Simone Gentile
Simone Gentile

13 abonnés 108 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 5 février 2026
Sans doute l’écriture du film se révèle-t-elle d’une rare finesse, et sa mise en scène est drôlement stimulante. Ce qui dérange davantage, c’est que le sujet du film soit raconté depuis une perspective privilégiée. Au final, Paul reste un homme issu d’une famille bourgeoise, qui a pu se permettre de faire de son rêve d’écrivain un métier, tout en bénéficiant de la légitimité et de la célébrité que ses livres lui ont apportées.
eliseaucine
eliseaucine

1 critique Suivre son activité

1,5
Publiée le 4 février 2026
Un film qui flatte la bourgeoisie, ou comment romantiser la précarité par des gens qui ne la connaissent pas avec la conclusion "vive la liberté d'être pauvre". C'est insoutenable. L'égocentrisme du personnage ressort quand même super bien, et Bastien Bouillon est bien dans son rôle.
Pierre Estrade
Pierre Estrade

1 critique Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 février 2026
Magnifique film, très équilibré, qui reflète bien l'ambivalence de la situation de l'auteur, de ceux qui l'entourent et de la société
Benjamin Berge
Benjamin Berge

1 abonné 5 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 4 février 2026
Un joli pied de nez a certains chef-d’œuvre. Parfois la simplicité peut beaucoup. Parfois un grand acteur peut tout.
Sophie Muffang
Sophie Muffang

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 février 2026
On s'attache à Paul comme à Bastien Bouillon, on le suit dans sa décision de vivre sa vie comme il l'entend, quel qu'en soit le prix.
Le film pose de vraies questions sur le sens qu'on veut donner à sa vie, dans notre société tellement concurrentielle et cynique.
Tout est dit de façon efficace, sans appuyer.
Le film est tout en finesse, réaliste et plein d'humour.
On rit et on peut aussi pleurer.
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