Un très bon film qui renoue avec la belle tradition française du film poétique au scénario bien construit, avec un zeste de suspens policier . Un scénario très solide et original écrit à plusieurs mains, Pierre Salvadori, Rebecca Zlotowski et Benoit Graffin, monté comme un puzzle, un labyrinthe romantique et machiavélique. Des flash back très intéressants mélangeant le milieu du cirque, de la fête foraine tout cela dans les années 20 , les « années folles » , et les artistes peintres de la butte Montmartre. Beaucoup de féérie dans cette description des Circus de cette époque : femme à barbe, voyantes, sœurs siamoises, très bien filmé. Et puis une brochette d’acteur formidable, bien sûr Anaïs Demoutier maintenant auréolée d’un CCésar,et qui nous livre une prestation de très haut niveau, beaucoup de finesse dans son jeu, tour à tour ingénue, cocoquine,ausse naïve ; elle possède une palette très variée et nous charme toujours. G. Lellouche , Pio Mamrai et Gustave Kerven (que l’on adore retrouver en acteur aussi) sont très bons , mais c’est surtout et aussi la révélation de Vimala Pons, , qui a joué beaucoup de second rôles, mais que je n’avais pas remarqué, qui est excellente, un régal dès qu’elle apparait : envoutante, mystérieuse et sensuelle, une grâce très particulière . Je vais m’empresser de découvrir sa filmographie. Mais bravo encore à Pierre Salvadori de nous offrir du grand et beau cinéma, loin des modes et du nombrilisme ambiant.
C est une comedie romantique tres reussie. Ce n est pas l eclate . Nous sommes loin de se taper lrs cuisses. Par contre c est un film à l humour intelligent. Ce qui ne veut pas dire qu il est niais. Les acteurs sont formidables, subtil dans la progression de l action C est une belle reussite
Dans les années 20, à quelques pas de Montmartre, une fête foraine bat son plein. Suzanne (Anaïs Demoustier), au service de Titus (Gustave Kervern) présente le numéro du baiser électrique. Elle rêve de s’affranchir de son maître et de ce travail qui lui brûle les mains. Un soir, Antoine Balestro (Pio Marmaï), ivre, la confond avec une voyante et l’embauche pour le mettre en contact avec sa défunte compagne, Irène (Vimala Pons).
C’est le début d’une comédie romantique, au scénario digne des grands classiques du théâtre ou du plus proche de nous Woody Allen, dans, notamment, « Magic in the Moonlight ».
Ce film m’a captivée comme un kaléidoscope avec ses multiples facettes, ses jeux de miroirs et ses différents niveaux visuels. Si tout y semble mensonge, manipulation, faux-semblants, au final, seul le sentiment amoureux ne succombe à l’imposture.
Les dialogues sont ciselés pour ces acteurs au jeu ponctué de finesse, chacun pris dans sa propre tragédie, finalement sublimée dans un final extraordinaire.
C’est un film vraiment à voir, pour un moment d’émotion et de plaisir raffiné. Mon blog :
Divinement jouissif...j'ai failli passer à côté de ce film, car pas emballée ni par la BA ni par le synopsis...comme quoi il ne faut pas toujours se fier à son 1er instinct. Les acteurs sont excellents, le scénario est original et ne manque pas de surprise
Ce film est particulièrement soigné, tant sur le fond que sur la forme. Sa réalisation et son esthétique en font une véritable œuvre artistique. On se laisse porter autant par la beauté des images que par la richesse du propos. Une expérience aussi captivante que raffinée.
Voilà un film que j’aurais pu adorer( comme j’avais adoré « Dans la cour ») s’il avait été moins long (j’ai un peu décroché dans les dernières vingt minutes) ... Chair à attraction foraine qui monnaie ses baisers au public dans la baraque de Titus (Gustave Kervern) et simule le coup de foudre – qu’elle prend pour de bon, d’où son surnom de « Vénus Electrificata », Suzanne (Anaïs Demoustier) est prise pour une voyante (elle s’est glissée dans la baraque de la voyante pour lui piquer, entre autres choses, son vin d'opium, une drogue fort prisée à l’époque) par un peintre ivre mort, Antoine (Pio Marmaï) en deuil de sa muse Irène (Vimala Pons). Antoine veut, toutes affaires cessantes, entrer en contact avec son épouse défunte et voit en Suzanne celle lui ouvrira les portes de l'au-delà. La voleuse tente bien de l'éconduire mais change d'avis lorsqu'il sort un billet de 10 francs. Qu'à cela ne tienne ! Pour une telle somme, elle s'improvise extralucide le temps d'une séance. Un rôle de composition pour lequel elle s'avère extrêmement douée. Persuadé que sa femme se réincarne dans le corps de la roublarde Suzanne, Antoine est prêt à se ruiner pour recommencer… Croyant renouer avec elle, celui-ci raccroche la bibine et reprend le pinceau. Une aubaine pour son marchand d’art Armand (Gilles Lellouche), qui soudoie Suzanne afin qu’elle entretienne la flamme. Point de départ d’une supercherie qui prend des proportions folles et vire à la ronde amoureuse entre passé et présent… cela donne un long métrage plein de grâce et d'une élégance folle, dans cet après Première Guerre mondiale, période propice à l'extravagance, au sortir de l'horreur des tranchées. Son scénario est malin et original et sa réalisation agile et avenante. La mélancolie se mêle assez joliment à l'absurde et la légèreté de l'ensemble ne manque pas de profondeur puisque l'amour et la mort sont évidemment les deux choses les plus sérieuses du monde... Le film enchaîne des épisodes où le vrai et le faux se superposent et se confondent, jusqu’au vertige — on s’évanouit à loisir ici ! La double personnalité de Suzanne, le rôle de « scénariste » d’Armand, la place d’auditeur-spectateur pour Antoine, les planches de la fête foraine, tout cela rappelle en creux le théâtre et le cinéma. Comme toujours chez Salvadori, ses interprètes étincellent. Peut-être que Gilles Lellouche, Pio Marmaï et Vimala Pons ont déjà livré des prestations d'un tel niveau, mais que dire d'Anaïs Demoustier, rayonnante, qui n'a jamais été aussi magnifique ? Au sein de ce manège dans lequel les illusions, manipulations et mensonges éhontés se donnent la main, elle distille sans un instant faible toute une palette d'expressions finement jouées.... Un grain de malice, beaucoup de fraîcheur et un charme désuet qui ravira les amateurs de films d'époque avec ses costumes et ses décors remarquablement reconstitués, du travail de dentellière, à la limite du maniérisme parfois, c’est la seule réserve et dommage que le film soit un peu trop long !
Une très bonne surprise, je me suis laissé prendre par cette histoire originale. Une comédie romantique douce et pleine de bons sentiments avec de bons jeux d’acteurs
Film talentueux de Pierre Salvadori porté par une distribution cinq Étoiles ! Délicieusement écrit, beaucoup de poésie, de fantaisie, d'humour. En somme une réussite !
Une comédie romantique réussie, souvent délicieuse, avec ce qu'il faut d'originalité, de rebondissement, d'amour; de faux-semblants, de trahisons et ce regard tendre du réalisateur sur ses personnages pleins de souffrance, d'espoir, de naïveté, d'ambiguïté, qu'il nous fait partager dans un Paris d'après guerre, ses fêtes foraines, ses bistrots et la gouaille. Au passage, un petite réflexion philosophique que la création artistique, l'amour, le deuil et le caractère évanescent de l'amour Bien mis en scène, bien interprété, malgré quelques longueurs et un petit côté artificiel dans la scène d'ouverture
Ce film est une très belle surprise. Les acteurs sont parfaits, le scénario malin et les dialogues ciselés. Le tout a le charme d’un album de Tintin. Seul reproche, s’il en faut un, un rythme qui s’essouffle un peu vers le milieu. Un montage d’1h45 aurait sans doute été préférable
Réussite totale Senario original deux heures de bonheur Un film qui fait du bien Inclassable De la tendresse de l humour tous les incredians d un film restera dans les memoires