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Fiers R.
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3,0
Publiée le 7 août 2026
Après un petit détour moyennement convaincant par le film familial avec « La petite bande », un essai sur grand écran de transposition de l’imaginaire des livres La Bibliothèque verte, comme la saga « Le Club des Cinq », Salvadori revient à ce qu’il sait faire de mieux : les fantaisies entre chronique amicale ou comédie sentimentale. Sélectionné par Thierry Frémeaux pour ouvrir le Festival de Cannes cette année, « La Venus électrique » développe certes un certain prestige qui collait bien à cette occasion. Depuis que la grande messe cannoise a choisi de commencer les festivités non plus avec un blockbuster hollywoodien (la grande époque où « Da Vinci Code » ou un X-Men ouvraient le bal est révolue) mais un film français, c’est peut-être l’un des choix les plus judicieux et pertinent. Le cinéaste s’essaie pour la première fois au film d’époque et cela lui réussit plutôt bien. On n’est pas non plus dans la barre haute de sa filmographie (comme avec « Après vous... » ou « Hors de prix ») mais son nouveau film ne fait pas non plus partie de ses ratés.
Comme souvent dans ce type d’œuvres, ça passe ou ça casse. Rien que le terme assumé de fantaisie donne le la. On adhère à la proposition ou pas, on se laisse aller à la douce folie d’un film comme celui-ci ou pas. Ici, le postulat à base de télépathie, d’usurpation d’identité et de quatuor amoureux frôle parfois dangereusement le mauvais vaudeville. Mais le chic de la direction artistique, la distribution quatre étoiles et un côté flamboyant et suranné bien digéré emportent le morceau et nous font passer un délicieux moment. Du moins, durant une bonne partie du long-métrage. En effet, « La Venus électrique » dure plus de deux heures et une bonne heure et demie aurait largement suffi. Le film souffre de redites et de longueurs. En outre, le choix de proposer des dialogues anachroniques à des personnages ancrés dans l’entre-deux-guerres apparaît aussi osé qu’étrange. Parfois cela sonne bizarre et faux.
Si ce n’est ces quelques réserves, on peut assurément dire que l’on passe un bon moment. Et on le doit beaucoup à l’investissement d’un quatuor d’acteurs en forme olympique totalement assouvi à la proposition de leur réalisateur. Demoustier, Marmaï, Lellouche et Pons, tous les quatre brillent aussi bien individuellement qu’ensemble, sans que l’on puisse ressortir une prestation plus qu’une autre. Un très joli casting d’ensemble en quelque sorte. La mise en scène de Salvadori est assurée et très élégante en adéquation avec cette fable sur l’amour et le souvenir sertie dans le contexte de l’art. Si on ne vibre pas tant que cela au niveau romanesque, il y a assez de moments truculents et un comique de situation bienvenu qui fait son petit effet. En bref, « La Venus électrique » nous électrise peut-être pas autant qu’espéré mais c’est un objet assez singulier et maîtrisé pour qu’on s’y intéresse.
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Pour son 11ème long-métrage, Pierre Salvadori quitte le registre de la comédie pure – il faut l’accepter pour ne pas être trop déçu, car il s’agit ici d’une tragi-comédie davantage que d’un film à fou rire. Ce film très bien écrit, d’une élégance folle, nous plonge dans le Paris du début du XXème siècle et imagine une histoire d’amour et de deuil d’une très grande finesse. Avec des comédiens excellents – mention spéciale à Gilles Lellouche, dans un rôle secondaire où il s’avère absolument formidable. Une belle réflexion sur la passion, la perte de l'être cher, l’illusion et les faux-semblants.
Ça fait un mois que je l'attends et je n'ai pas été déçu ! Une comédie romantique flirtant gentiment avec le tragique qui se déroule dans une ambiance Paris et fête foraine des années 20 (pas les manèges, les personnages fantasques et autres attractions truquées) très bien reconstituée (imaginée). Le scénario fait avancer son sujet en double hélice avec des transitions fluides pour les personnages comme les images. La dramaturgie est ciselée aux p'tits oignons : histoires d'amour, mensonges altruistes, mensonges tout court... Outre l'amour, un des moteurs du film est la création artistique (peinture), un autre est l'appât du gain, chacun a ses "bonnes" raisons bien sûr. Le rebondissement final est virevoltant en faisant triompher l'amour de la mort. Le tout est servi par un quintet d'acteurs et d'actrices remarquablement dirigé qui nous distille une interprétation parfaite, chacun dans son registre. Mention enfin pour la musique et pour celles et ceux qui auront la ref, la musique du générique. A voir si vous aimez les belles histoires, dommage pour les autres de ne pas savoir les apprécier !
Une histoire sensible et profondément humaine qui captive par la finesse de son écriture et la justesse de ses personnages. J’ai particulièrement apprécié la reconstitution de l’époque, les costumes et cette atmosphère empreinte de douceur. Le récit illustre avec beaucoup de délicatesse combien la confiance peut révéler un talent insoupçonné. Une œuvre d’une mansuétude devenue rare au cinéma.
Une comédie romantique très légère et charmante. L’histoire est sympathique et il est touchant de voir ces personnages, si différents mais tous égarés dans leur vie, se chercher et se trouver les uns grâce aux autres. La réalisation est elle-aussi réussie en raison de l’esthétique soignée du film et des nombreux plans originaux et intelligents.
Magnifique réussite que cette Vénus électrique. Tout est réussi : le scénario est malin, les plans sont souvent créatifs (sans jamais être artificiels) et les interprétations des acteurs sont parfaites, Gilles Lellouche, Vimala Pons, Anaïs Demoustier, même Pio Marmaï n'en fait pas des tonnes (ce qui est rare, reconnaissons-le). Indubitablement, Pierre Salvadori a énormément de talent et manie à merveille l'humour, l'ambiguïté et les sentiments amoureux. C'est une comédie mais elle est diaboliquement réussie.
Parfait feel good, tout y est, comédien, romance, petit suspens Les nombreux flashbacks sont excellents et font du film un lien entre deux époques de la vie du personnage principal, impeccablement interprète par Pio Marmai
La Vénus électrique est l'un de ces petits bijoux du cinéma français qui nous manquaient depuis longtemps. Pio Marmaï y est excellent, tout comme Anaïs Demoustier, qui apporte beaucoup de fraîcheur, de naturel et d'innocence à son personnage. Tous deux forment un duo parfaitement crédible et attachant.
L'histoire est à la fois originale, drôle et délicieusement rocambolesque. L'univers rétro du Paris de 1928 est magnifiquement reconstitué et participe pleinement au charme du film. La mise en scène, les décors et les costumes nous plongent avec élégance dans cette époque.
Un véritable petit régal, rafraîchissant, plein de charme et porté par des acteurs au sommet de leur art.
Dans une fête foraine dont certaines attractions font dans le sensationnalisme, quand d'autres fricotent avec l'arnaque, Suzanne, interprétée par la sublime Anaïs Demoustier, se retrouve à devoir endosser la cape de diseuse de bonne aventure, à la limite de la passeuse d'âmes, pour communiquer avec une défunte et ainsi sauver un vivant pas loin de passer lui aussi l'arme à gauche. Cet homme (Pio Marmaï) est un peintre en dépression, qui a perdu la foi, ce qui n'est pas le cas de son galeriste (Gilles Lellouche), ami fidèle et surtout cupide, prêt à rémunérer les services de la prétendue voyante si cela peut permettre à l'artiste de recharger les batteries de l'inspiration. Suzanne se donne corps et âme (on y revient donc, de façon vague, à l'âme) pour ne décevoir ni l'un ni l'autre et, spécialiste de l'électricité, est au courant du court-circuit que peuvent provoquer des fils dénudés qui se touchent... Quand on est prêt à se mettre les doigts dans la prise et que l'on joue le tout pour tout, on peut perdre gros, ou bien gagner beaucoup. Dans de chouettes décors et une ambiance remontant à un siècle en arrière, le film de Pierre Salvadori organise un savoureux voyage dans le temps, dont on n'est pas mécontent. Le jeu est bon, les sentiments plaisants. Et tout est bien qui électrifie bien. Eclectique, la déesse lui a fait chavirer le cœur. Electrique, la Vénus lui a servi de pacemaker.
Un film familial et bien rythmé qui ne tombe pas dans la mièvrerie ou la farce. Les acteurs sont attachants. On se plonge avec délice dans l’univers artistique et forain parisien de la fin des années 20. Une très belle réussite !
Très bonne surprise. On ne voit pas le temps passer. De petites touches d'humour agréables, des histoires entremêlées bien amenées, une atmosphère agréable servie par de bons acteurs. Un film sans prise de tête pour passer un très bon moment.
«Comédie électrique» Présenté en Ouverture du Festival de Cannes 2026. Comédie enlevée avec d’excellents acteurs, avec mention spéciale pour Anaïs Demoustier à la fois espiègle et habitée par son rôle. Elle fait semblant de faire croire à un veuf, éploré de la disparition récente de sa femme, qu’elle est en contact avec elle. Une succession de situations rocambolesques qui nous parle d’amour, de deuil, d’arnaque, d’inspiration. On s’amuse beaucoup et jusqu’au bout on est surpris.
j'ai conjugué le verbe "s'ennuyer" a tous les temps...long, plat, de petits moments gracieux mais noyé dans les longueur du scénario. De bons acteurs actrices, pourtant...mais cela ne suffit pas. J'ajoute cependant une 3eme etoile pour l'originalité de l'histoire, les costume et decors de l'époque (en + du jeu des acteurs).