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Bettina Perrin-Terrin
1 critique
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5,0
Publiée le 30 décembre 2025
Une merveille ! Un chef d’œuvre … le jeu des acteurs, les couleurs , les costumes sublimes , le scénario , les prises de vue, tout est captivant !! Un grand moment et un voyage initiatique au Japon
Un film sur les hauts et les bas d'un artiste de kabuki egoiste et uniquement préoccupé de sa carriere. Mais le scénario est dramatiquement repetitif et sans âme, mais surtout long tres long... Et la fin interminable. Bref on decroche et l'on s'ennuie tres vite
Fresque grandiose , profondément documenté , se déroulant sur plusieurs décennies et concentrée sur la rivalité de deux adolescents devenant adultes, dans le milieu du Kabuki, théâtre traditionnel japonais, au jeu codifié (maquillages marqués, dialogues aux intonations chantantes, postures chorégraphiques…) . Le film est maîtrisé en terme de Mise en Scène .
Brillant et intense, LEE fait de cette œuvre fleuve, un grand moment de cinéma, parfois peut être un peu long, mais d'une telle richesse et beauté, que l'on se laisse totalement prendre dans cette belle aventure
Ai vu « Le Maitre du Kabuki » de Sang-il Lee. Fresque qui s’étale sur plusieurs décennies, nous suivons la destinée de Kikuo (hallucinant Ryô Yoshizawa) tout juste orphelin à 14 ans alors qu’il est confié à un acteur de Kabuki pour lui apprendre cette discipline qui allie le chant, la danse, le théâtre. L’adolescent a un talent certain pour l’onnagata, soit l’interprétation de rôle féminin. Kikuo suit l’enseignement sévère du Maitre avec le fils de ce dernier, Shunsuke (intense Ryusei Yokohama). Les deux apprentis vont former un duo reconnu mais imprégné de jalousie et de trahison. La première partie du film consacrée à l’apprentissage et la transmission est passionnante, d’autant plus qu’ils se rapprochent assez des didacts de l’opéra occidental. La deuxième partie qui laisse place à de larges extraits du répertoire du Kabuki est époustouflante. La réalisateur est bien plus à l’aise et inventif pour transmettre la magie, la puissance de cet art complet que pour filmer le quotidien, où sa mise en scène est plus académique. La photographie de Sofian El Fani qui favorise les couleurs vives et contrastées est remarquable. Evidemment l’on pense à « Adieu ma concubine » (1993) de Chen Kaige, mais l’intrigue est tout autre puisqu’il n’y a aucune ambiguïté sexuelle ni contexte politique dans « Le Maitre du Kabuki ». Regarder Ryô Yoshizawa passer du rôle de Kikuo aux nombreux personnages féminins du répertoire Kabuki est un spectacle époustouflant en soi. Nous sommes hypnotisés par sa grâce, sa précision dans les gestes, son émotion dans les chants déclamés en voix de tête. Le film intense et fascinant, grandiose, flamboyant donne envie d’assister à une réelle représentation de cet art japonais.
Sublime. Vu hier et les images sont encore là. Le kabuki si envoûtant avec ses maquillages costumes musiques. Ce "je t'aime moi non plus" entre ces deux hommes est surprenant. Oui la mise en scène est sûrement "classique" mais ici c'est assumé pour une esthétique XXL. A voir et à revoir.
J'aurais adoré adorer. Dépaysement total avec un Japon pas si lointain, le Kabuki, art ancestral dont les codes de jeu et d'esthétique m'échappent totalement, grande fresque historique sur 50 ans, une rivalité frère/demi-frère, bref tout ce que je'aime (entre autres...) Mais le film reste trop classique, boursouflé, Lee Sang il ne parvient pas à nous attacher à ce personnage. On comprend les intentions de mise en scène (les femmes de la vie du héros apparaissent aussi subitement qu'elles disparaissent parce qu'il s'en fout et que seule compte l'accession au plus haut niveau de reconnaissance). Finalement on ne note aucune différence entre le Japon de 64 et celui de 2014 parce que le film ne nous montre pas le pays et son histoire, son évolution. Tout est au niveau de cette maladive quête de perfection du Kabuki. Entre l'ascension, la chute, la loose et la renaissance, le chemin devient assez vite balisé et on s'ennuie quand même pas mal lors de multiples et incessants rebondissements (les frères s'aiment, se jalousent, se haïssent, se rabibochent, s'adorent, on n'en peut plus). Pour créer l'émotion lors de la scène finale, une musique hollywoodienne recouvre la musique japonaise traditionnelle pour faire sortir une larmette. C'est dire. Manque de souffle.
Un mélodrame flamboyant, qui raconte la destinée d'un orphelin d'un chef yakuza, qui deviendra le meilleur maître du Kabuki, dépassant le fils de son mentor. Une réalisation raffinée et esthétique, de superbes décors et maquillage, avec une performance magistrale des deux acteurs Ryo Yoshizawa et Ryusei Yokohama ; pour les amateurs du Kabuki, ou pour ceux qui veulent s'initier à cet art Japonais, les autres seront rebutés par la durée du film.
Film magnifique, la beauté des images, le jeu brillant des 2 acteurs principaux, l’impression de rentrer dans un univers mystérieux, codifié mais tellement empreint de poésie, de subtilité que je me suis complètement plongé dans cet univers. Un vrai chef d’œuvre.
Grande fresque boursouflée sur un sujet qui avait tout pour passionner: dynasties familiales, rivalités fraternelles, hommage au théâtre traditionnel kabuki. La forme poussive et caricaturale penche plus du côté d’un lourd biopic américain que de la subtilité et de l’humilité du cinéma japonais.
Alors oui, la direction artistique offre des costumes et des décors ( scènes de représentations d'oeuvres de Kabuki ) splendides, mais cela suffit il pour réaliser un très grand film ? On sait bien que non.
Il manque tout simplement un scénario qui ne laisse pas autant à l'écart les personnages secondaires et qui s'attache à décrire véritablement la personnalité et l'intériorité émotionnelle du futur maître de Kabuki.
C'est donc ( pour ma part ) un peu léger pour m'emballer pour ce film japonais, qui n' est toutefois, malgré mes réserves, ( et à mon goût) pas dénué d'intérêt.
Les scènes de représentations, l'importance culturelle de cette expression artistique caractéristique de l'empire du soleil levant, une photo loin d'être dénuée d'intérêt, peuvent justifier de se déplacer en salle.
Faisant parfois penser de loin, à " Adieu ma concubine" ( palme d'or à Cannes) excellent opus du chinois Chen Kaige, " le maître de Kabuki" souffre malheureusement et très grandement de la comparaison.