Note moyenne
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Ce film fleuve est un hommage puissant au théâtre traditionnel japonais. On y suit la vie de Kikuo, qui va devenir une star du théâtre en parallèle d’une vie mouvementée. Si le film est beaucoup trop long, certaines scènes, surtout sur la fin sont bouleversantes et juste sublimes.
Un peu lent et long mais très beau sans son genre, la description de la vie tourmenté des artistes, sutour quand filiation et héritage s’en mêlent
L’un des meilleurs films du XXIème siècle! La réalisation, la musique, le rythme et la profondeur du récit, l’engagement des comédiens, tous ces aspects parfaitement maîtrisés portent ce film au rang de chef d’œuvre du cinéma incontestablement. Il ne fait pas l’économie du drame humain et de la dureté du destin mais sans tomber dans un pathos exacerbé qui aurait rompu l’équilibre. Tout comme l’injustice séparant les deux jeunes hommes sera équilibrée plus tard par un implacable retour de balancier, qui finalement les réunira pour des moments d’émotion tels que le cinéma en réserve peu.
Se consumer au bénéfice d’un art unique, atteindre la technique parfaite, mettre sa chair et la palpitation de son âme au service du personnage fardé de blanc qui incarne, le temps du spectacle, le tragique et la beauté, à faire bruire le public comme des arbres sous le vent. C’est cela le propos entier de ce film bien précieux.
Se consumer au bénéfice d’un art unique, atteindre la technique parfaite, mettre sa chair et la palpitation de son âme au service du personnage fardé de blanc qui incarne, le temps du spectacle, le tragique et la beauté, à faire bruire le public comme des arbres sous le vent. C’est cela le propos entier de ce film bien précieux.
Un magnifique film sur le Japon et cet art méconnu. ce film ne plaîra pas à tous, ce n'est pas vraiment un film grand public, mais il est original et culturellement très intéressant et émouvant. Quelques longueurs mais aussi de sublimes moments.
Un bonheur de tous les instants. Tout est soigné : le scénario, la photo, le jeu des acteurs, la mise en scène. La grande tradition de cette forme de théâtre propre au Japon est passionnante.
Autant faire simple, un bijou.
Puisqu il faut 100 caractères pour publier :
Une fresque magnifique. Des personnages profonds...
Puisqu il faut 100 caractères pour publier :
Une fresque magnifique. Des personnages profonds...
« Combien de personnes as-tu sacrifiées pour en arriver là ? » S'étalant sur plusieurs décennies, "Kokuhô" suit le destin croisé de Kikuo et Shunsuke, deux passionnés de kabuki qui veulent devenir le meilleur acteur du pays de ce théâtre japonais traditionnel. Un très long voyage pour Kikuo, qui reste malgré tout le personnage principal, un enfant de yakuza qui est recueilli par un maître kabuki. On découvre tous les codes de cet art très particulier qui peut clairement rebuter. Je n'ai pas totalement été réfractaire à cet art, mais ce n'est clairement pas mon truc. Je n'ai pas aimé la façon de jouer, les intonations ou même les histoires racontées même si on a droit qu'à un aperçu. Heureusement, même s'il s'agit d'un film sur le kabuki et son évolution dans la société au fil des années, tout ce qu'il y a autour est universel. C'est une histoire autour de l'héritage, de la transmission, de la rivalité, de la jalousie, de la fraternité et de la glorification des artistes qui peuvent tout perdre lorsque leur image est écornée. Tout cela m'a suffi même si on en revient toujours à cet objectif de vie et tous les sacrifices pour l'atteindre. Proposition du Japon pour la 98e cérémonie des Oscars, "Kokuhô" ne m'a pas forcément procuré énormément de plaisir, mais je l'ai trouvé pas mal et pas ennuyeux malgré sa durée de trois heures.
fresque élégante bien qu un peu longue, le parcours de ces deux artistes de kabuki aurait mérité une mise en scène plus flamboyante. mais, tel qu il est, le film ne manque ni de charme ni de qualité. les scènes de Kabuki restent les plus moments de ce film fleuve
Un film qui repend les codes les plus plats des épopées hollywoodiennes, avec comme décor un Japon d'Épinal. La dualité entre les frères, le fils illégitime, le père autoritaire, la vengeance, la réconciliation, la compétition, l'excellence, les femmes kleenex...
Les persos sont creux, le scénario désespérément prévisible. Si vous avez 3h à perdre...
Les persos sont creux, le scénario désespérément prévisible. Si vous avez 3h à perdre...
Une histoire universelle, des acteurs en état de grâce, une bande originale parfaite.
Chef d’oeuvre.
Chef d’oeuvre.
Formidable adaptation d’un roman, Kokuho est une fresque d’un demi-siècle que l’on traverse sans voir passer les trois heures. Le film suit le parcours de Kikuo dans le Japon de l’après-guerre, entre tradition et modernité. D’abord animé par la vengeance, il développe une obsession dévorante pour le kabuki, tentant de se faire une place dans un monde où la légitimité repose avant tout sur les liens du sang.
Entre rivalité, sacrifice et dévotion, le film montre comment un orphelin, pourtant doté d’un talent inné, doit se battre sans relâche pour son ascension dans une société qui lui oppose sans cesse des obstacles. Derrière la lumière de la scène, Kokuho révèle l’ombre : le travail acharné, l’utilisation des autres, et le coût humain immense dissimulé derrière la réussite et l’admiration du public.
Le film pose une question centrale : qu’est-ce qui fait un grand acteur de kabuki ? Le talent, le sang, la persévérance, ou le sacrifice de soi ?
La mise en scène impressionne par la précision et l’élégance : prestations remarquables des acteurs, gestes millimétrés du kabuki, silences chargés de sens, plans serrés, choix musicaux et rythme parfaitement maîtrisé. Une œuvre dense et marquante, qui interroge la place de l’étranger dans la société japonaise et la manière dont la beauté peut parfois masquer la noirceur des coulisses.
Entre rivalité, sacrifice et dévotion, le film montre comment un orphelin, pourtant doté d’un talent inné, doit se battre sans relâche pour son ascension dans une société qui lui oppose sans cesse des obstacles. Derrière la lumière de la scène, Kokuho révèle l’ombre : le travail acharné, l’utilisation des autres, et le coût humain immense dissimulé derrière la réussite et l’admiration du public.
Le film pose une question centrale : qu’est-ce qui fait un grand acteur de kabuki ? Le talent, le sang, la persévérance, ou le sacrifice de soi ?
La mise en scène impressionne par la précision et l’élégance : prestations remarquables des acteurs, gestes millimétrés du kabuki, silences chargés de sens, plans serrés, choix musicaux et rythme parfaitement maîtrisé. Une œuvre dense et marquante, qui interroge la place de l’étranger dans la société japonaise et la manière dont la beauté peut parfois masquer la noirceur des coulisses.
Un chef d’œuvre ce film , des images incroyables avec ces décors de théâtre, des acteurs juste parfait en émotion en jeu , une musique qui vient sublimer certains passages avec brio , une histoire incroyable et tellement imprégnée de la culture japonaise et de l’art du kabuki. Sincèrement un film suspendu ou je suis ressorti envahi d’émotion, troublé de sentiments forts profonds intenses. Courrez voir ce film qui dure 3 h quand même mais ce type de film vous fait vibrer découvrir prendre conscience que c’est génial le cinéma. J’ai pas les mots suffisant mais le cinéma asiatique je connaissais peu et depuis quelques temps où je commence à m’y intéresser davantage, c’est d’une rare beauté sensibilité justesse. Et merci Bravo
Voilà un film fascinant. Même en ne connaissant que peu de choses du Japon, on reste scotché par la beauté des images de cette saga à rebondissements sur une longue amitié. En dépit de sa durée, on ne s'ennuie jamais entre l'alternance de scènes de la vie des artistes de Kabuki et de leur entourage encore sous l'influence de conventions culturelles et sociales très strictes et de scènes du spectacle merveilleusement filmées. Les deux acteurs principaux sont au top, tant sous leurs fards qu'au quotidien.
Un seul petit bémol pour moi, quelle idée d'avoir parfois pollué le son original du spectacle Kabuki par de la musique occidentale pseudo-dramatisante !
Un seul petit bémol pour moi, quelle idée d'avoir parfois pollué le son original du spectacle Kabuki par de la musique occidentale pseudo-dramatisante !
Fresque japonaise somptueuse. On ne voit pas le temps passer malgré la durée annoncée. C'est magnifique (les scènes théâtrales), c'est tragique, cette ambivalence est bouleversante.
La réalisation de ce film japonais est d’une veine assez classique, tout comme l’histoire de ses deux frères de lait qui finissent par se déchirer. Ce qui l’est beaucoup moins, c’est l’univers dans lequel se déroule l’histoire du film, à savoir le Kabuki. Pour nous occidentaux cette forme de théâtre nous est complètement inconnue.
Le kabuki est un art extrêmement codifié, qui vient mêler le chant à la danse dans une forme de jeu épique des acteurs. On pourrait peut-être chez nous l’associer à une forme d’opéra. Et dans le Kabuki, les onnagatas sont des hommes qui interprètent des personnages féminins. Mais tout leur talent doit alors exprimer la féminité aussi bien voire mieux que pourrait le faire une femme.
Le titre originel du film « Kokuhō », est davantage porteur de sens pour comprendre la portée romanesque du film. Sa signification est en effet « trésor national », ce qui est une haute distinction au Japon. II existe aussi le titre de « trésor national vivant » qui concerne des personnes qui vont exceller dans la maîtrise d’un art ou d’un artisanat. Ceux qui jouissent de cette émérite certification, reçoivent alors une dotation annuelle du gouvernement japonais, dans le but de préserver ces biens immatériels qu’ils détiennent.
Étrangement, le juste équilibre de l’histoire dans cet univers si singulier fait qu’on ne voit pas passer le temps. Nous sommes happés dans ces étranges jeux de scènes de personnages aux splendides costumes et aux maquillages de geishas, dont les histoires sur la scène font échos à la vie des deux protagonistes.
L’un est d’une lignée d’onnagata, qui lui permettrait de pouvoir prétendre hériter par son sang, du titre honorifique de son père biologique, grand maître de Kabuki. Quand l’autre disciple est un jeune orphelin d’une famille de Yakuzas, que le maître a repéré pour ses talents et élève aux côtés de son propre fils.
Ce film est une occasion unique de pouvoir appréhender un art d’une grande subtilité dont les codes nous sont complètement étrangers. Il semble comme l’indique l’affiche du film que plus de 11 millions de japonais soient allés le voir, peut-être est-ce là l’occasion pour tout un peuple de renouer par le cinéma avec un pan de leur patrimoine qui tend à disparaître…
Le kabuki est un art extrêmement codifié, qui vient mêler le chant à la danse dans une forme de jeu épique des acteurs. On pourrait peut-être chez nous l’associer à une forme d’opéra. Et dans le Kabuki, les onnagatas sont des hommes qui interprètent des personnages féminins. Mais tout leur talent doit alors exprimer la féminité aussi bien voire mieux que pourrait le faire une femme.
Le titre originel du film « Kokuhō », est davantage porteur de sens pour comprendre la portée romanesque du film. Sa signification est en effet « trésor national », ce qui est une haute distinction au Japon. II existe aussi le titre de « trésor national vivant » qui concerne des personnes qui vont exceller dans la maîtrise d’un art ou d’un artisanat. Ceux qui jouissent de cette émérite certification, reçoivent alors une dotation annuelle du gouvernement japonais, dans le but de préserver ces biens immatériels qu’ils détiennent.
Étrangement, le juste équilibre de l’histoire dans cet univers si singulier fait qu’on ne voit pas passer le temps. Nous sommes happés dans ces étranges jeux de scènes de personnages aux splendides costumes et aux maquillages de geishas, dont les histoires sur la scène font échos à la vie des deux protagonistes.
L’un est d’une lignée d’onnagata, qui lui permettrait de pouvoir prétendre hériter par son sang, du titre honorifique de son père biologique, grand maître de Kabuki. Quand l’autre disciple est un jeune orphelin d’une famille de Yakuzas, que le maître a repéré pour ses talents et élève aux côtés de son propre fils.
Ce film est une occasion unique de pouvoir appréhender un art d’une grande subtilité dont les codes nous sont complètement étrangers. Il semble comme l’indique l’affiche du film que plus de 11 millions de japonais soient allés le voir, peut-être est-ce là l’occasion pour tout un peuple de renouer par le cinéma avec un pan de leur patrimoine qui tend à disparaître…
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