Film magnifique, la beauté des images, le jeu brillant des 2 acteurs principaux, l’impression de rentrer dans un univers mystérieux, codifié mais tellement empreint de poésie, de subtilité que je me suis complètement plongé dans cet univers. Un vrai chef d’œuvre.
Il semble que le Kabuki soit un art japonais de la danse et du théâtre où des hommes se transforment en femmes ? L’art date du 17ème siècle et perdure jusqu’à Nos Jours….C’est donc un art du quiproquo….Le film relate la vie d’un de ses artistes….De 1964 jusqu’en 2015….quelques décennies donc, interprétées par des acteurs plus ou moins grimés…..Autant le dire le film a des costumes magnifiques, et des moments de grâce ( deux ou trois) notamment dans les représentations théâtrales….On est dans une réelle immersion, à la fois dans une époque et dans une culture que je juge exemplaire..La salle était captivée. Je n’ai pas senti le temps passer….il me semble que le film a fait plus de dix millions d’entrées au Japon….Ce n’est guère étonnant, car l’émotion est permanente, la mise en scène classique mais irréprochable et les acteurs exemplaires….Un film rare et un produit culturel à découvrir absolument… N’hésitez pas, le cinéma se vit au présent…..
J'aurais adoré adorer. Dépaysement total avec un Japon pas si lointain, le Kabuki, art ancestral dont les codes de jeu et d'esthétique m'échappent totalement, grande fresque historique sur 50 ans, une rivalité frère/demi-frère, bref tout ce que je'aime (entre autres...) Mais le film reste trop classique, boursouflé, Lee Sang il ne parvient pas à nous attacher à ce personnage. On comprend les intentions de mise en scène (les femmes de la vie du héros apparaissent aussi subitement qu'elles disparaissent parce qu'il s'en fout et que seule compte l'accession au plus haut niveau de reconnaissance). Finalement on ne note aucune différence entre le Japon de 64 et celui de 2014 parce que le film ne nous montre pas le pays et son histoire, son évolution. Tout est au niveau de cette maladive quête de perfection du Kabuki. Entre l'ascension, la chute, la loose et la renaissance, le chemin devient assez vite balisé et on s'ennuie quand même pas mal lors de multiples et incessants rebondissements (les frères s'aiment, se jalousent, se haïssent, se rabibochent, s'adorent, on n'en peut plus). Pour créer l'émotion lors de la scène finale, une musique hollywoodienne recouvre la musique japonaise traditionnelle pour faire sortir une larmette. C'est dire. Manque de souffle.
Un mélodrame flamboyant, qui raconte la destinée d'un orphelin d'un chef yakuza, qui deviendra le meilleur maître du Kabuki, dépassant le fils de son mentor. Une réalisation raffinée et esthétique, de superbes décors et maquillage, avec une performance magistrale des deux acteurs Ryo Yoshizawa et Ryusei Yokohama ; pour les amateurs du Kabuki, ou pour ceux qui veulent s'initier à cet art Japonais, les autres seront rebutés par la durée du film.
Sublime. Vu hier et les images sont encore là. Le kabuki si envoûtant avec ses maquillages costumes musiques. Ce "je t'aime moi non plus" entre ces deux hommes est surprenant. Oui la mise en scène est sûrement "classique" mais ici c'est assumé pour une esthétique XXL. A voir et à revoir.
Un long voyage qui nous fait plonger dans l'univers mystérieux et ô combien fascinant de ce genre théâtral si particulier ! Mélange de violence et de raffinement esthétique, magnifiquement porté par les 2 acteurs principaux, ce film m'a tenue en haleine jusqu'au dénouement final ... Un joli cadeau de Noël depaysant à decouvrir sans tarder
Le maître du Kabuki a attiré 12 millions de spectateurs dans les salles japonaises, preuve s'il en est que cet art du théâtre traditionnel reste profondément ancré dans la culture nippone. Mais ce film de près de trois heures ne connaîtra sans doute pas le même triomphe en France, à cause de sa durée (Avatar est pourtant plus long), mais surtout de son sujet, jugé aride dans nos contrées occidentales, si l'on n'est pas un amateur patenté. Et c'est bien dommage, car le film de Sang-il Lee ne nous montre que des parties relativement courtes de ce spectacle si particulier, et ce sont les plus belles scènes, somptueuses en termes de décors et de costumes, mais aussi intenses par leur rattachement malin à l'intrigue qui nous est contée. Les acteurs dont il est question sont des onnagata, ces acteurs masculins spécialisés dans les rôles féminins, tout au long de leur vie, et qui peuvent être considérés, au faîte de leur gloire, comme un véritable "trésor national." Rivalités, complicité, déchéance et triomphe se succèdent dans une trame classique, certes, mais que le film rend palpitante, en ménageant des ellipses et en donnant toujours la priorité à ses personnages, admirablement interprétés, et à la magnificence du spectacle vivant. Un hommage vibrant à l'amour du jeu dans l'art sublime de la mise en scène du kabuki.
Fresque grandiose , profondément documenté , se déroulant sur plusieurs décennies et concentrée sur la rivalité de deux adolescents devenant adultes, dans le milieu du Kabuki, théâtre traditionnel japonais, au jeu codifié (maquillages marqués, dialogues aux intonations chantantes, postures chorégraphiques…) . Le film est maîtrisé en terme de Mise en Scène .
MAGNIFIQUE !!! Comme pour paraphraser la réplique du personnage principal incarné, par Ryo Yoshizawa lors de sa dernière Représentation Théatrale. Un film qui a judicieusement été choisi pour représenter le Japon aux Oscars dans la catégorie Meilleur Film International. Un film qui est une sorte de "Adieu ma Concubine" mais version nippone, cet "Art" qu'est le "KABUKI" est une tradition japonaise depuis le XVIIème Siécle. La présence de Ken Watanabe dans ce long-métrage, était de toute évidence en vue des Oscars, il est par ailleurs le dernier japonais à avoir reçu une Nomination en tant que Meilleur Acteur dans un second rôle en 2004 pour "Le Dernier Samourai". C'est presque une Fierté Nationale de présenter ce film, pour concourrir au prestigieux prix Hollywoodien. Si à tout hasard il était nominé, il y a d'autres catégories où il pourrait s'illustrer, comme les "Costumes" ou le "Maquillage", notamment. Un très grand film, qui j'espère en fera voyager plus d'un.
Brillant et intense, LEE fait de cette œuvre fleuve, un grand moment de cinéma, parfois peut être un peu long, mais d'une telle richesse et beauté, que l'on se laisse totalement prendre dans cette belle aventure
Ce film japonnais tourné dans la mythique ville de KYOTO, est une belle fresque somptueuse bien réalisée qui nous fait découvrir l’art théâtral traditionnel du KABUKI. Dans ce film, on suit les destins de deux jeunes acteurs aux trajectoires différentes. La mise en lumière des scènes de cet art traditionnel avec son esthétisme ? suscite de réelles émotions. Dommage simplement que ce soit un peu trop long.
Bernard CORIC
(Film visionné à la projection de presse du2711/2025 au Club marbeuf à PARIS)