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Jean HERVE
14 abonnés
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3,5
Publiée le 25 mai 2026
c'est un très beau film de belles images en noir et blanc une façon d'aborder le rapport entre des êtres tellement différents mais que c'est lent lent lent long long long des plans fixe qui n'en finissent plus des travelling interminable
Tout en intériorité et en substance émotionnelle, " Cosmos " ( 2024 )réalisé par le franco-suisse Germinal Rouaux, déroule son scénario minimaliste, sur un ton qui relève du slow cinéma.
Plans séquences en noir et blanc, sans beaucoup de dialogues, ni d'accompagnement musical, mais où la connexion des sens, des interrogations mystiques et religieuses sont sollicitées en s'appuyant sur les méandres intimes des deux personnages principaux.
Angela Molina ( c'est elle qui se partageait le rôle féminin avec Carole Bouquet dans " cet obscur objet du désir" - 1977- dernier opus de Bunuel ) qu'on avait pu voir dans le formidable " Blancanieves " de Pablo Berger (2013 ) ou dans deux opus d'Almodovar ( " En chair et en os " et " Étreintes brisées" ) domine la distribution, dans le rôle d'ancien professeur d'université, veuve depuis des lustres, malade, retournée sur les traces de son passé entouré de nostalgie.
D'une grande poésie et d'une grande beauté formelle " Cosmos " propose une réflexion sur la vie, ce qui compte vraiment ( considérations matérielles et sociales sont renvoyées au placard ) dans ce film aux accents parfois irréel, ou la rencontre entre un campesino mystique et une intellectuelle bourgeoise athée touche à l'universel.
Cosmos est un film visuellement très beau qui appelle à la contemplation. Le noir et blanc est magnifique et certains plans imprègnent durablement la rétine. On pense forcément à Bela Tar ou encore Tarkovski, mais le problème est que le film souffe forcément de la comparaison. D'un point de vue narratif, le film, malgré la qualité de ses interprètes, est assez convenu. Le spectateur suit un scénario assez programmatique qui laisse assez peu de place à l'émotion. La réussite formelle de l'oeuvre emporte néanmoins l'adhésion au détriment de ce qui est raconté. Il est dommage que le réalisateur n'ait pas cherché à aller plus loin dans l'abstraction et la métaphysique. Son film a des allures de drame classique et c'est là sa principale caractéristique.
Portrait de deux solitudes qui se rejoignent, l'un mutique, apathique et pauvre, l'autre mourante et riche... visiblement, ils s'attachent l'un à l'autre, et on se demande bien pourquoi. Tout ça baigné dans une photo en noir et blanc qui montre une nature complètement morte. Reste l'actrice magnifique, la musique envoûtante et 2 bells scènes. Mais que c'est long !
Film envoûtant et intense par la lenteur de l’action, l’épaisseur des silences, la somptuosité des clairs-obscurs et la profondeur des sentiments. Véritable communion avec la nature et transcendant le malheur par la lumière et la poésie, il est saisissant de beauté.
Avec ses films en noir et blanc et son message empreint de christianisme et d’humanisme (selon les insondables convictions de chacun), Germinal Roaux fait du bien. J’avais raté Fortuna en 2018, ai vu et adoré Cosmos. Par un grand vent d’orage soulevant sable et âmes, le réalisateur suisse surexpose la pellicule comme pour éclairer la noirceur de l’existence. L’errance d’un chien perdu sans collier provoque la rencontre improbable de Leon (remarquable Andrés Catzín), paysan illettré du Yucatán expulsé de chez lui, avec Lena (Ángela Molìna), une grande bourgeoise autocentrée venue mourir dans son palais décati. Les graines de cosmos fournies par Lena et plantées par Leon auront-elles le temps de fleurir ? Par le truchement d’un vieux gramophone, les deux rescapés de l’existence mettent en musique un duo inoubliable.
Un paysan pauvre (Andres Catzin) est exproprié par la construction d’une route. Il se lie d’amitié avec une vieille femme riche (Angela Molina) qui se meurt d’une maladie incurable dans une immense hacienda.
Les conseils d’une amie éclairée qui avait vu le film quelques heures avant moi au MK2 Beaubourg m’avaient incité à aller voir "Cosmos" : « c’est un film de photographe, trop long, trop lent, contemplatif, mais empli d’une poésie qui m’a conquise ». Mais s’agissait-il d’un conseil ? ou d’une mise en garde ?
On a vu pendant tout le mois d’avril la bande-annonce de "Cosmos". Elle ne ment pas sur le produit. On sait par avance ce que le film nous réserve : un spectacle beau et long, dans un noir et blanc soyeux, sur une relation improbable et quasiment muette, entre deux solitudes, émaillée de quelques instants de grâce.
Il a fallu que je m'adapte a l'extrême lenteur du début du film qui s'aoorivoise quand on prend conscience de la beauté des images, de leur force d'évocation. Puis apparaît cette femme lumineuse, au regard si beau, à la voix douce, un peu enfantine, paradoxe avec son âge avancé qu'elle abordé avec beaucoup d'attitudes juveniles. Et pourtant, elle est très malade,en fin de vie, ce qui m'est apparu comme juvénile et même enfantin n'était sans doute qu'un grande fragilité. Elle aurait pu sombrer dans un parvis d'auto apitoiuement, mais elle ne perd jamais sa grâce et sa dignité. Elle exprime joliment sa reonnaissance à Léon qui, a la façon d'un bon chen fidèle l'entoure de sa gentillesse, sa grande douceur, son silence est précieux aussi, il n'est pas vide de sens. Ces deux êtres, que tout oppose s'avèrent indispensables l'un à l'autre, entourés des attentions de la cuisinière vigilante.
Quel bonheur de pouvoir savourer un film aussi contemplatif, mais bouleversant et puissant autour d'une rencontre improbable entre deux âmes esseulées ...La mort annoncée est le 3eme personnage de ce film d'une délicatesse rare, et par la grâce du réalisateur et l'authenticité des caractères et des dialogues , elle se montre douce et tendre ... Bravo !!!
Bravo à l’acteur non-professionnel renfermé et solitaire que l’on suit dans son quotidien, à l’actrice pour l’interprétation de cette femme refusant toute compagnie, ayant peur de mourir ! « Tu as été un cadeau, un miracle ».
Une BO pleine d’un charme désuet, des plans serrés sur les visages, de longs plans fixes et de lents mouvements de caméra, un éclairage parfait, de très beaux contrastes et surtout un film dans un sublime Noir & Blanc ! De toute beauté ! Bravo pour cette magnifique photographie !
Un huis-clos contemplatif et poétique, ponctué par un récit, lent avec peu de dialogues et beaucoup de silences qui aborde l’expropriation des populations indigènes de leurs terres, la destruction de la Nature, les rapports de classe et dans sa dernière partie très émouvante et bouleversante la fin de vie, la peur de mourir, la mort. Une histoire toute simple et très humaine.
Si vous êtes sensible à l’esthétisme, à la photographie, au Noir & Blanc, allez voir ce film ! Très beau visuellement et plastiquement.
Dommage pour le manque de visibilité de ce film, distribué dans seulement 2 salles à Paris ! Excellent film d’Art & d’Essai.
Esthétiquement superbe, Cosmos ne fonctionne pas pleinement. Il est rare de voir un film au noir et blanc aussi parfait, avec un tel piqué et une lumière si subtile. La qualité de la photographie est renforcée par les cadrages et la mise en scène. Dès le premier plan, c'est frappant. Un lent panoramique relie les exvotos dédiés à la vierge, la nature et le crâne annonçant la mort. Bien plus tard, un même panoramique révélera le monde d'un tout autre personnage, appartenant à une tout autre catégorie socioculturelle du Mexique contemporain. Mais le film pèche sans doute par son personnage principal qui n’incarne pas suffisament le mystère qu'il est censé endosser. Il s'avère trop taiseux, trop attentiste, et jamais la mise en scène ne fait un pas de côté pour le singulariser. spoiler: Et puis il s'avère que c'est un film sur la mort. La longue maladie du second personnage s'enfonce progressivement vers l'agonie et la disparition. Or évidemment, ce n'est pas un processus très dynamique, à moins de parvenir à en tirer des images suffisamment métaphysiques, ce qui n'est pas le cas ici
Bref, un film très beau, touchant à des thèmes très profonds, mais n'atteignant pas le degré de mystère d'autres de ses homologues. Sans doute pour cinéphile averti, mais sans les convaincre tout à fait, peut-être.
Pour son 3ème film, Germinal Roaux signe un chef d'oeuvre d'une sensibilité bouleversante ton un noir et blanc sublime qui est devenu sa signature. Rare de voir un film aussi beau et délicat qui ouvre les portes de l'âme et nous fait voyager.