Vivaldi et moi
Note moyenne
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202 critiques spectateurs

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Coric Bernard

455 abonnés 851 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 22 novembre 2025
Cette fiction historique adaptée du livre de Tiziano SCARPA raconte le destin tragique d’une jeune fille, prodige violoniste, dans un orphelinat de Venise. Dans ce film, il y a, bien sûr, une grande place pour la musique de VIVALDI mais c’est également une description des mœurs de l’époque dans la Venise du 18ème siècle. Le réalisateur, qui a fait de nombreuses mises en scène d’opéras, restitue bien tout cela dans cette fiction avec les décors et costumes de l’époque. Le film est agréable à visionner et ravira les mélomanes.

Bernard CORIC

(Film visionné à la convention DIAPHANA le 18/11/2025 à PARIS)
Jipéhel
Jipéhel

101 abonnés 601 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 avril 2026
Cordes sensibles

Damiano Michieletto est un metteur en scène d’opéra réputé. C’est ici son 1er film et ce n’est pas le même métier. Mais je me dois de reconnaître que ces 110 minutes font passer un beau moment, tant musicalement bien sûr, que visuellement et dramatiquement. Au début du XVIIIᵉ siècle, l’Ospedale della Pietà à Venise recueille et forme de jeunes orphelines à la musique. Dissimulées au public, souvent masquées ou derrière une grille, l’orchestre de jeunes filles se produit pour les riches mécènes de l'institution. Cécilia, 20 ans, y excelle en tant que violoniste. Jusqu'au jour où l'arrivée d’un nouveau maître de musique, Antonio Vivaldi, vient bousculer sa vie et celle de l’Ospedale. On pouvait craindre un scénario banal, mais pas du tout, l’histoire nous tient en haleine jusqu’au mot FIN et parvient même à nous surprendre. Un très beau film.
Librement inspiré du roman Stabat Mater de Tizano Scarpa, publié et très bien reçu en Italie en 2008, ce drame musical a su conservé l’atmosphère de souffrance et de drame liée aux règles de vie quotidienne dans ces orphelinats. La photo est superbe de bout en bout et le casting tout simplement remarquable. Outre que l’on découvre ce mode d’éducation et ses dérives, beaucoup apprendront que le « prêtre roux » n’a pas composé que les Quattro staggioni, loin de là et qu’en particulier, sa musique religieuse est magnifique. On ne peut s’empêcher de repenser au Gloria de Margherita Vicario en 2024, qui traitait sensiblement su même sujet mais dont l’épilogue était nettement moins inspiré. Certes, Vivaldi reste un des musiciens dont on sait le moins de choses, – on a encore découvert certaines de ses œuvres il y a moins de 20 ans -. Le scénario pouvait donc broder à loisir autour du personnage. Ce qui est avéré, c’est sa santé fragile et son attachement à l’Ospedale de la Pieta dont la remarquable qualité musicale était reconnue de tous. A cet effet, le mode de vie et les mœurs de l’époque sont parfaitement décrits dans ce film. Pour le reste, vous l’avez compris, cela relève du roman. Mais qu’importe, le propos du film n’étant pas de faire un biopic de Vivaldi.
Outre la reconstitution musicale de grande qualité – les enregistrements ont été assurés par l’orchestre de la Fenice, une référence ! -, le casting est excellent. La jeune Tecla Insolia a une formidable présence et incarne avec force le 1er rôle féminin. Michele Riondino campe un Vivaldi tout à fait plausible. Ajoutons volontiers Fabrizia Sacchi et Andrea Pennacchi parmi une distribution fort nombreuse. Un hommage plus que soigné – quasi vertueux – à ces musiciennes de l’ombre et à leur mentor, pour dresser le portrait d’une jeune orpheline qui, sous l’égide du maître, trouve l’occasion et la force de s’émanciper de sa condition. La musique tour à tour syncopée, mordante et fiévreuse, mélancolique et douloureuse, sert de fil rouge sonore et visuel à ce très beau film tout en clair-obscur.
Caro Cinéma
Caro Cinéma

80 abonnés 366 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 2 mai 2026
Un très bon film historique,
avec une reconstitution soignée
du XVIIIe siècle
et du fonctionnement
de cet orphelinat vénitien,
dans une atmosphère
qui restitue avec finesse
les codes et tensions de l’époque.
Dès la première scène,
on se laisse facilement entraîner
dans le récit
et on suit avec attention
le parcours de Cecilia.
Le film propose aussi bien sûr
un portrait intéressant de Vivaldi,
mettant en avant sa musique
et son influence
sur les jeunes musiciennes.
Nathbar
Nathbar

67 abonnés 92 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 2 mai 2026
Fill étonnant par son originalité, ses décors, ses costumes. La place de Vivaldi et de son orchestre féminin envoûtant donne à l'histoire toute sa splendeur.
je_ne_suis_pas
je_ne_suis_pas

16 abonnés 67 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 31 mars 2026
Vu au festival de Musique et Cinéma de Marseille.

Mais quel scénario !! Il est super bien écrit, histoire passionnante avec de forts enjeux à chaque scène et des intrigues toutes plus intéressantes les unes que les autres. Big up à l'étalonnage qui a donné une ambiance particulière qui allait si bien avec le récit. Ce film parle de la liberté, une liberté tant convoitée mais qui semble impossible à atteindre. Et c'est beau. La seule chose qui m'a gênée c'est que l'on voit à des moments que c'est un premier film de par des choix au montage (des coupes étranges) et un découpage technique qui des fois manquait de plans (selon moi) ou qui ne se justifiaient pas. Mais sinon ça reste une réussite pour un premier film !!
Nine
Nine

14 abonnés 154 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 4 mai 2026
Malgré la belle mise en scène ce film m'a un peu déçue. Je pensais qu'on y découvrait davantage la vie du compositeur, or l'essentiel du scénario raconte la vie des orphelines dans une institution et principalement le destin de l'une d'entre-elles, Cécilia. Séverité du règlement, exploitation de leur dénuement, domination masculine, claustration, bref la vie dans les orphelinats à cette époque. Cette histoire est-elle inventée, je pense que oui et elle en perd son intérêt. Certaines scènes sont très dures à commencer par celle du début. Quant à la fin, elle n'est pas crédible spoiler: (que va devenir cette jeune fille sans famille et sans le sou , livrée à elle-même, handicapée d'une main, dans le Venise du 18eme ? sa superieure qui est une femme avertie lui a fait là un drôle de cadeau).
Paul Grig
Paul Grig

6 abonnés 11 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 5 mai 2026
Une occasion manquée : quand Vivaldi devient une silhouette sans vie

En tant que musicien et cinéphile, j’abordais Vivaldi et moi avec une attente naturelle : celle de voir se rencontrer deux formes d’intensité, la musique et le cinéma. Or, l’expérience s’est révélée profondément décevante, presque paradoxale. Tout y est en place — sujet, contexte, musique — et pourtant rien ne prend.

Le film semble hésiter entre fiction et reconstitution historique, sans jamais choisir. Il adopte un ton quasi documentaire qui, loin d’apporter de la rigueur ou de la profondeur, assèche toute possibilité de tension dramatique. Ce qui aurait pu être une plongée vibrante dans l’univers de Antonio Vivaldi et de l’Ospedale della Pietà devient une succession de scènes figées, descriptives, presque pédagogiques. Le récit ne progresse pas : il s’étire.

Mais la faiblesse la plus frappante réside dans l’absence totale de consistance des personnages. Vivaldi, interprété par Stefano Accorsi, demeure une figure extérieure à lui-même, sans feu intérieur, sans urgence créatrice perceptible. Quant à Cecilia, incarnée par Mélanie Thierry, elle aurait pu être le cœur battant du film — une jeune musicienne en devenir, traversée par le désir, la contrainte, l’émancipation. Elle n’est finalement qu’une présence silencieuse, presque abstraite. Le spectateur reste à distance, faute d’avoir accès à la moindre intériorité.

On en vient alors à interroger la mise en scène elle-même. Le choix de sobriété adopté par Patrick Mario Bernard et Pierre Trividic aurait pu produire une forme d’épure exigeante. Mais ici, cette austérité ne révèle rien : elle neutralise. Là où le minimalisme devrait concentrer l’émotion, il la dissout. Là où il devrait suggérer, il laisse un vide.

La comparaison s’impose presque malgré elle avec Amadeus, qui parvient à transformer la musique en véritable moteur dramatique. Dans Vivaldi et moi, la musique, pourtant sublime, reste étrangement périphérique, comme plaquée sur des images qui ne l’incarnent jamais.

Au fond, le film donne le sentiment d’un projet sincère mais profondément inabouti. En voulant éviter les facilités du biopic traditionnel, il tombe dans un excès inverse : une neutralité esthétique et narrative qui finit par engendrer l’ennui. Et cet ennui est d’autant plus regrettable que le sujet, lui, appelait tout autre chose — de la vie, du conflit, de la chair.
AvelBre
AvelBre

4 abonnés 45 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 avril 2026
de facture plutôt classique le scénario un peu léger est sauvé par la façon dont sont filmés les répétitions et les concerts. Tecla Insolia dans le rôle de Cécilia donne un peu d'éclat à ce film.
Ali B.
Ali B.

3 abonnés 33 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mai 2026
Très beau film avec Venise pour décor et la musique sublime de Vivaldi.
L'histoire est originale et les acteurs sont tous très bon.
Un film dans le style de Il Boemo
Jean Socrate
Jean Socrate

7 abonnés 9 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 3 mai 2026
Magnifique film d’époque sur le dernier chapitre de de la vie d’Antonio Vivaldi au couvent de la l’Ospedale della Pietà des jeunes filles abandonnées de Venise formées à la musique dont le maître joue comme d’un instrument pour s’attirer les graces de la noblesse qui le sponsorise; décors, costumes, musique tout est sublime, un moment de grâce que ne vient guère troubler le depucelage infâme de la meilleure élève par un maraîcher du couvent qui brise ainsi son mariage promis avec un des nobles les plus importants de la Sérénissime et la renvoie à la rue dont sa mère venait
Catherine c
Catherine c

4 abonnés 18 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 mars 2026
Excellent film instructif sur cette période à Venise, sur la Piété et sur Vivaldi. Super musique. Rien à critiquer, à voir!
MAMOU
MAMOU

5 abonnés 86 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 mai 2026
Superbe film. Une histoire très enrichissante où la musique de Vivaldi nous envoute. De surcroît, une actrice au talent plus que prometteur. Bref, on passe un excellent moment et on a du mal à quitter la salle après le générique final des "quatre saisons". A noter qu'une scène choc m'a rappelé un passage similaire dans le film "La leçon de piano" de Jane Campion.
Du très grande cinéma.
lau for
lau for

2 abonnés 30 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 2 mai 2026
Une sorte de biopic qui nous montre la face sombre de certaines pratiques. C'est bien filmé, bien interprété, belle bande son. Cela permet de mieux appréhender le parcours compliqué de Vivaldi.
Emma56
Emma56

2 abonnés 113 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 18 mai 2026
Un très beau film, qui aurait pu s'appeler "La musique adoucit les mœurs". En effet, le titre français ("Vivaldi et moi") utilisé pour traduire le titre italien "Primavera" est assez trompeur car le film ne parle pas de la vie d'Antonio Vivaldi. Ce dernier occupe seulement un second rôle (joué par Michele Riondino). Le film raconte l'histoire de Cecilia (jouée par Tecla Insolia), une jeune religieuse qui vit dans un couvent vénitien : l'Ospedale della Pietà. Dans cette institution religieuse, les jeunes filles sont toutes des orphelines abandonnées à la naissance ; les plus douées, dont Cecilia fait partie, sont formées à la musique et se produisent pour des nobles, qui paient l'orphelinat, sous forme de mécénat, en échange d'un concert. Cecilia est donc religieuse et violoniste de talent, entièrement dévouée à sa musique, et le film raconte son périple. En effet, comme toutes les jeunes filles, son mariage est déjà arrangé avec un noble, militaire de carrière et son retour de guerre marquera donc la fin de la vie religieuse de Cecilia, la fin de sa vie de musicienne et le début de sa vie conjugale avec cet homme qui en échange verse une dot importante à l'orphelinat. Antonio Vivaldi est recruté comme enseignant de musique et fait donc la connaissance de Cecilia qu'il considère comme une musicienne brillante. Le film, centré sur les personnages féminins, met très bien en valeur l'ambiance sociale du XVIIIe siècle, où s'opposent d'un côté l'austérité du couvent, la cruauté généralisée, la mondanité de l'univers baroque, les fastes ridicules de la noblesse ; et en face de ça, la rigueur et l'élégance des ces jeunes filles musiciennes qui offrent des morceaux musicaux d'une très grande qualité, dans un réel partage (la musique c'est tout ce qu'elles ont), à destination d'un public plutôt méprisant de leur condition à elles. C'est l'envers du décors de la vie d'un compositeur aujourd'hui renommé. On voit là l'environnement de création musical, qui existait au XVIIIe siècle pour produire des œuvres devenues aujourd'hui "des classiques". Je mets cinq étoiles pour l'actrice principale qui joue très bien (le théâtre et la musique), la qualité des costumes et de la reconstitution historique, le parti pris de placer le regard du spectateur dans la vie d'une jeune fille et non pas dans la vie de Vivaldi ; la mise en valeur du travail de Vivaldi ; la façon de montrer comment le travail de création est en fait totalement indépendant du mécénat ou de l'argent et repose plutôt sur des valeurs de rencontre et de liberté. Le film offre un beau message d'espoir et en cela, je pense qu'il est intemporel.
Rocla
Rocla

1 abonné 100 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 mai 2026
Un très bon film qui allie musique baroque, décors magnifiques, prises de vue en clair obscur et contexte historique tragique. On n'est pas loin des merveilleux films de Fellini ou de Greenaway... Direction des acteurs, cadrage et rythme servent le scénario et ne laissent aucun temps mort. Avec pour résultat des moments très forts émotionnellement parlant... Ce film permet également de découvrir des pratiques qui avaient court à cette époque et dont fort heureusement nos sociétés se sont débarrassées... Seule critique que j'émettrais vis à vis de ce très beau film, le fait que le profil de Cécilia apparaisse un peu trop lisse et discipliné pour la rebelle qu'elle est réellement dans certains de ses actes et dans ses propos...
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