Vivaldi et moi
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Gonzague Steenkiste
Gonzague Steenkiste

30 abonnés 47 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 15 juin 2026
Je suis ressorti bouleversé de ce film pour ces trois raisons:

1/ L'injustice du sort fait aux femmes depuis des siècles qui est continuellement sous-jacente dans le film et extrèmement perceptible.
Des milliers de jeunes filles orphelines ou abandonnées par leurs familles sont passés par le Pio Hospedale della Pietà de Venise pendant plusieurs siècles. On se pose forcément la question de quel avenir était résérvé à ces jeunes filles devenues adultes : mariage forcé, abandon obligé à la sortie du couvent d'un métier souvent aimé: musiciennes, chanteuses d'oratorios, vie monacale non choisie, prostitution...
Ici, seuls les hommes décident du sort des femmes. Sans appuyer ce registre, le réalisateur nous le fait bien comprendre adroitement.
2/ Le sort à payer pour vivre sa passion. Vivaldi (Michele Riondino)
comme la jeune violoniste (Tecla Insolia) sont broyés par un pouvoir mesquin qui ne voit en la musique qu'un divertissement, et ses compsiteurs et interprêtes, des marionnettes qui doivent rester dociles et peu exigeantes.
La musique et l'art ne sont jamais considérés comme les reflets de l'âme, l'endroit où les femmes et les hommes peuvent se transcender et donner le meilleur d'eux-même: créer.
Pourtant que serions nous sans l'art, l'écriture et la musique?
Trois siècles après, et retrouvées par miracle, les sublimes partitions de la musique de Vivaldi continuent à nous rendre la vie plus belle, vive et intéressante.
Le film cependant ne montre jamais de désespoir car la musique et la passion dominent toujours chez les deux protagonistes.
3/ Le réalisateur, (Damiano Michielitto, specialiste reconnu de mises en scènes d'opéra) réussit un film qui dépasse les genres : reconstitution historique, film musical et comédie dramatique par un savant dosage parfaitement maitrisé.
L'interprétation de la jeune (22 ans) Tecla Insolia est inoubliable. Son intelligence de jeu, les multiples sentiments qu'elle parvient à nous faire éprouver par une interprétation (et un rôle) minimaliste m'ont fait plusieurs fois penser à Renée Falconetti dans la Jeanne d'Arc de Dreyer, c'est tout dire!
Christian RZ
Christian RZ

87 abonnés 266 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 mai 2026
Primavera n’est pas un biopic musical, comme le laisserai supposer son titre français , mais c’est est un conte bien sombre sur la condition des femmes dans la Venise sinistre du XVIII siècle
Laurence Ory
Laurence Ory

8 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 mai 2026
Excellent film, de très beaux portraits bien peints, une ambiance particulière n’est certainement réaliste. On rentre bien dans l’histoire de couvent orphelinat. Beaucoup de liberté dans les descriptions de manière exceptionnelle, cette tragédie.
traversay1

4 480 abonnés 5 351 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 novembre 2025
Primavera a été traduit en français avec le titre de Vivaldi et moi, ce qui n'est pas un contre-sens, mais met l'accent sur le célèbre compositeur italien, alors que l'histoire que raconte le film est bien celle de la jeune Cecilia. Une orpheline comme beaucoup d'autres, dans la Venise du XVIIIe siècle, dont les plus douées sont formées à la musique et constituent un orchestre féminin, destiné à divertir les familles les plus riches de la lagune. Cecilia est une fille au violon, dans les deux sens du terme, puisque son orphelinat est une véritable prison dont elle ne sera libérée qu'en se mariant, transaction qui permet à l'établissement de renflouer ses caisses. C'est là où intervient Vivaldi qui perçoit vite le potentiel de la jouvencelle. Le premier long métrage de Damiano Michieletto est somptueux sur le plan visuel, avec des costumes magnifiques, et aussi sonore, évidemment, avec des pièces de Vivaldi autres que Les quatre saisons. Pour le reste, la mise en scène ne s'autorise aucune folie et paraît même souvent académique, tandis que le scénario, sans grande surprise, reprend le désormais récit rituel d'émancipation féminine, sans creuser outre mesure son sujet. Le film est agréable pour les yeux et les oreilles, c'est déjà cela !
Loïck G.

389 abonnés 1 825 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 décembre 2025
Festival de cinéma italien Toulouse 2025

Au début du XVIII -ème siècle à Venise , l’hospice de la Pietà recueille des enfants abandonnés qui à leur majorité sont mariés à des gens de bonne fortune. Assurant ainsi l’entretien de l’établissement et la permanence d’une institution qui se veut honorable.
L’une de ces pensionnaires, Cecilia qui consacre toute sa jeunesse à la musique qu’elle aime par-dessus-tout, sait que le jour de son départ, elle abandonnera définitivement son violon, et son maestro.
Vivaldi en personne, compositeur attitré pour l’hospice, qui en découvrant la forte personnalité de la violoniste ( pas forcément la meilleure reconnait-il) va tout faire pour la garder auprès de lui.
Un combat engagé à perte, rien ne pouvant fléchir les tenants de l’institution qui le jour venu accueillent le prétendant de Cecilia. C’est quasiment une autre histoire qui s’engage alors, tout aussi passionnante que celle que la jeune femme aura menée jusque-là.
Elle est jouée de façon admirable par Tecla Insolia, en compagnie de Michele Riondino, lui aussi à distance d’un personnage attachant et indispensable. Une bien belle scénographie ( lumière ad-hoc) accompagne l’ensemble et signe une morale , d’un autre temps.
Face à la suprématie masculine, le triomphe de l’honneur et du courage d’une jeune femme
Pour en savoir plus :
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Philippe C
Philippe C

126 abonnés 1 186 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 mai 2026
Le film illustre bien, à sa manière, la condition féminine au début du 18ème siècle dans une Venise encore au temps de sa splendeur. Le scénario nous fait partager la vie d'une orpheline, tourmentée par ses origines et prisonnière d'un orphelinat qu'elle ne quittera qu'en étant mariée sans donner son avis à un noble mécène de l'institution, où, comme ses condisciples, elle a appris la musique et donne, masquée, des concerts derrière une balustrade à clairevoie. Vivaldi, qui est le professeur et chef de l'orchestre, remarquera son talent et en fera son premier violon...une certaine complicité va s'installer entre le prêtre musicien et l'orpheline violoniste...jusqu'à ce qu'arrive le moment du mariage et triple retournement de situation qu'il entraînera pour cette femme douée, obstinée et éprise de liberté et d'identité.
Mise en scène académique, clair obscur, costumes d'époque, musique et chants, quelques rares images de Venise...le film un peu ennuyeux au début, se révèle prenant et cinglant envers la cupidité de l'église, la sottise des nobles et tendre avec un Vivaldi souffreteux, génial, faible, mais aimant et généreux
frederic T.
frederic T.

29 abonnés 255 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 4 mai 2026
À travers les histoires croisées du maestro Vivaldi et de l'une de ses élèves dans l’Ospedale della Pietta, Damiano Michieletto révèle ce qu'étaient les Ospedali, ces hospices religieux qui accueillaient des jeunes filles abandonnées pour leur apprendre les tâches ménagères et aussi la musique. Les plus douées d’entre elles intégraient l’orchestre de l’institution pour jouer, cachées derrière masque et paravent, devant la noblesse Vénitienne. Ces concerts assuraient la réputation et la richesse de l’établissement qui négociait des mariages arrangés avec de très riches veufs…..Le film n’émeut pas vraiment, mais captive par la description de ce rapport nocif entre art, religion et pouvoir. On le regarde avec plaisir comme un très beau livre d’images nimbées de magnifiques clairs-obscurs, bercé par la musique de Vivaldi. L’immersion dans la Venise du XVIIIe siècle, tant par les décors que les costumes est somptueuse, dommage que la mise en scène reste si académique. Bien loin de l’audace de Amadeus de Milos Forman, mais "Vivaldi et moi" est davantage le récit d’émancipation de Cecilia, qui grâce à la musique saura trouver sa voie vers la liberté, qu’un film retraçant le génie du Maestro.
cédric l.
cédric l.

23 abonnés 143 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 avril 2026
Ce film est un Biopic Musical réalisé par Damiano Michieletto qui montre une part sombre de la civilisation Italienne, parallèlement à la renommée naissante d'Antonio VIvaldi. Toutes les orphelines recueillis dans cet orphelinat pour devenir de brillantes musiciennes et éventuellement, les épouses de courtisans fortunés est une sorte de "Prison Dorée"... Le film se concentre sur le parcours de Cécilia (Tecla Insolia), remarquée par Vivaldi lui-même comme étant la violoniste la plus brillante de sa promotion. Mais l'ironie du sort a voulu qu'étant la meilleure élève de Vivaldi, elle est également remarquée pour être une fille à marier. Cruel dilemme devenir une musicienne admirée de tous ou devenir une "Dame" à la cour du Roi. Ni l'un, ni l'autre, elle a choisi la "Liberté". Et ce qui parait surprenant, c'est qu'elle a gagné le "Droit" de conduire sa vie, pas à son Talent, mais au Culot, c'est dire qu'elle avait vraiment envie de vivre sa Propre Vie. Un très bon film, qui montre que pour exister, il faut casser les "codes"... Une sorte de Féminisme avant l'heure !...
Kate34500
Kate34500

20 abonnés 106 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 mai 2026
Magnifique ! Sublimes images soulignées par une photo en clair-obscur, à la manière de Le Caravage. Du régal pour les yeux mais aussi pour les oreilles, quand la musique de Vivaldi vient renforcer la pertinence de certaines scènes. L'académisme du film rend la lecture claire et accessible, sans verser dans l’intellectualisme lent et rébarbatif. J’ai également beaucoup aimé la sobriété du jeu de l’actrice principale, Tecla Insolia.
IndianRunner
IndianRunner

18 abonnés 22 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 avril 2026
Un film italien en tous points remarquable : bien écrit, bien filmé, bien joué. Le formalisme du film, avec une très belle photo, n'anesthésie pas l'émotion. Même si le titre français met l'accent sur Vivaldi, c'est bien Cecilia la protagoniste, jeune orpheline douée pour la musique que le compositeur va aider à s'émanciper dans la Venise très codifiée et hierarchisée des années 1710. À voir, et pas que par les amoureux de la musique classique.
RealPrime
RealPrime

126 abonnés 2 025 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 10 mai 2026
Mêlant biopic et épisode précis de sa vie, cette aventure en . nous ramène au temps du compositeur le plus iconique d’Italie spoiler: à l’heure ou ce dernier fut aux abois et revenant contre vent et marées là ou il fut jadis. Un récit intéressant d’une part mais handicaper de plusieurs longueurs verbales et n’ayant pas bénéficier d’autant de fond musical qu’il aurait dû en avoir. En effet, même s’il s’agit d’un film d’auteur produit et soutenu par une vraie armée (dont le ministère culturel italien, très basique pour ce genre-là), il ne doit en aucun y avoir de genre d’oublis que je considère comme une foutue erreur. Niveau jeu, l’ensemble du cast y donne sa personne à démarrer par la mère supérieur (Fabrizia Sacchi) donnant le ton dès le départ, une vraie sadique en soit qui donne des coups à tous va et ne laisse à ses jeunes filles aucune liberté. Puis le maître lui-même (brillamment jouer par Michele Riondino) qui, dans son aise démesurer nous offre une vraie leçon musicale, sonore et d’interprétation face à ses élèves. Valentina Bellè ou la femme voulant pianoter mais sans aucune délicatesse et réel talent, voulant faire la belle pour son mari, même étant orchestrée par une des « muse » de Vivaldi n’y change point. En tout cas elle incarne la bourgeoisie complète. Niveau visuel rien à dire tant ce fut d’une simplicité insultante de tourner dans ces lieux majestueux avec toute la garde-robe. Le scénario justement fut dynamique au début mais pâti lourdement sur la seconde moitié, ce qui fait que l’on pique du nez rapidement (hors passage musicaux, comme part hasard). Une leçon moralisante sur la vie en couvant, la place musicale dans ce dernier ou encore la liberté non acquise par enchantement pour ces jeunes femmes « promises cuitées » aux désirs bourgeois d’époque
. Un récit intéressant mais longuet qui aura quand même apporter sa pierre d’édifice à la vie du plus grand compositeur de la Renaissance.
Laurent A.
Laurent A.

59 abonnés 469 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 mai 2026
Que l'histoire soit ou non basée sur des faits réels importe peu, on est pris ans cette intrigue qui n'est d'ailleurs pas sans en rappeler d'autres dans des contextes différents : les jeunes orphelines abandonnées aux portes des couvents étaient monnaie courante par le passé, et le cinéma a largement exploité ce thème dans des films tous plus différents les uns que les autres, ici c'est donc une autre variation qui nous est proposée sur ce thème, mais sur fond de 18eme siècle vénitien avec au centre un génie de la musique classique.
Le film ravira tous les mélomanes et les amateurs du genre, on pense à "Amadeus" (Milos Forman, 1984) et aux autres grands films d'époque qui ont aussi mis en scène les génies de leur temps mais ici c'est l'occasion de redécouvrir la vie de ce compositeur que l'on a un peu trop tendance à résumer à son œuvre la plus connue (Les Quatre Saisons), et, par bonheur, le thème des quatre saisons n'est pas trop abondamment servi, il est plus suggéré, l'attention se concentre bien davantage sur ce qu'à pu être la réalité de la vie de l'artiste à cette époque, malgré tout son talent et l'admiration qu'il pouvait susciter.
Le film est un vrai régal, notamment pour sa bande-son originale, et cette histoire qui mêle les élans du cœur et le talent musical dans un contexte historique bien particulier au milieu de la cité des Doges a le don de magnétiser le spectateur du début à la fin. Sans dévoiler la fin, la fuite qui la caractérise m'a tout de même laissé un peu perplexe ; à chacun d'apprécier ou pas cette conclusion.
Le film est pour moi en tout cas une référence du genre à garder en mémoire.
Pascal l.
Pascal l.

45 abonnés 80 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 8 mars 2026
Un vrai cadeau la VO. Encore et encore s'il vous plaît. J'étudie l'italien et saute sur toutes les occasions offertes d'en voir/écouter. Un plaisir doublé avec Vivaldi en prime d'un lieu de tournage, Venise, au sommet de son raffinement.
Le film ? Bien.
caramel2017
caramel2017

20 abonnés 148 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 2 juin 2026
Exceptionnel ! Les acteurs, la mise en scene et l’histoire sont tous au sommet « restez bien jusqu’au generique pour lire l’epilogue ecrit qui fait integrante de l’hirtoire » (important)… dommage que le film est passé un peu à coté de son publique faute de grande promotion et c’est bien dommage car on frome le chef d’oeuvre. C’est un film magnifique, intelligent et intemporel. Bravo !
micdon0616
micdon0616

19 abonnés 42 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 20 mai 2026
J",ai adoré ce film.
Cette ambiance, ce calme, ce lieu, la musique.

Une magnifique interprétation.
Vivaldi comme pour la musique mais lâché dans la vie.

Un film à voir !
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