Commençons par oublier le titre. On dirait une accroche de réseau social qui se veut cool, alors que le film est plutôt austère, sans éclairage artificiel (ou très peu), avec des décors grisâtres et une mise en scène qui prend son temps.
Son premier intérêt est d'abord de nous faire voir la façon de vivre dans la Venise du XXVIIIème siècle. La dureté de la vie, le sort des enfants abandonnés, la violence des rapports sociaux, le sort des femmes en général : tout est montré brutalement, mais avec une douceur qui atténue la violence des évènements.
Bien sûr, on découvre quelques éléments de la vie de VIvaldi, possédé par son art comme une rock star, asthmatique, isolé et ombrageux. Mais la force du film tient dans le personnage féminin de Cécilia (formidable Tecla Insolia), qui est prête à tout pour continuer à faire de la musique avec Vivaldi, dans son orphelinat.
La réalisation de Damiano Michieletto, très connu en Italie pour ses mises en scène d'opéra, est à la fois classique et inspirée. Elle contribue grandement au plaisir qu'on éprouve à suivre ce film instructif et prenant, tiré d'un roman à succès de Tizano Scarpa, qui s'inspirait lui-même de faits réels.
Le film Vivaldi réussit à installer une ambiance vraiment bien maîtrisée, qui plonge le spectateur dans une atmosphère immersive et agréable. On sent que le travail sur les décors, la musique et la lumière a été soigné pour renforcer cette sensation. L’histoire est racontée de manière claire et fluide, ce qui permet de suivre facilement le fil du récit. Les acteurs sont bien choisis et jouent avec justesse, ce qui donne de la crédibilité aux personnages et rend leurs émotions touchantes. Cependant, malgré ces points forts, la fin du film paraît un peu trop rapide et manque de profondeur. Certaines intrigues restent inachevées, ce qui peut frustrer. En outre, le film n’explore pas assez certains aspects de l’histoire, donnant l’impression qu’il manque environ vingt minutes pour vraiment développer certains passages importants. Cette absence de développement nuit un peu à la cohérence globale et à l’impact émotionnel du film. Avec un peu plus de temps pour approfondir, Vivaldi aurait pu être encore plus marquant.
Soporifique ! J’avais l’impression que le film a duré à 4 heures et qu’en même temps je pouvais le résumer en 2 minutes et les bruitages/musiques qu’on entend tout au long du film font mal aux oreilles, je ne sais pas quel ambiance le réalisateur a chercher à installer avec, mais c’était bizarre
Déçu de ce film. Pas vraiment un biopic sur Vivaldi car on en apprend peu et ce n’est pas le personnage principal. Pas vraiment non plus un scénario intéressant. On ne sait pas trop où on va et au final on ne va nulle part. Quand tombe la fin on est frustré d’un scénario assez pauvre et peu vraisemblable. Restent les images, costumes, jeu des comédiens très bon et la musique, d’où mes 2 étoiles. Sinon j’en aurais mis aucune. Je ne comprends pas la note de 4 des spectateurs. Celle ci m’a trompé.
Un film d’une grande beauté formelle, porté par des décors somptueux, des costumes remarquables et une musique qui enveloppe littéralement le récit. J’ai particulièrement apprécié son atmosphère, à la fois austère et envoûtante, ainsi que la délicatesse de l’interprétation. Une œuvre d’une réelle puissance évocatrice, où l’émancipation affleure sans jamais devenir démonstrative.
Très beau film. Il est particulièrement touchant de voir ces femmes prisonnières d’un institut chercher une échappatoire à travers la musique, alors qu’elles sont condamnées à être enfermées ou dans l’institut, ou dans une relation contrainte avec un homme. La quête de liberté de la jeune Cecilia est fortement émouvante. En effet, sa détermination et sa pugnacité font d’elle une femme courageuse et prête à braver les obstacles afin d’être libre. Il est également agréable de voir que dans cette époque où chaque relation est forcée et intéressée, la relation de la protagoniste avec Vivaldi est pure et authentique, fondée sur une passion commune: celle de la musique. Les musiques composées par Vivaldi entendues dans le film sont remarquables et il est toujours plaisant d’entendre ses œuvres. De surcroît, le film est très bien réalisé et la performance des acteurs très réussie.
Damian Michieletto n'a pas réalisé un film sur Vivaldi mais sur moi. "Moi" c'est à la fois le personnage de Cécilia qui est le sujet principal du récit, et - de manière plus générale - l'expression la plus simple et brute de l'être qui s'affranchit des contraintes que lui imposent son époque et sa condition. Cécilia est une orpheline, élevée par des sœurs, dans la 1e moitié du XVIIIe siècle. Destinée à un mariage forcé, le film raconte l'envie de vivre libre et du coût de cette liberté. Et Antonio Vivaldi alors dans tout ça ? Il n'est pas un prétexte. Sa rencontre avec Cécilia est celle de deux esprits passionnés ; lui veut libérer sa musique des contraintes artistiques et elle veut vivre sa vie de femme indépendante. La réussite du film tient en grande partie à la formidable interprétation de Tecla Insolia. Le feu qui brûle dans son regard affranchit Damien Michieletto de toute explication inutile. Il peut dès lors jouer de sa caméra pour créer, par de subtils plans et mouvements de caméra, l'atmosphère glauque d'une cage dorée. Un film intelligent et d'une grande sensibilité.
Cécilia est une jeune fille vivant dans un couvent en Italie au début du XIIIeme. Ces jeunes filles sont élevés de manière distinguée et apprenne la musique avec un professeur. Mais tout va changer dans la vie de Cécilia quand le nouveau professeur se trouve être Vivaldi. Un bon film sur Venise de l’époque, les orphelinats et Vivaldi mais c’est pas fou non plus. Un film que je ne recommande pas forcément.
Un Vivaldi dont l'histoire est bien trop méconnue à mon goût et pour lequel gloire et reconnaissance viendront bien longtemps après sa disparition. à voir
C'est un film magnifique que je recommande à tous autour de moi. L'histoire est très intéressante, les acteurs jouent très bien , la musique est superbe. On est "pris par l'histoire" En tant que "femme", on se félicite de ne pas avoir vécu à la période de Vivaldi ...!!!! Merci pour ce superbe film que je reverrai avec beaucoup de plaisir
«Patriarcat musical» Le cadre : au 18ème siècle à Venise, des orphelines cloîtrées dans une école de musique tenues par des religieuses, jouant masquées et avec l’objectif d’être vendues à un mari. Vivaldi, qui ne sera reconnu que post mortem, mène cet orchestre féminin et l’on suit surtout la jeune Cecilia qui adore jouer de son violon et ne veut pas être mariée. Un scénario sans grande surprise (émancipation féminine etc.) , de très belles images et costumes, une musique superbe. J’ai été transporté par moment.
Un petit film insignifiant. Si le réalisateur Damiano Michieletto a été salué pour son savoir-faire et son originalité comme metteur en scène d’opéra, ce n’est manifestement pas le cas pour ce qui est du cinéma. Sur une intrigue convenue, il aligne les scènes qui ne le sont pas moins. Les poncifs s’enchainent (la mise à mort des pauvres chatons, les discussions salaces des jeunes filles cloîtrées, …) sans jamais parvenir à créer la moindre émotion. Pour ce qui est de la découverte du système « d’éducation » voire « d’exploitation » de ces jeunes femmes et de leurs conditions de vie, le texte qui apparait au générique de fin en dit tout autant. A sauver, hormis la superbe musique de Vivaldi, bien choisie, loin des sentiers battus, elle, un vrai plan « cinématographique » : la contreplongée, lors d’un concert donné pour les notables de la ville, vers les chanteuses à peine perceptibles à travers le moucharabieh…