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Julien D.
2 abonnés
17 critiques
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5,0
Publiée le 11 août 2026
Une élégance saisissante
Un film d’une grande beauté formelle, porté par des décors somptueux, des costumes remarquables et une musique qui enveloppe littéralement le récit. J’ai particulièrement apprécié son atmosphère, à la fois austère et envoûtante, ainsi que la délicatesse de l’interprétation. Une œuvre d’une réelle puissance évocatrice, où l’émancipation affleure sans jamais devenir démonstrative.
Très beau film. Il est particulièrement touchant de voir ces femmes prisonnières d’un institut chercher une échappatoire à travers la musique, alors qu’elles sont condamnées à être enfermées ou dans l’institut, ou dans une relation contrainte avec un homme. La quête de liberté de la jeune Cecilia est fortement émouvante. En effet, sa détermination et sa pugnacité font d’elle une femme courageuse et prête à braver les obstacles afin d’être libre. Il est également agréable de voir que dans cette époque où chaque relation est forcée et intéressée, la relation de la protagoniste avec Vivaldi est pure et authentique, fondée sur une passion commune: celle de la musique. Les musiques composées par Vivaldi entendues dans le film sont remarquables et il est toujours plaisant d’entendre ses œuvres. De surcroît, le film est très bien réalisé et la performance des acteurs très réussie.
Damian Michieletto n'a pas réalisé un film sur Vivaldi mais sur moi. "Moi" c'est à la fois le personnage de Cécilia qui est le sujet principal du récit, et - de manière plus générale - l'expression la plus simple et brute de l'être qui s'affranchit des contraintes que lui imposent son époque et sa condition. Cécilia est une orpheline, élevée par des sœurs, dans la 1e moitié du XVIIIe siècle. Destinée à un mariage forcé, le film raconte l'envie de vivre libre et du coût de cette liberté. Et Antonio Vivaldi alors dans tout ça ? Il n'est pas un prétexte. Sa rencontre avec Cécilia est celle de deux esprits passionnés ; lui veut libérer sa musique des contraintes artistiques et elle veut vivre sa vie de femme indépendante. La réussite du film tient en grande partie à la formidable interprétation de Tecla Insolia. Le feu qui brûle dans son regard affranchit Damien Michieletto de toute explication inutile. Il peut dès lors jouer de sa caméra pour créer, par de subtils plans et mouvements de caméra, l'atmosphère glauque d'une cage dorée. Un film intelligent et d'une grande sensibilité.
Cécilia est une jeune fille vivant dans un couvent en Italie au début du XIIIeme. Ces jeunes filles sont élevés de manière distinguée et apprenne la musique avec un professeur. Mais tout va changer dans la vie de Cécilia quand le nouveau professeur se trouve être Vivaldi. Un bon film sur Venise de l’époque, les orphelinats et Vivaldi mais c’est pas fou non plus. Un film que je ne recommande pas forcément.
Un Vivaldi dont l'histoire est bien trop méconnue à mon goût et pour lequel gloire et reconnaissance viendront bien longtemps après sa disparition. à voir
C'est un film magnifique que je recommande à tous autour de moi. L'histoire est très intéressante, les acteurs jouent très bien , la musique est superbe. On est "pris par l'histoire" En tant que "femme", on se félicite de ne pas avoir vécu à la période de Vivaldi ...!!!! Merci pour ce superbe film que je reverrai avec beaucoup de plaisir
«Patriarcat musical» Le cadre : au 18ème siècle à Venise, des orphelines cloîtrées dans une école de musique tenues par des religieuses, jouant masquées et avec l’objectif d’être vendues à un mari. Vivaldi, qui ne sera reconnu que post mortem, mène cet orchestre féminin et l’on suit surtout la jeune Cecilia qui adore jouer de son violon et ne veut pas être mariée. Un scénario sans grande surprise (émancipation féminine etc.) , de très belles images et costumes, une musique superbe. J’ai été transporté par moment.
Un petit film insignifiant. Si le réalisateur Damiano Michieletto a été salué pour son savoir-faire et son originalité comme metteur en scène d’opéra, ce n’est manifestement pas le cas pour ce qui est du cinéma. Sur une intrigue convenue, il aligne les scènes qui ne le sont pas moins. Les poncifs s’enchainent (la mise à mort des pauvres chatons, les discussions salaces des jeunes filles cloîtrées, …) sans jamais parvenir à créer la moindre émotion. Pour ce qui est de la découverte du système « d’éducation » voire « d’exploitation » de ces jeunes femmes et de leurs conditions de vie, le texte qui apparait au générique de fin en dit tout autant. A sauver, hormis la superbe musique de Vivaldi, bien choisie, loin des sentiers battus, elle, un vrai plan « cinématographique » : la contreplongée, lors d’un concert donné pour les notables de la ville, vers les chanteuses à peine perceptibles à travers le moucharabieh…
Vivaldi comme ombre tutélaire, ses musiques en bande-son, un orphelinat de jeunes filles pour décor austère, la douleur d’un monde voire d’une vie qu’on refuse à des musiciennes au destin scellé, le récit initiatique d’une héroïne rêveuse, révoltée, déterminée…des ingrédients prometteurs pour un drame sis dans l’Histoire. Malheureusement la réalisation manque de force, le montage de rythme (avec des scènes longues voire superflues), l’interprétation de puissance (aussi corsetée que les personnages) pour que l’on éprouve intérêt ou empathie envers Cecilia spoiler: sauvée par une dea ex machina absolument invraisemblable! Un potentiel trop mal exploité!
Quel avenir pour une jeune fille abandonnée à la naissance dans le Venise du début du 18ème siècle ? Une éducation à l'hospice "de la Piété", éducation religieuse, humilité et pauvreté, et des leçons de musiques données par Vivaldi pendant 40 ans dans cet établissement. Les plus chanceuses pouvaient être mariées à un bon parti qui fermait les yeux sur leur absence d'origine. Les autres restaient à servir l'institution. Il ne faut pas perdre de vue que la société d'ordre de l'époque ne permettait absolument aucune chance à ces jeunes femmes autrement. La jeune Cécilia brisera une promesse de mariage avec un parti qui ne lui pardonnera pas cet affront, mais ce sera pour elle, peut-être, un biais pour une liberté... Inespérée. Le titre français ne reflète pas vraiment le contenu du film car si la musique du maestro est bien présente, c'est à peine l'ébauche d'une relation qui se nouera entre les deux protagonistes. Vivaldi est d'ailleurs dépeint sous un air un peu falot, comme un homme faible qui ne pourra pas être d'un grand secours pour la jeune femme. Le titre italien, "printemps" est bien sûr une allusion à l'œuvre du maître, mais aussi promesse d'une vie nouvelle et (presque) choisie par la jeune fille. Tout sonne juste dans ce film, de la reconstitution d'une époque et ses mœurs au jeu des acteurs. Toutefois, on ne peut s'empêcher de comparer avec des films précédents comme "il boemo", et bien sûr l'incontournable "Amadeus", ce qui émousse légèrement l'intérêt. Mais il ne faut pas bouder son plaisir avec ce joli film. Il peut se voir en italien, les acteurs ayant une diction impeccable, ce qui est à souligner.