Quel beau voyage, en musique, à Venise, dans le temps, dans l'histoire. Ne pas penser que l'on va voir un film sur l'inspiratrice des 4 saisons (un petit clin d'œil sur des motifs introductif reproduisant la nature, mais c'est tout). On ne se complaît pas dans l'anachronie. Le propos féministe est très bien pensé. Un merveilleux moment pendant lequel vous pouvez vous laisser bercer quelques instants par un magnifique Cum dederit
Au coeur d’un orphelinat religieux, les jeunes filles jouent de la musique et chantent lors de messes, pour récolter des fonds. Lorsque l’une d’elle est choisie par un homme pour se marier, elles ne peuvent plus faire de musique. Cecilia, excellente violoniste attend depuis toujours le retour de sa mère et préfère donc rester à l’orphelinat. Sa rencontre avec Vivaldi va changer son destin pour le meilleur et le pire. La réalisation est convenue, les maquillages un peu lourd, la direction d’acteur assez mauvaise, mais la musique est belle. On trouve le temps un peu long, mais le scénario tient la route.
Si comme moi vous vous attendez à entendre beaucoup de musique comme dans Amadeus vous serez un peu déçu. Ce film n’a pas pour objet d'évoquer la puissance créatrice du prêtre roux. De fait on nous épargne la fameuse musique de répondeur.....jusqu'au générique final! À peine, et subtilement évoquée lors de la découverte du "monde de dehors" par Cecilia. Non, l’objet du film est plutôt la vie de ces orphelines ou filles abandonnées confiées aux " bons soins" des soeurs d’ un couvent où elles sont formées à devenir musiciennes pour distraire les nobles à l'église le dimanche (histoire vraie). Et c’est plutôt bien fait: la complicité et la rivalité entre les filles, la dure vie en dehors des répétitions et des concerts et au final le pauvre devenir de ces filles mal nées. L'ignominie et la cruauté de ces gens de pouvoir et d'argent, chose qui n’a pas bien changée depuis. Une belle image, des dialogues intéressants, des acteurs très naturels, bien que j'aurais aimé un peu plus de profondeur sur les seconds rôles. Vivaldi n'a pas une très bonne image entre lacheté et soif de reconnaissance, mais finalement un brave gars envers sa protégée ! La version VOST est indispensable, l’italien est une si belle langue! Bon il y a un peu de Vivaldi quand même et heureusement, la seconde partie est un peu mollassone . Quant à l'épilogue ça laisse interrogatif : quel devenir pour une jeune femme innocente du monde extérieur, sans famille, sans amis, sans argent au début du 18ème siècle?...Au pire violentée et tuée au détour d’un chemin, au mieux boniche/esclave chez des nobliaux, mais on ne croit pas à un avenir dans un orchestre réputé!
La photographie est magnifique, l’histoire originale, les acteurs méritants, le film est dépaysant bien qu’un peu trop lent , mais il reste frustrant en terme de biopic alors que c’est quand même ce que nous vendent le titre et la bande annonce
Les biopic sont à la mode: le tout est de les rendre originaux! et là le pari est gagné! on s'attarde sur une période précise, assez longue ici,et sur les rapports entre Vivaldi et sa chorale féminine et nous avons un regard assez long et précis sur ces filles abandonnées et recueillies par des religieuses mais aussi les moeurs de toute une é'importe si laréalisation prend quelques libertés puisque la vie de Vivaldi n'est connue véritablement que par bribes Par contre, s'il vit parfois sans le sou, ce n'est pas faute d'être connu de son vivant, c'est faute à une santé fragile, bien observée d'entrée de jeu ici, qui lui coûte cher pour se ès, comme dans toutes les époques, vers la fin de sa vie, il n'est plus dans l'air du temps...
J ai vraiment bien aimé La musique le pouvoir l argent et la liberté dans désuet du 17eme siècle exercent une symphonie à plusieurs concerts cachés aux visages des notables nous offrent une belle synthèse de vivaldi Finalement c est la liberté qui gagne lorsque l héroïne parvient à s échapper de son couvent et de sa passion pour la musique(en l espèce à défendant). Magre une derniere scene morne d'automne,c est le printemps pour alexia.
Vivaldi et moi De Damiano Michieletto Le flot d'émotions qui m ont envahi durant deux heures, avec ces magnifiques images dépouillées de tout artifice de toute sophistication laissant au naturel s'exprimer toute une beauté physique et intellectuelle, m'a fait voyager dans un monde où l art sublime la laideur de certains sentiments ou actes humains. Des actrices des acteurs qui vous emmènent dans leur monde artistique qui leur permet de supporter des conditions et situations de vies par ailleurs insupportables Des images enveloppées dans cette musique qui raconte la nature la vie la joie absente qui vous fait retenir quelques larmes.... Peu importe la véracité historique, c'est l'émotion qui l'emporte dans ce film à la beauté naturelle. Un magnifique hommage rendu à toutes ces jeunes femmes esclavagisées libérées par l' art. Une très belle réalisation.
Très décu, la bande annonce et les bonnes critiques m'ont donné envie. Mais que vient faire Vivaldi dans cette galère ? Pourquoi lui ? La scène du concert où il cherche sa muse des yeux est affligeante de niaiserie. On ne sent jamais le personnage principal féminin touchée par la grâce et pénétrée par la musique. Ni les différents facettes de la personnalité de Vivaldi d'ailleurs, il passe pour le gentil de service dans un monde de brute alors qu'il n'était pas aussi lisse que cela. Il y a constamment des distances. Malgré tout, certains silences sont plutot beaux et assez bien dosés mais perdent tout leurs sens par un montage pas toujours judicieux. Les dialogues sont pauvres. Tout est convenu, bien pensant, anachronique...
L'image est d'une esthétique époustouflante. La réalisation, de facture classique, est fort bien travaillée. Mais que veut mettre en valeur ce film. Sûrement pas la musique de Vivaldi, ni le personnage lui-même, ni ses inspirations créatrices, ni sa relation aux autres, ni, ni, ni... Hormis le filmage lui-même, je n'ai trouvé aucun intérêt au récit
Un très beau film, à l'esthétisme léché, Venise n'est pas la vedette mais quelques vues magnifient le scénario. L'italien est très agréable à entendre, la musique de Vivaldi et ses adaptations ponctuent le film. Le thème du film est très on apprend beaucoup sur Vivaldi sans qu'il vole la vedette à l'orphelinat. L'actrice principale mène le film avec brio. Touchant et beau.
Ce film n’est pas sans intérêt, les images sont réussies, mais le scénario est faible, tout est très lent et les personnages ne sont pas convaincants. On aurait pu, je crois, faire mieux sur un personnage si important dans l’histoire de la musique et sur un thème (l’ »esclavage » des femmes orphelines) si crucial.