Vivaldi comme ombre tutélaire, ses musiques en bande-son, un orphelinat de jeunes filles pour décor austère, la douleur d’un monde voire d’une vie qu’on refuse à des musiciennes au destin scellé, le récit initiatique d’une héroïne rêveuse, révoltée, déterminée…des ingrédients prometteurs pour un drame sis dans l’Histoire. Malheureusement la réalisation manque de force, le montage de rythme (avec des scènes longues voire superflues), l’interprétation de puissance (aussi corsetée que les personnages) pour que l’on éprouve intérêt ou empathie envers Cecilia spoiler: sauvée par une dea ex machina absolument invraisemblable! Un potentiel trop mal exploité!
Quel avenir pour une jeune fille abandonnée à la naissance dans le Venise du début du 18ème siècle ? Une éducation à l'hospice "de la Piété", éducation religieuse, humilité et pauvreté, et des leçons de musiques données par Vivaldi pendant 40 ans dans cet établissement. Les plus chanceuses pouvaient être mariées à un bon parti qui fermait les yeux sur leur absence d'origine. Les autres restaient à servir l'institution. Il ne faut pas perdre de vue que la société d'ordre de l'époque ne permettait absolument aucune chance à ces jeunes femmes autrement. La jeune Cécilia brisera une promesse de mariage avec un parti qui ne lui pardonnera pas cet affront, mais ce sera pour elle, peut-être, un biais pour une liberté... Inespérée. Le titre français ne reflète pas vraiment le contenu du film car si la musique du maestro est bien présente, c'est à peine l'ébauche d'une relation qui se nouera entre les deux protagonistes. Vivaldi est d'ailleurs dépeint sous un air un peu falot, comme un homme faible qui ne pourra pas être d'un grand secours pour la jeune femme. Le titre italien, "printemps" est bien sûr une allusion à l'œuvre du maître, mais aussi promesse d'une vie nouvelle et (presque) choisie par la jeune fille. Tout sonne juste dans ce film, de la reconstitution d'une époque et ses mœurs au jeu des acteurs. Toutefois, on ne peut s'empêcher de comparer avec des films précédents comme "il boemo", et bien sûr l'incontournable "Amadeus", ce qui émousse légèrement l'intérêt. Mais il ne faut pas bouder son plaisir avec ce joli film. Il peut se voir en italien, les acteurs ayant une diction impeccable, ce qui est à souligner.
Injustement délaissé par les média, ce film au titre Français ridicule laissant imaginer un biopic à l'eau de rose est un film magnifique par la photo, l'interprétation, le scénario et la mise en scène. Un film loin des clichés de Venise, un film hommage à l'universailté de la musique, un film sans concession mais non pleurnichard sur la condition féminine au siècle des lumières....Un film qui donne vraiment envie de revenir au cinéma, qui fait découvrir la musique de Vivaldi sous un angle beaucoup plus dramatique et émouvant.
Le film est réussi sauf sur un point. Le scenario ajoute des éléments au livre dont est tiré le film. En particulier une scène très violente, pénible qui rompt avec l'esprit du reste du film. On a voulu choquer le public et pour cela on en rajoute. C'est discutable sur le plan éthique car on manipule le spectateur, pas forcément crédible sur le plan historique, complaisant, inutilement mélo. Dommage
Au delà de Vivaldi, ce film permet de découvrir toute l’histoire autour des Ospedale dans l’Italie traditionnelle du XVI ieme siècle. Bien que le casting ne soit pas accrocheur, le scénario compense, et garde une part de suspense tout le long
Un petit bijou baroque qui fait la part belle à la musique. Ce n'est pas un biopic de Vivaldi, mais le grand compositeur y joue un rôle principal et on apprend beaucoup sur sa vie. C'est l'histoire d'une émancipation: Consciente de sa passion pour la musique et de son talent de violoniste hors pair, la jeune et humble orpheline refuse que le mariage à un riche, ce dont toutes ses compagnes rêvent, soit le couronnement de sa vie. 3,5/6
Les Quatre saisons sont les incontournables des nombreuses compositions de cet homme doté d’un talent impressionnant de diversité musicale. Son long séjour dans cette institution pour jeunes filles abandonnées a profité à leur éducation, la relation ambiguë entre Cecilia (Anna Giro la véritable cantatrice, non pas premier violon comme dans le film) et Vivaldi a défrayé la chronique en son temps L’eglise voyant d’un très mauvais œil ce rapprochement entre un homme âgé de 48 ans et une jeune file de 16 ans. Cet épisode n’entache en rien la richesse de ce film, les personnages sont très attachants, tous les rôles y compris ceux de la classe Bourgeoise vénitienne qui s’encanaille, les décors et prise de vue extérieure dans la lagune, les éclairages., les costumes. Mais toutes les belles histoires ont parfois des fins tragiques. Vivaldi est mort à Vienne dans un abandon total et complètement ruiné. Il a été enterré dans une fosse commune, sans héritier. Le seul héritage qui nous reste aujourd’hui ce sont ces nombreux opus, compostions. Bref, j’ai passé un moment très agréable au 17eme siècle en découvrant la vie de ce « Prêtre roux ».
Une belle mise en scène et de somptueux décors, mais le réalisateur échoue à nous émouvoir du sort de cette jeune femme. Il s'agit au départ d'une histoire d'amour entre un prêtre et une religieuse mais traitée avec une certaine distance et c'est en final surtout une reconstitution intéressante de la société vénitienne de l'époque et du parcours de Vivaldi.
il est vrai que l'on ne connais pas vraiment la vie de Vivaldi. non reconnu à son époque. mais ce film est plutôt décevant, par son interprétation et son histoire. l'histoire de cette tranche de vie est vrai mais est anecdotique, et peu intéressante. on est loin d'un Amadeus de Milos film n'a pas dû avoir beaucoup de moyens pour sa réalisation, tout est un peu aux rabais niveau costumes et décors
Vivaldi et moi, un titre réducteur, et même un peu niaiseux, qui cache toutefois un pur joyau et un régal de cinéma pour les yeux et les oreilles... le bouillonnement musical, la splendeur palatiale et architecturale de la sérénissime au XVIIIème siècle, son ivresse de fêtes et de musique virevoltante, la renommée de ses luthiers, ses moeurs patriarcales et religieuses étroites et rigides, mais dissolues aussi... tout y est, juste et ciselé, un travail d'orfèvre, pas une fausse note, des images comme des chefs d'oeuvre picturaux, des interprètes flamboyants, subtils et magnifiques. On en sort transi, ébloui, conquis.