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Isabelle D.
6 critiques
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0,5
Publiée le 16 mai 2026
Au concert de louanges difficile de me joindre. Le sujet était prometteur hélas l'ensemble des sujets abordés est survolé. Le personnage de Vivaldi ne tient qu'un second rôle - certes important - dans cette fiction se déroulant à l'Ospedale della Pietà à Venise. L'action se concentre sur l'une des jeunes pensionnaires musiciennes cloîtrées, promise en mariage à un vieux noble qui la ferait renoncer à la musique. Comment dire ? J'ai trouvé le film bien long, terne et ennuyeux. On ne sait rien de la façon dont est abordé l'apprentissage de la musique par les plus jeunes, ni ce qu'il advient des pensionnaires qui ne seraient pas demandées en mariage. Il y avait moyen de mettre de l'esthétique, du sensoriel, dans le terne, mais la réalisation passe à côté, se contentant de schémas attendus. Les scènes avec le nouveau maître de musique sont limitées. On regrette que le scénario repose de loin en loin sur quelques scènes d'une violence forcée et que la fin soit aussi sombre qu'absurde (la jeune héroïne parvient à s'échapper, mais ne trouve rien de mieux à faire que de jeter au canal l'unique objet qui lui permettrait de se rattacher à son origine dont elle ignore tout). Beaucoup de thèmes sont effleurés mais d'une façon qui m'a parue artificielle, et toujours, sans finesse, par le prisme de l'émancipation impossible, ce qui constitue un anachronisme majeur, questionne tout le reste, et empêche toute surprise ou émotion véritable. Quelques très rares échappées dans Venise, bien sûr des plans très brefs et resserrés. Un film très convenu et bien décevant.
Intéressant sur la société de l’époque et la relation Cecilia - Vivaldi La fin est réaliste …mais peu satisfaisante : que peut devenir cette jeune femme seule ,sans connaissance,sans son instrument.. je pense une prostituee !
Premier film d'un metteur en scène d'opéra, le scénario parle avant tout de l'ambiance délétère et oppressante de l'Ospedale de la Pietà - ou Vivaldi dirigea effectivement l'orchestre, et mourut pauvre et laissé pour compte-, que du musicien lui-même. Le personnage principal n'est pas le musicien mais Cécilia, une jeune violiste douée, personnage fictif mais représentatif de l'enfermement de jeunes filles abandonnées et exploitées par l'institution. La jeune Tecla Insolia incarne avec éclat la détermination de cette femme en recherche de son origine. Au loin Venise se bat contre les Ottomans, en ce début du XVIIIè le déclin est déjà là, mais le Doge et les riches familles tiennent encore le haut du pavé, et font encore la pluie et le beau temps, au rythme de leurs caprices décadents. Servie par une belle photo, en particulier dans les sombres couloirs du palais, la musique est très présente, mais nous épargne le tout venant du compositeur. On attend le "printemps" tout le temps, et on débouche sur l'hiver d'une noblesse cynique et d'un clergé sans scrupules! Cécilia, ancêtre des féministes d'aujourd'hui, aurait-elle pu exister sous cette forme? Pas certain, mais l'illustration d'une liberté trouvée dans la musique, d'une résistance à l'enfermement social amène une lueur dans ces destins tragiques. cinéma - mai 2026
excellent film qui nous plonge dans le quotidien glaçant d un orphelinat de jeunes filles à Venise début 18ème. la musique comme porte de sortie ...fait entrevoir des moments de bonheur
Une histoire de femme intéressante et édifiante dans la Venise du 18ème siècle. L'actrice principale est merveilleusement expressive et touchante. Dommage que la réalisation un peu datée et la colorimétrie terne ne rendent pas complétement justice au personnage fascinant de Cécilia. Elle vole clairement la vedette à Vivaldi qui manque singulièrement du panache que sa musique déploie si naturellement.
Film merveilleux sut l’histoire de Cécilia, pensionnaire d’un couvent d’orphelines dans la Venise du xviii siècle et de sa rencontre avec Vivaldi qui va amplifier son désir de liberté.
Très belle mise en scène, acteurs parfaits, histoire intéressante, mais le tout manque de rythme, d'élan. Je m'attendais à voir un film sur Vivaldi, mais en fait le titre est trompeur, il aurait dû plutôt s'appeler "moi et Vivaldi" et non l'inverse, car il s'agit plus de l'histoire d'une orpheline, que de la vie de Vivaldi.
J’aurais aimé adorer ce film. Et il y avait pourtant tout pour me bouleverser : Vivaldi, sa musique, la Venise du XVIIIe siècle, le destin tragique des orphelines recueillies dans ces institutions religieuses, sans oublier une distribution remarquable.
Le film est beau, soigné, souvent fascinant dans son atmosphère. Mais malgré toutes ses qualités, quelque chose m’a tenu à distance presque du début à la fin. Une forme de retenue émotionnelle, une froideur parfois, qui empêche réellement d’être happé par l’histoire et par les drames silencieux qu’elle raconte.
C’est d’autant plus frustrant que le sujet avait le potentiel d’un immense film d’émotion. Certaines scènes, certaines musiques laissent entrevoir ce qu’aurait pu être un véritable chef-d’œuvre. Mais là où la bande-annonce promettait un grand élan émotionnel et musical, le film choisit souvent une approche plus contenue, plus distante (y compris au niveau du quotidien de ces orphelines) et pauvre en immersion dans l’œuvre de Vivaldi (même si finalement le cœur du propos du film se situe ailleurs).
Au final, j’ai apprécié le film pour ses qualités artistiques et son univers, mais sans jamais ressentir l’émotion profonde que j’espérais ’aurais aimé adorer ce film. Mais il y a ce manque de connexion à l’émotion, cette retenue, cette froideur presque pendant tout le film qui m’a fait apprécier le film mais avec distance alors que j’aurais voulu être happé par l’histoire. Vivaldi, sa musique, sa présence, de très bons , le thème des orphelinats dans la Venise du 18e siècle et le drame qui s’y jouait en silence. Il y avait pourtant tout pour me plaire et, au delà de ma simple personne, pour faire de ce film un chef d’œuvre d’émotion. Et pourtant… Même s’il est bon, ce film ne m’aura autant emporté que ce que la bande annonce laissait espérer.
Au début du 18ème siècle à Venise, Cecilia, est une jeune violoniste. Orpheline, elle a été recueillie à l’Ospedale della Pietà, une institution qui l’a formée à la musique. Sa rencontre avec Antonio Vivaldi, prêtre timide et souffreteux, en situation d’échec malgré ses talents de compositeur, va changer sa vie. L’histoire de cette jeune femme douée et impétueuse qui combat pour sa liberté est belle mais elle est racontée de façon trop conventionnelle, trop pesante, pour nous emporter. Il reste le plaisir d’entendre la musique de Vivaldi, de voir la reconstitution de la Venise du 18ème, les costumes d’époque et de vibrer à la complicité musicale et à la passion qui embrasent Cécilia (Tecla Insolia, remarquable) et Vivaldi (Michele Riondino). Une histoire intéressante de périlleuse émancipation féminine. Mieux exploitée, elle aurait pu être passionnante.
Magnifique fresque historique images superbes bande son extraordinaire acteurs sublimes de retenue et de de pudeur et une ode à la musique et à la beauté du coeur et de l'esprit .Chef d'oeuvre Ne pas rater !
Très beau film avec Venise pour décor et la musique sublime de Vivaldi. L'histoire est originale et les acteurs sont tous très bon. Un film dans le style de Il Boemo
Le rythme du film était horriblement lent que ça en devenait très ennuyeux. Heureusement qu’il y avait énormément de passages musicaux, c’est uniquement ça qui “sauve” le film.
Une jeune fille est violoniste dans un orphelinat de Venise où Vivaldi est recruté comme chef d'orchestre. On la destine à épouser un noble de retour de la guerre... Voilà une belle reconstitution historique des débuts du XVIIIème siècle, qui nous fait voyager : vie à Venise au bord du Grand Canal, dureté des temps, condition des femmes, et bien sûr la musique. L'ensemble, parfois un peu statique, est attachant.