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Patjob
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1,5
Publiée le 3 juillet 2026
Un petit film insignifiant. Si le réalisateur Damiano Michieletto a été salué pour son savoir-faire et son originalité comme metteur en scène d’opéra, ce n’est manifestement pas le cas pour ce qui est du cinéma. Sur une intrigue convenue, il aligne les scènes qui ne le sont pas moins. Les poncifs s’enchainent (la mise à mort des pauvres chatons, les discussions salaces des jeunes filles cloîtrées, …) sans jamais parvenir à créer la moindre émotion. Pour ce qui est de la découverte du système « d’éducation » voire « d’exploitation » de ces jeunes femmes et de leurs conditions de vie, le texte qui apparait au générique de fin en dit tout autant. A sauver, hormis la superbe musique de Vivaldi, bien choisie, loin des sentiers battus, elle, un vrai plan « cinématographique » : la contreplongée, lors d’un concert donné pour les notables de la ville, vers les chanteuses à peine perceptibles à travers le moucharabieh…
Ce fut une très bonne surprise qui est un très bon film biopic sur la musique classique de Vivaldi. Le film tourne autour entre la violoniste l'orpheline Cécilia et Vivaldi. Mais c’est surtout sur Cécilia qui a un don pour la musique. J’ai beaucoup apprécié les scènes de musique.
Vivaldi et moi, réalisé par Damiano Michieletto, séduit par une mise en scène sensible et parfaitement maîtrisée, portée par des décors somptueux, mais peine à convaincre à cause d’un scénario paresseux et maladroit. Le casting reste globalement assez peu marquant, même si l’acteur incarnant Antonio Vivaldi s’en sort honorablement, avec une mention spéciale pour l’actrice qui interprète Cécilia, particulièrement juste et touchante.
Au début du 18ème siècle à Venise, Cecilia, est une jeune violoniste. Orpheline, elle a été recueillie à l’Ospedale della Pietà, une institution qui l’a formée à la musique. Sa rencontre avec Antonio Vivaldi, prêtre timide et souffreteux, en situation d’échec malgré ses talents de compositeur, va changer sa vie. L’histoire de cette jeune femme douée et impétueuse qui combat pour sa liberté est belle mais elle est racontée de façon trop conventionnelle, trop pesante, pour nous emporter. Il reste le plaisir d’entendre la musique de Vivaldi, de voir la reconstitution de la Venise du 18ème, les costumes d’époque et de vibrer à la complicité musicale et à la passion qui embrasent Cécilia (Tecla Insolia, remarquable) et Vivaldi (Michele Riondino). Une histoire intéressante de périlleuse émancipation féminine. Mieux exploitée, elle aurait pu être passionnante.
Les costumes sont magnifiques ! La musique de Vivaldi est extraordinaire. On peut juste remarquer que son évolution vers plus d’instruments à vent n’est pas assez marquée Les acteurs sont parfaits. Mais j’ai été gêné par le travail du metteur en scène, comme s’il était dépassé par le scénario. Pour ne prendre qu’un seul exemple dans la scène finale, le sourire de Cécilia est incompréhensible, il ne raconte ni la libération, ni l’espoir. Et il en est aussi à plusieurs reprises.
«Patriarcat musical» Le cadre : au 18ème siècle à Venise, des orphelines cloîtrées dans une école de musique tenues par des religieuses, jouant masquées et avec l’objectif d’être vendues à un mari. Vivaldi, qui ne sera reconnu que post mortem, mène cet orchestre féminin et l’on suit surtout la jeune Cecilia qui adore jouer de son violon et ne veut pas être mariée. Un scénario sans grande surprise (émancipation féminine etc.) , de très belles images et costumes, une musique superbe. J’ai été transporté par moment.
Il n'y a grand chose à retenir de ce film en costume qui se complaît dans l'académisme le plus ennuyeux. Le mélomane n'y aura rien à se mettre sous la dent car l'apprentissage de la musique est absent et la musique de Vivaldi n'est pas mise à l'honneur. C'est rempli d'incohérences scénaristiques et aucune thématique n'est travaillée.
Venise filmée telle qu'on l'aime: couloirs sombres, lumière des bougies, lents déplacements des gondoles sur les eaux sombres de la lagune, masques dorés....une reconstitution que je pense très fidèle de l 'époque et de l atmosphère de l ospedale où les jeunes orphelines servaient la musique et l eglise dans une hiérarchie bien établie. Le personnage de vivaldi semble également correspondre à ce qu on sait de lui et l acteur l incarne de manière très pertinente. cependant l intrigue n'est pas exempte de certaines lourdeurs : pourquoi en rajouter avec la scène des chatons du début, avec l abattage du cochon et le sang dégoulinant dans l'eau?quelle est l intérêt ? quant à l'intrigue principale qui allie sensualité et musique on est bien loin de la leçon de piano.. une fois de plus, j ai le sentiment que l'on en rajoute dans le trash et que les temps actuels s'érigent en moralisateurs..
Très beau film tant sur la forme que sur le fond. En ce XVIII ème siècle encore obscurantiste et affreusement macho, de pauvres orphelines sont exploitées honteusement pour leurs talents de musicienne et pour être livrées comme des marchandises à de vieux messieurs en mal d'épouses. Mais l'une d'elle, distinguée par le maître Vivaldi, déjà naturellement éprise de liberté, va tout tenter pour son émancipation. La musique merveilleuse contraste avec le sordide de ces destins perdus et la laideur du monde aristocratique en train d'amorcer son déclin. Acteurs excellents, prises de vues justes et fortes. Un film qui touche par ses ambitions humanistes et sa maîtrise de l'art cinématographique.
Oui, sans aucun doute, ce film est bien de ceux qui vous font entrer dans l’univers de la musique, celui de la période baroque italienne, et plus particulièrement celui de Vivaldi. La qualité des interprétations et la diversité des morceaux choisis dans l’immensité de l’œuvre du maître constituent déjà une prouesse. Ajoutez à cela que le réalisateur Damiano Michieletto, en s’approchant au plus près des interprètes — acteurs comme musiciens — nous donne à voir le processus de création autant que celui de l’interprétation, et vous obtenez un film musical remarquablement abouti. Mais réduire ce film au seul monde de la musique serait passer à côté de son véritable sujet. Il nous fait découvrir l’un des orphelinats de filles de la Venise du XVIIIᵉ siècle, qui accueillaient des enfants abandonnées par des familles de toutes conditions, des plus pauvres aux plus aisées. Les plus douées recevaient une éducation musicale d’une exigence extrême afin d’assurer, sans jamais être vues, les concerts du dimanche. Ces concerts avaient pour fonction d’attirer les familles fortunées susceptibles de faire des dons. Par ailleurs, ces institutions favorisaient les mariages de ces jeunes filles avec des hommes souvent beaucoup plus âgés, moyennant finance… Mariages qui demeuraient l’une des rares possibilités pour elles de sortir de ces prisons dorées. La force du film réside dans l’entrelacement de trois thématiques finement abordées. La première est celle de l’abandon, portée par le personnage principal, merveilleusement interprété par Tecla Insolia , qui espère retrouver la trace de sa mère. La seconde est celle de la musique, moyen d’évasion et d’épanouissement. La troisième, enfin, montre le poids dérisoire d’une jeune femme face au pouvoir de l’argent et des bien-nés. Plusieurs scènes illustrent avec force ces différents enjeux. Le film nous emporte sans difficulté, et l’expression « la musique adoucit les mœurs » pourrait parfaitement s’appliquer à cette réalisation. Aux œuvres de Vivaldi s’ajoutent les partitions du compositeur Fabio Massimo Capogrosso, qui souligne sans jamais envahir le propos du film, tout en prolongeant avec finesse les musiques de ce temps ancien. Vivaldi et moi est le premier film de Damiano Michieletto, jusqu’ici surtout connu pour ses mises en scène d’opéra. Pour moi, cette première réalisation est une réussite. À quand son prochain film ?
Splendide évocation d'un épisode de la vie d'un des compositeurs majeurs de l'histoire de la musique (ce n'est pas moi qui le dit, c'est Jean Sébastien Bach !!!). La reconstitution est superbe mais le scénario et l'interprétation ne sont pas en reste. Et on apprend beaucoup de choses sur ces jeunes filles abandonnées dans ce couvent. A voir sans attendre.
C'est un récit inspiré d'une histoire vraie atypique !
J'adore les films musicaux qui nous font vibrer sur les sensations que nous inspirent la musique.
On suit ces jeunes filles orphelines et recueillies par ce Couvent qui sont destinées à se consacrer à la musique le temps qu'elles soient mariées à de riches donateurs.
Heureusement, la musique les transporte dans un monde au-delà des murs qui les emprisonnent et elle leur permet de pouvoir sortir en représentation sur Venise qu'elles ne connaissent pas.
C'est un film sur la musique qui nous exalte et sur l'émancipation d'une jeune femme qui a des rêves plus grand que ceux auxquels d'autres la destinent.
J'ai aimé la proposition et j'ai été portée par la fougue de cette femme passionnée de musique !
Sa rencontre avec Vivaldi lui ouvre les portes qui lui étaient inconnues et inimaginables et j'ai aimé voir son caractère s'affirmer au fur et à mesure de l'avancée du récit !
Une ôde à la beauté de la musique et à la liberté !!
L'exercice peut apparaitre très risqué. En plus du caractère historique avéré, le film est un ravissement pour les yeux ( avec des images de la Sérénissime) et surtout pour les oreilles. l’Italien Damiano Michieletto suit les jeunes années d’une orpheline dans la Venise du XVIIIe siècle, à la fois sauvée et perdue par son amour pour la musique. Le "portrait" du Maestro Vivaldi est subtil de vérité mais aucune trace de son ascendance pourtant brillante qui l'éduqua à la musique. Très bon film qu'il ne faut pas rater
Les biopic sont à la mode: le tout est de les rendre originaux! et là le pari est gagné! on s'attarde sur une période précise, assez longue ici,et sur les rapports entre Vivaldi et sa chorale féminine et nous avons un regard assez long et précis sur ces filles abandonnées et recueillies par des religieuses mais aussi les moeurs de toute une é'importe si laréalisation prend quelques libertés puisque la vie de Vivaldi n'est connue véritablement que par bribes Par contre, s'il vit parfois sans le sou, ce n'est pas faute d'être connu de son vivant, c'est faute à une santé fragile, bien observée d'entrée de jeu ici, qui lui coûte cher pour se ès, comme dans toutes les époques, vers la fin de sa vie, il n'est plus dans l'air du temps...
Quel beau voyage, en musique, à Venise, dans le temps, dans l'histoire. Ne pas penser que l'on va voir un film sur l'inspiratrice des 4 saisons (un petit clin d'œil sur des motifs introductif reproduisant la nature, mais c'est tout). On ne se complaît pas dans l'anachronie. Le propos féministe est très bien pensé. Un merveilleux moment pendant lequel vous pouvez vous laisser bercer quelques instants par un magnifique Cum dederit