Vivaldi et moi
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218 critiques spectateurs

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velocio

1 543 abonnés 3 520 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 avril 2026
Encore un biopic, vous dites vous en voyant le titre de ce film. Erreur : le personnage d'Antonio Vivaldi, surnommé le prêtre roux (d'ailleurs pas très roux dans le film !), tient bien un rôle important dans ce film, adapté du roman de Tiziano Scarpa, mais ce n'est pas le rôle principal. En fait, le film cherche à nous faire connaitre ce qu'étaient à Venise, aux 17ème et 18ème siècles, ces Ospedales, ces institutions qui accueillaient et élevaient des nouveau-nés abandonnés, des orphelins, des enfants illégitimes et des enfants de familles plus connu des 4 Ospedales qui existaient alors à Venise avait pour nom L' Ospedale della Pietà et il doit sa renommée à Antonio Vivaldi qui y fut engagé en 1703 comme maître de violon. Le film montre que cette institution avait à la fois une politique charitable, permettant à des enfants "mal nés" d'être éduqués, en particulier dans la pratique de la musique, et un côté beaucoup reluisant, faisant office d'arrangeuse de mariages entre de riches représentants de la société vénitienne, le plus souvent veufs et âgés, et des pensionnaires de l'Ospedale. Bien entendu, cela se faisait moyennant finances, le futur époux apportant une dot qui profitait à l'Ospedale. Cecilia, choisie comme véritable personnage principal du film est une de ces pensionnaires, excellente violoniste très vite remarquée par Vivaldi, et qui est partagée entre son désir de quitter en se mariant la vie de prisonnière qu'elle vit dans l'hospice et son amour de la musique qui ne peut perdurer qu'en restant dans l'hospice auprès de Vivaldi. Le réalisateur Damiano Michieletto est un metteur en scène d'opéras de grande renommée mais, à 50 ans, "Vivaldi et moi" est son premier film de cinéma. Malheureusement, cela a tendance à ce voir. Certes, il y a de belles images, de beaux costumes, de la belle musique, certes le réalisateur n'a pas commis l'erreur de créer une véritable liaison amoureuse entre Antonio et Cecilia, se contentant de suggérer de façon plutôt habile les liens existant entre elle et lui, des liens bâtis sur une admiration réciproque, mais on ne peut s'empêcher de noter quelques erreurs de débutant quant à la conduite du récit et, surtout, dans le montage du film. On ressort du film quelque peu insatisfait en matière de connaissance de ce qui se passait dans ces ospedales et on note de fâcheux oublis historiques, le plus important étant que le nom de Francesco Gasparini n'est jamais cité, alors qu'il était le Maître de chapelle de l'Ospedale della Pietà lorsque Vivaldi est arrivé et, à ce titre, son supérieur hiérarchique. Mais au fait, pourquoi la représentante des pensionnaires a-t-elle Cecilia comme prénom ? Parce que Sainte Cécile est la patronne de la musique et des musiciens ? Ou bien pour faire un clin d’œil à Cecilia Bartoli ?
islander29

1 037 abonnés 2 687 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mai 2026
une belle idée de film, une leçon de musique, et la découverte vraiment d’un épisode essentiel de la vie de Vivaldi. Je n’avais qu’une idée en sortant de la salle, écouter l’Oratorio( les ?) de Vivaldi. La mise en scène est très classique mais je trouve n’exploite pas assez Venise, la plus photogénique des villes de la planète. Pour en revenir à Vivaldi, le film nous démontre son attachement à la justice, alors qu’il enseigne et compose dans un orphelinat de jeunes filles, certaines extrêmement douées pour le violon. L’époque était trouble et pleines d’hypocrisies….On mariait les jeunes orphelines à des princes ou soldats, sans aucun consentement...C’est de tout cela que s’inspire ce film émouvant, rempli de références musicales, de la grande musique si tant est que cela ait un sens...Un film à découvrir, très instructif et musical.
lionelb30

544 abonnés 2 925 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 mai 2026
Venise , Vivaldi , historiquement intéressant et le debut est bien. Dommage que le film ai quelques longueurs , ce qui fait redescendre l’intérêt de ce film.
mat niro

467 abonnés 2 171 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 1 juin 2026
"Primavera" revient sur une période méconnue de la vie du compositeur, Antonio Vivaldi. Personne à la santé fragile, il trouve refuge dans un orphelinat de jeunes filles à Venise où il va détecter rapidement le talent de la jeune Cécilia. L'art est ici au centre des débats, possibilité d'échapper à un destin imposé. La puissance émotionnelle tarde un petit peu à se faire ressentir, mais le film est un délice à l'oreille. Pour son premier long-métrage, Damiano Michielleto, metteur en scène d'opéra jusqu'à présent signe un drame historique éclairant, mélange de fiction et de réalité. L'ensemble ravira les fans du compositeur sans pour autant être élitiste.
norman06

428 abonnés 1 839 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 avril 2026
Le film transcende l'académisme du produit culturel par une vision à la fois élégante et sombre du Venise musical, et un portrait de femme saisissant même si trop traité sous le prisme de thèmes contemporains. Une œuvre agréable.
Sylvain P

389 abonnés 1 434 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 mai 2026
Si Vivaldi est bien présent, le film se concentre plutot sur une orpheline, musicienne de génie, qui croise sa route. En majorité situé entre les quatre murs d'un orphelinat-prison, il permet néanmoins de croquer toute une galerie de personnages et d'en apprendre beaucoup sur la vie de Vivaldi et sur la vie vénitienne de 1715. Passionnant!
Michel C.

371 abonnés 1 814 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mai 2026
Titre accrocheur, mais il y a bien « et moi », et ce « et moi » est celui de la jeune Cecilia interprétée par la non seulement ravissante Tecla Insolia, si surdouée au violon. Cette adaptation remaniée de Damiano Michieletto, à partir du roman Stabat Mater de Tizano Scarpa, nous replonge dans la Venise du XVIIIème. C’ est bien là que naît Antonio Lucio Vivaldi, qui apprend le violon auprès de son père dès 10 ans, puis devient prêtre bien qu’ il cessera de la dire au bout de 10 ans, mais portera toujours la soutane, reconnu virtuose, se consacrant à la musique et à son enseignement notamment en maître de violon au « Pio Ospedale della Pietà » , cet hospice, orphelinat et conservatoire de musique. Cecilia ne semble vivre que de la musique, dans l’ attente viscérale et hypothétique de retrouver un jour sa maman et devient la « préférée » du Maître, et « premier violon ». Attention, l’ ambiance reste assez dramatique et triste, dans des décors faiblement éclairés, une pauvreté marquée, mais offre un contraste formidable à une musicalité vivante, sautillante complètement moderne, via les sonates, concerto ( on en dénombre 98) , et autres préludes à l’ œuvre magistrale la plus célèbre : « Les quatre Saisons ». La mise en scène est rudimentaire, mais une force incroyable se dégage des chants et des phrases musicales de ces jeunes filles, tantôt modestement vêtues, mais toujours avec une unité prestigieuse. On y lit entre ces pages musicales, les prémices d’ une émancipation des femmes, car la caméra n’ épargne pas les usages machistes et monstrueux ( Le moyen âge n’ est pas si loin ! ). Une belle histoire racontée de Cecilia et un immense bonheur de réécouter ces notes fantastiques et intemporelles de l’Orchestre et Chœur du Teatro La Fenice…..!!**
AZZZO

363 abonnés 1 018 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 22 juillet 2026
Damian Michieletto n'a pas réalisé un film sur Vivaldi mais sur moi. "Moi" c'est à la fois le personnage de Cécilia qui est le sujet principal du récit, et - de manière plus générale - l'expression la plus simple et brute de l'être qui s'affranchit des contraintes que lui imposent son époque et sa condition.
Cécilia est une orpheline, élevée par des sœurs, dans la 1e moitié du XVIIIe siècle. Destinée à un mariage forcé, le film raconte l'envie de vivre libre et du coût de cette liberté.
Et Antonio Vivaldi alors dans tout ça ? Il n'est pas un prétexte. Sa rencontre avec Cécilia est celle de deux esprits passionnés ; lui veut libérer sa musique des contraintes artistiques et elle veut vivre sa vie de femme indépendante.
La réussite du film tient en grande partie à la formidable interprétation de Tecla Insolia. Le feu qui brûle dans son regard affranchit Damien Michieletto de toute explication inutile. Il peut dès lors jouer de sa caméra pour créer, par de subtils plans et mouvements de caméra, l'atmosphère glauque d'une cage dorée.
Un film intelligent et d'une grande sensibilité.
Direct-actu.fr

391 abonnés 524 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 26 avril 2026
Au cœur de la Venise du XVIIIe siècle, Vivaldi et moi pose un cadre clair, presque rigide, celui d’une institution fermée où la musique est à la fois une discipline et une condition d’existence. Cecilia, interprétée par Tecla Insolia, y évolue comme une jeune virtuose enfermée dans un système qui valorise son talent tout en limitant son horizon. Son quotidien est structuré par les règles de l’Ospedale della Pietà, un lieu où les orphelines sont formées à l’excellence musicale, mais privées de toute visibilité réelle. Ici, la musique élève autant qu’elle enferme.
L’arrivée d’Antonio Vivaldi, incarné par Michele Riondino, agit comme une rupture. Le compositeur n’est pas présenté comme une figure figée du génie, mais comme un homme traversé par ses propres failles, en quête de renouveau. Sa présence modifie l’équilibre établi, non par autorité brute, mais par une manière différente d’aborder la musique. Ce changement agit progressivement sur Cecilia, qui découvre dans cet échange une autre façon de ressentir, de jouer, mais surtout de se percevoir. Ce n’est plus apprendre la musique, c’est apprendre à exister.
Le récit ne se limite pas à cette relation. Il élargit son regard en mettant en lumière celles qui restent habituellement en marge du récit historique. Les musiciennes de la Pietà ne sont pas réduites à un rôle décoratif. Elles incarnent une force collective, un paradoxe permanent entre invisibilité sociale et reconnaissance artistique. Derrière des grilles, parfois masquées, elles jouent pour une élite qui admire leur talent sans jamais leur offrir une identité propre. Cette tension nourrit l’ensemble du film. Elles sont entendues, mais jamais vues.
La musique devient alors un langage à double lecture. Elle est à la fois un outil d’expression et un cadre imposé. Elle permet à ces jeunes femmes d’exister, mais elle les enferme aussi dans une fonction temporaire. Car une fois mariées, elles doivent abandonner cette pratique, laissant derrière elles des années d’apprentissage et d’excellence. Ce basculement donne une dimension plus dure au récit, révélant une société où le talent féminin reste conditionné par des attentes sociales strictes. Le talent a une date de fin imposée.
Le film insiste sur une idée simple, mais essentielle : la création n’est jamais solitaire. Vivaldi compose, mais il compose avec elles, à travers elles. Certaines figures, comme Anna Maria ou Chiara, apparaissent comme des sources d’inspiration majeures, capables d’influencer directement les œuvres du compositeur. La musique devient alors un dialogue, un échange constant entre un créateur et celles qui lui donnent matière. Le génie existe, mais il n’est jamais seul.
Sur le plan visuel, la reconstitution de Venise ne cherche pas la simple beauté. Les décors, les lumières, les costumes participent à construire un univers cohérent, presque étouffant par moments. Les intérieurs sombres contrastent avec les espaces plus ouverts liés aux représentations, renforçant cette impression de dualité entre enfermement et ouverture. La ville elle-même n’est pas idéalisée, elle conserve une part de mystère et de rigidité sociale. Venise brille, mais elle enferme.
Enfin, le film dépasse le cadre du biopic classique. Il interroge la place des femmes dans l’histoire de l’art, leur visibilité et leur droit à exister en dehors des figures masculines dominantes. Sans discours appuyé, il rappelle une réalité souvent oubliée : derrière les grandes œuvres, il existe des trajectoires effacées, des talents contenus, et parfois des vies contraintes au silence. Ici, la musique ne sert pas seulement à raconter une époque, elle devient le reflet d’une quête intime, celle d’exister pleinement. Derrière chaque chef-d’œuvre, des voix qu’on a fait taire.
Arthur Brondy

302 abonnés 1 490 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 22 mai 2026
Au coeur d’un orphelinat religieux, les jeunes filles jouent de la musique et chantent lors de messes, pour récolter des fonds. Lorsque l’une d’elle est choisie par un homme pour se marier, elles ne peuvent plus faire de musique. Cecilia, excellente violoniste attend depuis toujours le retour de sa mère et préfère donc rester à l’orphelinat. Sa rencontre avec Vivaldi va changer son destin pour le meilleur et le pire. La réalisation est convenue, les maquillages un peu lourd, la direction d’acteur assez mauvaise, mais la musique est belle. On trouve le temps un peu long, mais le scénario tient la route.
Pascal
Pascal

257 abonnés 2 482 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 mai 2026
Retour sur le compositeur Vivaldi ( début du XVIII eme siècle) autour d'un scénario qui aborde parallèlement la nécessité de connaître ses origines pour trouver un ancrage dans son existence.

On ne peut aller quelque part que lorsqu'on sait d'ou l'on vient.

Étonnamment les partitions de Vivaldi, compositeur oublié pendant deux siècles, ne furent retrouvées par hasard que dans les années 1920.

" Vivaldi et moi " se déploie peu à peu et propose son meilleur profil dans sa seconde moitié. C'est intéressant, joli à voir, mais il manque un grand cinéaste derrière la caméra, afin de donner à voir un très grand film !

Vu à l'Arlequin
remyll
remyll

263 abonnés 585 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 30 avril 2026
Pour qui aime la musique, pour qui aime Venise, pour qui aime la poésie subliminale dans la photographie, pour qui aime l’Italie flamboyante du XVIIIe siècle, pour qui aime Vivaldi : il faut absolument aller voir ce film magnifique.

Pour les autres : il reste les nombreux gros navets de blockbusters américains pour satisfaire les neurones de leurs cerveaux encrassés.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

232 abonnés 1 511 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 mai 2026
Dans le Venise du XVIIIe siècle un orphelinat recueille des jeunes filles et les forme à la musique.
Comme l’écrit l’héroïne de ce film : sa mère l’a abandonné dans un endroit qui lui donne les armes pour la maudire.
Evidemment vu son appellation ce film parle de Vivaldi mais le titre original était bien mieux : Primavera.
Référence au compositeur des « Quatre Saisons » et surtout évocation de ce qu’est ce film : un récit d’émancipation d’une femme en train de naître loin du bon vouloir des hommes.
evariste75
evariste75

213 abonnés 252 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 mai 2026
J'aime beaucoup les films musicaux. bon films sur Vivaldi dont j'adore la musique... je l'aurais néanmoins préféré plus musical !
Charlotte28
Charlotte28

205 abonnés 2 906 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 juin 2026
Vivaldi comme ombre tutélaire, ses musiques en bande-son, un orphelinat de jeunes filles pour décor austère, la douleur d’un monde voire d’une vie qu’on refuse à des musiciennes au destin scellé, le récit initiatique d’une héroïne rêveuse, révoltée, déterminée…des ingrédients prometteurs pour un drame sis dans l’Histoire. Malheureusement la réalisation manque de force, le montage de rythme (avec des scènes longues voire superflues), l’interprétation de puissance (aussi corsetée que les personnages) pour que l’on éprouve intérêt ou empathie envers Cecilia spoiler: sauvée par une dea ex machina absolument invraisemblable!
Un potentiel trop mal exploité!
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