Malgré certains effets de style trop appuyés et un récit un peu trop étiré, un bon petit film d'action-policier (et pas seulement) "made in Hong-Kong", doté d'une réalisation très dynamique, et qui m'a donné ce que je suis venu chercher.
Mêlant braquage, filature, nouvelles technologies et conflits générationnels, une œuvre efficace et assez généreuse, nous démontrant que Jackie Chan, du haut de ses 71 ans, en a encore sous le capot.
Franchement ça faisait longtemps que je n'avais pas vu un film d'action aussi bon. Il y a des scènes dignes de Mission Impossible, des combats à l'ancienne, et des bons acteurs, mention spéciale au personnage de Shadow, incroyable acteur. Et même au delà des cènes de combat, il y a une vraie tension, la scène du diner dans l'appartement est la meilleure pour moi, très bien écrite. Film à voir !
The Shadow’s Edge propose une relecture contemporaine du cinéma d’action hongkongais, portée par Jackie Chan dans un rôle plus posé, plus intériorisé, mais toujours habité par la rigueur du mouvement et le sens du rythme. Le film mêle habilement codes du polar technologique et héritage martial, dessinant un affrontement entre expérience humaine et froideur des systèmes modernes. L’intrigue s’appuie sur un dispositif tendu où chaque personnage incarne une vision du monde, entre mémoire du terrain, loyauté et stratégie. Si les chorégraphies restent impressionnantes et exécutées avec un réel savoir-faire, la répétition de certaines séquences finit par atténuer leur impact passé un long moment. Reste un spectacle solide, respectueux de son ADN, qui séduira autant les amateurs de baston stylisée que ceux cherchant une tension plus cérébrale, même si l’équilibre entre dramaturgie et démonstration physique divise. Un retour digne, mais qui pose aussi la question de l’évolution du genre et de ses attentes actuelles.
Vu au Max Linder Panorama en avant-première. Énorme ! On l’a dit, c’est le grand retour de Jackie Chan. Pas étonnant que ce film ait autant cartonné en Chine. Et dans toute l’Asie. Incroyablement inventif et efficace. Le Film vaut aussi pour les performances exceptionnelles de Jackie et Tony Leung Ka Fai, génial en grand méchant.
Du grand Jacky Chan ! On ne s’ennuie pas et il y a tellement d’actions que l’on arrive même à ne plus bien comprendre l’intrigue à moins que j’ai loupé quelque chose..
Ecelletnt film policier et d’action ! Retour en grace de Jackie Chan, ok. Belle mise en scene efficace et maitrisée, ok. Mais le veritable bijou du film est son (et ses) mechant(s) là c’est une belle claque ! La dualité entre le maitre flic et le maitre des vilains est tres jouissif, plein de rebondissements et bien tissé avec l’intrigue. Bravo, si vous aimez ce genre de film, celui-là est bien au dessus de la mêlée.
Des combats acrobatiques, une dose d'humour, un peu de mélo, le sourire de Jackie Chan, beaucoup de méchants sympathiques, voilà de quoi faire un bon divertissement
Je pense que je préfère ce remake à FILATURES. Peut-être parce qu’il est plus moderne. J’aime beaucoup que celui-ci soit radicalement différent dans l’approche et même dans le récit. Le divertissement apporté par les arts martiaux fonctionne très bien et le réalisateur maîtrise très bien sa caméra pour magnifier les séquences d’action. Il y a pas mal d’ajouts par rapport à l’original dans la manière dont les antagonistes échappent aux forces de l’ordre, dans l’humour et l’ironie des sorts et celle dont les héros effectuent leur mission. On y perd en tragique mais pas en tension. On peut même gagner en intensité. Je regrette peut-être l’introduction presque inutile de l’intelligence artificielle. Il y avait certainement quelques choses de mieux à faire. 16/20 (Cinéma)
Vu en avant-première et assez décevant. Étonnamment ennuyeux pour un film d’action, avec un scénario et des personnages difficiles à suivre. Vous fatiguera très vite, bien avant sa fin.
The Shadow’s Edge s’étire en longueur et souffre d’un rythme laborieux, rendant l’ensemble rapidement ennuyeux. Le film donne une impression de déjà-vu constant, comme s’il se contentait de recycler des idées usées sans jamais proposer une vraie identité.
La production semble aussi s’appuyer sur des figures autrefois emblématiques mais désormais en perte de vitesse, épaulées par un casting dont certains membres manquent clairement de présence ou de naturel devant la caméra. Malgré deux ou trois scènes d’action réussies, le scénario peine à convaincre : saturé de clichés, il en devient presque absurde.
Plus problématique encore, l’histoire sert de prétexte à une justification à peine voilée d’un climat de surveillance et de répression étatique, ce qui laisse un arrière-goût idéologique assez dérangeant.
En fin de compte, hormis une pincée de nostalgie, il n’y a guère de raison de s’attarder sur ce film qui n’apporte ni nouveauté, ni profondeur, ni véritable émotion.
Véritable carton en Chine, ce film d’action hong-kongais a aussi fait figure d’événement puisqu’on y voyait le retour des septuagénaires Jackie Chan et Tony Leung à la baston dans un blockbuster du cru à très gros budget. « The Shadow’s Edge » peut en effet mettre en avant son casting très en forme et ses qualités techniques où tous les ingrédients d’une grosse production spectaculaire sont là. Et le résultat plaira très probablement aux afficionados et inconditionnels du genre ainsi qu’aux nostalgiques des films d’action des années 90 et surtout 2000. Néanmoins, le traitement d’une intrigue au demeurant classique mais qui aurait pu être efficace par Larry Yang sera frustrant pour d’autres, notamment ceux moins enclins à ce type de cinéma. De notre côté, on y a vu un beau gâchis tant les choix aussi bien formels que narratifs ne jouent pas en faveur du long-métrage et que ses qualités sont le plus souvent annihilés par ses défauts.
Le problème est simple voire unique, quasiment seul fautif du résultat très mitigé du film : tout ici, du montage, au rythme en passant par les dialogues et la manière dont est traitée la trame narrative, semble confondre vitesse et précipitation. Au bout des deux heures et vingt minutes que dure « The Shadow’s Edge », on a l’impression d’avoir le cerveau en compote tellement le film est fatigant dans tous ce qu’il entreprend. À ce titre, la séquence d’ouverture qui montre un braquage hors du commun est éloquente. Le style est là ainsi que les moments spectaculaires et tout concourait à mettre en branle un moment d’anthologie mais on n’y voit pas grand-chose et on n’y comprend rien si on veut saisir la séquence dans les détails et l’assimiler. La manière dont le film est monté frôle souvent l’illisible, difficile donc d’apprécier les combats, fusillades et la machination mise en place par les méchants. Quant aux motivations de chacun des personnages dans cette affaire de technologie de pointe et de cryptomonnaie, les informations et les dialogues sont débités à une vitesse si démente qu’on n’a pas le temps d’en saisir les tenants et les aboutissants, ajouté au fait qu’il y ait beaucoup trop de personnages difficiles à identifier. Bref, c’est fatigant et quasiment tout le film sera de cet acabit...
Pourtant, au vu du superbe (et bien mis en avant) décor de la ville de Macao, de la classe de la police et des cambrioleurs, entre le flegme « Ocean’s Eleven » et l’inventivité d’une équipe « Mission : impossible », et d’affrontements généralement spectaculaires, ce blockbuster aurait pu être un superbe divertissement. Mais il se retrouve coincé entre ces tics épileptiques de narration et ses séquences stroboscopiques datant du pire du cinéma américain d’il y a deux décennies et les progrès visuels de maintenant. « The Shadow’s Edge » ne laisse jamais aucune pause au spectateur et c’est bien dommage. Quand on sait que « John Wick » et autres sont passés par là depuis... En outre, les notes d’humour et le côté léger de la première partie se marient plutôt mal à l’aspect tragique revendiqué par certaines séquences en forme de tragédie grecque par la suite, donnant au film une tonalité bancale. Bref, si ce n’est quelques morceaux de bravoure disséminés de-ci de-là et qui n’échappent pas à notre regard fatigué et ces deux vieux acteurs qui en mettent plein la vue en plus d’un discours bien senti sur l’IA, c’est trop intense et éreintant pour qu’on y prenne vraiment plaisir.
Plus de critiques cinéma sur ma page Facebook Ciné Ma Passion.
Un mystérieux groupe criminel manipule et ridiculise la police de Macao en subtilisant une fortune en crypto-monnaie. La police devenue impuissante doit se résoudre à faire appel à un vieux briscard, capable de rivaliser avec l’IA de la police (mdr)...
Ce sont les fans de la première heure de Jackie Chan (Vanguard - 2021) & Tony Ka Fai Leung qui seront comblés. Pouvoir retrouver ces deux grands noms du cinéma hongkongais sur grand écran, qui non seulement se donnent la réplique mais se fightent vénère à bon nombre de reprises.
Mais hélas, comme bien souvent avec ce genre de film, on va le voir non pas pour son scénario mais pour ses scènes d’action. Et c’est bien là le problème, car ce remake de Filatures (2007) de Yau Nai-hoi (et dans lequel jouait déjà Tony Ka Fai Leung) avoisine les 150 longues minutes là où l’oeuvre originale performait avec seulement 90 min au compteur (et c’était amplement suffisant).
Ici, spoiler: on doit se farcir de longs tunnels de dialogues, des digressions scénaristiques dont on se contrefout, tout ça pour meubler alors même que le film aurait grandement gagné à être resserré (l’une des meilleurs scènes du film se résume en à peine 30 min du métrage, spoiler: avec le huis clos dans l’immeuble après la filature et l’invitation à dîner). Sans compter sur toute la première partie, foncièrement dégueuIasse avec tous ses glitchs ridicules et cette mise en scène pompeuse (j’avais parfois l’impression de regarder une prod’ EuropaCorp ou un pseudo remake d’Insaisissables - 2013).
Se mettre des coups de tatanes dans la gueuIe, ça va 5min, mais pendant près de 2h30, faut pas déconner ! On a même droit à de rares scènes qui puǝnt les CGI foirǝux spoiler: (le saut à l’élastique depuis la "Macau Tower", suivie d’un saut en parachute). Alors certes, c’est toujours plaisant d’y retrouver Jackie Chan (71 ans) & Tony Ka Fai Leung (68 ans), mais compte tenu de leur grand âge, voir ces 2 grands-pères qui défient les lois de la physique ça m’a bien fait rire (c’est dans ces moments là que l’on se rend compte de ce qu’est réellement la magie du montage pour arriver à nous faire croire qu’ils assurent eux-mêmes toutes les cascades et d’en arriver à un point où le réalisateur va jusqu’à se dire "balek", mon personnage va tuer à mains nues, à lui tout seul, une centaine d'hommes, rien à foutrǝ d’une quelconque cohérence ou logique scénographique). Concernant le reste de la distribution, je reste assez dubitatif sur les criminels spécialisés dans le hacking, en effet, difficile de les prendre au sérieux (ils ont tous des gueuIes d’androgyne et sont censés être des bad guys, vraiment ?). Ah, j’allais en oublier la scène post-générique, qui enfonce le clou dans le ridicule, mais on n’est plus à ça près.