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Un film très "vrai" et très poétique à la fois, avec une très belle représentation de romance lesbienne.
Les personnages sont justes, touchants, j'ai beaucoup ri et un peu pleuré. Ce film me donne de l'espoir dans le cinéma français : )
Les personnages sont justes, touchants, j'ai beaucoup ri et un peu pleuré. Ce film me donne de l'espoir dans le cinéma français : )
Les Matins merveilleux : les souvenirs qui restent
Les Matins merveilleux d'Avril Besson traverse le deuil par ce qu'il possède de plus étrange, la disparition progressive des traces et la naissance simultanée de nouvelles. Charlie (India Hair), après la mort de sa grand-mère, prend la route avec les vinyles disco de sa mère. Elle rencontre Titou (Éric Cantona), qui a autrefois aimé celle-ci, puis Marina (Raya Martigny), autre solitude avec laquelle quelque chose devient encore possible.
On oublie le son d'une voix, on a l'impression que non, mais peu à peu le rire, le timbre tout s'efface de la mémoire. On peut parfois retrouver des vidéos, des enregistrements, mais aussi tôt on va oublier à nouveau le son d'une voix. Les scientifiques expliquent que bien souvent c'est la première chose qui disparait. Étrange, non ? Comme une emprunte particulière qui ne peut jamais être figée autrement que par un enregistrement externe. On imagine se souvenir aussi du visage des proches, on se souvient de la sensation du contact d'une main, de la peau ou la sensation de la chaleur qui nous envahit quand on pense à un parfum... C'est ineffable, mais pourtant notre cerveau nous donne l'impression que ça existe encore en nous.
Le film travaille précisément cet entre-deux. Les vinyles ne rendent personne à Charlie, ils font surgir chez Titou une mémoire qu'elle ne possède pas, tandis que Marina appartient déjà aux souvenirs en train de se construire. Un baiser, une plage vide, quelques gestes ordinaires deviennent peut-être les archives affectives de demain. Le bonheur reste inconstant, fragile, justement parce qu'il est vécu avant de savoir ce qu'il laissera.
Le vieux amoureux de disco aurait pu être un parfait père adoptif, mais comme le silence a gagné la partie, ça n'a jamais eu lieu. Titou incarne ainsi le « ça aurait pu », quand Charlie et Marina vivent encore dans le « peut-être ». Lui regarde une bifurcation désormais fermée, elles peuvent toujours prendre la suivante. Cette opposition donne au film sa mélancolie sans condamner ses personnages à vivre dans le passé.
La musique prolonge enfin cette circulation entre les temporalités. Le disco réveille les morts sans prétendre les ressusciter, tandis que le générique chanté par India Hair et Raya Martigny laisse les deux femmes terminer ensemble cette parenthèse. On est touché par les maladresse du film et aussi cette bande son très intimiste qui effleure l'âme. La maladresse devient même parfois une qualité, quelque chose d'un peu bancal, sincère, qui correspond assez bien à ces personnages essayant simplement de fabriquer du présent avec ce qu'il leur reste.
Les Matins merveilleux d'Avril Besson traverse le deuil par ce qu'il possède de plus étrange, la disparition progressive des traces et la naissance simultanée de nouvelles. Charlie (India Hair), après la mort de sa grand-mère, prend la route avec les vinyles disco de sa mère. Elle rencontre Titou (Éric Cantona), qui a autrefois aimé celle-ci, puis Marina (Raya Martigny), autre solitude avec laquelle quelque chose devient encore possible.
On oublie le son d'une voix, on a l'impression que non, mais peu à peu le rire, le timbre tout s'efface de la mémoire. On peut parfois retrouver des vidéos, des enregistrements, mais aussi tôt on va oublier à nouveau le son d'une voix. Les scientifiques expliquent que bien souvent c'est la première chose qui disparait. Étrange, non ? Comme une emprunte particulière qui ne peut jamais être figée autrement que par un enregistrement externe. On imagine se souvenir aussi du visage des proches, on se souvient de la sensation du contact d'une main, de la peau ou la sensation de la chaleur qui nous envahit quand on pense à un parfum... C'est ineffable, mais pourtant notre cerveau nous donne l'impression que ça existe encore en nous.
Le film travaille précisément cet entre-deux. Les vinyles ne rendent personne à Charlie, ils font surgir chez Titou une mémoire qu'elle ne possède pas, tandis que Marina appartient déjà aux souvenirs en train de se construire. Un baiser, une plage vide, quelques gestes ordinaires deviennent peut-être les archives affectives de demain. Le bonheur reste inconstant, fragile, justement parce qu'il est vécu avant de savoir ce qu'il laissera.
Le vieux amoureux de disco aurait pu être un parfait père adoptif, mais comme le silence a gagné la partie, ça n'a jamais eu lieu. Titou incarne ainsi le « ça aurait pu », quand Charlie et Marina vivent encore dans le « peut-être ». Lui regarde une bifurcation désormais fermée, elles peuvent toujours prendre la suivante. Cette opposition donne au film sa mélancolie sans condamner ses personnages à vivre dans le passé.
La musique prolonge enfin cette circulation entre les temporalités. Le disco réveille les morts sans prétendre les ressusciter, tandis que le générique chanté par India Hair et Raya Martigny laisse les deux femmes terminer ensemble cette parenthèse. On est touché par les maladresse du film et aussi cette bande son très intimiste qui effleure l'âme. La maladresse devient même parfois une qualité, quelque chose d'un peu bancal, sincère, qui correspond assez bien à ces personnages essayant simplement de fabriquer du présent avec ce qu'il leur reste.
L’histoire est improbable mais dans cette dramedie plus loufoque que triste, plus poétique que réaliste, c’est ce qui fait sa qualité.
Le film se veut cool et subversif… il pourrait l’être… s’il était sorti dans les années 80. En 2026, l’homosexualité, la drogue, etc sont des domaines déjà vus et revus. Ce film de boomeuse est on ne peut plus conventionnel, cliché avec le personnage de cette femme peu sûre d’elle. On s’ennuie ferme.
Une comédie dramatique sensible et sincère sur le deuil et la liberté, portée par un excellent trio d'acteurs et une belle mélancolie.
La critique complète sur
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Le film est déjà cul cul alors rajouter India Hair n’était pas l’ idée de la décennie. Sa façon de parler peut déjà être agaçante dans d’autres rôles alors dans ce film ça renforce clairement le côté débile du personnage de Charlie.
Un film atypique, au rythme tranquille, plein de charme avec des touches de drôlerie malgré les deuils et les manques. Les actrices sont excellentes ! Et Eric Cantona tout en retenue vient compléter le duo détonnant. Un film qui parle des choses simples de la vie, des rencontres improbables, des hasards heureux, sans jugement ni préjugés.
Dommage. Le film démarre super bien mais un bout d une quarantaine de minute il s effondre tel un soufflé. Formidables acteurs et quelques moment de fulgurances cemendant
"Les Matins merveilleux" noté timidement par la critique, présenté cette année au festival de Cannes (hors compétition) est une comédie dramatique à la française avec certaines qualités. Avril Besson, dans son premier long métrage, nous offre une romance poignante explorant le deuil, la solitude, la précarité et la transsexualité, portée par un trio d'acteurs touchants (India Hair, Raya Martigny, Éric Cantona), malgré quelques défauts et lenteurs malgré sa courte durée (1h27).
Quelle perte de temps! Aucun choix d’image ou de lumière ou de cadre, le scénario, tout est à la va comme je te pousse! On entre dans une ère où le cinéma est saccagé par des réalisateurs qui sont tout sauf metteur en scène. A ce niveau, il faut réaliser des pubs pour des supermarchés.
J'ai beaucoup aimé ce film, qui parti d'un sujet très émouvant, lâche malgré tout quelques répliques bien drôles et nous fait surfer sur un positivisme bien charmant au travers de tous les protagonistes. Belle leçon de vie.
On notera la participation d'Eric Cantonna dont on ne connaissait pas les talents de danseur de disco. Film mauvais et qui fait la promotion du LSD, c'est une HONTE !
A fuir !
Je regrette d'avoir vu ce film et j'ai failli partir avant la fin !
A fuir !
Je regrette d'avoir vu ce film et j'ai failli partir avant la fin !
J’avais vu le court et je trouve que le long métrage n’apporte rien. Etirer un concept de court sans adapter réellement l'écriture fait souvent des films passables. L'écriture aurait du être confiée à un scénariste pour transformer l'essai. La seule nouveauté est le personnage de Cantona qui n’est pas mal mais ce qu’on lui demande de jouer est tellement ridicule qu’on a de la peine pour lui.
Un film doux et positif qui fait du bien, et qui n'est jamais mièvre ou attendu. India Hair déborde de sensibilité (très différente de sa composition dans "mandibules"), quant à Raya Martigny, il (elle) captive par sa beauté hors norme et sa felinité.
J’écoutais la réalisatrice parler du film en interview, elle disait qu’un de ses gros problèmes est d’arrêter de fumer. Elle a tout résumé avec cette phrase. Ce film n’a rien à défendre, c’est un film qui aussitôt vu, part en fumée. Le degré zéro du cinéma.
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