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Clay
7 critiques
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5,0
Publiée le 29 juillet 2026
Un film d’une tendresse rare, à rebours d’un cinéma criard et virevoltant, qui s’autorise des errances, des bafouilles, des silences chez des personnages tout entièrement aimables si ce n’est qu’iels doutent. Et c’est justement ce doute qui laisse place à l’écoute, à l’ouverture à l’autre, et finalement à des rencontres qui sauvent tout ou presque.
J’ai adoré ce film!! C’est un film d’une grande douceur. Qui fait du bien. La mise en scène est élégante et la réalisatrice porte un regard infiniment bienveillant sur ses personnages. C’est un film solaire malgré le deuil, mélancolique sans être triste, profondément humain.
Film génial permettant une fois n’est pas coutume de se sentir bien, pas écrasé, dans un fauteuil de cinéma ou l’émotion négative est souvent celle qu’on utilise pour faire croire que ressentir c’est souffrir.
Les Matins merveilleux recycle les codes les plus éculés du cinéma d'auteur français contemporain sans jamais parvenir à les dépasser. Son héroïne faussement fantasque, ses personnages faussement excentriques et sa quête de renaissance semblent moins relever d'une nécessité que d'un cahier des charges. À vouloir provoquer l'émotion à coups d'effets de mise en scène démonstratifs, le film finit par produire l'effet inverse : tout paraît calculé. Les personnages secondaires ne sont que des satellites gravitant autour de l'héroïne, privés de toute véritable épaisseur, tandis que les rares scènes qui pourraient enfin faire respirer le récit sont escamotées par des ellipses frustrantes. Le paradoxe est cruel : en prétendant raconter un éveil à la liberté, Les Matins merveilleux reste enfermé dans une forme convenue, incapable de prendre le moindre risque.
Vu en avant première. Ce film est vraiment spécial, joyeux et émouvant , on ressort de la séance le cœur plein. On est sur une histoire atypique dans son approche du deuil, du lien familial et amoureux, c’est extrêmement salutaire. Chacun y trouvera son petit bonheur. Mention spéciale : Première fois que je vois un film dans lequel une des actrices est une femme trans et ce n’est pas un sujet, elle est juste là pour son personnage de Marina, c’est vraiment une avancé! La musique du film, une partition originale de guitare classique, c’est élégant et originale. Ce film, un premier film est plein de choix audacieux. Tout en douceur.
Il y a des films dont on a très vite le sentiment qu'il n'y avait qu'une comédienne pour interpréter le rôle principal : celle qui, justement, interprète ce rôle ! Franchement, qui d'autre que India Hair pour incarner Charlie, cette jeune femme attachante, mélange de timidité et de force tranquille, qui tient à respecter la dernière volonté de sa grand-mère qui l'a élevée dès son plus jeune âge en allant en voiture jusqu'à Cavalière, au bord de la mer dans le Var sur la commune du Lavandou, afin d'apporter un lot de 33 tours à un dénommé Titou dont elle n'avait jamais entendu parler ? Qui d'autre ? On peut peut-être penser à Isabelle Carré ou à Sara Giraudeau, mais le choix de India Hair était à coup sûr le meilleur. On peut presque dire la même chose du choix d'Eric Cantona pour interpréter le rôle de Titou, un fan de disco à la fois bourru et chaleureux dont Charlie va s'apercevoir qu'il a très bien connu Florence, sa mère au point qu'on en arrive à se demander, et Charlie également, s'il n'est pas ce père que Charlie n'a jamais connu. Cette mère, emportée très jeune par un cancer et que Charlie n'a pratiquement pas connue, Titou va lui en montrer des images et lui apprendre qu'il fut un temps où, à Cavalère, elle était surnommée la reine du disco. Pour Charlie, il y a aussi la rencontre avec Marina, une femme transgenre parfaitement interprétée par Raya Martigny et qui ne la laisse pas indifférente. Et, pour le spectateur, il y a la peinture très juste d'une station balnéaire hors saison. Vous l'aurez compris : ce premier long métrage d'Avril Besson, fille d'une peintre et d'un architecte, est une réussite très prometteuse ! Film vu au Festival de Cannes 2026.
Un scénario et une mise en scène aux abonnés absents. Une romance qu'on voit venir sans aucun rebondissement, les dialogues, pourtant sympas peuvent tomber dans le ridicule à certains moments. C’est très creux, mais ça a le mérite d’éviter les clichés souvent présents dans les comédies françaises.
Je ne m'attendais à rien mais j'ai quand même été déçue... Je savais qu'il fallait poser son cerveau mais là rien ne va... l'écriture est molle, aucun réels enjeux pour les personnages, pas d'antagoniste.
On a rarement vu un film donner autant l'impression de ne rien avoir à dire. Le récit piétine, les dialogues sonnent creux et l'ensemble ressemble à un téléfilm étiré jusqu'au long métrage. Même l'affiche, d'une banalité confondante, semble annoncer le manque d'ambition de l'ensemble. Heureusement, India Hair apporte une présence et une finesse de jeu qui rappellent qu'elle mérite des rôles à la hauteur de son talent. Sans elle, il ne resterait guère qu'un profond ennui.
Vu à Cannes. Je n'ai pas rencontré une autrice, j'ai regardé un petit film gentillet sans réelle histoire bien en dessous des autres films sélectionnés. Les actrices restent cependant plaisantes à regarder.
À force de fuir le conflit, l’ambivalence et toute forme d’aspérité humaine, le film s’enferme dans une bienveillance démonstrative qui finit par ressembler moins à une proposition de cinéma qu’à un programme de développement personnel.
Dans Les Matins merveilleux, une petite musique finit par devenir difficile à ignorer : la sensation que le film ne cherche pas seulement à raconter une histoire, mais aussi à faire reconnaître la légitimité morale du regard qui la porte. On peut y voir, peut-être, l'effet d'une position d'autrice encore exposée, nourrie par les enjeux qu’impliquent sa transidentité, qui confronte souvent au regard des autres et à la nécessité de faire reconnaître sa propre légitimité. Mais cette tension relève moins d’une faiblesse que d’un moment de construction artistique : il est possible qu’elle s’estompe dans les films suivants, à mesure que la cinéaste n’aura plus besoin de prouver la justesse de son regard pour simplement l’exercer.
Les Matins merveilleux ressemble plus à un téléfilm qu’à une véritable proposition de mise en scène. Non pas à cause de son sujet mais en raison de sa grammaire visuelle extrêmement illustrative.