499 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
104 critiques spectateurs
5
29 critiques
4
16 critiques
3
26 critiques
2
11 critiques
1
16 critiques
0
6 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Boulanger_bernard
21 abonnés
94 critiques
Suivre son activité
3,5
Publiée le 7 septembre 2026
J'avais vu au Festival ofcourt de Trouville, Queen size qui m'avait vraiment touché et avec ce duo Charlie et Marina très en osmose. . Retour au festival cet après midi et visionnage de ses trois premiers cour métrage,et présentation du long métrage. Vraiment un très bon moment et le duo d'actrices toujours bon et en osmose total. Un bon film et une belle bande son . Très bon moment.
Voilà de nombreuses années qu’Avril Besson exerce ses talents de monteur – monteure ? monteuse ?... on s’y perd un peu - dans les milieux du cinéma. Pour son 1er film en tant que réalisatrice – ah ben là c’et plus clair ! -, elle a choisi le genre de la comédie romantique. De vieux vinyles disco dans le coffre de sa Twingo, à peine remise de la mort de sa grand-mère, Charlie roule. Elle ne sait pas encore que ces disques ressusciteront les pas de danse de sa mère dans les yeux humides de Titou, caviste rêveur, ni qu’une plage méditerranéenne désertée sera le théâtre de sa rencontre avec Marina, qui rêve son idéal de liberté dans la pizzeria du village. Pour l’instant, elle roule. 87 minutes ni spectaculaires, ni vraiment dramatiques, peuplées de rencontres incongrues et bourrée de délicatesse. Est-ce passionnant pour autant ? Oui, tout ce petit film irradie de naturel, de sollicitude et d’acceptation des différences. En ces temps de haine exacerbée, ça fait du bien. Mais, les bons sentiments peuvent-ils vraiment suffire à faire un bon film. La démonstration est ici faite que, non, ça ne suffit pas. Quand, on constate qu’on attend désespérément qu’une intrigue émerge et, qu’en plus, l’ensemble est frappé d’une grande mollesse dans les dialogues comme dans le montage, un ennui sournois vous guette très rapidement. La tendresse et la pudeur sont certes au rendez-vous, mais les relations entre ces personnages enfermés dans leurs propres solitudes ont du mal à exister vraiment, - sauf dans le dernier quart d’heure -, et sentent un peu l’artificiel. Mais là, où le film trouve sa grande justesse, c’est dans le choix de créer un monde dans lequel les individus ne se réduisent jamais à une seule caractéristique. Le casting est, en vérité, la grande surprise de ce film. D’abord India Hair, à laquelle on donne enfin un rôle à la mesure de son talent. Elle porte ce film avec une fraîcheur et une naïveté qui font du bien. A ses côtés, Raya Martigny, femme « trans », qui irradie cette douce comédie de sa présence et de son charisme. On va les revoir dans un des films les plus attendus de cette rentrée, Garance de Jeanne Herry. Côté hommes, Eric Cantona d’une grande sobriété et Mathias Minne apportent une belle pierre à l’édifice. Avril Besson révèle une voix singulière. Son premier film touche par sa tendresse, son attention aux êtres et sa capacité à faire naître l'émotion à partir de presque rien. Une œuvre modeste qui demande confirmation.
C’est un bon film qui explore le deuil, la solitude et le besoin de découverte, même s’il se montre parfois un peu lent, avec une histoire parfois un peu trop tirée par les cheveux.
Ça reste un film good vibe et mignon dans l’ensemble.
Film sensible et talentueux où s'expose la force des non-dits et de l'enfouissement des sentiments qui parfois remontent à la surface et produisent un séisme intense
Commençons par l’essentiel : j’ai beaucoup aimé ce film porté par India Hair, toujours aussi solaire et juste. Elle incarne Charlie, une jeune femme qui vient de perdre sa grand mère et qui décide de suivre le testament à la lettre. Elle se rend sur la côte d’Azur pour transmettre de vieux vinyles à un mystérieux Titou et va rencontrer Marina. Le film est très joli, touchant, sincère. L’une des pépites de l’été.
J’aime beaucoup India, hair et je trouve qu’elle a un charme incroyable et le couple qu’elle forme avec raya martigny est à la fois touchant et très drôle j’ai trouvé la fin beaucoup moins crédible surtout la relation avec Le grand-père, dont s’occupe Raya
Je suis allé voir ce film pour les acteurs et il ne m'ont pas déçus. India Hair n'est pas que éternellement en seconds couteaux dans le cinéma, avec "Les matins merveilleux", elle s'approprie le rôle principal en amenant tout son talent d'actrice en étant drôle et touchante . Éric Cantona aussi est à l'aise dans un rôle inhabituel à sa propre mesure et il danse très bien. L'actrice qui joue Marina (je vais être méchant mais au début, je croyais que c'était un transexuel) est très bien aussi. Ce que je repproche à ce long métrage, c'est le rythme de la mise en scène que j'ai trouvais un peu lent, il y aurait peut-être pas le casting d'ici, on s'ennuyrait pas mal.
c'est plus beau film que j'ai vu jusqu'a present, j'ai trouver le scénario excellant.
Les actrices jouent super bien je trouve que c'est la force, la transidentité n'est pas un sujet l'actrice est parfaitement intégré au sénario.
tres belle réplique, des theme fort abordé, les musique mon fait beaucoup penser mon amis Fred milliant d'act up paris, il aurait adorer se film autant que nous.
Il ne faut pas attendre une dramaturgie. Tout l'intérêt et toute la beauté du film c'est de montrer la simplicité des choses. Et surtout de celles que l'on pourrait penser complexes, délicates. Il y a une grande authenticité dans ce film, et donc de vérité
Un film très "vrai" et très poétique à la fois, avec une très belle représentation de romance lesbienne. Les personnages sont justes, touchants, j'ai beaucoup ri et un peu pleuré. Ce film me donne de l'espoir dans le cinéma français : )
Les Matins merveilleux : les souvenirs qui restent
Les Matins merveilleux d'Avril Besson traverse le deuil par ce qu'il possède de plus étrange, la disparition progressive des traces et la naissance simultanée de nouvelles. Charlie (India Hair), après la mort de sa grand-mère, prend la route avec les vinyles disco de sa mère. Elle rencontre Titou (Éric Cantona), qui a autrefois aimé celle-ci, puis Marina (Raya Martigny), autre solitude avec laquelle quelque chose devient encore possible.
On oublie le son d'une voix, on a l'impression que non, mais peu à peu le rire, le timbre tout s'efface de la mémoire. On peut parfois retrouver des vidéos, des enregistrements, mais aussi tôt on va oublier à nouveau le son d'une voix. Les scientifiques expliquent que bien souvent c'est la première chose qui disparait. Étrange, non ? Comme une emprunte particulière qui ne peut jamais être figée autrement que par un enregistrement externe. On imagine se souvenir aussi du visage des proches, on se souvient de la sensation du contact d'une main, de la peau ou la sensation de la chaleur qui nous envahit quand on pense à un parfum... C'est ineffable, mais pourtant notre cerveau nous donne l'impression que ça existe encore en nous.
Le film travaille précisément cet entre-deux. Les vinyles ne rendent personne à Charlie, ils font surgir chez Titou une mémoire qu'elle ne possède pas, tandis que Marina appartient déjà aux souvenirs en train de se construire. Un baiser, une plage vide, quelques gestes ordinaires deviennent peut-être les archives affectives de demain. Le bonheur reste inconstant, fragile, justement parce qu'il est vécu avant de savoir ce qu'il laissera.
Le vieux amoureux de disco aurait pu être un parfait père adoptif, mais comme le silence a gagné la partie, ça n'a jamais eu lieu. Titou incarne ainsi le « ça aurait pu », quand Charlie et Marina vivent encore dans le « peut-être ». Lui regarde une bifurcation désormais fermée, elles peuvent toujours prendre la suivante. Cette opposition donne au film sa mélancolie sans condamner ses personnages à vivre dans le passé.
La musique prolonge enfin cette circulation entre les temporalités. Le disco réveille les morts sans prétendre les ressusciter, tandis que le générique chanté par India Hair et Raya Martigny laisse les deux femmes terminer ensemble cette parenthèse. On est touché par les maladresse du film et aussi cette bande son très intimiste qui effleure l'âme. La maladresse devient même parfois une qualité, quelque chose d'un peu bancal, sincère, qui correspond assez bien à ces personnages essayant simplement de fabriquer du présent avec ce qu'il leur reste.