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Super_clairsemer 0z
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5,0
Publiée le 29 juillet 2026
Ce film est une pure merveille. J ai adoré La douceur avec laquelle la réalisatrice regarde ses personnages, la tendresse avec laquelle ces memes personnages se découvrent et se protègent. Un film d’une émotion tellement délicate. Les actrices sont excellentes et Cantona nous met les larmes aux yeux quand il fait une démonstration de disco !!! on t’aime éric !! Bref, c est un film profond et universel porté par des personnalités très humaines Comme ça fait du bien en ce moment !! merci
Je ne m'attendais à rien mais j'ai quand même été déçue... Je savais qu'il fallait poser son cerveau mais là rien ne va... l'écriture est molle, aucun réels enjeux pour les personnages, pas d'antagoniste.
Le vrai mystère des Matins merveilleux, ce n’est pas tant le film que sa présence dans la sélection cannoise. Parce qu’il faut être honnête: découvrir ce film au milieu d’une sélection censée défendre des propositions de cinéma fortes a quelque chose d’assez sidérant. Non pas qu’il soit catastrophique, le film est surtout incroyablement anodin. Gentil, appliqué, et profondément mineur. Il n’y a pratiquement pas de mise en scène, la narration flotte, les personnages existent surtout comme véhicules de bienveillance, et l’ensemble donne souvent l’impression d’un premier film persuadé que les bons sentiments suffisent à faire du cinéma. Le fait que la réalisatrice soit la sœur de Camille Cottin ne prouve évidemment rien à lui seul. Mais dans un milieu où les réseaux, les noms et le capital de visibilité comptent énormément, la question se pose forcément.
J’ai adoré ce film!! C’est un film d’une grande douceur. Qui fait du bien. La mise en scène est élégante et la réalisatrice porte un regard infiniment bienveillant sur ses personnages. C’est un film solaire malgré le deuil, mélancolique sans être triste, profondément humain.
Tout simplement l’un des plus jolis films de l’année. Un film sur l’amour, l’amitié, et ce qu’il reste de bienveillance mélancolique et tendre sur terre.
Il y a des films dont on a très vite le sentiment qu'il n'y avait qu'une comédienne pour interpréter le rôle principal : celle qui, justement, interprète ce rôle ! Franchement, qui d'autre que India Hair pour incarner Charlie, cette jeune femme attachante, mélange de timidité et de force tranquille, qui tient à respecter la dernière volonté de sa grand-mère qui l'a élevée dès son plus jeune âge en allant en voiture jusqu'à Cavalière, au bord de la mer dans le Var sur la commune du Lavandou, afin d'apporter un lot de 33 tours à un dénommé Titou dont elle n'avait jamais entendu parler ? Qui d'autre ? On peut peut-être penser à Isabelle Carré ou à Sara Giraudeau, mais le choix de India Hair était à coup sûr le meilleur. On peut presque dire la même chose du choix d'Eric Cantona pour interpréter le rôle de Titou, un fan de disco à la fois bourru et chaleureux dont Charlie va s'apercevoir qu'il a très bien connu Florence, sa mère au point qu'on en arrive à se demander, et Charlie également, s'il n'est pas ce père que Charlie n'a jamais connu. Cette mère, emportée très jeune par un cancer et que Charlie n'a pratiquement pas connue, Titou va lui en montrer des images et lui apprendre qu'il fut un temps où, à Cavalère, elle était surnommée la reine du disco. Pour Charlie, il y a aussi la rencontre avec Marina, une femme transgenre parfaitement interprétée par Raya Martigny et qui ne la laisse pas indifférente. Et, pour le spectateur, il y a la peinture très juste d'une station balnéaire hors saison. Vous l'aurez compris : ce premier long métrage d'Avril Besson, fille d'une peintre et d'un architecte, est une réussite très prometteuse ! Film vu au Festival de Cannes 2026.
Premier long métrage d'Avril Besson, Les Matins merveilleux est un road movie sensible qui explore le deuil, les rencontres et la reconstruction avec une délicatesse rare. À travers le parcours d'une jeune femme en errance, le film célèbre les hasards de la route et ces instants suspendus capables de redonner un sens à l'existence.
Charlie prend la route peu après la disparition de sa grand-mère. Dans le coffre de sa vieille Twingo, quelques vinyles disco deviennent les derniers témoins d'une histoire familiale qu'elle peine encore à laisser derrière elle. Au fil de son voyage, elle croise Titou, caviste mélancolique dont les souvenirs renaissent au son des disques, puis Marina, jeune femme en quête d'émancipation rencontrée sur une plage presque déserte. Ces rencontres, aussi simples qu'inattendues, transforment progressivement ce voyage sans destination en véritable chemin intérieur.
Le scénario privilégie les émotions aux rebondissements. Avril Besson construit un récit contemplatif où chaque étape, chaque échange et chaque silence participent à dessiner le portrait d'une héroïne en reconstruction. L'écriture évite les effets démonstratifs et préfère laisser les personnages se révéler au fil des rencontres, offrant au film une sincérité qui touche durablement.
India Hair compose une Charlie d'une grande sensibilité, portée par un jeu tout en retenue. Son interprétation traduit avec finesse les contradictions d'une femme qui avance sans savoir exactement ce qu'elle cherche. Raya Martigny apporte une fraîcheur lumineuse au personnage de Marina, tandis que Eric Cantona confirme une nouvelle fois son aisance dans des rôles empreints d'humanité, donnant à son personnage une profondeur discrète mais marquante.
La mise en scène accompagne ce mouvement intérieur avec une grande élégance. Les paysages méditerranéens baignés de lumière, les routes secondaires et les lieux traversés deviennent le prolongement des émotions de Charlie. La photographie privilégie les teintes naturelles et les espaces ouverts, tandis que la musique, omniprésente grâce aux vinyles qui accompagnent le voyage, nourrit une douce nostalgie sans jamais sombrer dans le sentimentalisme.
Au-delà du récit initiatique, Les Matins merveilleux parle de transmission, de mémoire et de ces rencontres qui modifient imperceptiblement le cours d'une vie. Le film rappelle que le deuil ne se surmonte pas en oubliant, mais en acceptant que les souvenirs continuent d'accompagner ceux qui restent.
D'une grande délicatesse, Les Matins merveilleux séduit par la justesse de son écriture et la sensibilité de sa mise en scène. Porté par une distribution remarquable, ce road movie intimiste offre une parenthèse lumineuse où chaque rencontre devient une promesse de renaissance.
Vu en avant première. Ce film est vraiment spécial, joyeux et émouvant , on ressort de la séance le cœur plein. On est sur une histoire atypique dans son approche du deuil, du lien familial et amoureux, c’est extrêmement salutaire. Chacun y trouvera son petit bonheur. Mention spéciale : Première fois que je vois un film dans lequel une des actrices est une femme trans et ce n’est pas un sujet, elle est juste là pour son personnage de Marina, c’est vraiment une avancé! La musique du film, une partition originale de guitare classique, c’est élégant et originale. Ce film, un premier film est plein de choix audacieux. Tout en douceur.
Les Matins merveilleux ressemble plus à un téléfilm qu’à une véritable proposition de mise en scène. Non pas à cause de son sujet mais en raison de sa grammaire visuelle extrêmement illustrative.
Une comedie brillmante et pleine de charme, notamment grâce à celui des deux comediennes auquel il est difficile de resister tant leur relation solaire fait frissoner (et même fondre Eric Cantona, ici roi du disco!). Un feel good movie intelligent. Bravo !
Dans Les Matins merveilleux, une petite musique finit par devenir difficile à ignorer : la sensation que le film ne cherche pas seulement à raconter une histoire, mais aussi à faire reconnaître la légitimité morale du regard qui la porte. On peut y voir, peut-être, l'effet d'une position d'autrice encore exposée, nourrie par les enjeux qu’impliquent sa transidentité, qui confronte souvent au regard des autres et à la nécessité de faire reconnaître sa propre légitimité. Mais cette tension relève moins d’une faiblesse que d’un moment de construction artistique : il est possible qu’elle s’estompe dans les films suivants, à mesure que la cinéaste n’aura plus besoin de prouver la justesse de son regard pour simplement l’exercer.
Les Matins merveilleux donne curieusement l'impression d'un film daté. Pas au sens vintage ou mélancolique, plutôt au sens d’un regard qui semble regarder ses personnages jeunes à travers une bibliothèque émotionnelle qui n’est manifestement pas tout à fait la leur. On sent très fortement les références, les sensibilités, les fantasmes relationnels de la réalisatrice plaqués sur des personnages qui peinent parfois à les habiter naturellement. Certaines scènes ont un léger parfum de projection générationnelle. Le film n’invente finalement pas grand-chose de son époque ; il la recompose avec des outils émotionnels un peu familiers, un peu déjà-vus, appliqués avec beaucoup de conviction à des personnages qui auraient peut-être gagné à être laissés un peu plus tranquilles. Et c’est peut-être là que le film devient le plus frustrant : on devine chez les actrices quelque chose de plus libre, de plus imprévisible, de plus contemporain, bref de plus intéressant, mais malheureusement jamais exploité.