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Le vrai mystère des Matins merveilleux, ce n’est pas tant le film que sa présence dans la sélection cannoise.
Parce qu’il faut être honnête: découvrir ce film au milieu d’une sélection censée défendre des propositions de cinéma fortes a quelque chose d’assez sidérant. Non pas qu’il soit catastrophique, le film est surtout incroyablement anodin. Gentil, appliqué, et profondément mineur. Il n’y a pratiquement pas de mise en scène, la narration flotte, les personnages existent surtout comme véhicules de bienveillance, et l’ensemble donne souvent l’impression d’un premier film persuadé que les bons sentiments suffisent à faire du cinéma. Le fait que la réalisatrice soit la sœur de Camille Cottin ne prouve évidemment rien à lui seul. Mais dans un milieu où les réseaux, les noms et le capital de visibilité comptent énormément, la question se pose forcément.
Parce qu’il faut être honnête: découvrir ce film au milieu d’une sélection censée défendre des propositions de cinéma fortes a quelque chose d’assez sidérant. Non pas qu’il soit catastrophique, le film est surtout incroyablement anodin. Gentil, appliqué, et profondément mineur. Il n’y a pratiquement pas de mise en scène, la narration flotte, les personnages existent surtout comme véhicules de bienveillance, et l’ensemble donne souvent l’impression d’un premier film persuadé que les bons sentiments suffisent à faire du cinéma. Le fait que la réalisatrice soit la sœur de Camille Cottin ne prouve évidemment rien à lui seul. Mais dans un milieu où les réseaux, les noms et le capital de visibilité comptent énormément, la question se pose forcément.
Les Matins merveilleux affiche de jolies intentions : douceur, empathie, réparation collective. Mais derrière cette façade bienveillante, le film souffre d’un problème plus fondamental : il n’y a pratiquement pas de mise en scène.
Les scènes s’enchaînent sans souffle, sans point de vue, sans invention formelle. La narration manque de tension, les personnages secondaires sont à peine dessinés, et tout semble filmé sur le même registre tiède et illustratif. On a moins l’impression de regarder un film que d’assister à une succession d’intentions commentées.
Plus gênant encore, on sent constamment la réalisatrice chercher à attirer la lumière sur la beauté de sa démarche. Le film paraît moins préoccupé par ses personnages que par l’image qu’il veut renvoyer de son autrice. À force de vouloir se tirer la couverture, Les Matins merveilleux finit par transformer sa bienveillance affichée en posture un peu complaisante.
Au final, la sincérité revendiquée ne suffit pas à masquer ce qui manque le plus ici : du cinéma, du regard, et une véritable mise en scène.
Les scènes s’enchaînent sans souffle, sans point de vue, sans invention formelle. La narration manque de tension, les personnages secondaires sont à peine dessinés, et tout semble filmé sur le même registre tiède et illustratif. On a moins l’impression de regarder un film que d’assister à une succession d’intentions commentées.
Plus gênant encore, on sent constamment la réalisatrice chercher à attirer la lumière sur la beauté de sa démarche. Le film paraît moins préoccupé par ses personnages que par l’image qu’il veut renvoyer de son autrice. À force de vouloir se tirer la couverture, Les Matins merveilleux finit par transformer sa bienveillance affichée en posture un peu complaisante.
Au final, la sincérité revendiquée ne suffit pas à masquer ce qui manque le plus ici : du cinéma, du regard, et une véritable mise en scène.
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