L’Étranger
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475 critiques spectateurs

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islander29

1 028 abonnés 2 664 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 30 octobre 2025
J’ai lu le roman, il y a une petite quarantaine d’années…..J’ai oublié tant de choses, mais pas qu’Albert Camus est un génie qui a écrit ce roman. J’ai trouvé le film assez fidèle,. C’est un film en noir et blanc, d’une grande sensualité visuelle à certains passages….J’ai adoré les acteurs ( Benjamin Voisin, Meursault) (Rebecca Marder, la femme amour) Pierre Lottin ( l’ami de Meursault)…. Tout est dit dans le titre ;, l’homme est « étranger » à toute émotion, il va commettre l’irréparable, et sera juger…..C’est un film des années cinquante ? Parfaitement intégré dans ses décors, les paysages, la langue française…..Ozon est brillant, on le savait ???? IL réalise un hommage qu’aurait adoré Camus, je pense ????? Très belle mise en scène, dialogues liitéraires et le climax, la visite de l’aumônier ( Swann Arlaud) dans la cellule de Meursault . Grand moment de philosophie sur la mort,, la hantise de chaque humain….Cela devient très littéraire…..Si vous aimez le cinéma d’auteur, n’hésitez pas ????
Bart Sampson

414 abonnés 855 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 29 octobre 2025
Vu en avant première ce qui a permis de savoir que :
- le projet de film "trop sombre" avec Benjamin Voisin que François Ozon préparait n'avait pas obtenu de financement et que finalement il avait trouvé intéressant de s'atteler à cette adaptation
- que il avait choisi le noir et blanc car cela coute moins cher
- que le film n 'a pas été tourné à Alger - situation diplomatique trop sensible - mais à Tanger + des FX
- que la fille d'Albert Camus veille à accorder ou non les autorisations d'adaptatiosn et qu'elle a aimé le résultat présenté par François Ozon

Ca tombe bien moi aussi !

Le noir et blanc donne un aspect "en apesanteur" au film renforcé par le jeu tout en flottement de Benjamin Voisin.
Le choix de montrer par cette histoire tout le malaise de la colonisation et l'absurdité de cette séparation entre coloniaux ( forcément dans leurs droits) et les indigènes ( qui ne peuvent qu'être coupables de quelque chose) est tout en subtilité mais fait mouche.

Une belle leçon de cinéma et d'histoire récente
Yves G.

1 846 abonnés 4 021 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 novembre 2025
Meursault (Benjamin Voisin), la vingtaine, vit à Alger. Il exerce un petit emploi de bureau. Tout lui semble étranger : la mort de sa mère et son enterrement, qui ne lui arrachent pas une larme, l’amour pur que lui voue Marie (Rebecca Marder) qui le laisse indifférent, jusqu’à l’assassinat d’un Arabe qu’il abat froidement sur la plage où il passait le dimanche en compagnie de son voisin, le proxénète Raymond Sintès (Pierre Lottin).

"L’Étranger" est, de l’avis général, un grand livre, un des plus marquants du XXième siècle, qui occupe sa place méritée dans tous les programmes scolaires de littérature française. L’adaptation qu’en tire François Ozon lui est d’une grande fidélité. Après celle de Visconti, dont il est de bon ton de dire qu’elle fut ratée et qui, en son temps, m’avait copieusement rasé, celle-ci fera certainement date.

Pourtant la critique que je vais en faire est un coup de gueule. Coup de gueule outré, subjectif et lui-même critiquable. Il tient avant tout à ma relation à ce roman de Camus que je n’ai jamais aimé. Je me souviens de mon incompréhension voire de mon désarroi en classe de troisième (ou peut-être de seconde ? je ne sais pas (sic)) devant cette lecture imposée. Cet anti-héros contrastait tellement avec les figures chevaleresques de mes romans préférés : Jean Valjean, Etienne Lantier, Julien Sorel, Lucien de Rubempré… Pourquoi tant d’apathie ? pourquoi tant d’indifférence au monde qui l’entoure ? Avec ma fougue adolescente, j’avais envie – et cette envie ne m’a jamais quitté – de secouer Meursault, de lui enjoindre d’aimer la vie et ses promesses, plutôt que de sombrer dans une résignation suicidaire.

On me répliquera – et on aura raison – que Meursault incarne la condition humaine mieux que les grands héros glorieux de la littérature du XIXème. Certes. Pour autant, mon incompréhension et mon aversion pour ce roman n’ont jamais disparu. Au-delà de sa figure principale, un point m’a toujours gêné dans sa construction que je trouve déséquilibrée. : sa seconde partie, rythmée par les tête-à-tête de Meursault en prison avec son avocat, les juges et un aumônier, m’a toujours semblé interminable.

L’adaptation qu’en signe Ozon est, disé-je, d’une grande fidélité. Sa seule originalité : éviter l’incipit tant attendu (« Aujourd’hui Maman est morte… ») et commencer en prison avec les mots « J’ai tué un Arabe » – auxquels fera écho lors du générique de fin la chanson culte de The Cure.

Pour autant, le film rencontre selon moi deux écueils. Le premier est une image hyper-léchée, en noir et blanc, qui caresse les corps parfaits de Benjamin Voisin et Rebecca Marder, qui se pâme devant les paysages sublimes qu’Ozon et son équipe sont allés filmer au Maroc. Son esthétique est plus proche des pubs pour les parfums Armani ou Paco Rabanne que de la littérature existentialiste.

Le second est la recontextualisation, politiquement très bien pensante, de la question coloniale, gommée par Camus en son temps. Ozon filme l’Algérie française, son régime d’apartheid, ses Français bas du front et ses Arabes invisibilisés… et, avec Kamel Daoud, redonne une identité à l’Arabe tué par Meursault que Camus n’avait même pas nommé. N’en jetez plus !
LLDS76
LLDS76

32 abonnés 34 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 29 octobre 2025
Personnellement, j’ai trouvé l’Etranger d’Ozon, affligeant. Un des plus grands ennuis de cinema que j’ai eu depuis très longtemps !!!
Tex
Tex

1 abonné 2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 19 octobre 2025
Belle adaptation du livre, le réalisateur a réussi son pari. Très belles images, des acteurs au rendez-vous.
Guiz Mo
Guiz Mo

16 abonnés 31 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 13 décembre 2025
Vu par curiosité., n'ayant jamais lu le roman. Personnellement, je n’entends rien aux noeuds cérébraux camusiens. Quant au film il y manque les principaux éléments qui rendent un long mètrage digeste : des personnages vraissemblables ancrés dans le réel. Une vie, un passé, une histoire, des sentiment.. en bref un ancrage psychologique et un minimum de réalisme qui permette de s’ identifier aux personnage. Ici tout est irréel, flou, intangible, ambiguë. Les amitiés, les antipathies, les amours. Le réalisateur semble n’avoir pris aucun parti d’interprétation de l'œuvre d’origine (le roman). Le meursault de Camus était il dans son esprit si apathique, incipide, neurasthénique ? D’un point de vue cinématographique les efforts sur la forme (la photographie à la Doisneau) ne suffisent pas à convaincre et ne permettent aucunement de compenser la lacune de fond. Il manque un ton. un style, une vision.. Le film erre sans parvenir à la cohérence d’une œuvre aboutie. L’ensemble nous plonge dans un ennui et une perplexité constants. Un film narcissique, plat, terne, sans souffle, dont on ne discerne ni le sens, ni le but, ni l'intérêt. Mais peut-être est-ce un reflet abouti du roman? Aucune envie de prolonger la torture de toute façon.
capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 octobre 2025
Je ne pourrais pas être objectif du tout sur le fait que ce film soit fidèle où non à ce monument de la littérature Française puisque je ne l'ai pas lu mais il n'empêche que cette réalisation de François Ozon séduit par son élégance car il a opté pour un noir et blanc raffiné, qui confère aux corps une aura sensuelle !
Valentin C.
Valentin C.

3 abonnés 7 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 22 novembre 2025
Il était temps que ça termine ! Des longueurs du début jusqu’à la fin. Une mise en valeur du bruitage et aucune musique… il faut penser que ce film français ne reflète encore qu’une sorte d’intellectualisme à la française que seul un groupe bien mince d’initier arrivent à apprécier. Aucun intérêt, avec ce froid, il est sans doute préférable de vous épargner cela.
remyll
remyll

256 abonnés 578 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 29 octobre 2025
Je me souviens très bien que dans ce tout petit roman si célèbre d'Albert Camus, le style était quasi télégraphique (à en devenir presque gênant) pour toute la première partie du roman pour évoluer franchement - à partir du moment où le terrible drame a eu lieu, vers une narration bien plus "littéraire" et riche voire quasi philosophique sur le thème de l’anti-héros, anti-système, anti-tout et abhorrant par-dessus tout Dieu et la calotte : la dessus et sans surprise François Ozon a mis le paquet.
Par contre je n'ai pas retrouvé cette évolution de style très originale du roman dans le film. Ici aucune rupture stylistique et tout au long du film la mise en scène demeure particulièrement lisse et finalement très académique.
Mais bon...le film malgré cela est une interprétation intéressante, indiscutablement esthétique du roman et prenant une liberté assez audacieuse avec le récit original en donnant la parole aux « indigènes arabes » ce que Camus s’était refusé à faire.
Dont acte, mais je pense que cela ne plaira pas à tout le monde ! :)
En tous les cas les interprètes crèvent l'écran par leur talent et rien que pour cela, le film vaut le déplacement.
Ketty Lecardonnel
Ketty Lecardonnel

2 abonnés 2 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 29 octobre 2025
Osons ne pas aimer l'Etranger
Bien que film France Inter et chef d'oeuvre de la littérature
Bien que la photographie soit superbe et que Rebecca MARDER enchante son rôle
Je plains les élèves qui vont être envoyés par leur prof de français
Cela reste l'histoire qui traine en longueur d'un psychopathe aux jolies fesses sur lesquelles le réalisateur ne finit pas de s'appesantir. Aurait-il tué en découvrant son attirance homosexuelle ?
Benjamin VOISIN oublie d'articuler, Pierre LOTTI est caricatural dans son interprétation du voyou.
Certes la dernière scène de colère est magnifique, mais dieu qu'elle est longue à arriver.
Je retiens la remarque de mon voisin : "On dirait une pub de parfum pour homme qui n'en finit pas"
Rodolphe35
Rodolphe35

17 abonnés 100 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 29 octobre 2025
Quel ennui ce film. Pas de nouvelle lecture de l’histoire, une mise en scène esthétisante et des acteurs au ralenti…sans doute accablés par la chaleur…que je n’ai même pas ressenti.
YH.
YH.

23 abonnés 18 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 2 novembre 2025
Mais quel ennui, mais quel ennui ! Un électroencéphalogramme aussi plat qu’une crêpe. C’est long, c’est lent, c’est mou. Hormis la photographie tout le reste est absolument soporifique. Mais pourquoi cette adaptation inutile ??
Ufuk K

617 abonnés 1 722 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 1 novembre 2025
"L'Étranger" en compétition cette année à la Mostra de Venise est un drame qui m'a déçu dans l'ensemble. En effet, le cinéaste François Ozon propose aux spectateurs une adaptation du roman éponyme d'Albert Camus, publié en 1942. J'ai trouvé la photographie en noir et blanc magnifique, et les acteurs, notamment Benjamin Voisin, livrent de bonnes performances. Toutefois, j'ai déjà vu des histoires plus captivantes ; celle-ci demeure très classique et académique. Je n'ai pas toujours saisi les intentions du réalisateur, même si le film est techniquement réussi, il manque d'intérêt globalement et s'oublie rapidement après la projection.
Ilo Pol
Ilo Pol

4 abonnés 17 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 8 novembre 2025
Y a-t-il eu une direction d acteurs dans ce film ?... Peu de finesse dans l interprétation. Heureusement que le noir et blanc est magnifique
LoicDRF
LoicDRF

49 abonnés 112 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 30 octobre 2025
Evidemment ma lecture du roman datant de mes 14 ans, mon souvenir s'est un peu étiolé, mais je me souvenais d'un grand plaisir de lecture au passé composé, et d'une certaine incompréhension vis-à-vis de ce personnage qui laisse passer sa chance d'être heureux. Ozon rend tout cela très lisible. Ce qu'il ajoute manifestement, c'est un début d'explication que je n'ai entendu nulle part ailleurs, au geste de Meursault. C'est un peu comme si dans "en attendant Godot", Godot arrivait! Sous la caméra d'Ozon, le fameux geste devient clairement le refus de la tentation homosexuelle. Ça tient en un très court plan panoramique qui va de l'aisselle du jeune homme, "l'arabe", à sa bouche… Et là, pan! Je trouve normal et intéressant ce parti pris qui n'est sans doute pas absurde, mais du coup… Godot est arrivé quoi… 
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