L’Étranger
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475 critiques spectateurs

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60 critiques
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Nathbar
Nathbar

67 abonnés 92 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 novembre 2025
Dès les premières images on plonge dans cette Algérie des années 60 racontée par Albert Camus. La caméra de François Ozon au plus près des acteurs ne nous lâche pas, le film tourné en noir et blanc, le jeu des acteurs Benjamin Voisin, Pierre Lottin et Rebecca Marder, la tension palpable tout au long du film fait que l'on ne voit pas passer les 2 heures...A ne pas manquer !
Olivier Levigne
Olivier Levigne

37 abonnés 453 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 novembre 2025
Synopsis : faut il donner le synopsis de ce film ou simplement dire que c'est une adaptation du troisième roman francophone le plus lu de tous les temps ?
Meursault, vit à Alger, époque coloniale, se rend aux obsèques de sa mére et fait preuve d'une indiférence.
Quelques jours plus tard, il est mélé à une embrouille de son voisin et comet un crime.
A son procès pour le crime, spoiler: l'indifférence aux obséques de sa maman compte plus qu'il ne faut, il sera condamné à mort.
Est-ce un peu spoiler que donner la fin ?

Vu dans mon cinéma de quartier, un lundi soir. Peu de monde dans la salle.
J'ai été séduit par l'esthétique de l'image, en Noir et Blanc, même si je regrette ne pas avoir pu être encore plus séduit par les couleurs de l'Algerie. J'ai bien aimé les costumes. Quelques interprétations, celles de Christophe Malavoy en juge, celle de Pierre Lottin en voisin très chelou. Et puis, je crois que c'est tout.

Certes, ce n'est pas facile d'adapter une oeuvre comme celle là. Peut être même mission impossible.
Cela m'a donné envie de relire le livre, je ne l'ai pas relu depuis le Lycée, mais pas donner envie de revoir le film.
Pourtant, c'est peut être ce qu'il faudrait faire pour l'apprécier vraiment. Le regarder une deuxième fois, peut-être.

Un mot quand même sur l'inteprétation des deux personnages principaux. Rebecca Marder en Marie, la femme patiente et compréhensible ; je dirais que pas mal. Et enfin celle de Benjamin Voisin en Meursault, je dirais qu'elle n'a pas compensé l'ennui général que ce scénario a causé.

Oui, je me suis ennuyé. Un peu ennuyé au début, beaucoup ennuyé au milieu et encore pas mal ennuyé à la fin.
L'envie de partir au milieu a traversé mon esprit. Des traveling sans fin. spoiler: La scène dans la cellule avec le prêtre, intenable d'ennui. Et quand le générique de fin est apparu, avec cette grosse surprise d'entendre la chanson des Cure, Killing an arab, inspirée du livre
, j'ai fait OUF ...

Que dire de plus ?
Mettre une note, et mettre un 2, je reste généreux, je déclare que c'est PAS TERRIBLE.
Faut-il aller le voir ? Je vais quand même dire OUI, mais seulement par curiosité et si vous ne trouvez pas autre chose au programme, il y a plein de films qui vont procurer des moments plus sympas.
HMD.
HMD.

1 abonné 14 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 novembre 2025
Une jeune fille amoureuse ultra convenue et très gentille, comme il se doit pour les jeunes filles amoureuses n'est-ce pas, de gros plans sur la moue du jeune acteur choisit beau mec, ainsi que sur son corps, une photographie en noir et blanc très esthétisante : le début est ennuyant mais nous sommes censés le trouvé beau... La grande musique arrive quand il va se passer quelque chose, les portes s'ouvrent de façon symétrique quand le héros rentre... Non, vraiment il n'y a pas grand chose d'original dans ce film, pas même la prétention d'Ozon...
Tarantin0
Tarantin0

5 abonnés 59 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 27 octobre 2025
Une mise en scène et une réalisation incroyable. Un film en noir et blanc contemplatif, surprenant et fidèle à l’œuvre d’Albert Camus.
Chachan
Chachan

5 abonnés 9 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 novembre 2025
Une vraie gageure de vouloir adapter un des romans français les plus lus! Ozon l’a fait avec un talent certain. Magnifiques images en noir et blanc avec des contrastes travaillés qui rendent parfaitement cette incandescence du soleil algérien sous lequel les esprits s’échauffent vite. On ne retrouve pas fidèlement le roman de Camus mais cela ne m’a pas gênée. Ozon a pris des libertés, par exemple avec le rôle des femmes plus en phase avec notre époque. En revanche j’ai vraiment été gênée par le choix de l’acteur pour le personnage de Meursault. En soi, Benjamin Voisin n’est pas en cause mais il est trop beau, trop solaire pour incarner Meursault le fade, le quidam absolu. Et les plans sur sa plastique parfaite n’arrangent pas les choses! Un gros bémol donc qui ne fait pas de ce film la réussite attendue d’un film d’Ozon, metteur en scène pourtant très bien placé dans mon panthéon des réalisateurs.
Josette Marie-Madeleine P
Josette Marie-Madeleine P

15 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 9 décembre 2025
Tout le monde parlera d'un somptueux noir et blanc, d'une caméra filmant amoureusement l'émouvante idylle de Meursault & Marie sur ces plages algériennes écrasées de soleil et saignées des populations autochtones dès 1830 par la politique coloniale des deux Restaurations qui y a exporté sans vergogne tous ses poncifs culturels et leurs vertus cardinales afin d'y justifier leurs profits...La facture esthétique du film de François Ozon en appelle effectivement aux plus grands. Voilà pour la forme.
Le fond n'en est pas moins l'acteur majeur : Meursault, "Etranger", "Antéchrist", semble avoir sous l'effet d'on ne sait quel Hasard, s'être rendu lui-même exsangue ainsi que son langage ou que l'expression de ses émotions, de toutes les idées reçues et attendues de par la bienséance de la Doxa coloniale majoritaire. Les années de genèse propres à l'écriture de Camus ne vont-elles pas d'ailleurs de 1938 pour l'ébauche à 1942 pour la publication, c'est-à-dire à la période même où le territoire culturel français est-lui même menacé d'expropriation par l'occupant nazi ?
Mieux, n'assiste-t-on pas à une véritable Transfiguration au sens que l'on put donner au drame Chrétien de l'époque Baroque, quand le Ciel et la Terre complexifiaient de volutes diaboliques le canon de leur communication, réglée sur la seule Liturgie vaticane fondatrice DU SENS et dont la philosophie de l'ABSURDE serait devenue l'un des antidotes.
La scène d'apothéose, magnifiquement scandée, où s'opposent dans le clair-obscur de la geôle, Benjamin Voisin et Swann Arlaud n'est-elle digne du Saint-Genest de Jean Rotrou? Car à la différence d'un exorcisme, les deux rôles se floutent mutuellement, se fondent et se confondent. En découle une rédemption toute physique, en pleine osmose entre la Création et le Condamné dont le tort, comme l'énonce Marie Cardona, fut de ne dire jamais que la vérité et sans doute d'ignorer aussi l'immense susceptibilité de la Pupille Humaine aux intimidations pénétrantes du faisceau lumineux ...
Pupille, Christ de l'oeil, comme le chante l' Apollinaire de Zone...
Père fondateur de l'Existentialisme européen, Kierkegaard n'avait-il inauguré et illustré dès l'ère post-napoléonienne, cette même "écharde dans la chair" résultée de l' ABSURDE geste d'Abraham? Incise métaphorique, à n'en pas douter mais encore et surtout ultime remède à la cécité quand le centurion du Golgotha transperça de sa lance le flanc de l'Autre Condamné en proférant pour Rome le Blasphème idolâtre de la Passion selon le Juif Jésus, Homme-Dieu selon Marc et Matthieu, Homme Juste selon Luc, demeuré plus fidèle à la source juive, Roi des Juifs dont surgira l'Esprit de Vérité selon l'Evangile de Jean et son messianisme du Paraclet. Ainsi se résoudrait alors l'équation selon Meursault, Esprit de Vérité et Fils de l'Homme déconstruisant le SENS pour qu'advienne enfin une Justice capable d'accomplir l'Ecriture, c'est à dire de reprendre à César la terre promise à Abraham ainsi qu'à sa double descendance... Ne lit-on pas aussi en filigrane une anamnèse des colonialismes et des diasporas ainsi engendrées dont la moindre n'est pas celle de l'Ecriture, afin qu'elle pût s'accomplir avant l'Apocalypse, par l'ouverture de son septième sceau ?

Cette fois encore François Ozon semble avoir à en découdre autour du fameux dilemme entre Dogme et Foi, entre le Sacré et les ambiguïtés profanantes de certains hommes de Dieu. Il nous en livre un ouvrage filmique et un commentaire littéraire de l'Etranger d'Albert Camus que je qualifierai de véritable Joyau!
N'en contribue-t-il pas à l'ouverture de ce septième sceau qui hantait aussi Ingmar Bergman et couvait déjà chez les Alchimistes du Grand Oeuvre, également proies de l'Inquisition catholique et romaine?
1000gr2Sci
1000gr2Sci

23 abonnés 264 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 novembre 2025
L’Étranger n’est pas un film, c’est une marche funèbre sous le soleil, où chaque plan transpire l’absurde avec la sécheresse d’une gifle métaphysique. Meursault ne pense pas, il constate ; il ne vit pas, il dérive — et la caméra, fidèle à Camus, refuse toute émotion facile, tout espoir consolant. C’est un monde sans pourquoi, filmé avec une cruauté lumineuse, où même la mer semble indifférente à la mort. Un chef-d’œuvre austère et solaire, qui vous laisse nu face à l’inconfort d’exister.
Keilalarouge
Keilalarouge

12 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 4 novembre 2025
Vu aujourd'hui au cinéma le pont des arts séance 13h40 .
"L'étranger " de François Ozon est une immense réalisation de cinéma .
Maîtrise totale de la technique , de l'image et lumière et du scénario .
Disons le c'est une prouesse ce nouveau film de François Ozon.
Le film va crecendo , la fin est véritablement prenante .
Casting impeccable , Benjamin Voisin est exceptionnel , il maîtrise parfaitement son personnage , tous les autres actrices-acteurs sont excellents.
Bravo a Rébecca Marder .
Andrew Person
Andrew Person

4 abonnés 107 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 novembre 2025
Une lumière éclatante envahit “L’Étranger”, mais elle n’éblouit jamais assez pour masquer les faiblesses du film. Derrière l’esthétique soignée d’Ozon, on découvre une œuvre étonnamment plate, où le personnage principal semble réduit à un pantin inerte, incohérent, animé tour à tour par des pulsions, par un vide existentiel ou par une résignation sans véritable cohésion.

Le sous-texte du roman de Camus, sa profondeur philosophique et son ambiguïté morale, disparaissent presque totalement au profit d’un discours militant appuyé. La volonté d’ajouter une cible dans le dos des français se fait avec une telle lourdeur que la caricature finit par desservir le propos, tant elle paraît peu crédible et douloureusement schématique.

On peine à croire à ce que l’on voit : les stéréotypes deviennent pastiches, les enjeux dramatiques se dégonflent, et la portée politique s’émousse. Reste une maîtrise évidente des scènes de sexe : les seules où la mise en scène semble retrouver une urgence, un vrai désir de cinéma. Le reste, malgré un emballage brillant, apparaît prétentieux, creux et étonnamment mollasson.
Titi
Titi

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 2 novembre 2025
Trop lent, on s’ennuie pas de dialogue inintéressant très mauvais film d’Ozon . Aucune profondeur
Veronique Vinet
Veronique Vinet

3 abonnés 17 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 3 novembre 2025
Adapter ce roman de Camus était un risque d’autant plus que le livre contient peu de dialogues et que la tentation d’en inventer n’aurait fait qu’affaiblir l’œuvre.
Le film livré par Ozon est impeccable. La lenteur assumée, l’image en noir et blanc sublime. Les acteurs tout en retenue et intensité sont magnifiques. Mention spéciale à Benjamin Voisin.
Les scènes finales, glaçant sont d’une profondeur inouïe.
LaureS
LaureS

20 abonnés 150 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 29 octobre 2025
Ce à quoi j'ai été le plus sensible est sans doute la beauté du film, au sens esthétique, avec son noir et blanc somptueux. La ville (ce film est tourné à Tanger) est sublimée et le soleil est quasiment un personnage à part entière
Benjamin Voisin est grandiose dans ce rôle difficile (et en plus il est très beau... avec ou sans barbe ;-))
J'ai même trouvé un peu d'humour dans ce film, pendant le procès qui est à la fois tragique et assez drôle
La scène finale, avec Swann Arlaud dans le rôle de l’aumônier de la prison est d'une incroyable force
Comme dans le roman, les interprétations sont multiples (absurdité de la vie, situation coloniale...) J'y est vu aussi une légère touche d'homosexualité refoulée, dans les quelques plans des fesses de Benjamin Voisin et surtout dans le face à face et les regards entre "l'arabe" et Meursault
En résumé, un film très beau, très bien interprété et d'une grande richesse
amonje5
amonje5

8 abonnés 224 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 12 novembre 2025
Belles images, belle reconstitution de la ville et des passants...Mais que c est long ! L acteur principal filmé sur toutes les coutures est un peu trop fallot.
Steve O
Steve O

1 abonné 14 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 8 novembre 2025
Je comprends le choix du n&b, mais film long et lent. N'ayant pas lu l'œuvre, j'ai découvert une intrigue difficile à comprendre.
Mac Murphy
Mac Murphy

9 abonnés 272 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 12 novembre 2025
Bravo à F. Ozon d'avoir réussi à adapter de main de maître une oeuvre que l'on croyait inadaptable. La qualité de la distribution est également à souligner. On a l'impression que Benjamin Voisin est devenu acteur pour incarner Meursault. Tout se passe comme si Camus lui-même avait réalisé ce chef d'oeuvre.
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