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VILLE.G
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3,0
Publiée le 19 novembre 2025
Aurait il été possible de faire un film moins ennuyeux avec une telle histoire? Pour avoir un avis plus circonstancié il va falloir relire le livre. Dans l’immédiat, il me semble que le résultat, sans être désagréable, n’est quand même pas extraordinaire. Le respect du texte donne parfois l’impression d’être au théâtre, à regarder une tragédie grecque un peu « pompeuse », surtout à la fin. Instructif mais pas subjuguant.
J'ai beaucoup aimé ce film moi qui n'ai pas lu le livre. Les décors, l'ambiance, le noir et blanc, les gros plans et ces acteurs fabuleux. Cela permet de se rendre compte aussi de l'ambiance et de l'histoire de l'algérie colonisée. On se pose la question du trouble de l'acteur principal, trouble autistique ou hypersensibilité..
Superbe en tous points, même la touche personnelle du réalisateur àl'oeuvre de Camus est acceptable. Meriterait une séance de discution entre spectateurs a chaque sortie de salle.
Superbe film. Soleil magnifiquement rendu, comme l’absurde Meursault, acteurs magnifiques. Le roman de Camus est là tout entier… et même un peu plus. D’époque et actuel en même temps. Très beau film.
Une chose belle et vide Une esthétique de grande et belle facture au service d'une démonstration absurde de l'absurde. Autant cette thématique de l'absurde, traitée littérairement par Camus, m'avait passionné (dans la fin de mon adolescence), autant la démonstration du film fait penser à une mauvaise dissertation philosophique sèche comme un coup de trique, sans aucun réalisme. Monsieur Benjamin Voisin est, certes, très beau et Rebecca Marder nous a enchanté mais il n'existe pas. Pas la moindre trace d'affect. L'ennui qu'il distille n'a aucune réalité, aucune vérité. Il n'est pas du tout réel. On est alors obligé de se farcir une démonstration du thème de Camus à mille lieues de toute réalité vivante. Et pour bien établir scolairement et laborieusement la démonstration on passe de paroles rares sinon creuses pendant une bonne partie du début du film à une avalanche de pensées profondes débitées à toute vitesse en fin de film. Dommage.
Difficile de mettre à l'écran un livre où le personnage principal ne parle pour ainsi presque jamais. Mais c'est plutôt bien réussi. Au début j'ai eu peur que ça soit un peu long du fait qu'il y ait peu de paroles, mais finalement le film prend un rythme et les choses se mettent en place petit à petit. C'est donc globalement un film plaisant avec une ambiance qui lui est propre (le noir et blanc y étant pour beaucoup, au-delà bien sûr du scénario du livre et le fait que Meursault soit un personnage très atypique).
Avec cette adaptation plutôt réussi de l'oeuvre d'Albert Camus, François Ozon a montré une fois de plus qu'il savait s'attaquer à desgenre sdifférents et à des façons de tourner différentes avec le même coup, on se retrouveavec un film tourné à l'ancienne non seulement à cause du noir et blanc ,mais dans la façon même de tourner le film avec simplicité. Cette simplicité n'a rien de pé remarque aussi assez vite le souci du détail aussi bien dans les décors que dans les scènes d'inté qu'il ait sacrifié à la mode actuelle à ne pas faire de banc-titres de base au début du film, car ce qui est une mode ou une faute de goût devient ici comme une tâche sur un beau vêtement!
1938, Meursault, jeune employé français à Alger, enterre sa mère sans exprimer d'émotion et entame une liaison avec Marie.
François Ozon adapte le roman de Camus en un noir et blanc sublime (Manu Dacosse, chef opérateur) qui magnifie la beauté et le corps de Benjamin Voisin. Peut-être un peu trop. L'image frise parfois celles d'un magazine glacé. Ce n' est pas l'esthétique qu'on imaginait pour l'étrange personnage dessiné par Camus.
Le scénario rappelle, notamment en introduction du film avec des images d'archives, le contexte coloniale de l'histoire. Il développe également le rôle de Marie dont on peut penser qu'elle représente le regard de Camus sur son personnage. Le réalisateur fait de Meursault un homme plus taiseux et inquiétant que celui du livre. Notamment dans la séquence dans l'asile de sa mère où dans l'écriture de Camus Meursault est plus bavard et semble plus mal à l'aise ou maladroit qu'indifférent. Le Meursault de Camus semble ignorer les codes sociaux. Quand on les lui soumet, il les trouve inutiles. Il veut vivre au présent sans regret du passé, sans se projeter dans l'avenir. Jusqu'au jour où il tue un homme et où il comprend immédiatement que lui qui veut rester constamment dans le même quotidien, vient de s'imposer un destin.
Aussi, dans le film, on ne retrouve pas vraiment les références à la lumière, à la couleur blanche aveuglante, à la chaleur et aux sons qui poursuivent Meursault tout au long de son récit et qui joueront un rôle important dans le meurtre, seul moment où Ozon en fait ouvertement et assez maladroitement référence, avec le reflet du soleil sur le couteau de la victime. En n'insistant pas sur ces éléments naturels que Camus souligne tout au long du récit, Ozon édulcore le portrait de Meursault.
Côté interprétation, si on peine à oublier Benjamin Voisin (pourtant excellent comédien) derrière Meursault, Rebeca Marder, Pierre Lotin, Denis Lavant, Swann Arlaud, Nicolas Vaude, Jean-Charles Clichet, Christophe Malavoy et, dans une courte mais marquante apparition, Mireille Perrier, sont parfaits.
Une replongée dans l’œuvre de Camus et sa réflexion sur le désarroi de l’Homme, comme étranger à lui-même, aux autres et au monde. Le film offre une interprétation visuelle intéressante, mais comme toute adaptation, il propose un regard déjà façonné. Alors, quitte à choisir, autant se tourner vers l’œuvre papier, qui laisse davantage de place à l’imaginaire et permet d’en saisir le sens avec ses propres perceptions.
Pas mal, mais ce film n’egalera jamis le roman. Ceci dit la retranscription du recit en noir et blanc et les acteurs sont bien. C’est un beau drame carré, sans rien qui depasse. Mais Il me manque un peu de l’ame du livre… c’est un exercice telllement difficile que je dirais ici que le travail est tres honorable.
Magnifique film Decors photographies splendides. Un acteur merveilleux . Tout est super dans ce film. Merci Francois Ozon mais je n'ai jamais ete decue par ses films Le noir et blanc donne une intensite au film..
Comment filmer un homme détaché de tout, étranger à tout sentiment ? François Ozon a relevé le défi d’adapter le chef d’oeuvre de Camus au cinéma. Et pourtant il n’y a qu’une seule action, celle précédant le procès et beaucoup d’introspection sur le personage de Meursault. L’adaptation est très fidèle au roman. Les acteurs sont très convaincants.