4059 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
488 critiques spectateurs
5
61 critiques
4
186 critiques
3
143 critiques
2
70 critiques
1
18 critiques
0
10 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
jules.i
6 critiques
Suivre son activité
2,0
Publiée le 31 juillet 2026
Film vu tardivement, j'étais curieux... quelle déception. Quel dommage d'avoir choisi Benjamin Voisin pour incarner ce personnage : il est trop beau, trop jeune... pas assez "ordinaire". Il fait des efforts pour ne rien jouer mais ça ne fonctionne pas du tout sauf à la toute fin du film. Par ailleurs le reste du casting, les images, le noir et blanc sont assez réussis
François Ozon porte à l’écran le célèbre roman d'Albert Camus, paru en 1942. La tâche est délicate tant l’œuvre littéraire demeure dépouillée tout en débouchant sur une analyse philosophique abstraite de l'absurdité de l'existence. Toutefois, grâce à la fluidité de sa mise en scène et une parfaite direction d’acteurs, le réalisateur parvient à rendre ce récit accessible. Au cœur d’une Algérie française larvée par les tensions ethniques, un jeune homme désabusé commet un meurtre sans exprimer le moindre remords. Le développement de cette intrigue, portée par Benjamin Voisin, Rebecca Marder et Pierre Lottin (ce dernier remportant le César du meilleur acteur dans un second rôle en 2026), repose sur la description d’un personnage taiseux ne dégageant aucune empathie. Cette fidélité au livre conduit évidemment à un récit froid et austère. Bref, un film dont l’ambition mérite d’être saluée.
Film à très faible hystérésis. Le personnage principal est insipide et nous ennuie. Nous nous moquons de ses turpitudes, intérieures et extérieures. Tout comme lui il se moque de tout ce qui l'entoure. C'est le sujet du film visiblement, ce personnage n'a aucune empathie, pour personne, il est inhumain. Soit. Le matériau original est un roman, que nous ne connaissons pas. Le film résultant est un pensum d'où ne sortent que les métiers techniques. Décos, photo, costumes, direction d'acteur, tout cela est bel et bien, mais tourne à vide. Une non-histoire. Pierre Lottin, par contre, encore une foi, sort du lot, grâce à son personnage très loquace et imprime un peu. Denis Lavant est ridicule.
Le film de tribunal est un genre à part entière. Ici une partie du film se déroule dans un tribunal. Avec sa mollesse. Nous pourrions louer l'exercice de style, réel, mené par François Ozon. Mais nous conseillons ce film aux dissertant sur le roman et les différences du film avec le roman source.
Il faut bien du courage pour s’attaquer à ce monument qu’est L’Étranger. En étant un immense passionné, connaissant par cœur bon nombre de ses phrases, je me doutais que je serais déçu. Et pourtant, en fait je ne l’ai pas vraiment été. Il y a un choix cinématographique à mon sens regrettable et que je n’ai pas compris, celui du noir et blanc. Vu l’importance des sensations pour Meursault, vu les passages splendides du roman décrivant sa perception des éléments à travers ses sens, il est plus que dommage de se priver des couleurs, cela ne fait ressortir le soleil que comme une violence, une agression, ce qu’il est certes dans le roman, mais sans mettre en valeur toutes les autres perceptions de Meursault. Cela étant dit, j’ai quand même vraiment apprécié l’effort d’imprégnation du roman dont tous ont fait preuve, à commencer par le réalisateur et (l’excellent) acteur principal. Le tout agrémenté de quelques citations bienvenues de plusieurs des plus beaux passages (« devant cette nuit chargée de signes et d’étoiles, je m’ouvrais pour la première fois à la tendre indifférence du monde. De l’éprouver si pareil à moi, si fraternel enfin, j’ai senti que j’avais été heureux, et que je l’étais encore »). Il y a tellement d’interprétations possibles de ce roman, le réalisateur choisit d’insister sur celle qui n’est pas celle qui me parle le plus, mais qui fait totalement partie de l’oeuvre, donc pas de souci. On en ressort secoué, presque horrifié par ce personnage, alors qu’avec une autre interprétation de l’œuvre le regard peut être totalement différent. C’est un choix artistique, mais j’invite tout le monde à lire le roman si ce n’est pas déjà fait et à apprécier par soi-même chaque ligne de ce chef-d’œuvre. J’ai retrouvé dans ce film plusieurs des facettes qui peuvent donner du roman une tout autre lecture, c’est l’essentiel.
Il faut sans doute crier au génie parce qu’Ozon « ose » le noir et blanc, ou qu’il se complaît dans un rythme d’une lenteur insupportable et dans l’apathie de Meursault, susceptibles, j’imagine, conférer de la densité à l’ensemble.
Mais non, le cinéma c’est du mouvement et certains écrits ne sont pas adaptables à l’écran aussi géniaux soient-ils. On s’ennuie ferme ! Et pour qui n’a pas lu l’ouvrage, je lui promets bien du plaisir de décryptage impossible.
Messieurs les cinéastes, cessez de vous faire plaisir !
Les hésitations voire l’embarras de François Ozon face à l’adaptation d’une oeuvre qui nourrit les réflexions universitaires entraîne un manque de cohérence, de parti-pris, de consistance. Pourquoi le noir et blanc: marquer la différence historique, manifester le manichéisme d’une société inique, éteindre la sensorialité du cadre? Quant au choix de Benjamin Voisin (impeccable) il surprend puisque Meursault n’a rien de séduisant mais s’explique par la volonté de montrer que même les favorisés (d’une façon ou d’une autre) peuvent être étrangers à eux-mêmes ou aux attentes de la société. D’ailleurs, ce sont l’indifférence au monde, l’absence de sentiments, la lassitude devant l’existence (renforcées par un panel d’exemples peu enviables alautour) qui sont le mieux exprimées, ainsi que ce mélange déroutant entre franchise sans filtre et naïveté relationnelle. Enfin, les raisons du crime sont toutes proposées: homosexualité refoulée, chaleur hallucinatoire, réponse à la provocation, crainte instinctive, relent de racisme; ainsi toutes semblent caduques, sans doute par volonté de retranscrire les questionnements philosophiques sur le hasard, le libre-arbitre, le désespoir qui nimbent le roman. Une mise en image confuse
Avec *L’Étranger*, François Ozon livre une adaptation élégante et habitée du chef-d'œuvre de Camus, explorant avec brio les thèmes de l’absurde et de l’aliénation sociale. Sa mise en scène, d'une grande sobriété, parvient à capter la chaleur écrasante et l'ambiance sensorielle du roman, tout en conservant une distance glaciale nécessaire au récit. Le scénario brille par sa fidélité aux dialogues originaux, parvenant à rendre cinématographique l'introspection complexe du protagoniste. Benjamin Voisin offre une interprétation magistrale de Meursault, trouvant l'équilibre parfait entre l'indifférence apparente et une humanité souterraine déconcertante. Les seconds rôles apportent une belle profondeur lors de la seconde partie, renforçant la critique du système judiciaire. Seul léger bémol : une structure narrative parfois très linéaire qui empêche le film de s'émanciper totalement du texte source pour surprendre le spectateur. Cette œuvre reste néanmoins une réussite formelle et dramatique, portée par une vision artistique d'une grande clarté.
Une tres grande incomprehension quant à l'obtention des droits pour faire ce film adapté du chef d'oeuvre d'Albert Camus. Pourquoi François Ozon a t-il imaginé ce projet ? Et après tout ça, pourquoi choisir un noir et blanc faible et froid ? Pourquoi avoir tourné au Maroc et non pas à Alger et Tipaza ? Pourquoi avoir choisi cet acteur, certes joli à regarder, incapable de jouer un personnage complexe comme Meurseault ? Choisir le morceau Killing an arab de The Cure n'est pas un heureux clin d'oeil. Si vous aimez Camus, si vous aimez L’étranger, évitez ce film qui n’est qu’un caprice de réalisateur et de producteur ? Relisez ce magnifique écrit et faites-vous votre propre film.
L'étranger de François Ozon adaptation cinématographique du roman éponyme est assez fidèle au roman d'Albert Camus.
Je ne suis pas un grand fan du livre, le personnage principal est selon moi très désagréable donc forcément je n'ai pas adoré ce film mais il faut avouer que la mise en scène, les acteurs et surtout les dialogues sont exceptionnels.
Le travail de Voisin autour de son personnage indifférent et étranger au monde qui l'entoure est exceptionnel.
Les acteurs sont très convaincants et la réalisation de François Ozon est soignée. Les personnages sont crédibles et la fin fonctionne plutôt bien. En revanche, je n'ai jamais réussi à entrer dans l'histoire. Le rythme est trop lent à mon goût et le film ne m'a pas particulièrement ému. Je reconnais ses qualités, mais je suis resté assez extérieur du début à la fin. Un film correct, sans être marquant.
Meursault, employé de bureau à Alger en 1938, va assister aux obsèques de sa mère. Adaptation du célèbre roman d'Albert Camus par François Ozon. C'est plutôt fidèle, très bien réalisé (superbe photographie en noir et blanc) et très bien incarné par des acteurs excellents. Néanmoins, on peut se demander si l'Étranger est transposable en images car il manque quand même la beauté du roman qui se trouve dans son style.
Un film solaire réussi à tous points de vue. L'adaptation est fidèle au roman de Camus, le noir et blanc sublime des images d’une beauté poétique avec l'omniprésence du soleil, et de la chaleur. La reconstitution de l'Algérie française par ses décors et costumes est bluffante de réalisme. Le jeu des acteurs, Benjamin Voisin lumineux et Rebecca Marder radieuse , est époustouflant. Un film magnifique.
« L’Etranger » d’Albert Camus est une des œuvres de la littérature française les plus connues et reconnues. Et étonnamment, il n’avait été adapté qu’une fois au cinéma. Pour cette deuxième adaptation, François Ozon, réalisateur très prolifique propose une perspective différente. Le film est en noir et blanc et raconte son histoire à la troisième personne. Ce choix de noir et blanc est pertinent sur deux points : il permet de retranscrire l’ambiance des années 1930, période où le cinéma en couleur n’existait, bien sur, pas et surtout de produire une esthétique visuelle très marquée et très réussie. La magnifique photographie permet de retranscrire viscéralement l’ambiance pesante et l’atmosphère étouffante du soleil. Tout respire la canicule dans ce film et cela reflète en image les mots d’Albert Camus. La scène du meurtre de l’Arabe avec le reflet du soleil sur le couteau est très bien reproduite et magnifiée par l’hyperluminosité de la photographie permise par ce choix esthétique du noir et blanc. Le choix de narration est aussi différent mais ne s’éloigne pas non plus du roman. On retrouve les monologues introspectifs à la première personne du personnage de Meursault tiré des écrits d’Albert Camus avec une reprise au mot près. Benjamin Voisin, très convaincant dans le rôle, incarne ce personnage taciturne de Meursault à merveille et retranscrit son caractère insondable avec brio. On pourrait cependant reprocher au film sa relative lenteur et son léger manque de rythme sans que cela ne soit rédhibitoire, étant donné que le film se conforme à la psychologie de son personnage principal. « L’Etranger » version 2025 est une réussite esthétique indéniable et une adaptation moderne et de qualité d’une œuvre majeure de la littérature française. Note : 14/20
Ozon livre un film particulier et magnifique tant à la mise en scène qu'au jeu des acteurs. Ambiguïté pasolinienne évidemment qui relance le livre de Camus. Bel ouvrage.
Pour autant que je me souvienne, j'avais trouvé le bouquin étrange et ennuyeux. Bon, j'étais au collège ! Cette adaptation, fidèle au roman éponyme, est avant tout un exercice de style. Une réalisation très propre, un noir et blanc très classe, une interprétation formidable. Mais tout cela est très froid, inhabité et long...