L’Étranger
Note moyenne
3,7
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473 critiques spectateurs

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Florence E.
Florence E.

9 abonnés 110 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 juin 2026
Excellent ! J’ai lu le livre récemment et j’ai trouvé que le film présentait bien l’atmosphère un peu malaisante qu’on ressent à sa lecture. Très beaux plans.
Faustine_rchd
Faustine_rchd

22 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 juin 2026
Très bien réalisé et très bien joué. Certaines scènes sont toutefois un peu longues et complexes à comprendre.
khesanh76
khesanh76

36 abonnés 343 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 juin 2026
Ce film est l'adaptation d'un triomphe littéraire ( 10 millions de bouquins vendus ) d'Albert Camus ! Bon, pour ma défense je ne l'ai pas lu. Ma critique porte donc uniquement sur l'adaptation cinématographique : quelle perte de temps pour illustrer la vie d'un type, sur lequel la vie coule comme la pluie sur un canard.
Rien ne le touche, rien ne l'émeut. Bref il mène une vie de radis...creux. Et on guette anxieusement chaque mot, chaque phrase qui sort de sa bouche. A la fréquence d'une tous les quarts d'heure. Le seul truc bien c'est les images d'Alger en N&B des années 30. C'est tout.
Mjoly
Mjoly

2 abonnés 197 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 11 juin 2026
N'ayant jamais lu le roman, je partais en terre inconnue et en totale découverte. Mais mon problème est que, dès qu'un film traite de l'ennui ou du vide, je m'ennuie beaucoup à mon tour. J'ai donc surtout apprécié la qualité et le soin portés aux images et à la photographie, j'ai beaucoup aimé le jeu, excellent, de Benjamin Voisin, et, dans un tout autre registre, celui de Pierre Lottin, mais, et j'en suis désolé pour le réalisateur, je n'ai pas accroché à l'histoire. Le personnage de Meursault est trop rempli de vide pour m'intéresser. Heureusement qu'il finit par s'animer dans la très bonne séquence avec le curé. A noter que j'ai vu ce film en compagnie d'une prof de lettres, qui a bien aimé cette adaptation du grand classique de Camus, pour le respect apporté au livre et la bonne retranscription. Elle regrette juste quelques ajouts inutiles.
Thierry Delarue
Thierry Delarue

4 abonnés 308 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 juin 2026
Qu'as tu fais pour être en prison, Meursault ? J'ai tué un arabe. Une phrase toute aussi simple, banale, anodine et courante en ces temps de la colonisation française de l'Algérie. Cela se confirme car ce Meursault va être jugé plus pour son comportement lors de l'enterrement de sa mère que d'avoir tué un homme. Un indigène comme on les appelait à l'époque. La sœur de la victime maltraitée par la domination mâle blanche en la personne de Raymond Sintès, petit proxénète notoire, s'avouera vaincue avant même la fin du procès, parce que son frère, tout le monde s'en fout, c'est un arabe. Notre meurtrier dans son box d'accusé pour son geste éprouve plutôt de l'ennui que du regret. C'est à cause du hasard, du soleil qu'il a, à cinq reprises, tiré sur la victime.
Contre toute attente Meursault est reconnu coupable et aura la tête tranchée sur la place publique. Contre toute attente il n'attend rien de sa défense, il se contente d'attendre désabusé et fataliste. Il trouve son jugement mérité et attend sa mort. Il se permet d'envoyer au diable le curé et ses absolutions dont il n'a rien à foutre, il veut qu'on le laisse tranquille profiter de ses souvenirs. Ma note sera de 2,91 sur 5. Parce que, c'est long et sans relief. C'est là que saute aux yeux toute la différence entre l'écriture du romancier et celle du scénariste. Par contre les acteurs, eux sont très bien.
Claude DL
Claude DL

122 abonnés 1 914 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 11 juin 2026
Très prenant. Cette adaptation du roman mondialement connu d’Albert Camus m’a paru réussie. Le portrait de ce jeune homme insensible et étranger à tout (d’où sans doute le titre) nous emmène dans l’Algérie coloniale (tourné au Maroc, on devine pourquoi), laquelle est décrite avec beaucoup de justesse. Brillante prestation de Benjamin Voisin dans le rôle titre, ainsi que de tous les comédiens qui l’entourent. Indéniablement un très bon scénario, comme c’est très souvent le cas lorsqu’il est tiré d’un roman. François Ozon nous démontre à nouveau son savoir faire, bravo. Belle image en N&B et bande sonore au diapason.
Jean Touati
Jean Touati

1 critique Suivre son activité

3,0
Publiée le 11 juin 2026
# L’Étranger de François Ozon : L’Absurde dissous dans le réalisme sensoriel

Adapter *L’Étranger* d’Albert Camus au cinéma est un exercice presque paradoxal. Comment filmer « l’écriture blanche » ? Comment donner corps à Meursault, ce personnage qui subit le monde par ses sensations physiques tout en refusant de traduire son existence selon les codes moraux de la société ? Dans sa version, François Ozon livre une œuvre plastique d'une grande beauté, mais il se heurte à une limite structurelle : en choisissant le prisme du réalisme et de la sensualité, il transforme un vertige métaphysique en un drame historique et charnel.

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## 1. Le piège de la grille clinique : Un Meursault alexithymique mais trop incarné

L'une des grandes réussites de surface du film est sa restitution textuelle du comportement de Meursault (incarné par Benjamin Voisin). Le spectateur contemporain y décèle immédiatement un profil clinique d’**alexithymie** : une incapacité chronique à nommer ses émotions (*« cela ne voulait rien dire »* lorsqu'on lui parle d'amour), un surinvestissement des stimuli physiques (la chaleur, l'éclat du soleil, le désir brut pour Marie) et une pensée opératoire, purement pragmatique.

Cependant, le cinéma d'Ozon – cinéaste du corps, du trouble et du désir – commet un contresens philosophique en esthétisant cette pathologie. Chez Camus, ce détachement est le véhicule de l'**Absurde** (la confrontation entre l'homme en quête de sens et le silence du monde). Chez Ozon, la beauté solaire des images et la complicité charnelle avec Marie (Rebecca Marder) réinjectent du romanesque là où il faudrait de la vacuité. Meursault passe alors pour un jeune homme nonchalant et sensuel, plutôt que pour l’incarnation de l’honnêteté radicale et du vide existentiel.

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## 2. Le procès : Un Absurde prisonnier du naturalisme

Le pivot du film réside dans la scène du procès, ce moment théâtral où la société bascule dans le grotesque en jugeant Meursault non pas pour le meurtre de l'Arabe, mais pour « avoir enterré sa mère avec un cœur de criminel » (le grief suprême étant d'avoir bu un café au lait et fumé une cigarette devant le cercueil).

Ozon capte l'ironie et l'absurdité de ces répliques, mais la mise en scène reste impuissante à en faire un choc philosophique. Pourquoi ? Parce que le cinéaste s'est enfermé dans un cadre réaliste et naturaliste durant la première heure du film. Pousser l'absurdité du procès à son paroxysme métaphysique aurait exigé des distorsions visuelles majeures. Or, le faire au milieu d'un film si formellement classique aurait paru totalement **décalé et artificiel**. Ozon fait le choix de préserver la cohérence réaliste de son œuvre, mais ce choix se fait au détriment du souffle camusien : l’Absurde y est traité comme une simple bizarrerie judiciaire, un dysfonctionnement de l'époque, et non comme une condition humaine universelle.

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## 3. Le contre-exemple d'Orson Welles : L'Absurde par la structure

Pour comprendre ce qui manque cruellement au film d'Ozon, il faut le confronter à l'adaptation du *Procès* de Kafka par Orson Welles en 1962. Welles a compris une vérité fondamentale : on ne peut pas filmer l'existentialisme ou l'absurde avec une grammaire visuelle réaliste. Si l'on déploie linéairement les forces en présence, le contraste entre les deux cinéastes devient saisissant sur trois niveaux majeurs.

### Le pacte de lecture initial

Tout se joue dès les premières minutes du film. Orson Welles ouvre *Le Procès* par la parabole « Devant la Loi », mise en scène à travers une saynète d'animation surréalisante et hypnotique. Ce choix fort avertit immédiatement le spectateur qu'il n'entre pas dans un film policier traditionnel, mais dans un conte philosophique et allégorique. À l'inverse, François Ozon ouvre *L'Étranger* sur une reconstitution historique extrêmement soignée de l'Alger de 1938. Le pacte scellé avec le spectateur est d'emblée celui d'un drame d'époque réaliste, ce qui va lourdement hypothéquer la suite.

### La grammaire visuelle et spatiale

Cette divergence de départ se prolonge dans l'utilisation même de la caméra et de l'espace. Chez Welles, l'absurde est sécrété directement par l'image : il filme des décors cyclopéens, des plafonds écrasants et utilise des angles de caméra déformants pour transcrire visuellement la paranoïa bureaucratique. Chez Ozon, la mise en scène reste d'un grand classicisme. Malgré une très belle esthétique et l'usage du noir et blanc, la lumière reste chaleureuse et les cadres très sages. L'absurde n'est alors jamais généré par la mise en scène ; il est uniquement dit par le texte et les répliques des acteurs.

### Le geste de cinéma global

Finalement, c'est la philosophie même de l'adaptation qui sépare les deux œuvres. Orson Welles fait le choix de trahir la lettre du texte de Kafka pour mieux en sauver l'esprit métaphysique par une réinvention visuelle totale. François Ozon, au contraire, respecte scrupuleusement la lettre et le déroulement du roman de Camus, mais il en dissout le souffle et le vertige dans un confort visuel et un naturalisme trop rigides pour bousculer le spectateur.

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## Conclusion : Un fait divers tragique plutôt qu'un mythe existentiel

En définitive, le film de François Ozon est une œuvre élégante, portée par des acteurs impeccables, mais qui illustre le texte sans jamais le transcencer. En refusant de rompre avec le naturalisme, Ozon condamne l'Absurde à n'être que thématique, là où Welles prouvait qu'il devait être structurel.

En voulant rendre Meursault plus humain, plus proche de son contexte historique et de ses pulsions physiques, le film rate la marche de la métaphysique. Il nous reste un très beau film sur l'incompréhension sociale et le destin tragique d'un homme indifférent, mais le grand film sur le vertige de l'Absurde camusien, lui, reste encore à faire.
Infovest
Infovest

5 abonnés 180 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 10 juin 2026
Mon dieu !!
Quelle catastrophe ce film !!
Peu de dialogue, peu de musique , un personnage principal froid à souhait.
Bref l’ennui absolu.
Ozon n’a rien osé.
Nul de chez nul.
jonathan L.
jonathan L.

16 abonnés 35 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 juin 2026
Le noir est blanc alterne entre le très beau et le franchement laid. Il a de plus l’immense défaut de très mal retranscrire la chaleur et la pesanteur du soleil qui devrait être au cœur du récit.

Le film est trop mou et son personnage principale trop cryptique
CH1218
CH1218

280 abonnés 3 232 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 juin 2026
Contrairement à Visconti, François Ozon s’en sort plus qu’honorablement. Le choix d’un noir et blanc aveuglant est culotté et les libertés prisent pour son adaptation de «L’ Étranger » ne dénature aucunement le manuscrit d’Albert Camus. C’est du bon boulot quoique un poil scolaire notamment dans la deuxième partie du film. Dans le rôle de Meursault, Benjamin Voisin fait l’unanimité.
chrisbal
chrisbal

18 abonnés 776 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 mai 2026
Un film pénible à regarder (comme le livre est pénible à lire...) mais qui offre une belle interprétation de la part de Benjamin Voisin, de magnifiques images d'un Alger baignant dans le soleil et un hommage au cultissime "Killing an arab" de The Cure.
Rien que pour ça, les 2 heures en noir et blanc du réalisateur François Ozon valent le détour.
David B.
David B.

54 abonnés 592 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 avril 2026
L'histoire est plate, la réalisation pantouflarde, c'est lent, c'est sans émotion comme son personnage principal. C'est justement censé décrire une existence sans y prendre goût...On s'ennuie grave.
ned123
ned123

209 abonnés 1 762 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 avril 2026
J’ai vu un film... qui s’attaque à l'incroyable "L’Étranger" d’Albert Camus, François Ozon ne livre pas une simple illustration littéraire, mais une relecture moderne, sublime et intelligemment politique.

Le cinéaste capte, par touches chirurgicales, une atmosphère de masculinité toxique, raciste et violente. Dans ce contexte colonial brûlant, Meursault observe le mal sans interférer, spectateur d'un monde dont il est l'intrus. Benjamin Voisin est impressionnant de retenue.. Il incarne ce personnage nébuleux avec une neutralité troublante. Son jeu épouse parfaitement l’essence de l’antihéros camusien : un homme effacé, désintéressé, dont l'absence d'émotion devient un acte de rébellion involontaire contre les conventions sociales.

Ozon fait le choix audacieux d’un noir et blanc somptueux, ce qui donne au film une dimension intemporelle et renforçant la sécheresse du récit. Là où le roman passait par les mots, le réalisateur réussit à créer l'impression avec le silence, les regards et la lumière qui traduisent l'absurde.

Malgré une dernière partie un peu didactique, le film réussit l’exploit de transposer la radicalité d'un protagoniste insaisissable. C’est une œuvre fascinante sur la solitude d'un homme qui, en refusant de mentir sur ses sentiments, finit par attirer sa propre destruction. Un pari risqué, mais magistralement relevé.
Kouto
Kouto

29 abonnés 4 749 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 avril 2026
Le réalisateur François Ozon ose le pari d’adapter le roman d’Albert Camus et cette audace est payante. Parvenant à insuffler une touche contemporaine tout en conservant l’essence même du récit, il apporte une vision très texturée avec un choix d’un noir et blanc conférant cette essence mystique et brute propre au roman offrant une dimension bien singulière à ce monstre d’indifférence qu’est le personnage principal, brillamment incarné à l’écran par l’acteur Benjamin Voisin et bien entouré par d’excellents seconds rôles. Tout juste on pourra regretter une dernière partie trop verbeuse et didactique dans son approche. C’est une version pleine d’audace et globalement réussie.
Cinéphiles 44

1 666 abonnés 4 646 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 avril 2026
Avec "L’Étranger", François Ozon s’attaque à un monument de la littérature française, le roman de Albert Camus. Un pari risqué tant l’œuvre originale, introspective et philosophique, repose sur une intériorité difficile à transposer à l’écran. Et pourtant, le cinéaste parvient à en livrer une adaptation aussi respectueuse que personnelle. Le film suit un homme détaché du monde, indifférent aux conventions sociales, dont la vie bascule après un meurtre presque absurde sur une plage écrasée de soleil. À travers son procès, c’est moins son acte qui est jugé que son incapacité à ressentir ou à se conformer aux attentes de la société. Ozon fait le choix audacieux d’un noir et blanc somptueux, qui confère au film une dimension presque intemporelle. Ce parti pris esthétique renforce la sécheresse du récit, son minimalisme émotionnel, tout en sublimant les décors et les visages. Au cœur du film, Benjamin Voisin impressionne. Il incarne Meursault avec une retenue remarquable, évitant toute surinterprétation. Son jeu, presque neutre, épouse parfaitement l’essence du personnage imaginé par Camus : un homme en décalage total avec le monde, dont l’absence apparente d’émotion devient troublante. Là où le roman passe par les mots, Ozon utilise le silence, les regards, la lumière.
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