L’Étranger
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496 critiques spectateurs

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Pierre
Pierre

7 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 septembre 2026
Le roman-culte de Camus est un vrai casse-gueule pour un réalisateur, notamment du fait du point de vue narratif interne , finalement retenu comme le seul possible, qui donne accès à une intériorité purement transparente envers quoi l'on chemine de l'altérité radicale à la fraternité. Même si j'apprécie beaucoup François Ozon, j'y allais moi aussi avec mon pistolet, n'étant pas du genre à rigoler avec mes textes fétiches . Or le fait est qu'il s'en est fort bien sorti, notamment en ne voulant pas trop faire parler ou expliquer une oeuvre emblématique d'un langage en crise tout comme les jalons du sens, mais de rechercher avant tout la présence et l'incarnation, de même que Camus. Certes les acteurs sont exceptionnellement beaux, mais ça ne fausse pas pour autant le propos du roman, célébration du monde terrestre comme toute l'oeuvre de Camus. Petite incohérence dans le fait que la place plus importante donnée à Marie, féminisme oblige, s'accorde mal avec le fait qu'ayant ici accès à tous les tenants et aboutissants de l'embrouille de Sintès-Lottin (tel qu'en lui-même) puisque tout se passe sous ses yeux, elle ne dise pas un mot de cela au procès pour défendre son chéri. Mais ce n'est qu'un détail.
Un film qui peut, comme le roman, s'adresser à tout le monde en sachant se taire.
Bobbylabonnebouille
Bobbylabonnebouille

134 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 31 août 2026
C'est long, c'est lent, pas un personnage qui suscite de la sympathie et pourtant il y a du génie à savoir si la puissance des 5 dernières minutes réside dans les 1h55 qu'on s'est coltiné avant ou pas !! J'exagère un peu puisque le jeu des acteurs est incroyable, le noir et blanc sublime à peu près tout, la réflexion sur l'époque se veut plus factuelle que jugeante mais l'intérêt principal du film reste le "Pourquoi?" non pas du crime mais de la personnalité de cet homme.
remix77
remix77

3 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 août 2026
L’acteur principal en icône, filmé comme un James Dean
Le rythme long image magnifique les acteurs sont beaux campe leur caractère
Un film ne peut pas rendre la poésie d’Albert Camus et il semble vraiment qu’il manque une dimension car le scénario est faible et seul la poésie de Camus peut rendre cette histoire
Martine
Martine

8 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 août 2026
Une adaptation ambitieuse, esthétique et profondément réfléchie. Benjamin Voisin est super dans son interprétation sobre et intense de Meursault.
Le noir et blanc est magnifique.
Mickael Karoly
Mickael Karoly

2 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 28 août 2026
Une très belle mise en scène, des acteurs magnifiques. Un noir et blanc subtile. J ai pris un grand plaisir à voir ce petit bijoux français.
albaster
albaster

12 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 27 août 2026
La vie ennuie Meursault et il prend alors ses distances à l'égard de tout, le décès de sa mère, sa petite amie Marie et son propre passage de vie à trépas : « Dans le fond, je n'ignorais pas que mourir à trente ans ou à soixante-dix ans importe peu puisque, naturellement, dans les deux cas, d'autres hommes et d'autres femmes vivront, et cela pendant des milliers d'années. [...] C'était toujours moi qui mourrais, que ce soit maintenant ou dans vingt ans ». Tout au long du film le personnage est assez silencieux, enfermé dans une indifférence vis à vis des autres et de lui-même. Un mutisme quasi complet .
Malheureusement l'ennui de Meursault est contagieux et risque de devenir le notre et c'est ce qui m'est très rapidement arrivé . Le jeu de Benjamin Voisin est celui d'un personnage indifférent puisque c'est le personnage qu'il doit jouer et il le joue bien mais il faut bien convenir que ce n'est pas difficile et à la portée de tout étudiant d'une école de de théâtre . Le rôle de Marie est fort bien assumé par Rebecca Marder qui exprime bien jusqu'à la la fin l'amour qu'elle ressent pour cet homme dont elle ne désespère pas percer le mystère . La photographie en noir et blanc est, à mon goût, très belle .
Cette œuvre de Camus est un roman philosophique traitant de l'absurde . La question est de savoir s'il se prête à devenir un film. Je pense que non et c'est là qu'est l'erreur de cette mise en bobines d'un roman qui, de tous les romans français, a été un des plus lus et des plus traduits de par le monde.
TUTUR29
TUTUR29

53 abonnés 1 360 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 août 2026
Je n’ai franchement pas accroché à cette adaptation : même si j’ai étudié au lycée ce livre, je n’en ai pas perçu ce qui en faisait l’intérêt dans cette adaptation. Le côté absurde devient juste ennuyeux avec un film où on a la sensation qu’il ne se passe rien, et le fait que ce soit dans un noir et blanc sans reel sens esthétique n’aide pas. Assez dommage !
Sebastien C.
Sebastien C.

2 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 23 août 2026
Difficile à mettre en image Camus est présent dans le film’d’Ozon. Une image de l’Algérie, deux acteurs très très bons pour interpréter Meursault et Marie, et j’ajouterai aussi sintes. Bravo pour le casting
jules.i
jules.i

6 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 31 juillet 2026
Film vu tardivement, j'étais curieux... quelle déception. Quel dommage d'avoir choisi Benjamin Voisin pour incarner ce personnage : il est trop beau, trop jeune... pas assez "ordinaire". Il fait des efforts pour ne rien jouer mais ça ne fonctionne pas du tout sauf à la toute fin du film. Par ailleurs le reste du casting, les images, le noir et blanc sont assez réussis
GéDéon
GéDéon

143 abonnés 755 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 juillet 2026
François Ozon porte à l’écran le célèbre roman d'Albert Camus, paru en 1942. La tâche est délicate tant l’œuvre littéraire demeure dépouillée tout en débouchant sur une analyse philosophique abstraite de l'absurdité de l'existence. Toutefois, grâce à la fluidité de sa mise en scène et une parfaite direction d’acteurs, le réalisateur parvient à rendre ce récit accessible. Au cœur d’une Algérie française larvée par les tensions ethniques, un jeune homme désabusé commet un meurtre sans exprimer le moindre remords. Le développement de cette intrigue, portée par Benjamin Voisin, Rebecca Marder et Pierre Lottin (ce dernier remportant le César du meilleur acteur dans un second rôle en 2026), repose sur la description d’un personnage taiseux ne dégageant aucune empathie. Cette fidélité au livre conduit évidemment à un récit froid et austère. Bref, un film dont l’ambition mérite d’être saluée.
Norbert Sautelles
Norbert Sautelles

24 abonnés 710 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 30 juillet 2026
Film à très faible hystérésis. Le personnage principal est insipide et nous ennuie. Nous nous moquons de ses turpitudes, intérieures et extérieures. Tout comme lui il se moque de tout ce qui l'entoure. C'est le sujet du film visiblement, ce personnage n'a aucune empathie, pour personne, il est inhumain. Soit. Le matériau original est un roman, que nous ne connaissons pas. Le film résultant est un pensum d'où ne sortent que les métiers techniques. Décos, photo, costumes, direction d'acteur, tout cela est bel et bien, mais tourne à vide. Une non-histoire. Pierre Lottin, par contre, encore une foi, sort du lot, grâce à son personnage très loquace et imprime un peu. Denis Lavant est ridicule.

Le film de tribunal est un genre à part entière. Ici une partie du film se déroule dans un tribunal. Avec sa mollesse. Nous pourrions louer l'exercice de style, réel, mené par François Ozon. Mais nous conseillons ce film aux dissertant sur le roman et les différences du film avec le roman source.
Victor-Hugo Rodriguez
Victor-Hugo Rodriguez

17 abonnés 57 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 juillet 2026
Il faut bien du courage pour s’attaquer à ce monument qu’est L’Étranger. En étant un immense passionné, connaissant par cœur bon nombre de ses phrases, je me doutais que je serais déçu. Et pourtant, en fait je ne l’ai pas vraiment été.
Il y a un choix cinématographique à mon sens regrettable et que je n’ai pas compris, celui du noir et blanc. Vu l’importance des sensations pour Meursault, vu les passages splendides du roman décrivant sa perception des éléments à travers ses sens, il est plus que dommage de se priver des couleurs, cela ne fait ressortir le soleil que comme une violence, une agression, ce qu’il est certes dans le roman, mais sans mettre en valeur toutes les autres perceptions de Meursault.
Cela étant dit, j’ai quand même vraiment apprécié l’effort d’imprégnation du roman dont tous ont fait preuve, à commencer par le réalisateur et (l’excellent) acteur principal. Le tout agrémenté de quelques citations bienvenues de plusieurs des plus beaux passages (« devant cette nuit chargée de signes et d’étoiles, je m’ouvrais pour la première fois à la tendre indifférence du monde. De l’éprouver si pareil à moi, si fraternel enfin, j’ai senti que j’avais été heureux, et que je l’étais encore »).
Il y a tellement d’interprétations possibles de ce roman, le réalisateur choisit d’insister sur celle qui n’est pas celle qui me parle le plus, mais qui fait totalement partie de l’oeuvre, donc pas de souci. On en ressort secoué, presque horrifié par ce personnage, alors qu’avec une autre interprétation de l’œuvre le regard peut être totalement différent. C’est un choix artistique, mais j’invite tout le monde à lire le roman si ce n’est pas déjà fait et à apprécier par soi-même chaque ligne de ce chef-d’œuvre. J’ai retrouvé dans ce film plusieurs des facettes qui peuvent donner du roman une tout autre lecture, c’est l’essentiel.
Mathieu B.
Mathieu B.

2 abonnés 20 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 22 juillet 2026
Il faut sans doute crier au génie parce qu’Ozon « ose » le noir et blanc, ou qu’il se complaît dans un rythme d’une lenteur insupportable et dans l’apathie de Meursault, susceptibles, j’imagine, conférer de la densité à l’ensemble.

Mais non, le cinéma c’est du mouvement et certains écrits ne sont pas adaptables à l’écran aussi géniaux soient-ils.
On s’ennuie ferme ! Et pour qui n’a pas lu l’ouvrage, je lui promets bien du plaisir de décryptage impossible.

Messieurs les cinéastes, cessez de vous faire plaisir !
Charlotte28
Charlotte28

209 abonnés 2 950 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 20 juillet 2026
Les hésitations voire l’embarras de François Ozon face à l’adaptation d’une oeuvre qui nourrit les réflexions universitaires entraîne un manque de cohérence, de parti-pris, de consistance. Pourquoi le noir et blanc: marquer la différence historique, manifester le manichéisme d’une société inique, éteindre la sensorialité du cadre? Quant au choix de Benjamin Voisin (impeccable) il surprend puisque Meursault n’a rien de séduisant mais s’explique par la volonté de montrer que même les favorisés (d’une façon ou d’une autre) peuvent être étrangers à eux-mêmes ou aux attentes de la société. D’ailleurs, ce sont l’indifférence au monde, l’absence de sentiments, la lassitude devant l’existence (renforcées par un panel d’exemples peu enviables alautour) qui sont le mieux exprimées, ainsi que ce mélange déroutant entre franchise sans filtre et naïveté relationnelle. Enfin, les raisons du crime sont toutes proposées: homosexualité refoulée, chaleur hallucinatoire, réponse à la provocation, crainte instinctive, relent de racisme; ainsi toutes semblent caduques, sans doute par volonté de retranscrire les questionnements philosophiques sur le hasard, le libre-arbitre, le désespoir qui nimbent le roman. Une mise en image confuse
mazou31
mazou31

138 abonnés 1 383 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 18 juillet 2026
Avec *L’Étranger*, François Ozon livre une adaptation élégante et habitée du chef-d'œuvre de Camus, explorant avec brio les thèmes de l’absurde et de l’aliénation sociale. Sa mise en scène, d'une grande sobriété, parvient à capter la chaleur écrasante et l'ambiance sensorielle du roman, tout en conservant une distance glaciale nécessaire au récit. Le scénario brille par sa fidélité aux dialogues originaux, parvenant à rendre cinématographique l'introspection complexe du protagoniste. Benjamin Voisin offre une interprétation magistrale de Meursault, trouvant l'équilibre parfait entre l'indifférence apparente et une humanité souterraine déconcertante. Les seconds rôles apportent une belle profondeur lors de la seconde partie, renforçant la critique du système judiciaire. Seul léger bémol : une structure narrative parfois très linéaire qui empêche le film de s'émanciper totalement du texte source pour surprendre le spectateur. Cette œuvre reste néanmoins une réussite formelle et dramatique, portée par une vision artistique d'une grande clarté.
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