3844 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
476 critiques spectateurs
5
60 critiques
4
184 critiques
3
140 critiques
2
67 critiques
1
16 critiques
0
9 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Ph L
1 abonné
7 critiques
Suivre son activité
2,5
Publiée le 15 janvier 2026
Est ce parce que j'ai lu et relu le livre et que je ne reconnais pas Meursaut? Toujours est il que je suis très déçu. Meursaut a, dans le livre, une vie intérieure intense qu'il aurait peut-être été possible de traduire par plus de voix off. Certains rajouts par rapport au livre frisent le ridicule, tout comme certains personnages. Commencer le film par le titre de Cure alors que le début du roman est l'une des phrases les plus célèbres de la littérature (et qui donne tout de suite le ton du personnage) n'est pas la meilleure déviation par rapport au roman. J'ai en revanche bien aimé le procès
Le film m'a paru long, mais en me replongeant dans le livre et dans tout ce qu'il raconte implicitement j'ai compris tous les choix qui ont été fait. Je trouve cette adaptation magnifique et bouleversante, elle apporte un univers unique qui m'a charmée.
Un bon film le sujet est bien traité meme si la modernité de l'histoire de s'impose pas. Le monde de l'Algérie française est bien loin et le personnage principzl sans émotion est vraiment difficile a supporter
« Je m’attendais à rien mais je suis quand même déçu. » Cette phrase résume bien mon ressenti devant L’Étranger. L’intrigue n’est vraiment pas folle et l’aspect philosophique est poussé à l’extrême sans que cela apporte grand-chose au récit. On a parfois l’impression que le film force son propos au lieu de le laisser vivre, et au final l’histoire reste plate et peu engageante, comme déjà dans le livre dont elle s’inspire. Par contre, je reconnais que le film est très bien réalisé : la mise en scène est soignée, l’ambiance visuelle est réussie et les acteurs livrent de très bonnes performances — là-dessus, rien à redire, je félicite l’équipe. Dommage que la qualité technique ne soit pas portée par un scénario plus intéressant, car ça aurait pu être bien meilleur.
Tout l'art du cinéma ! comme dans le livre il ne se passe pas grand chose dans le film et pourtant François Ozon réussit à nous emporter, à nous faire ressentir ce que vit le personnage principal du film. Remarquable !
Tiré de l'œuvre culte d’Albert Camus (1942), L’étranger parvient à retranscrire la substantielle moelle d'un court roman pourtant considéré comme impossible à adapter. Dans un superbe noir & blanc, ce film nous plonge avec acuité dans la sourde violence de l’Algérie française des années 30, offrant par ailleurs de superbes rôles à ses comédiens : Benjamin Voisin évidemment, mais aussi Rebecca Marder, Pierre Lottin, Denis Lavant et Swann Arlaud. Redonnant (un peu) la parole aux personnages féminins et aux « indigènes » qui sont les grands fantômes du livre, ce film à la lenteur assumée n'offre pas de clé quant au personnage de Meursault, toujours aussi ambigu et mystérieux dans sa paralysie intérieure liée à ce qu'il ressent de l'absurdité du monde, et qui résonne, selon le cinéaste François Ozon, avec le malaise d'une certaine jeunesse contemporaine.
Commençons par un compliment, la photo et le tournage en NB est magnifique. Pour le reste… l’ennui, Un scénario tiré d’une histoire sans intérêt, un acteur principal terne, le reste de la troupe pas très brillant. Pour finir, au delà de transcrire l’œuvre originale, une presentation biaisée de l’Algerie Française, il paraît que c’est à la mode….
Du grand cinéma tout simplement. La qualité de la réalisation, l’esthétique de l’image, le talent des comédiens, l’adaptation fidèle du livre mais avec un parti pris assumé, une bande son bien choisie. Tout est réuni dans ce film d’une beauté enthousiasmante contrastant avec le sujet du film, la possible noirceur infinie de l’âme humaine lorsqu’elle est dénuée d’amour et d’empathie.
Un très beau film à l'esthétique impeccable. Chaque scène est polie avec soin dans un jeu de lumière en noir et blanc qui donne à l'histoire une dimension onirique et nostalgique que Camus n'aurait peut-être pas approuvée mais qui rend le film encore plus intéressant. L'adaptation d'un monument de la littérature, tel que l'Etranger, ne va pas sans risques mais, là aussi, il me semble que François Ozon a réussi son pari. Deux bémols cependant: le parti pris anticolonial du film (totalement absent du livre) et la "visibilité" accordée par le film au jeune arabe tué et à sa sœur. Albert Camus (à tort ou à raison) se réfère à la victime et à sa sœur anonymement et les occulte presque entièrement aussi bien dans la narration du crime que dans le déroulement du procès, tandis que François Ozon leur invente un prénom, filme la tombe de l'Arabe, introduit la sœur dans la salle d'audience et leur donne une présence que Camus n'avait pas jugée utile pour son roman. 4/5
Roman de référence, que je n'ai pas lu, ce film est vraiment TRES INTERESSANT! Très poétique, sensuel avec un esthétisme rarement atteint et une Algérie bien filmée ajouté à un jeune acteur plein de charisme, que je ne connaissais pas: Bejamin Voisin! Et à tout ceux qui disent que c'est lourdaud à mourrir, Comment leur dire????C'est adapté d'une oeuvre de Camus.... pas les mémoires de Patrcia Kaas
Monument de la littérature du 20 ieme siècle, réputé inadaptable. Je ne l’ai jamais lu et suis donc arrivé à cette projection vierge de toute idée préconçue. Dès le début, une évidence : c’est soigné, propre, très esthétisant. Une image, un noir et blanc, une reconstitution magnifiques, que vient souligner l’interprétation très lisse de Benjamin Voisin, qui semble exercer une véritable fascination sur son réalisateur. Cela se laisse regarder. Toute l’exposition est très réussie, même si l’on reste soi même ( forcément) un peu étranger à tout cela. Très belle scène centrale sur la plage puis une seconde partie plus conventionnelle, plus lourde notamment dans la confrontation avec l’aumônier de la prison , où notre Meursault se transforme soudain en une bête féroce. L’ensemble est respectable, sincère, soigné, mais n’a rien produit sur moi. Reste l’interprétation. Je n’ai jamais beaucoup apprécié B Voisin, et la réconciliation est difficile tant son coté mannequin est ici surexploité par Ozon. Rebecca Marder comme toujours excellente, Pierre Lotin en surchauffe, au bord de l’auto caricature, et un formidable comédien de théâtre, Jean Claude Bolle Reddat ( qui accompagne Meursault pendant les obsèques de la maman)
Une adaptation très fidèle et aboutie, mais trop poseuse pour véritablement emporter - (Bien)
L’adaptation est très fidèle au roman de Camus, à quelques pas de côté près. Elle en reprend d’ailleurs quelques verbatims aux moments pivots de l’histoire. Elle retranscrit de manière convaincante la vie intérieure de Meursault, interprété très justement par Benjamin Voisin, tout en retenue et en apathie, à la fois antipathique et fascinant. Comme le personnage de Marie, on est à la fois touché et écœuré par le personnage. Il paraît vide à l’intérieur, faussement insensible et dénué d’émotions. On sent qu’il paraît dénué d’intérêt même pour la vie, en apparence seulement, car son monologue final durant lequel il explose enfin montre toute la profondeur de sa psyché et de son rapport au monde. Rapport au monde que l’on ressent très douloureux chez lui car c’est un monde qu’il ne comprend pas, auquel il se ressent lui-même comme étranger. Il semble fonctionner avec un système de valeurs qui lui est propre et dont l’ambiguïté nous empêche de le cerner.
La mise en scène de François Ozon est très aboutie et restitue de manière très sensible et très pertinente les enjeux dramatiques et émotionnels de l’histoire, tout en la mettant en contexte avec classicisme et élégance. L’image est très belle, sa composition très travaillée, mettant magnifiquement en valeur Alger et sa région, de manière à immerger au mieux le spectateur dans la narration et la rendre tangible.
Le film fait d’ailleurs un petit pas de côté et commente avec un peu de recul de contexte post-colonial du livre, en ouvrant sur de fausses images d’actualités télévisées et en mettant en valeur la victime algérienne et sa famille (le film se clôt sur elle). Cette mise en contexte reste cependant très prudente et ne s’autorise jamais à remettre en cause la vision de Camus.
On pourra ainsi regretter un rythme lancinant et un peu lent, qui au lieu de fasciner et de donner de la profondeur, tend à donner au film un côté poseur, conscient de ses qualités et de viser le chef d’œuvre et les cérémonies qui l’accompagnent. Ecrasé par la mythologie du livre, le film en devient écrasant, jugule le discours et l’émotion. Trop théorique et manquant de tripes, il n’est pas le chef d’œuvre qu’il rêverait d’être. Dommage, il reste cependant de très bonne facture et à voir au cinéma !
Un film surprenant... Très beau, le choix du noir et blanc fait ressortir les personnages et les paysages d'un soleil de plomb : l'image, les plans et cadrages sont vraiment de qualité. La musique plonge de même dans cette ambiance de "l'étranger", que le jeu des acteurs confirment, particulièrement Marceau, Marie et le prêtre. Ils incarnent pleinement leur rôle sans en faire une caricature pour autant. Salut à Benjamin voisin dont la performance est vraiment poignante.
Un très bon film, même s'il faut se préparer au choc de son scénario, plutôt déroutant.
Film absolument magnifique à tous points de vue. Fidèle au roman. Excellents acteurs. Très belle mise en scène. Seul reproche: à certains moments, utilisation du langage actuel, par exemple "à très vite" , expression qui n'avait pas cours en 1938...