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Eric L
15 abonnés
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4,0
Publiée le 6 mars 2026
Un film en noir et blanc avec une photo magnifique Benjamin Voisin est un acteur qui a un grand avenir Et d'une beauté insolente Il a commis un crime et doit affronter son procès en Algérie des années 50
Décevant et sombre. Malheureusement je n’ai pas retrouvé l’œuvre originale. Pierre Lottin tire son épingle du jeu mais le reste du casting ne rattrape pas le tout.
Difficile d appréhender l œuvre de Camus grâce à ce film, belle image certes mais un film qui se traîne en longueur, l anémie de la réalisation arrive à m achever avant la fin …
Avec L’Étranger, François Ozon livre une adaptation ambitieuse et profondément habitée. Le casting est remarquablement dirigé, et la caméra d’Ozon filme les émotions au plus près des visages, capturant chaque frémissement avec une précision troublante. Le choix du noir et blanc est magistral : il sublime la photographie et donne au récit une dimension presque intemporelle, austère et poétique à la fois. Benjamin Voisin confirme qu’il est un immense acteur de drame. Dans ce rôle complexe et exigeant, il impressionne par sa retenue, son regard et sa présence magnétique. Swann Arlaud lui donne une réplique tout aussi intense, notamment lors d’une dernière scène grandiose, portée par une mise en scène et des dialogues d’une grande force. Si le montage reste assez classique et que certaines scènes ou silences semblent moins essentiels au fil conducteur, l’ensemble demeure d’une grande cohérence artistique. Une adaptation forte, élégante et marquante, que je reverrais sans hésitation.
Porter à l'écran ce roman culte de la littérature était une gageure, et François Ozon s'en sort très bien. Grâce à la performance de l'excellent Benjamin Voisin, le mutique Meursault, pionner des personnages autistes, prend corps dans une magnifique image en noir et blanc ( récompensée à juste titre ). Étranger au monde, étranger à lui-même et à tout sentiment, ce personnage nihiliste est parfaitement incarné, entouré par Rebecca Marder et Pierre Lottin ( César du meilleur second rôle ). Petite anecdote pour avoir mis en scène la pièce: lorsqu'il trouve en prison un vieil article sur un meurtre en Tchécoslovaquie, cela servira à Camus de trame pour écrire la pièce de théâtre "Le Malentendu" deux ans plus tard. Formellement réussi, je n'avais pas vraiment accroché à l'esprit minimaliste du livre, le film a son image m'a fait le même effet.
Ozon est un homme appartenant à un parti politiquement de gauche. À travers ses œuvres, il veut dénoncer une " certaine " injustice qu'il estime juste que beaucoup ne partagent pas également. Concernant ce " l'étranger " , ils cherchent encore à dénoncer les méfaits des Français concernant le l'Occupation de ceux-ci. À travers un scénari bien ficellé, c'est dommage qu'il veuille proposer un film politiquement influencé.. Malgré tout, étant un bon réalisateur, , le film se laisse vraiment regarder.
F. Ozon propose sa version du roman d'A. Camus, dans une reconstitution de l'Algérie française d'époque, sous une superbe photographie N&B, à la lumière étincellante. B. Voisin incarne parfaitement un Meursaut, totalement impassible. Une troublante évocation.
Lyrique et parfaitement maîtrisé au niveau de la réalisation. Sans aucun doute le plus beau film visuellement de François Ozon . Benjamin Voisin est impressionnant dans l'intensité. Beau et fort
Je me demandais sincèrement comment François Ozon allait réussir l’adaptation de L’Étranger, roman presque impossible à transposer tant l’essentiel se joue dans les creux, l’apathie, le silence de Meursault. Adapter, c’est forcément trahir : choisir, couper, réinventer. Et pourtant, la trahison d’Ozon ne trahit rien. Elle s’accorde, avec une sobriété rare, à l’esprit du livre.
La photographie, superbe, travaille la lumière et les contrastes comme si la vie elle-même était délavée. Tout semble légèrement retiré du monde, comme Meursault lui-même : une existence en nuances ternes, sans éclats, qui épouse parfaitement la tonalité du roman.
La lenteur du film est un autre choix fort. On est loin du rythme trépidant des blockbusters, mais cette lenteur est nécessaire, presque morale : elle nous oblige à ressentir la torpeur, l’inertie, le temps qui ne s’écoule qu’à moitié. Elle nous place au même endroit que Meursault, cet endroit où rien ne déborde.
Benjamin Voisin, lui, incarne un Meursault d’une justesse étonnante. Il joue l’absence sans vide, l’opacité sans lourdeur. Son corps, sa voix, son regard composent un personnage qui ne réagit pas mais qui existe malgré tout, comme un mystère parfaitement tenu. Les rôles secondaires, d’une grande précision, accentuent encore cette étrangeté autour de lui.
Au final, Ozon signe une adaptation sobre, lente, rigoureuse, et paradoxalement fidèle : fidèle non pas à la lettre, mais à cette vibration intérieure, à cette sensation de vie décolorée qui fait de L’Étranger une expérience unique.
Est-il possible d'adapter le chef-d'œuvre de Camus au cinéma ? François Ozon a eu le courage de s'y essayer et a (presque) réussi. "Réussi" car il a trouvé le ton juste et la bonne façon de filmer. Le noir et blanc, les silences, il a su créer une atmosphère chaude et lourde, une ambiance ambigue où ne perlent sur les corps brûlants d'Alger que les non-dits. C'est parfaitement réussi. On retrouve l'esprit de l'oeuvre. Le jeu mesuré et subtil de Benjamin Voisin n'y est pas non-plus étranger (désolé). "Presque" parce qu'il y a le procès, et là, soudain, sans raison, François Ozon dérape. Il se met à faire parler Meursault, en voix off, avec les mots de Camus, les phrases du livre. L'erreur est là. Car non-seulement la beauté de sa plume donne envie d'abandonner l'écran pour relire le roman, mais cela comble de surcroît le silence qui est inhérent à l'oeuvre. Très beau film. Presque parfait.
Je n'ai pas aimé ce noir et blanc métallique, je n'ai'pas aimé ce ton sentencieux et déclamatoire. Je n'ai pas aimé la froideur et la distance dans la posture et les interprétations des comédiens. Etranger je l'ai été tellement je me suis senti exclu du film.
Une histoire difficile à porter à l'écran,mais l'exercice est très réussi !Le personnage principal nous devient attachant malgré son détachement au monde qui l' noir et blanc augmente la force du Voisin est chef d'oeuvre !