L’Étranger
Note moyenne
3,7
3853 notes En savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné

477 critiques spectateurs

5
61 critiques
4
184 critiques
3
140 critiques
2
67 critiques
1
16 critiques
0
9 critiques
Trier par :
Les plus utiles Les plus récentes Membres avec le plus de critiques Membres avec le plus d'abonnés
Capitaine Scandinave
Capitaine Scandinave

6 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 16 décembre 2025
Film absolument magnifique à tous points de vue. Fidèle au roman. Excellents acteurs. Très belle mise en scène. Seul reproche: à certains moments, utilisation du langage actuel, par exemple "à très vite" , expression qui n'avait pas cours en 1938...
Sergi94
Sergi94

17 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 décembre 2025
Œuvre littérataire incommensurable. Grand film. A voir très certainement. Paysage, luminosité, analyse des rapports humains. Mais surtout un regard sur notre société. De la colonisation à la phobie sécuritaire, le sujet ne reste-t-il pas d'actualité?
Etienne R.
Etienne R.

3 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 14 décembre 2025
François Ozon nous propose une adaptation de l’oeuvre la plus célèbre de Camus. Là où certains voient un roman, n’est il pas plus judicieux de voir la fable philosophique d’un récit de vie ? La difficulté, voire l’impossibilité, d'adapter Camus tient peut-être dans cette ambiguïté.
Ozon a cherché à adapter Camus depuis 2025 comme il l’a précisé dans un entretien, se privant par là même de la portée philosophique. Meursault en étant étranger à lui même est confronté à l’absurdité de la vie. Ce thème intemporel est indépendant du contexte. Ozon limite son adaptation à une adaptation romanesque, adopte la posture de Kamel Daoud ( Meursault contre enquête ) et termine son film par un plan de la tombe de Moussa, anonyme dans le livre de Camus. Était il nécessaire d’ajouter le personnage de la sœur qui bien que complètement vraisemblable n’apporte rien à la portée philosophique. Camus était il un romancier ou un philosophe ? Ozon en nous proposant une adaptation romanesque à l'esthétique appuyée passe à côté de l’adaptation philosophique , ici l’intemporalité des concepts camusiens ; l'absurdité de l'existence, l'authenticité et la quête de liberté intérieure.
Loic Deshors
Loic Deshors

1 abonné 8 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 décembre 2025
évidemment il fallait une certaine audace pour s'attaquer à la mise à l'écran du chef d'oeuvre de Camus.

le talent d'Ozon parvient à en proposer une version crédible où Benjamin Voisin est saisissant d'insensibilité.

un film lent, noir et blanc, intimiste
tixou0

783 abonnés 2 045 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 10 décembre 2025
"L'Étranger", c'est le jeune trentenaire Meursault (dont on ne connaîtra pas le prénom). La scène est en Algérie, dans le chef-lieu du département correspondant, à Alger. Un indice "pagnolesque" situe l'affaire à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Outre l'étude psychologique de l'étrange héros, Albert Camus (dont c'est le 1er ouvrage publié) livre un saisissant plaidoyer, via une anecdote sur l'air de l'absurde - ou comment placer en perspective l'ancien article 12 du C. pénal ... Les qualités esthétiques de cette nouvelle adaptation du célèbre roman (par Ozon lui-même en collaboration) sont, comme à l'ordinaire, exceptionnelles, suivant un usage d'évidence, comme pour "Frantz", du noir et blanc. La mise en scène suit, avec un rythme qui peut cependant laisser des spectateurs en route ( voilà assurément un film à ranger dans la catégorie "films qui se méritent"..). Ajoutons l'interprétation ad hoc, dont la véritable incarnation de Benjamin Voisin, dans le rôle-titre - à voir, sans réserves.
Pamplemousse
Pamplemousse

1 critique Suivre son activité

1,0
Publiée le 9 décembre 2025
Un ennuie ce film
Vous y êtes mal a l aise. Film tourné plutôt sur des scènes avec des filles fades. Le pire film j'ai pu voir de mon existence et pourtant j'en ai vu des millions. On n'y sent ni l'odeur du café, ni l'odeur de l'époque. D'ailleurs la salle de cinéma était quasiment vide aujourd'hui.
Comment peut on laisser un scineaste saccager un livre aussi talentueux que Camus. Sans vulgarité ce fim est a éviter a l époque Le prêtre est humilié. On ne voit dans ce film aucune compassion ni vision de la folie. On y aborde sans talent la vie des femmes abandonnée.
Un film absurde et insensé
anonyme
Un visiteur
2,0
Publiée le 8 décembre 2025
Le cinéma français grand public témoigne encore de son manque d’imagination en transposant à l’écran le roman de Camus et en se garantissant un score au box office vu l’aura du livre toujours étudié dans les lycées. On peut imaginer que des régions entières vont emmener des classes par paquets pour rentabiliser le bestiau.

Un film particulièrement soporifique et superficiel sûrement dû à son matériau de base

Le réalisateur tente de sauver les meubles avec un travail soigné de la photographie en noir et blanc qui sublime les paysages de la première partie. On ressent la superbe et la crasse de cette ville d’Alger occidentalisée.

Le comédien principal sous l’œil coquin du réalisateur livre une performance oubliable tandis que certains seconds rôles sont plus consistants.

La volonté de coller au roman fait transposer des textes entiers ce qui rend certaine parties de narration extérieure particulièrement insupportables.

Si vous chercher un propos philosophique lisez le roman, si vous chercher une belle photographie allez en salle voir La disparition de Joseph Mengele et si vous voulez lorgner sur la plastique de Benjamin Voisin je ne peux rien pour vous.
Arnaud L.
Arnaud L.

1 abonné 6 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 8 décembre 2025
Le résultat est fascinant. Les livres de Camus sont sensoriels, visuels... le soleil d'Algérie... l'absurde... c'est un monde que l'on ressent toutes et tous mais qui est tellement difficile a retranscrire. La puissance de Camus est dans l'indicible et ce sont les silences qui font de ce film est un héros des temps modernes.
kabah974
kabah974

42 abonnés 178 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 décembre 2025
Joli moment d'un autre temps filmé en noir et ac tiré d'un classique incontournable des romans d'auteur tel que Albert Camus, le film est brillant et met en lumière ce personnage énigmatique froid, lunaire, taciturne et pragmatique mais à qui on n'ose s'attacher mais osons l'empathie à ce personnage qui a plus d'un tour dans son sac pour nous faire l'aimer même si cela peut arriver très tardivement avec cette jolie histoire d'amour jusqu'au bouquet final....un film sur les arcanes d'Alger dans les années 40...sa vision de la France et des français en Algérie son système judiciaire et la psychologie intraseque de son personnage principal....un best seller et une valeur sûre du cinéma et de la littérature.
Renald Barbot
Renald Barbot

10 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 7 décembre 2025
Pas le meilleur film de François ozon mais des belles images un acteur extraordinaire un peu trop de longueur au départ
illusionperdue
illusionperdue

3 abonnés 181 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 6 décembre 2025
Avec une dimension très contemporaine du récit dans lequel tous et chacun pourra s'identifier, François Ozon parvient à rendre très accessible un livre pourtant difficile à lire, auquel on pourra s'étonner de si bien suivre. Un film en deux parties, ou l'une va nourrir l'autre, jonglant entre l'interrogation, et la contemplation, et avec une utilisation très habile de la symbolique, qui empile différentes couches de lecture, faisant de l'étranger, cet étrange que l'on doit apprivoiser. Ce n'est pas tant une œuvre dans laquelle on va chercher les raisons des actions, mais une œuvre miroir, qui suggère, et renvoie le spectateur, sur sa propre capacité à raisonné, et le conduire au sens même de la philosophie !

D'un autre côté, on pourra lui trouver la froideur, et la lenteur, la difficulté de s'identifier, ou d'accepter ce personnage sans émotivité, avec une exigence sur un baratin cérébrale qui maintiendra une ambiguïté permanente, pouvant conduire le spectateur dans la posture de l'incompris, le faisant presque culpabiliser d'y voir de l'imposture, cet air de snobisme creux et prétentieux qui coche les cases de la culture française, et de l'actualité !
Michael R
Michael R

138 abonnés 1 512 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 6 décembre 2025
Tout comme Meursault, son personnage, le livre était pénible, antipathique, frustrant. Le film embrasse les mêmes défauts qui n'en sont que les caractéristiques propres. Le noir et blanc léché, la caméra subtile d'Ozon complice d'une masculinité toxique, l'extranéité de Benjamin Voisin subliment le propos. Et si la 2e partie plus froide encore (et moins aboutie) a tendance à expliquer les silences, cette version est superbe.
Cadreum
Cadreum

60 abonnés 782 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 décembre 2025
Qui est le film ?
Adapter Camus, c’est affronter un monument littéraire où l’intériorité prime sur l’action, où tout se joue dans l’intervalle entre un geste et un sentiment qui n’arrive jamais. Ozon promet une double fidélité : conserver la structure du roman et, en même temps, mettre en lumière la couleur coloniale d’Alger et la dimension raciale du meurtre qui imprégnait l’écriture de Camus.

Par quels moyens ?
Le premier choix fort se situe dans la nature même de l’adaptation. Ozon suit Camus pas à pas tout en aménageant des fenêtres politiques où s’immiscent les signes de la colonisation. Par moments, le film éclaire vraiment les angles morts du roman. À d’autres, il juxtapose mouvements et signes sans véritablement les articuler. Cette retenue se voit aussi dans la dimension érotique, chère à Ozon. Le film ose la sensualité mais refuse d'en faire matière. Dans les scènes avec Marie, les corps sont présents, lumineux, mais leur chaleur reste extérieure. On devine aussi l’occasion d’explorer un sous-texte homoérotique qui aurait pu enrichir le récit. Ozon s’arrête juste avant que la proposition devienne dérangeante, comme si provoquer Camus avait une limite qu’il n’osait pas dépasser.

Le soleil, chez Ozon, devient un agent esthétique et moral. La lumière frappe, brûle, aveugle. Et puis le meurtre. Il est filmé comme un vertige sensoriel où les paupières peinent à retenir l’éblouissement qui le « pousse » à l’action. Une part de la fatalité camusienne se déplace ici vers une forme d’aliénation physique. Le soleil n’éclaire rien : il obscurcit la conscience et intensifie la tension sociale de la plage coloniale. S'en suit, l’accès à la voix intérieure pour restituer le fait (et le contraster). Mais on entend la pensée au moment où sa légitimité est déjà compromise par la machine judiciaire. Outre cette scène, la chaleur que la présence du soleil suppose n'est jamais incarnée sur les peaux.

Et puis il y a les acteurs, Benjamin Voisin incarne un Meursault hiératique. La caméra le regarde depuis l’extérieur, comme une énigme corporelle plutôt qu’un bloc d’intériorité. L’effet est double : on perd une part du flux intérieur camusien mais on gagne une matérialité qui rend le personnage plus troublant, moins romantisé. Meursault devient non plus le témoin d’une philosophie mais un homme en déphasage constant, peut-être mimétique d’une société qu’il ne comprend pas mais qu’il reproduit mécaniquement.

Rebecca Marder (Marie) et Pierre Lottin (Raymond) incarnent les autres pôles émotionnels, et c’est dans leurs réactions (l’incompréhension de Marie, la colère de Raymond) que la caméra capte l’étrangeté du protagoniste. Denis Lavant en Salamano et Swann Arlaud en aumônier donnent des éclats plus théâtraux : L’aumônier devient l’occasion d’un éclat dramatique : la colère de Meursault durant la visite religieuse sonne comme un moment où l’intériorité s’exprime enfin, mais elle paraît préparée. Le procès est filmé avec un formalisme presque didactique : Ozon expose les discours moraux de la société, la condamnation plus symbolique que juridique. Mais ces éclats, parfois théâtraux, ne s’intègrent pas toujours dans l’économie générale du dispositif qui repose sur le retrait, la surface, la non-explosion.

L’esthétique globale enfin, noir et blanc pur, montage dépouillé, son minimal, impose une distance presque picturale. On regarde Meursault comme une figure dans un musée colonial, figée par la lumière. Cette froideur plastique rend le film beau, parfois superbe, mais jamais pleinement habité. Elle soutient certains enjeux mais en étouffe d’autres, notamment l’expérience intérieure du récit.

Quelle lecture en tirer ?
En observant les surfaces, Ozon rappelle qu’un récit peut être fidèle tout en révélant ce que la fidélité refoulait. Les scènes du procès, les plans de la plage coloniale, l’apparition tardive de la voix intérieure, la confrontation avec l’aumônier, tout cela tisse une réflexion sur l’invisibilité, la responsabilité et l’incapacité de la société à tolérer une subjectivité qui ne correspond pas à ses attentes. Si la note est moyenne, la pensée qu’elle ouvre ne l’est pas.
Foudeciné
Foudeciné

1 abonné 6 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 décembre 2025
Assez lent mais plutot interessant dans son traitement. Le noir et blanc est sublime et les visages dans l'ombre evoquent un cinema du passé magnifique
fraivert
fraivert

6 abonnés 74 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 4 décembre 2025
Très bien filmé et très bien interprété, ce film un peu lent et léché dégage une grande force cinématographique. Même si l’on n’a pas lu Camus, l’histoire qu’il raconte et les thèmes qu’il aborde vous donne matière à réflexion et vous habitent bien au delà de la projection. C’est bien ce que le cinéma peut nous offrir de mieux.
Les meilleurs films de tous les temps
  • Meilleurs films
  • Meilleurs films selon la presse