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Olivier Lange
1 abonné
20 critiques
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4,0
Publiée le 21 mars 2026
l'adaptation de Camus, surtout par Ozon, place souvent le spectateur dans une position d'observateur extérieur, presque clinique. Le noir et blanc renforce d'ailleurs cette sensation de distance, transformant le soleil d'Alger en une force d'aveuglement plutôt qu'en une source de chaleur. François Ozon livre une œuvre esthétiquement audacieuse où le noir et blanc, bien que parfois ardu, sert magnifiquement une réalisation maîtrisée. Les interprétations sont remarquables, offrant une chair réelle à ce monument littéraire.
Le personnage de Meursault reste cependant un défi : il est aussi passionnant qu’effrayant. Si l'on peut se retrouver dans son refus viscéral de se plier aux faux-semblants du système, son indifférence radicale empêche toute identification. C’est un film qui semble presque nécessiter une clé de lecture préalable (le roman ou une analyse philosophique) pour pleinement décrypter la mécanique de pensée de cet antihéros insaisissable. Un grand moment de cinéma, à la fois pur et troublant.
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4,0
Publiée le 19 mars 2026
« À force de voir le mal partout, on finit par l'attirer. » Dans le cas de Meursault, ce n'est pas une perception du mal, mais une observation. Il en est témoin avec tout ce qui l'entoure. Il y a le type qui maltraite son chien ou encore celui qui frappe sa femme. Et au sens large, il y a la colonisation française. Il n'interfère pas avec ce mal, mais il ne l'évite pas non plus comme on le remarque avec Raymond Sintès qui n'est clairement pas une bonne fréquentation. Spectateur, ou plutôt étranger de sa propre vie, c'est comme s'il attendait qu'un événement donne un sens à son existence. Une vie de mort-vivant peut-être causée par la mort de sa mère. Il n'y a pas d'avant, donc impossible à dire, et la seule personne devant nos yeux est un homme effacé, désintéressé et taciturne. Une insensibilité face à un destin qui lui importe peu. Cet antihéros, à la fois meurtrier et fils ingrat, n'est tout simplement pas à sa place dans ce monde aussi beau que cruel. Un monde qui le remplit de solitude alors qu'il semble lancé dans un processus d'autodestruction, mais à sa manière bien à lui. Un calme apaisant qui contraste avec ce contexte brûlant, mais trop souvent étouffé. Cela n'atténue pas la grande dramaturgie de cette œuvre ni même la superbe esthétique donnée par François Ozon à ce texte. Je ne sais pas si "L'étranger" est un très bon film comme le suggère ma note, mais j'ai trouvé le film absolument fascinant.
En adaptant Camus, Ozon s’essaie à la confrontation avec un classique littéraire. Cette sortie de sa zone de confort produit un exercice de style élégant avec des acteurs impeccable (mention spécial pour Pierre Lottin)
Une belle image mais c'est tout. La caractérisation des personnages? Non il s'en moque. Des dialogues intéressants?Pourquoi faire? Un Pierre Lottin qui fait du bien en revanche.
Le mélange Ozon/Camus est un sujet long de débat philosophique intéressant mais ce qui en résulte (ce film) sera beaucoup plus rapide, c'est soporifique, lent et lourd. La photo, les acteurs sont superbes mais ça ne fait pas tout.
si je ne mets que deux étoiles c'est que ce film de François Ozon m'a déçu pour plusieurs raisons, d'abord le choix du noir et blanc, pourquoi pour faire plus couleur locale pour être synchro au petit documentaire de l'époque, autres raisons on voit Oran puis l'histoire se poursuit à Alger et de plus ce n'est pas Alger qui sert de décors mais Tanger et le désert marrocain, bon on comprend les raisons politiques, le film débute presque par la fin quand Meursault dit avoir tué un arabe, la rencontre Meursault et Sintés est très brève dans le film et puis pour ne pas spoiler il y a des passages qui ne sont pas de le livre, bref Ozon nous a habitué à un genre de films plus "osés"
Sacré pari cette adaptation au cinéma d'un chef d'œuvre littéraire. Ambiance, images, jeu des acteurs etc, tout est parfait. Seule infime déception pour moi qui relis 3 fois par an le roman : il manque la première phrase du livre, "Aujourd'hui, maman est morte. Ou peut-être hier...."
Contexte : Film sorti et vu quelques mois après ma lecture de ce roman qui n’était pas au programme pendant mon lycée.
Mon avis : À l’image du livre. Les mots qui me viennent pour décrire mes impressions sont lent, rond, chaud, flottant et poétique. Le noir et blanc renforce tout ça. Les 3 acteurs principaux sont supers ; Benjamin Voisin si crédible et Pierre Lottin, dont le César est amplement mérité, si touchant (comme toujours). Un joli moment passé, film que je recommande si vous avez apprécié le livre.
Un film en noir et blanc avec une photo magnifique Benjamin Voisin est un acteur qui a un grand avenir Et d'une beauté insolente Il a commis un crime et doit affronter son procès en Algérie des années 50
Décevant et sombre. Malheureusement je n’ai pas retrouvé l’œuvre originale. Pierre Lottin tire son épingle du jeu mais le reste du casting ne rattrape pas le tout.
Difficile d appréhender l œuvre de Camus grâce à ce film, belle image certes mais un film qui se traîne en longueur, l anémie de la réalisation arrive à m achever avant la fin …