L’Étranger
Note moyenne
3,7
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496 critiques spectateurs

5
61 critiques
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189 critiques
3
146 critiques
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72 critiques
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18 critiques
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10 critiques
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Infovest
Infovest

6 abonnés 205 critiques Suivre son activité

0,5
Publiée le 10 juin 2026
Mon dieu !!
Quelle catastrophe ce film !!
Peu de dialogue, peu de musique , un personnage principal froid à souhait.
Bref l’ennui absolu.
Ozon n’a rien osé.
Nul de chez nul.
jonathan L.
jonathan L.

16 abonnés 37 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 juin 2026
Le noir est blanc alterne entre le très beau et le franchement laid. Il a de plus l’immense défaut de très mal retranscrire la chaleur et la pesanteur du soleil qui devrait être au cœur du récit.

Le film est trop mou et son personnage principale trop cryptique
CH1218
CH1218

286 abonnés 3 307 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 3 juin 2026
Contrairement à Visconti, François Ozon s’en sort plus qu’honorablement. Le choix d’un noir et blanc aveuglant est culotté et les libertés prisent pour son adaptation de «L’ Étranger » ne dénature aucunement le manuscrit d’Albert Camus. C’est du bon boulot quoique un poil scolaire notamment dans la deuxième partie du film. Dans le rôle de Meursault, Benjamin Voisin fait l’unanimité.
chrisbal
chrisbal

20 abonnés 810 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 mai 2026
Un film pénible à regarder (comme le livre est pénible à lire...) mais qui offre une belle interprétation de la part de Benjamin Voisin, de magnifiques images d'un Alger baignant dans le soleil et un hommage au cultissime "Killing an arab" de The Cure.
Rien que pour ça, les 2 heures en noir et blanc du réalisateur François Ozon valent le détour.
David B.
David B.

55 abonnés 595 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 avril 2026
L'histoire est plate, la réalisation pantouflarde, c'est lent, c'est sans émotion comme son personnage principal. C'est justement censé décrire une existence sans y prendre goût...On s'ennuie grave.
ned123
ned123

215 abonnés 1 774 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 avril 2026
J’ai vu un film... qui s’attaque à l'incroyable "L’Étranger" d’Albert Camus, François Ozon ne livre pas une simple illustration littéraire, mais une relecture moderne, sublime et intelligemment politique.

Le cinéaste capte, par touches chirurgicales, une atmosphère de masculinité toxique, raciste et violente. Dans ce contexte colonial brûlant, Meursault observe le mal sans interférer, spectateur d'un monde dont il est l'intrus. Benjamin Voisin est impressionnant de retenue.. Il incarne ce personnage nébuleux avec une neutralité troublante. Son jeu épouse parfaitement l’essence de l’antihéros camusien : un homme effacé, désintéressé, dont l'absence d'émotion devient un acte de rébellion involontaire contre les conventions sociales.

Ozon fait le choix audacieux d’un noir et blanc somptueux, ce qui donne au film une dimension intemporelle et renforçant la sécheresse du récit. Là où le roman passait par les mots, le réalisateur réussit à créer l'impression avec le silence, les regards et la lumière qui traduisent l'absurde.

Malgré une dernière partie un peu didactique, le film réussit l’exploit de transposer la radicalité d'un protagoniste insaisissable. C’est une œuvre fascinante sur la solitude d'un homme qui, en refusant de mentir sur ses sentiments, finit par attirer sa propre destruction. Un pari risqué, mais magistralement relevé.
Kouto
Kouto

33 abonnés 4 791 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 avril 2026
Le réalisateur François Ozon ose le pari d’adapter le roman d’Albert Camus et cette audace est payante. Parvenant à insuffler une touche contemporaine tout en conservant l’essence même du récit, il apporte une vision très texturée avec un choix d’un noir et blanc conférant cette essence mystique et brute propre au roman offrant une dimension bien singulière à ce monstre d’indifférence qu’est le personnage principal, brillamment incarné à l’écran par l’acteur Benjamin Voisin et bien entouré par d’excellents seconds rôles. Tout juste on pourra regretter une dernière partie trop verbeuse et didactique dans son approche. C’est une version pleine d’audace et globalement réussie.
Cinéphiles 44

1 698 abonnés 4 693 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 avril 2026
Avec "L’Étranger", François Ozon s’attaque à un monument de la littérature française, le roman de Albert Camus. Un pari risqué tant l’œuvre originale, introspective et philosophique, repose sur une intériorité difficile à transposer à l’écran. Et pourtant, le cinéaste parvient à en livrer une adaptation aussi respectueuse que personnelle. Le film suit un homme détaché du monde, indifférent aux conventions sociales, dont la vie bascule après un meurtre presque absurde sur une plage écrasée de soleil. À travers son procès, c’est moins son acte qui est jugé que son incapacité à ressentir ou à se conformer aux attentes de la société. Ozon fait le choix audacieux d’un noir et blanc somptueux, qui confère au film une dimension presque intemporelle. Ce parti pris esthétique renforce la sécheresse du récit, son minimalisme émotionnel, tout en sublimant les décors et les visages. Au cœur du film, Benjamin Voisin impressionne. Il incarne Meursault avec une retenue remarquable, évitant toute surinterprétation. Son jeu, presque neutre, épouse parfaitement l’essence du personnage imaginé par Camus : un homme en décalage total avec le monde, dont l’absence apparente d’émotion devient troublante. Là où le roman passe par les mots, Ozon utilise le silence, les regards, la lumière.
Caulaincourt
Caulaincourt

122 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 11 avril 2026
Sur la forme, je n’ai pas vraiment su quelle note mettre, tant les acteurs jouent bien et que paysages et scènes de vie sont bien rendues par la caméra.
Sur le fond, c’est ennuyeux, lent, triste, vide, absurde, manifestement à l’image du livre qui inspira ce film et plus largement l’œuvre de Camus. Jusque dans sa cellule avec l’aumônier, Meursault est aveugle, sourd à l’amour, à la vie, à la Foi, à l’existence, à l’Espérance. Absurde et nihilisme sont les deux relais de cette œuvre.
Redzing

1 463 abonnés 4 984 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 avril 2026
Je ne me lancerai pas dans un comparatif entre le film de François Ozon, et le célèbre roman d'Albert Camus dont il est tiré. D'une part, parce que j'ai lu ce dernier il y a un moment, sans en garder un souvenir précis. D'autre part, car je trouve que cela n'a pas de sens de comparer un objet littéraire et un objet filmique, ces deux médias étant très différents et ne permettant pas le même type d'exploration. Qu'en est-il donc du film de François Ozon ?
Dans l'Algérie française, Meursault est un homme qui parait insensible, déconnecté du monde qui l'entoure, s'émouvant à peine du décès de sa mère. Il rencontre une jolie jeune femme, puis est embarqué malgré-lui dans une rixe avec des locaux, qui va tourner au malheur.
Dès le départ, "l'Etranger" frappe de par sa forme. L'immersion dans l'Algérie coloniale est ambitieuse et très réussie, on s'y croirait (enfin je dis ça en ayant évidemment jamais connu cette époque ni ce lieu, et en sachant que le tournage a été effectué au Maroc !). D'autant que la photographie noir & blanc est particulièrement jolie et paradoxalement chaude, semblant sortie des publicités de mode esthétisées au style rétro.
En revanche, je n'ai pas été emballé par l'intrigue. Le premier tiers traîne des pieds, le mutisme du protagoniste n'aidant pas à dynamiser tout cela. Le récit se réveille surtout grâce aux personnages secondaires, par ailleurs bien campés (dont Pierre Lottin en voisin et proxénète butor). Mais le dernier tiers a tendance à retomber dans ces travers d'introspections presque mutiques, brisées occasionnellement par des dialogues trop littéraire pour du cinéma.
Dommage car Benjamin Voisin est très bon dans cet énigmatique protagoniste, dont le comportement à la fois social (pour la forme) et anti-social (pour les émotions) soulève de nombreuses thématiques philosophiques. Evoquant l'absurde, les normes, les sentiments... et accessoirement le colonialisme, même si j'imagine que ce n'était pas le propos du roman, écrit en 1942.
Frédéric Miermont
Frédéric Miermont

5 abonnés 34 critiques Suivre son activité

1,0
Publiée le 6 avril 2026
À l'exception de la scène avec l'aumônier, et du personnage de Marie, je ne retiens rien d'intéressant. Le film est très lent, les dialogues vidés de leur substance et résumés à des punchlines, l'ambiance anxiogène. De plus, le réalisateur a rajouté des scènes totalement absentes du livre ! Ce n'est pas à la hauteur de l'œuvre de Camus.
Nicolas L.
Nicolas L.

121 abonnés 2 110 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 31 mars 2026
Ce qui frappe tout de suite, c’est la photo. Le noir et blanc est absolument somptueux, vraiment le gros point fort du film. Chaque plan est léché, presque hypnotisant — clairement, c’est là que réside tout son charme.
Mais du coup, ça déséquilibre un peu l’ensemble. La mise en scène devient presque secondaire, comme éclipsée par cette esthétique très marquée, et même si le jeu des acteurs est juste, il peine à exister face à une image aussi dominante.
Au final, c’est un film très beau à regarder, indéniablement, mais dont la plus grande qualité devient aussi son principal défaut : la forme prend tellement le dessus qu’elle finit par écraser le reste. Un peu frustrant, même si ça reste une belle expérience visuelle.
jeff78800
jeff78800

10 abonnés 104 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 28 mars 2026
je vais copier une autre critique spectateur : "osons ne pas aimer l'étranger" ! Une histoire qui traine en longueur (alors que le livre est super), Pierre Lottin est comme d'habitude, caricatural en voyou, quant à Benjamin Voisin il ne vaut pas mieux.
Jojo le héros
Jojo le héros

6 abonnés 154 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 25 mars 2026
Ozon m’a toujours paru un cinéaste surfant sur l’air des temps. Trop clinquant pour être convaincant. Ici c’est frappant: tout est frime. Rien d’autre.
Fiers R.
Fiers R.

210 abonnés 928 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 25 mars 2026
Francois Ozon n’est jamais là où on l’attend. C’est peut-être l’un des cinéastes francophones les plus prolifiques en activité mais aussi l’un des plus diversifiés. Contrairement à un Quentin Dupieux qui tourne également plus vite que son ombre mais reste dans son pré-carré d’humour absurde avec casting all stars, Ozon ose (rires) et propose (re-rires) des projets aussi variés qu’intéressants et sort perpétuellement de sa zone de confort. On l’a vu alterner une variation sur Fassbinder (« Gouttes d’eau sur pierres brûlantes ») avec un suspense en banlieue chic porté par Fabrice Luchini (« Dans la maison ») mais aussi passer d’un film d’investigation sur la pédophilie dans le clergé catholique (le magnifique « Grâce à Dieu ») à une pièce de théâtre en hommage aux femmes et aux actrices (le chef-d’œuvre « 8 femmes »). Tout cela pas forcément dans l’ordre chronologique. Bref, iconoclaste et inattendu, le cinéaste nous surprend souvent.

Cependant, depuis le magnifique « Été 85 » il y a six ans, qui a justement révélé l’acteur Benjamin Voisin que le réalisateur retrouve ici, ses films sont un peu décevants, comme s’il accusait une baisse de régime créative. C’est peut-être la raison pour laquelle il s’est autorisé le challenge pour le moins complexe d’adapter une œuvre réputée inadaptable : en l’occurrence un roman étudié par beaucoup à l’école et pas forcément aimable, « L’Étranger » d’Albert Camus. Un écrit sur lequel Visconti s’était déjà cassé les dents. Pour l’occasion, il choisit de retrouver le noir et blanc comme dans « Frantz », un de ses précédents films. Le pari est-il réussi? On peut dire que oui, tant il adapte avec brio en modernisant un peu l’œuvre et en se l’appropriant. « L’Étranger » est-il pour autant un bon film? À moitié tant certains aspects sont convaincants quand d’autres nous laissent sur le carreau.

S’attaquer à un roman dont la nature psychologique et la portée philosophique sont primordiales, un texte très littéraire donc, demandait malice et courage. Si « L’Étranger » version Ozon ne passionne pas toujours par sa stature très monotone et taiseuse, à l’instar de son protagoniste principal particulièrement antipathique empêchant toute forme d’identification pour le spectateur, il recèle d’autres qualités qui rendent l’objet non dénué d’intérêt. Les thématiques de la condition humaine, du sens de la vie et de l’absurdité du monde des hommes sont bien mis en exergue sans être servis sur un plateau, en mode prémâché. Le long-métrage requiert l’éveil de notre instinct et de nos convictions. Il demande notre réflexion, notre ressenti, concernant les actes de Meursault et sa vision de la vie. Sans avoir lu le livre, on peut ici développer maintes interprétations et « L’Étranger » offre la possibilité de moultes discussions, même si le dernier tiers avec le procès est un peu trop didactique, une impression renforcée sur le final dans la prison. On aime aussi que certains thèmes comme le racisme ou la bêtise humaine soient mis en parallèle de notre société actuelle, que l’absence de justification de certains actes soit toujours d’actualité.

C’est le genre de long-métrage qui pourrait faire fuir certains spectateurs, le trouvant austère, vide et ennuyeux, et qui en ravira d’autres concernant les multiples possibilités de débat ou d’interprétations. En revanche, difficile de ne pas louer la beauté du noir et blanc qui explose au détour de certaines séquences. Le soleil, personnage symbolique à part entière du roman, est ici blanchi et aveuglant, rendant le microcosme représenté presque fantastique. C’est beau et c’est froid malgré la chaleur subie par les personnages. Bien sûr, « L’Étranger » n’échappe pas à la qualification d’exercice de style un peu bourgeois et surtout très désincarné d’où ne surnage aucune émotion. Tout juste un trouble certain et le constat de voir une œuvre rare, hors des modes. Ozon retrouve des fidèles avec Pierre Lottin, déjà vu dans « Quand vient l’automne » et qui excelle ou Swann Arlaud, qui jouait dans « Grâce à Dieu », en plus de Benjamin Voisin. Ce dernier s’en sort bien dans le rôle du taciturne et détaché Merusault, un personnage insaisissable et peu aimable que la beauté sculpturale de l’acteur rend encore plus glaciale. Voilà donc un film volontairement âpre à la direction artistique somptueuse qui pourra laisser sur le bas-côté si on ne se laisse pas emporter par son magnétisme et l’envie de trouver ses clés de compréhension. À prendre ou à laisser!

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