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Santor 69
2 abonnés
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4,5
Publiée le 30 octobre 2025
J’avais lu le fameux roman de Camus à 17 ans en 1970 et comme beaucoup de lycéens, j’avais adoré cette oeuvre. Je ne l’avais jamais relu en 55 ans et j’ai retrouvé dans le film d’Ozon toute la force du roman. D’abord, c’est un magnifique film esthétiquement avec un noir et blanc sublime et des gros plans des personnages Meursault et son amie Marie. Les plans des rues d’Alger, de la plage, de la casbah sont magnifiques de même l’intérieur de l’appartement, de la prison. Une grande œuvre esthétique.
Le film retrace bien le fond du roman, avec sa lenteur, avec le personnage de Meursault, froid, antipathique et énigmatique et l’absurdité de son meurtre, le soleil d’Alger omniprésent et surtout au moment du meurtre, un des moments clés du roman de Camus. Benjamin Voisin avait la lourde tâche d’interpréter Meursault, rôle plutôt difficile et il s’en tire très bien dans ses silences, sa froideur a l’enterrement de sa mère, face à l’amour de Marie et à son procès. Rebecca Marder et les autres acteurs sont aussi excellents. Un grand film
Je me souviens très bien que dans ce tout petit roman si célèbre d'Albert Camus, le style était quasi télégraphique (à en devenir presque gênant) pour toute la première partie du roman pour évoluer franchement - à partir du moment où le terrible drame a eu lieu, vers une narration bien plus "littéraire" et riche voire quasi philosophique sur le thème de l’anti-héros, anti-système, anti-tout et abhorrant par-dessus tout Dieu et la calotte : la dessus et sans surprise François Ozon a mis le paquet. Par contre je n'ai pas retrouvé cette évolution de style très originale du roman dans le film. Ici aucune rupture stylistique et tout au long du film la mise en scène demeure particulièrement lisse et finalement très académique. Mais bon...le film malgré cela est une interprétation intéressante, indiscutablement esthétique du roman et prenant une liberté assez audacieuse avec le récit original en donnant la parole aux « indigènes arabes » ce que Camus s’était refusé à faire. Dont acte, mais je pense que cela ne plaira pas à tout le monde ! :) En tous les cas les interprètes crèvent l'écran par leur talent et rien que pour cela, le film vaut le déplacement.
J’ai lu L’étranger jeune (trop jeune). Je n’avais retenu que cette sensation d’ennui et détachement permanent de Meursault et des images de cette Algérie sous un soleil de plomb. C’est ce que j’ai retrouvé dans cette belle adaptation où tout: les décors et accessoires, la lumière la bande son concourent au résultat. Je vais relire l’Etranger.
Ce à quoi j'ai été le plus sensible est sans doute la beauté du film, au sens esthétique, avec son noir et blanc somptueux. La ville (ce film est tourné à Tanger) est sublimée et le soleil est quasiment un personnage à part entière Benjamin Voisin est grandiose dans ce rôle difficile (et en plus il est très beau... avec ou sans barbe ;-)) J'ai même trouvé un peu d'humour dans ce film, pendant le procès qui est à la fois tragique et assez drôle La scène finale, avec Swann Arlaud dans le rôle de l’aumônier de la prison est d'une incroyable force Comme dans le roman, les interprétations sont multiples (absurdité de la vie, situation coloniale...) J'y est vu aussi une légère touche d'homosexualité refoulée, dans les quelques plans des fesses de Benjamin Voisin et surtout dans le face à face et les regards entre "l'arabe" et Meursault En résumé, un film très beau, très bien interprété et d'une grande richesse
Je mets 3,5 ce qui fait un 13,5 ... pourquoi le film est trop lent... on ne comprend pas pourquoi l'intrigue ne se déroule pas dans le meme ordre que le livre... la partie de la mort de la mère est longue... connaissant l'Algérie j ai tout de suite compris qu'il n avait pas été tourné en Algérie... on peut comprendre mais pourquoi choisir des paysages océaniques et non méditerranéens... la Provence aurait été parfaite... Même si je pense que la scène de la la baignade ait été tournée à Marseille... esnsuite l'intrigue se debloque et le film amorce un intérêt avec l'arrivée d'acteurs qui ont enfin des dialogues... les images sont belles et les acteurs aussi... ça devient moins mollasson mais il manque le piment du livre... je sais quand un film me plaît c est que je ne suis plus le spectateur mais je suis dedans et là je passe de spectateur à dedans...quoi qu il en soit merci pour ce beau film... je crois que j en veux à Ozon de ne pas réussi à entrer à Alger pour tourner...
Quel ennui ce film. Pas de nouvelle lecture de l’histoire, une mise en scène esthétisante et des acteurs au ralenti…sans doute accablés par la chaleur…que je n’ai même pas ressenti.
Très belle photo, un travail sur la composition et sur le montage, notamment sonore. J’aime bien comment le film se sert de la lumière aveuglante et du soleil, pendant toute la première partie du film, comme élément prémonitoire de ce qui va se passer par la suite. Malheureusement le film n’est qu’une pâle adaptation de l’oeuvre d’Albert Camus. Bien que bien emballée, elle peine à avoir un propos par peur de ternir le roman d’origine et engendre donc un sous-récit, bien ficelé, mais sans grand intérêt de plus qu’un simple visionnage.
Je n'ai pas lu le roman, mais a priori selon certaines critiques (le Figaro) le film est plutôt fidèle au roman. La première partie du film (l'enterrement de la mère) est plutôt longue voire ennuyeuse (j'ai failli quitter la salle), la deuxième partie, plus centrée sur le procès (j'ai eu du mal à reconnaître Christophe Malavoy qui joue le juge !) est plus prenante. Ce n'est pas mal joué, on pense à Gérard Philippe et Michèle Morgan dans " les orgueilleux" mais le film d'ozon n'atteint pas la sensualité du film d'Allegret, même si le héros a de bien belles fesses... je ne suis pas certain que le noir et blanc apporte grand chose au film (n'est pas von Sternberg qui veut). La scène avec le prêtre tombe un peu comme un cheveux sur la soupe. Ozon a choisi de donner à son film un accent de repentance, estimant que les arabes sont aujourd'hui "invisibilisés" à la TV et au cinéma. D'où un final un peu appuyé dans ce sens. Un bon film mais pas 'nécessairement un grand film.
Adapter au cinéma ce merveilleux livre de Camus,est un pari réussi par Ozon,avec un casting parfait ! J'ai retrouvé la lenteur,la chaleur, la beauté des lieux,et...après une lenteur comparable à celle du livre,on bascule dans autre chose, dureté, violence des hommes,racisme ordinaire,absurdité...des choses,des hommes,de nos vies! Voilà pourquoi j'aime le cinéma, pour profiter de ce genre de films! Merci....
très belle adaptation du roman de Camus. Porté par une magnifique photo en noir et surtout en blanc, Ozon livre un portrait juste de cet homme en retrait. Benjamin Voisin, tout en intériorité, fait preuve d un fort charisme. une réussite.
Film en noir et blanc un peu déroutant. Meursault est etranger à tout, y compris à sa vie. Il semble ne pas avoir de sentiments. Le film est lent, les images sont belles et les acteurs sont tres bons. Et il est assez conforme au livre.
Je suis sorti de la projection de ce film absolument enthousiaste. D'abord la réalisation, l'exploitation du noir et blanc est parfaite, Chaque image emporte l'admiration par le travail sur l'éclairage et les plans. On sent l'influence de Bresson, autre maître du noir et blanc. Si quelques personnages sont amplifiés par rapport au roman, le flilm ne le trahit jamais et transpose en particulier la philosophie de Camus. Enfin tous les rôles sont tenus par des acteurs exemplaires et en particulier une mention spéciale pour Rebecca Marder et Benjamin Voisin. La scène finale de rencontre avec le prêtre devrait devenir une scène d' françois Ozon.