L’Étranger
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488 critiques spectateurs

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Rosita GUIGOU
Rosita GUIGOU

5 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 27 novembre 2025
très beau film, avec de très bons comédiens. Fidèle au livre. L'étranger d'Albert Camus (son 1er roman 1913-1960)
COCORICO
COCORICO

6 abonnés 56 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 novembre 2025
Selon moi "l'étranger" se classe dans le trio de tête des meilleures films de François Ozon. Il est d'une esthétique rare, le noir et blanc est sublime, la photographie excellente, la mise en scène soignée. Un régal pour les yeux. Ajoutons à cela une pléiade de très bons acteurs et l'adaptation fort réussie et réactualisée de l'oeuve de Camus ! A ne pas manquer.
hamza
hamza

1 critique Suivre son activité

0,5
Publiée le 26 novembre 2025
A mourir d'ennui. C'est bien filmé, les scènes sont belles mais l'obstination du réalisateur dans son combat avec l'existence de dieu et du sens de la vie gâche tout.
Patricia S
Patricia S

6 abonnés 46 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 26 novembre 2025
finalement quel est le sujet du film et donc du roman ?mystère ou mystique ? N ayant pas lu le roman la bande annonce et le nom du réalisateur m ont interpellée Mais quel ennui! cet homme si jeune et déjà désabusé par la vie insensible à toute émotion meuble la quasi totalité des images certes très belles grâce au noir et blanc. quel est le message mis à part la dernière scène sur la colère ? Enfin il éprouve quelque chose ! reflexion sur la vie ? la déception ? l inutilité des sentiments ? Quelle tristesse !
tuco-ramirez
tuco-ramirez

166 abonnés 1 787 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 26 novembre 2025
Eloge du nihilisme
La roman de Camus, réputé comme inadaptable et sur lequel Visconti s’était cassé les dents il y a 50 ans, est repris par François Ozon dans une lecture moderne du récit. Ne pas oublier que le roman est écrit en 1939 ; on est encore loin de la Guerre d’Indépendance, Camus met peu l’accent sur cette société fracturée ; mais Ozon arrivé après, en fait un vrai sujet de son film en montrant bien une société ségréguée que les colons se refusent de voir. Critiqué pour ce pas de côté et d’autres, ne pas oublier non plus que le roman a 80 ans, je trouve donc de bon goût que débuter le film par des images d’archive permettant de contextualiser une société proche de l’explosion ; même si Camus a toujours nié avoir voulu parler de cela dans « L’étranger ». Dans le roman comme dans le film, l’étranger au centre du récit est avant tout Meursault ; cet homme, étranger à lui-même et étranger au monde qui l’entoure. Tout au long de l’histoire, on espère trouver les clés de compréhension de ce personnage insondable et insensible au monde qui l’entoure. Et bien c’est un nihiliste et rien d’autre, la longue scène finale avec le prêtre ne fera que le confirmer au terme d’un long monologue de Meursault décrivant son acte comme vide de sens. Et ce détachement envers le monde est passionnant, fasciné moi-même comme l’est son amoureuse Marie qui, elle, est sous le charme mais aussi désemparée par cet homme dont elle cherche la clé. Pour jouer ce rôle si complexe et saisissant, Benjamin Voisin est une incarnation fiévreuse de Meursault, troublant. Ozon en profite aussi, avec beaucoup de sensualité, pour capter toute cette masculinité toxique, raciste et violente. Au-delà ces qualités manifestes, au sortir de la salle, ce qui a imprimé durablement la rétine c’est bien la beauté solaire de ce noir et blanc teinté de surréalisme assumé. La photo est magnifique sans cannibaliser les personnages et le ton du film. Ma seule interrogation réside dans l’usage ou non de la voix intérieure de Meursault présente dans le roman ; Ozon fait le choix de l’oublier au profit des images. La voix off pour être encore plus dans la tête de Meursault aurait-elle apportée un plus tout en se rapprochant du roman ?
Un magnifique film français autour d’un personnage monolithique et fascinant : Meursault.
Nana Dupont
Nana Dupont

2 abonnés 65 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 26 novembre 2025
film réussi sur le plan esthétique, choix du noir et blanc et choix des acteurs. après l histoire est "space", le héros est difficile à comprendre, "dans son monde", hermétique à la vie, aux sentiments, comme étranger à lui-même...on a envie de le secouer pour qu il se réveille et qu il arrête de nous prendre pour des c... en disant qu il a fait les choses "par hasard"... La fin est dure. Rebecca Marder et Benjamin Voisin sont remarquables, les autres rôles aussi. Et l image, la lumière, la photo, sont magnifiques...
Anissa Alice
Anissa Alice

7 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 25 novembre 2025
Un film absolument sublime. François Ozon nous offre une vraie expérience sensorielle. Le rythme est lent, il y a peu de dialogues et chaque plan ressemble presque à une photographie. Benjamin Voisin incarne avec beaucoup de justesse Meursault. Je suis une grande amatrice du roman de Camus et je trouve qu’elle retranscrit très bien l’esprit du livre. Les silences, les regards, la lumière… tout cela renforce ce côté sensoriel qui est déjà très présent chez Camus.
Benjamin Voisin réussit à montrer l’indifférence « apparente » de Meursault tout en laissant sentir quelque chose de profondément humain derrière. À mes yeux, le film parvient vraiment à capter l’essence du roman.
Nadilov5
Nadilov5

1 critique Suivre son activité

1,5
Publiée le 25 novembre 2025
Ah, s’il existait un appareil capable de mesurer le potentiel de talent d’une personne… À quel point je souhaite cela, Dieu seul le sait !
S’il y en avait un, tant d’artistes, de personnalités remarquables resteraient au sommet jusqu’à leur dernier gün. Vous aussi, sans doute, tombez parfois dans cette mélancolie : quelqu’un qui avait grandi dans vos yeux par ses écrits, son action politique, finit par commettre des actes si pitoyables qu’on ne peut s’empêcher de pousser un soupir de regret jusqu’au ciel.
Cela m’est arrivé il y a deux jours, en regardant L’Étranger de François Ozon.
Mais avant d’expliquer pourquoi, clarifions un peu ce que j’ai dit plus haut.
Un ancien récit oriental raconte que, dans un pays, un jour, le peuple se rassemble pour choisir son roi. Comme la société n’était pas encore développée et qu’il n’y avait pas de fraudeurs électoraux, le principe de sélection était simple : on plaçait un petit anneau en hauteur et on disait : "Que celui dont la flèche traverse cet anneau devienne notre souverain. " Les archers les plus habiles tentent leur chance, sans succès. Alors un homme ordinaire présent sur les lieux tire sa flèche… et réussit. Les applaudissements se succèdent, et, puisqu’il n’y avait pas de fraudeurs électoraux, on respecte la règle : il devient roi.
Le roi développe le pays d’une manière sans pareille ; en politique étrangère, il remporte victoire après victoire ; dans le cœur du peuple, il bâtit une forteresse d’amour. Les jours passent ainsi. Lors de l’anniversaire de son accession au trône, le vizir lui dit :
"Majesté, le peuple compose des légendes sur la compétence qui vous a conduit à la victoire. Ils restent bouche bée en évoquant l’adresse avec laquelle vous avez traversé l’anneau. Maintenant, ils souhaitent voir à nouveau cette prouesse, afin que la nation soit nourrie spirituellement pour les cinq prochaines années. "
Le roi répond :
"Non, vizir, cela n’arrivera pas. "
Le vizir demande :
"Pourquoi, ô lumière du monde ?"
Le roi dit :
"Parce que c’était un hasard, non un talent. Ce hasard m’a offert une fonction magnifique, une légende. Pourquoi prendrais-je le risque de m’en montrer indigne et d’insulter ce même hasard ?! "
Cette histoire est un bel exemple de juste évaluation de son propre talent. À part de très rares individus, pour la majorité, le talent, la gloire, la chance ne sont pas éternels. Ils viennent, planent un moment au-dessus de vous, puis s’en vont. Certains le voient et le savent, d’autres en restent inconscients. Il n’y a aucune raison d’en souffrir. L’entêtement n’a pas sa place. Comme un vieillard qui s’habille, plaisante et parle comme un jeune devient ridicule, de même, lorsque ces dons s’envolent mais que vous continuez à agir comme s’ils étaient toujours vôtres, vous vous transformez en tragicomédie.
C’est vrai en politique, en littérature, comme dans la vie quotidienne.
François Ozon fait partie des trois ou quatre réalisateurs contemporains dont j’ai vu toutes les œuvres. Il possède un grand goût, une grande intelligence. L’Étranger, toutefois, marque son déclin. Sans vouloir blasphémer, peut-être a-t-il contracté cette maladie qu’est la "sagesse tardive",, espérant qu’en abordant une œuvre si lourde, un peu de la gloire de Camus rejaillirait sur lui. Mais c’est raté.
Comparer romans et films n’est pas juste : ce sont des œuvres différentes. Pour moi, un film doit rester fidèle à l’esprit du livre, mais offrir au spectateur un plaisir que le roman ne peut pas donner, ouvrir un nouvel horizon. Dans L’Étranger d’Ozon, rien de tout cela n’existe. Le film est écrasé sous le roman, aplati.
Personne ne lira le roman après avoir vu ce film. C’est dire combien la présentation est faible.
Voilà pourquoi j’ai écrit au début : si cet appareil existait, et si notre monsieur l’avait utilisé, il lui aurait dit :
"Monsieur, vous avez atteint le maximum de ce que vous pouviez faire. Arrêtez-vous. Désormais, ce sera la descente."
Et l’affaire aurait été réglée.
Hélas, cet appareil n’existe pas encore. Mais il existera.
Olivier Levigne
Olivier Levigne

37 abonnés 457 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 25 novembre 2025
Synopsis : faut il donner le synopsis de ce film ou simplement dire que c'est une adaptation du troisième roman francophone le plus lu de tous les temps ?
Meursault, vit à Alger, époque coloniale, se rend aux obsèques de sa mére et fait preuve d'une indiférence.
Quelques jours plus tard, il est mélé à une embrouille de son voisin et comet un crime.
A son procès pour le crime, spoiler: l'indifférence aux obséques de sa maman compte plus qu'il ne faut, il sera condamné à mort.
Est-ce un peu spoiler que donner la fin ?

Vu dans mon cinéma de quartier, un lundi soir. Peu de monde dans la salle.
J'ai été séduit par l'esthétique de l'image, en Noir et Blanc, même si je regrette ne pas avoir pu être encore plus séduit par les couleurs de l'Algerie. J'ai bien aimé les costumes. Quelques interprétations, celles de Christophe Malavoy en juge, celle de Pierre Lottin en voisin très chelou. Et puis, je crois que c'est tout.

Certes, ce n'est pas facile d'adapter une oeuvre comme celle là. Peut être même mission impossible.
Cela m'a donné envie de relire le livre, je ne l'ai pas relu depuis le Lycée, mais pas donner envie de revoir le film.
Pourtant, c'est peut être ce qu'il faudrait faire pour l'apprécier vraiment. Le regarder une deuxième fois, peut-être.

Un mot quand même sur l'inteprétation des deux personnages principaux. Rebecca Marder en Marie, la femme patiente et compréhensible ; je dirais que pas mal. Et enfin celle de Benjamin Voisin en Meursault, je dirais qu'elle n'a pas compensé l'ennui général que ce scénario a causé.

Oui, je me suis ennuyé. Un peu ennuyé au début, beaucoup ennuyé au milieu et encore pas mal ennuyé à la fin.
L'envie de partir au milieu a traversé mon esprit. Des traveling sans fin. spoiler: La scène dans la cellule avec le prêtre, intenable d'ennui. Et quand le générique de fin est apparu, avec cette grosse surprise d'entendre la chanson des Cure, Killing an arab, inspirée du livre
, j'ai fait OUF ...

Que dire de plus ?
Mettre une note, et mettre un 2, je reste généreux, je déclare que c'est PAS TERRIBLE.
Faut-il aller le voir ? Je vais quand même dire OUI, mais seulement par curiosité et si vous ne trouvez pas autre chose au programme, il y a plein de films qui vont procurer des moments plus sympas.
Anne M.
Anne M.

86 abonnés 663 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 25 novembre 2025
J’ai lu le roman d’Albert Camus il y a plutôt longtemps et je ne m’en souviens pas assez bien pour pouvoir effectuer une comparaison avec le film.

Je vais centrer mon billet sur le film.

Le choix du noir et blanc avec les forts effets de lumière et les silhouettes parfois très sombres a eu beaucoup d’impact sur moi. La chaleur intense, la dureté des moments difficiles, la moiteur des moments plus sensuels sont très prégnants.

L’Algérie de 1938 est représentée de façon élégante, toujours sous un soleil brûlant, avec une belle photographie de la mer. Cela dit, François Ozon met en relief discrètement les différences entre les français et les algériens, ainsi que les tensions perceptibles entre les populations.

Le personnage principal, Meursault (Benjamin Voisin), distant, parfois hors du monde, tenant des propos désarmants, attire, malgré ses côtés antipathiques, l’attention et l’intérêt. La lumière est essentiellement braquée sur lui, du début à la fin du film. Seul, le dialogue avec le prêtre dans la prison, permet de déchiffrer un peu la psychologie de cet homme « étrange ».

L’histoire est racontée de façon sobre et ôt en prison et avec des retours en arrière sur la vie de Meursault , l’enterrement de sa mère et le procès. Les moments que Meursault passe avec Marie illuminent l’ensemble. Il est difficile de comprendre comment l’amour de Marie ne lui donne pas l’énergie de se défendre.

J’ai beaucoup aimé tous les seconds rôles, très travaillés, joués par Rebecca Marder (Marie), Pierre Lottin (Raymond), Denis Lavant (Salamano), Swann Arlaud (l’aumônier), Christophe Malavoy (le juge), Nicolas Vaude (le procureur).

C’est un film très intéressant à découvrir.

Mon blog :
Meziane Mahieu
Meziane Mahieu

3 abonnés 85 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 23 décembre 2025
Superbe adaptation, quel plaisir de pouvoir enfin voir ce classique au cinéma. L'ambiance noir et blanc colle parfaitement au récit et les acteurs sont tous très juste (petit bémol sur l'une des scènes finale trop théâtrale). Sinon l'ensemble est prenant et nous tient en haleine sans difficulté.
dd_mars
dd_mars

10 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 novembre 2025
trres bien reflete bien l’ambiance et l’esprit du livre d’Albert Camus
L’ambiance de l’epoque et d’Alger sont incroyable
P ow HFT
P ow HFT

3 abonnés 174 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 novembre 2025
Bien sûr que le noir et blanc s' impose et même est évident pour faire ressentir cette sensation d' oppression solaire tant sur le début du film (scène de l' enterrement , de la plage) que du procès et de la prison. Le film est très proche de l' oeuvre que j' ai relue récemment par coïncidence... Les images sont superbes et la lenteur de l' intrigue s' intègrent parfaitement au fonctionnement du personnage "insensible" ou stoïque...
Romeo G
Romeo G

5 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 novembre 2025
Film qui nous donne à voir l'étranger de Camus, très bon jeu d'acteur de Benjamin Voisin. Le film n'arrive pas totalement à nous faire voir la complexité des sentiments du personnage et à nous faire accéder pleinement à sa vision du monde.
Joel G.
Joel G.

2 abonnés 42 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 novembre 2025
Adaptation du livre d'Albert Camus dans Alger la blanche du temps de la cohabitation de deux peuples tellement opposés. En noir et blanc l'image est superbe. Du très bon Ozon comme d'habitude qui sait nous transporter ailleurs, c'est ce que l'on recherche dans une salle de ciné.
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