L’Étranger
Note moyenne
3,7
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496 critiques spectateurs

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Desman
Desman

8 abonnés 320 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 17 novembre 2025
Ozon s'en sort très bien dans cette adaptation périlleuse d'un ouvrage inclassable et considérée comme "inadaptable". Le Noir et Blanc, déjà vu dans Frantz, est très réussi esthétiquement et confère au film une atmosphère tantôt solaire tantôt sombre et miséreuse.
Lilicot
Lilicot

11 abonnés 274 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 17 novembre 2025
L'histoire d'un homme ordinaire qui semble vivre sa vie sans affect, étranger aux autres et à lui-même. Insensible à la mort de sa mère, il semble pourtant heureux avec une jeune femme rencontrée sur la plage.
Ce film en noir et blanc nous immerge dans une Algérie de la colonisation qui ploie sous le soleil et la chaleur…
La lumière blanche sublime Benjamin Voisin qui incarne excellemment cet anti-héros qui nous renvoie à l'absurdité et la fragilité de la la vie.
Une adaptation réussie du roman d'Albert Camus.
Nisrine A
Nisrine A

38 abonnés 162 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 novembre 2025
Ozon est un très grand cinéaste, sa filmographie n'est pas un sans faute mais on lui doit des pépites tels que "Le temps qui reste", "Dans la maison" ou "L'amant double".

S'attaquer à "L'étranger" de Camus, un des 3 romans français les plus lus dans le monde (avec "Le petit prince" de Saint-Exupery et "Les misérables" de Victor Hugo) était risqué ! C'est une sorte d'œuvre intouchable dans l'inconscient collectif, qui a été très peu adaptée au cinéma et qui constitue un témoignage précieux de ce qu'a pu être l'Algérie sous le joug de la colonisation française.

Je me suis préparée à être déçue mais le résultat est vraiment pas mal. Certes, on s'ennuie presque en pur observateur d'un Meursault taiseux et désabusé dans la première partie mais une fois la bascule faite, on est transporté avec lui dans ses questionnements : la vie a-t-elle vraiment un sens ? Est ce que nos actes sont guidés par une volonté ou bien ne sont-ils qu'un enchaînement de hasards ?

A voir et à relire !
Mathilde Bebon
Mathilde Bebon

4 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 17 novembre 2025
Le noir et blanc utilisé est lisse et propre, reflète bien l’univers sensuel et sombre dans lequel le spectateur est plongé. Le montage est correct, hormis quelques détails - je pense à une transition faite grâce au bruit d’un briquet, ou à un focus sur une lampe lors de la veillée et à quelques autres plans dont on ne voit pas forcément l’utilité dans un film de 2h - qui rendent le tout moins joli. Sur le plan technique, le film est bon. Il est donc décevant sur le fond et non sur la forme.

D’abord, et c’est ce qui est le plus flagrant à mes yeux, le personnage de Meursault n’a pas assez de développement et, concrètement, très peu de scènes seul, et aucune où il y a vraiment un moment d’introspection de la part du personnage comme on le retrouve dans le livre - hormis peut-être sa dernière scène. Mais pour illustrer cela, on citera par exemple le moment où, pour ne pas s’ennuyer, il refait le tour de son appartement dans sa tête en rajoutant des détails à chaque fois. Alors que dans le roman on le suit et on s’intrigue de ses occupations en prison, dans le film, la scène est racontée par le personnage à Marie (comment a-t-elle pu se retrouver juste en face de sa cellule ? Bref). Beaucoup de scènes de ce genre sont coupées ou mises à l’écart alors qu’elles sont importantes dans la compréhension de l’œuvre. Le livre est court, chaque scène a été écrite pour être percutante. Il y a un potentiel poétique énorme et non exploité dans le film qui peut être frustrant. Je pense à la course au camion avec Emmanuel, placée sans explication (le personnage n’est même pas mentionné je crois), ou le moment où il fume au balcon et observe la rue, Alger et ses paysages. Là on le voit juste fumer, on le voit coucher avec Marie, on le voit faire ci ou ça, alors que Meursault est plus que cela ; c’est un poète. Enfin, je m’explique… Il aime les plaisirs simples : fumer, manger des patates écrasées, ressentir des sensations agréables (le sexe et le fait qu’il n’aime pas s’essuyer dans une serviette humide) ou courir avec son ami après un camion comme des gamins, trouver le bonheur dans la contemplation des choses, et ajoutons à cela le fait qu’il aime sa vie à Alger ; son patron lui dira qu’il n’a pas d’ambition, mais c’est parce que Meursault se contente de ce qu’il a et qu’il pense pouvoir vivre heureux avec des choses simples. Il est aussi très sensible à la chaleur, à l’environnement, ce n’est pas toujours clair dans le film. On a plus tendance à croire, à la manière dont c’est filmé, que l’Arabe sort son couteau de façon brutale, plus pour l’intimider ou l’aveugler, et que Meursault tire parce qu’il est ébloui ou se sent en danger. C’est bien plus que ça. « Une plage vibrante de soleil se pressait derrière moi » : c’était comme si tout ce qui l’entourait l’avait poussé, qu’il se dédouanait presque de son geste : « la gâchette a cédé » - non lui mais la gâchette. Bien sûr cela n’excuse pas le geste, mais « il faut comprendre » comme dirait Salamano. Mais personne ne paraissait comprendre…

Il y a aussi une deuxième chose qui me paraît évidente et qui découle de la première : des personnages secondaires prennent beaucoup de place alors que d’autres sont relégués au rang de figurant. Je l’ai déjà écrit, mais Emmanuel n’est même pas nommé, et on ne comprend alors pas sa scène si on n’a pas lu le livre. J’ai bien aimé Sintès, car je l’imaginais à peu près comme ça, et Salamano aussi. Ce qui me dérange davantage, c’est le personnage de Marie. On a l’impression qu’elle est devenue un personnage presque principal vu le nombre de scènes et l’importance qu’on lui a donnée dans le film. À l’audience par exemple, elle a un temps de parole beaucoup plus long que Céleste ou Salamano, elle prend des rôles qui n’existent pas comme le « appelez un agent ! » lorsque Sintès frappe sa maîtresse, ou alors elle essaie d’empêcher Meursault de retourner sur la plage. On lui rajoute de l’importance, et on lui rajoute carrément des scènes entières, avec Meursault surtout, et elle répète « on se mariera » comme si soudainement l’Étranger devenait le récit dramatique de l’amour perdu de Marie. En réalité, dans le livre, elle est beaucoup moins grave et rit tout le temps, naïve, et éclate en sanglots lors du procès. Elle n’occupe pas plus de place que ça dans la psychologie de Meursault : ce sont plus « les femmes en général » qui lui manquent lors de son séjour en prison. Il pense instinctivement à Marie parce que c’est la dernière, mais c’est l'ensemble de ses plaisirs des sens qu'il connaissait d’avant qui lui manquent, y compris fumer. Si on voulait rajouter un côté moins « obsédé » à Meursault, parce qu’on lui met en maîtresse une « femme forte » c’est raté, surtout si vous lui faites dessiner des seins sur les murs de sa prison 2 min plus tard (il ne me semble pas que ça soit dans le roman d’ailleurs). Autre scène rajoutée avec Marie, la plus inutile selon moi : la scène où elle parle avec la sœur de l’Arabe tué (personnage rajouté qui n’ajoute que peu de choses au récit). Là aussi, on invente au livre une dimension idéologique, anti-colonialiste, lorsque la sœur dit que le Français devrait rentrer chez lui et Marie répond naïvement « mais c’est ici chez lui ». Si on sait que Camus s’intéressera sérieusement à la question de l’indépendance par la suite, le propos de l’Étranger n’est pas du tout là. L’auteur a vécu à Alger, donc il est naturel pour lui d’écrire un personnage qui y vit sans beaucoup de sous-entendus. Ce qui serait intéressant de se demander, en revanche, en partant du fait qu’il partage sa ville avec lui, c’est si Camus et son personnage ne seraient pas liés par quelque chose de profond, ce qui nous mène au dernier point.

L’absurde. Quand on sait que l’Étranger appartient au cycle de l’absurde, on a tendance à vouloir le chercher partout, alors qu’il faut plutôt prendre l’entièreté pour commencer à comprendre. Meursault n’est pas absurde selon moi, mais son histoire l’est. Lors de la harangue finale de notre héros, dans le film, ce dernier commence tout bonnement à nous expliquer toute l’histoire, à citer l’absurde même. Pourquoi ? Alors que le spectateur est censé avoir compris cela à travers l’histoire. Et pourquoi faire prendre à Meursault un excès de violence au point de plaquer l’aumônier à terre ? C’est trahir le personnage. Ce n’est pas un fou, comme on pourrait le penser après avoir vu le film, c’est vrai qu’il est relativement insensible et antipathique, mais c’est tout le temps. Lorsqu’il se met en colère, ce n’est pas avec autant d’expression et de brutalité que le ferait un autre. Il ne cache pas ses sentiments, en réalité, il les ressent comme ça. Et s’il répond à côté de la planque**,** parfois, ce n’est pas par besoin de vérité absolue, il n’a pas vraiment de philosophie. Dans cette même scène de l’aumônier, il y a un exemple parfait : à force de lui demander s’il croit en Dieu, Meursault finit par lui dire oui une fois. Ce n’est pas dans le film, mais dans le livre, Meursault nous explique que c’était « pour qu’il le laisse tranquille ». Il a conscience de certains codes de la société, ou de ce qu’on attend de lui. Mais tout coule sur lui, et il en est tout de même, dans une certaine mesure, étranger. Avec le monde. Et l’absurde, c’est soudain de comprendre. Meursault comprend, à quelques pages de la fin, « la tendre indifférence du monde ». C’est presque impossible, maintenant que j’y repense, de ne pas voir Camus dans le personnage de Meursault, par sa vie à Alger, son âge, la focalisation interne du récit… à travers l’absurde, on voit peut-être une forme de pessimisme, mais aussi de révolte plus appuyée que ses prédécesseurs. Je pense à André Malraux, qu’il admirait, qui écrivait « Une vie ne vaut rien, mais rien ne vaut une vie » là où Albert Camus écrit « Mais tout le monde sait que la vie ne vaut pas la peine d’être vécue ». Là où La Condition Humaine laisse penser qu’un homme, bien que prisonnier de sa condition, peut s’en échapper en donnant du sens à ses actes, le jeune Camus montre que, si la vie n’en vaut pas la peine, il faut lui donner un sens puisqu’on doit bien la vivre. Vivre avec l’absurde, avec sa condition d’étranger aux choses…

Il y a beaucoup d’autres exemples pour justifier la note mais cette critique serait trop longue, et le but n’est pas d’enfoncer ce film, qui s’est lancé dans le périlleux défi d’adapter pour le cinéma un classique de la littérature française. Mais je salue le choix de l’acteur (Benjamin Voisin) et remercie tout de même les réalisateurs qui continuent d’essayer de porter ces livres qu’on adore sur grand écran. En espérant que d’autres essaieront, et y arriveront grâce à d’autres qui ont dû expérimenter - et parfois se rater - avant eux. En fait, j’ai trouvé le personnage de Meursault attachant - ce qui paraîtra sûrement bizarre à la plupart - lors de ma lecture de l’Etranger et j’ai beaucoup aimé le roman. J’espère qu’un jour je pourrai ressentir à nouveau cette émotion lors de la condamnation à mort de Meursault, ce sentiment grandissant de frissons, à la fois tristesse et révolte. Voilà, je ne sais pas qui lira cette critique jusqu’au bout, mais j’ai essayé d’être complet.
Mr mich
Mr mich

1 abonné 15 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 novembre 2025
Évidemment à voir ! Peu importe de finasser sur ceci ou cela, le nombre d étoile,etc ! Voilà, vola, voilà
P Labarthe
P Labarthe

7 abonnés 78 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 novembre 2025
film très reussi pour la qualité de l'image et de l'interprétion. La théatralisation habituelle chez Ozon nous met un peu à distance des personnages. La fin du film est forte.
Patrick Karoubi
Patrick Karoubi

3 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 novembre 2025
Bon, il ne faut pas confondre 2 choses: tout ce qui touche au film et sa réalisation, d'une part, et le livre de Camus et le scénario. Or d'après ce que j'ai constaté le film est absolument fidèle au livre. On ne peut donc rien reprocher à cette réalisation. Oui, les acteurs jouent bien, on est transporté dans le passé, l'Algérie des années 40.
Mais je n'ai pas "accroché" à cette histoire. Sauf que le personnage principal est plein de contradictions, je n'ai même pas envie de le "plaindre"... on ne sait pas trop quelle conclusion tirer de tout ça. Donc, pour ceux qui ont aimé le livre e Camus: allez le voir ! un point positif: avoir tourné en noir et blanc !
spoiler: Psychologie difficile à comprendre pour ce personnage: on (Camus?) voudrait le rendre sympathique, mais il a quand même tué un homme qui n'est pas un simple voyou, mais qui voulait venger sa soeur. Et en plus, pour couvrir son "ami" Raymond, qui aurait dû être le véritable assassin, et qui s'en serait mieux sorti avec l'argument de légitime défense. Et on ne comprend pas pourquoi il s'est lié d'amitié avec un personnage aussi désagréable, et qui ne lui ressemble pas
Goupil22
Goupil22

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 17 novembre 2025
film magnifique, vu dans la suite de la relecture du roman, les 2 sont d'un dépouillement extraordinaire avec des propos laconiques qui disent beaucoup de la vie et de "l'après"
Babou
Babou

9 abonnés 121 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 16 novembre 2025
Prenant, oppressant, ce film nous renvoie sur ce qu'on ne veut pas voir en nous. J'ai beaucoup aimé. Les interprétations des acteurs sont excellentes : Benjamin Voisin, Rebecca Marder, Pierre Lottin, Swann Arlaud. La reconstitution de l'Algérie de l'époque est très réussie. Ce film invite le spectateur à s'interroger.
R.Forest
R.Forest

4 abonnés 59 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 16 novembre 2025
Un très grand film, fidèle à l'esprit du livre.
Le choix du noir et blanc est absolument judicieux.
les acteurs sont au top.
Il fallait oser adapter ce chef d'œuvre de la littérature.
C'est une belle réussite.
AudreyM76
AudreyM76

1 critique Suivre son activité

2,0
Publiée le 16 novembre 2025
L’acteur Benjamin Voisin joue très bien mais ce film est atrocement long. Certains spectateurs se sont endormis.
tupper
tupper

201 abonnés 1 601 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 16 novembre 2025
A l’image du choix du noir et blanc, Ozon livre un film à l’os. Sans superflus que ce soit au niveau de la réalisation, du jeu, des dialogues. Malgré un casting prestigieux, les véritables stars ce sont les cadres et la lumière. Une master classe de cinéma mais qui est un peu trop contemplatif dans sa première partie et trop explicatif dans la 2ème.
Fabien D
Fabien D

219 abonnés 1 293 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 novembre 2025
Ozon livre une belle adaptation du roman de Camus soigneusement mis en scène dans un très beau noir et blanc. L'absurdité de la condition humaine trouve ici tout son sens à travers le personnage de Meursault parfaitement incarné par Benjamin Voisin. La neutralité du personnage peut désarconner mais vient ébranler toutes les certitudes du spectateur. Peut-être qu'Ozon aurait pu aller plus loin et développer le thème de la sensorialite propre à l'univers du roman. Fans tous les cas, le film demeure réussi dans ses ambitions formelles.
Séverine
Séverine

42 abonnés 58 critiques Suivre son activité

5,0
Publiée le 15 novembre 2025
Un vrai petit bijou ce film comme tous les autres de François Ozon. Les jeux de lumières, les décors, les plans, tout est sublime.
Le film est porté par un casting 5 étoiles, Benjamin Voisin est magnétique et Rebecca Marder rayonne de sensualité à travers ces images en noir et blanc 懶.
Vincent Dolbakian
Vincent Dolbakian

1 abonné 6 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 15 novembre 2025
Ennuyeux, lent. On s'attend à un minimum de profondeur et de beauté....le film est plat. On ne retrouve pas grand chose de l'écriture de Camus
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