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Chanblo
1 abonné
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2,5
Publiée le 6 novembre 2025
L'étranger , étrange en film ! Meursault sans expression qui ne " sait pas " Film en noir et blanc , le soleil éblouissant n'entraine t'il pas cet acte incompréhensible de Meursault ???
Globalement Ozon est resté assez fidèle au roman. J'aurais aimé que le film commence par le télégramme qui annonce la mort de la mère et pas sur des images d'archives néocolonialistes ..La fin aussi, je suis un peu frustré. J'aurais préféré qu'elle se termine sur le très beau texte de Camus avec un gros plan sur le visage de Meursault.. Quelques longueurs dans la première partie dont la meilleure scène est celle du cinéma avec la fameuse réplique de Fernandel dans le Schpountz "Tout condamné à mort..." Pour le reste l'esthétique est impeccable, belle photo en noir et blanc..Le jeu des acteurs correct.. Pour résumer, un film qui n'apporte rien au roman et pas grand chose au cinéma français mais qui se laisse voir!
L’Etranger de Francois Ozon, montre l’histoire d’un homme accusé de meurtre et d’aucune expression. Porté par une performance XXL de Benjamin Voisin, le film a plusieurs points sur lesquels se pencher. Déjà, les images sont superbes, avec des images carte postale. Ensuite, le choix de faire du noir et blanc marque et renforce la nonchalance du personne principale. Parce que lui, magiquement bien joue, cherche à énerver et y arrive avec un manque d’expression et des dialogues très bien choisi, quoi que peu nombreux. Ensuite, l’histoire. Je n’ai pas lu le livre donc je ne peux dire si c’est cohérent ou pas, mais le réalisateur a voulu représenter et critiquer, d’après moi, la justice de l’époque. Les autres acteurs sont très bons, avec un Pierre Lottin qui surprend. Niveau temps, le film passe assez vite et on ne s’ennuie que partiellement. Ce qui est paradoxale, puisque le film est lent de sa narration et dans sa mise en place. Du côté des points négatifs, mais qui en même temps créé le fond propre du film, c’est peut-être le montage et le choix des scènes qui nous entraînement à la fois dans le temps puis dans le passé. En outre, l’Etranger, nous plonge dans l’Algerie française à l’époque où le racisme était très présent et, à travers des scènes qui pourraient servir de carte postale, nous montrent comment l’honnête et la vérité peut entraîner l’homme.
"Blockbuster" que nani, du cinéma ! Le "noir & blanc" permet de se projeter totalement dans cette Algérie colonisée, 2 strates. L'Indigène méprisé, invisibilisé et réabilité par l'image. Ozon onirique, beauté continue des plans, des corps. Dialogues ciselés, brefs, finissants par une tirade des plus éloquente de Meursault (Benjamin Voisin). Etranger à lui-même, secret, insondable, gay ?... Très bonne adaptation, Acteurs au top ! "Killing an arab" des Cure sur le générique détend l'atmosphère...
Ce film, tourné en noir et blanc, est d'une beauté exceptionnelle.
L'histoire est magnifiée par la prestation hypnotique et toute en retenue de Benjamin voisin, qui décroche ici son plus beau rôle. Le paysage algérien est dépeint avec une mise en scène élégante et fluide (la scène des bains d'Alger est somptueuse).
Le reste du casting est également impeccable (Marder, Lottin sans oublié Arlaud avec cette scène de fin incroyable).
Contrairement au roman, où les pensées du protagoniste principal sont omniprésentes, le choix de ne pratiquement pas s'appuyer sur une voix off est un parti pris gagnant afin de rester ancrer dans une atmosphère plus sensorielle qu'explicative.
Le seul bémol reste la séquence du procès qui n'apporte pas grand chose au reçit, si ce n' est que de surexpliquer ce que nous savions déjà du point de vue des différents protagonistes.
L'étranger version Ozon est donc une très belle réussite tant par l'audace de sa mise en scène que par la prestation impeccable de ses comédiens.
Il s'annonce comme l'un des futurs favoris aux César 2026, ce qui ne serait que rendre justice à la grand carrière de ce réalisateur.
Superbe film, esthétique, graphique, qui prend le pari rare du noir et blanc. Effet retro à la fois chaleureux, cohérent avec l'époque dépeinte, déchiré par le soc de l'intrigue. Le personne principal est mystérieux, incernable, difficilement compréhensible. Un anti-héro, qui nous laisse, tels sa compagne, dans une envie de l'aimer peu récompensée. Quelques scènes de trop à mon sens : les apparitions fictives de sa mère. Néanmoins, mon interprétation : soit un sociopathe honnête, soit un autiste. Je tiens à préciser que je n'ai pas lu le roman de Camus, mais que ce film m'en a donné envie. En conclusion, un film esthétique, qui excite les méninges tout le long de la projection, mais un peu frustrant dans sa conclusion.
Un film trop esthétique pour être honnête, dans lequel la beauté de l écriture est remplacée par des plans romanesques et épurés.
La personnalité de ce Meurceau est assenée à coups de mailloche sans que l on comprenne vraiment s il s agit d un simplet, d un sociopathe ou d un mauvais genie énigmatique.
Le jeu d acteurs est toutefois très bon et la parodie de justice acerbe à souhait.
Ayant lu le roman il y a 6 mois. L'adaptation est pour moi d'une justesse incroyable et la philosophie de camus très bien représenté. J'en attendais beaucoup et je n'aurais pas imaginais meilleur film. Merci pour cette séance.
François Ozon nous propose un point de vue qui m'a conquise. Benjamin Voisin tient le rôle avec brio. le choix du Noir et blanc nous renvoie à la période où Camus a écrit ce roman et apporte de la véracité au propos.
Bien seulement Je me suis endormie par moment malheureusement En outre , Benjamin Voisin est d une beauté magistrale Les scènes et la lumière très poétique comme Meursault Ressenti mitigé
Des prises de vue Magnifiques, Benjamin Voisin sublime l’écran sous les prises de F OZON , Film très prenant même si nous connaissons tous l’histoire, c’est un réel plaisir de le voir sous la direction du réalisateur
Rebecca Marder et Benjamin Voisin transcendent ce pari osé : adapter Camus. La réalisation de ce film en noir et blanc est parfaite, et nous interroge sur des sujets épineux : les maisons de retraite, la foi catholique et ses représentants ("non, vous n'êtes pas mon père"), le crime et son châtiment, la justice, la peine de mort. Le tout par un temps caniculaire, qui n'arrange rien aux affaires de Meursault. Il y a un peu de Crime et châtiment dans ce film, le personnage de Meurseault est taciturne, laconique et ne sait jamais rien, merci à François Ozon et aux acteurs !
Particulièrement difficile à adapter, ce livre est un pari risqué que j'apprécie.
Un homme : apathique presque sociopathe, aucune joie dans le regard. Il esquisse parfois un sourire retenu lors d'une discussion avec une femme, un peu d'empathie également lorsqu'il lui tend la main pour l'aider ou avec son voisin une fois seulement. Au milieu on colle des phrases bateaux et passe-partout. Un homme qui mène donc une existence assez simple que la plupart des personnes jugeraient même triste.
On pourrait croire que son silence l'aide à avoir une analyse juste de ce qui l'entoure, mais c'est le contraire. Il ne parle pas ou peu parce qu'il ne comprend pas socialement son monde. Peu enclin à l'humour, il ne décode pas non plus les traits d'humour du Schpountz.
Le sujet c'est l'absurde. Un homme sans grande intelligence arrivant à la conclusion que le monde est absurde, c'est presque un paradoxe. Il se distrait avec une femme, mais l'absurde assumé ne cherche normalement pas de fausse distraction. Ce qui nous amène à ce fameux procès où on est pas jugé pour nos actes mais par un système de valeur imposé par les autres. La conformité écrase volontiers l'authenticité, et c'est tellement actuel que c'est diablement efficace. Personne n'a le droit, ni la possibilité d'être différent. Et s'il l'est, le prix à payer est exorbitant.