4167 notesEn savoir plus sur les notes spectateurs d'AlloCiné
496 critiques spectateurs
5
61 critiques
4
189 critiques
3
146 critiques
2
72 critiques
1
18 critiques
0
10 critiques
Trier par :
Les plus utilesLes plus récentesMembres avec le plus de critiquesMembres avec le plus d'abonnés
Filtrer par :
Toutes les notes
Chris Marou
9 abonnés
200 critiques
Suivre son activité
4,5
Publiée le 5 novembre 2025
Si vous n aimez pas les films dans lequel il n y a pas de dialogue ., passez votre tour première partie en silence mais c est là justement que l on peut reconnaitre le plus du réalisateur .Film en noir et blanc .une photographie magnifique tout au long et surtout un Benjamin extraordinaire dans ce rôle de Meursault ( surement nominé pour les césars du meilleur acteur) et aussi Rebecca marder qui donne un peu d humanité à cette histoire sordide. le choix de la musique du générique est tout de même un peu surprenante mais il y a surement une explication.
Lorsqu'on regarde un film dont le scénario est l'adaptation d'une œuvre littéraire, doit on avant tout se demander si le film est fidèle au roman ou bien peut on prendre la liberté de le regarder sans trop penser au texte dont il est issu ? En fait, très souvent, on n'a pas lu le roman et la question ne se pose pas ou bien, le texte est ancien, on l'a lu il y a très longtemps et on est bien incapable de juger si la fidélité est ou non présente. Dans ce cas là, il est bon de commencer par essayer d'estimer quel est le degré de fidélité de sa mémoire ! Tout cela pour dire que, bien qu'ayant lu "L'étranger", ne comptez pas sur moi pour affirmer avec force que le film de François Ozon est absolument fidèle au roman d'Albert Camus ou, qu'au contraire, il s'agit d'une complète trahison. Non, je me contenterai de dire qu'il me semble que cette adaptation cinématographique est plutôt fidèle à l'esprit du livre avec, pour commencer, le choix de noir et blanc, en phase avec l'époque, en phase également, avec le lieu où se déroule l'action; avec une absence de jugement de valeur sur les personnages, aspoiler: vec un Meursault qui semble totalement indifférent à ce qui se passe autour de lui, que ce soit l'amour que lui porte Marie, le décès de sa mère ou le racisme envers les "indigènes". Sinon, dans mon souvenir, il me semble que Marie n'a pas un rôle aussi important dans le roman que celui, magnifiquement interprété par Rebecca Marder, qu'elle a dans le film de François Ozon et j'avoue que je ne me souvenais plus très bien du personnage de Salamano, l'homme au chien. Et puis, il faudrait que je me replonge dans le roman pour vérifier si le comportement adopté à la fin par Meursault y est aussi inexplicable que dans le film :spoiler: cet homme qui, jusque là, était apparu comme étant totalement hors sol, qui s'était montré absolument imperturbable durant son procès et qui, d'un seul coup, se transforme en bête féroce ! Comme dans le roman, le rythme est très lent, surtout dans la première partie et il faut reconnaitre que, si une telle lenteur passe très bien à la lecture, elle peut s'avérer plus difficile à supporter dans un film. Bien que le film ait été tourné à Tanger, François Ozon réussit bien à nous faire croire que l'action se déroule dans Alger la blanche. La distribution est un modèle du genre avec Benjamin Voisin qui interprète Meursault, peut-être un petit peu trop athlétique pour le rôle, mais parfait par ailleurs, avec Rebecca Marder, dont je n'avais jamais remarqué jusque là la grande ressemblance physique avec Juliette Binoche, avec Pierre Lottin, fidèle à lui-même dans le rôle de Raymond Sintès, avec Nicolas Vaude qui joue le procureur, avec Swann Arlaud dans le rôle de l’aumônier. On remerciera François Ozon d'avoir choisi de remettre en scène des interprètes qui furent de très grandes vedettes et que le cinéma français avait presque complètement oublié : Christophe Malavoy, Denis Lavant, Mireille Perrier. On le remerciera moins d'avoir un peu trop noyé son film dans une musique hors sujet et qui s'avère in fine plus nuisible qu'utile.
Quel ennui fade, porté par un casting réussi sauf l'acteur principal. !Ozon réussit le tour de force de nous faire détester ce film apathique et insipide, un placement de produit de la cigarette, present une scene sur deux (pour des scenes sans idee et longuissime), et d'un montage amorphe, avec des scènes à grandement couper, où aucune beauté ne ressort si ce n'est la rayonnante fraicheur de Rebecca, et les minis seconds roles, tous entrainants. Ozon n'a pas la patte d 'un terrence malick, meme quand il montre la nature, il n'y a pas d 'emotion. Tous les seconds rôles sont (très) bien interprétés, l'etranger est lui sans aucune saveur, probablement intentionnel dans le casting et le soi disant erotisme homosexuel connu d ozon, voir ses precedents films.
Je l’avais lu il y a longtemps, donc je ne me souvenais plus trop de tout. Le film est bien fait visuellement, avec une belle photo et une ambiance maîtrisée. Benjamin Voisin joue bien, même si le film reste assez froid et distant. Certains passages sont réussis, mais l’ensemble manque un peu de rythme et d’émotion. C’est soigné, mais pas vraiment marquant. Un film correct, mais qui m’a laissé un peu à distance.
L'étranger a pour réputation d'être inadaptable au cinéma et F Ozon nous en fait la démonstration. Le film est assez fidèle au roman, mais la magie n'opère pas. On le voit d'ailleurs dans la seule scène où la voix off nous en donne un passage, et la ça change tout. C'est surtout très lent, il y a des longues scènes interminables ou le metteur en scène ne cherche qu'à faire de belles images en noir et blanc. On se croirait dans une publicité pour un alcool ou des cigarettes . Les acteurs s'en sortent a peu près, sauf p Lottin qui en fait des tonnes et n'est pas crédible.
Vu aujourd'hui au cinéma le pont des arts séance 13h40 . "L'étranger " de François Ozon est une immense réalisation de cinéma . Maîtrise totale de la technique , de l'image et lumière et du scénario . Disons le c'est une prouesse ce nouveau film de François Ozon. Le film va crecendo , la fin est véritablement prenante . Casting impeccable , Benjamin Voisin est exceptionnel , il maîtrise parfaitement son personnage , tous les autres actrices-acteurs sont excellents. Bravo a Rébecca Marder .
L’INSTANT ABSURDE Un visage impassible, indéchiffrable. Détaché du passé (sa mère décédée) et de l’avenir (un mariage improbable). Étranger à lui-même, Meursault vit le présent avec indifférence comme il s’abandonne au soleil avec son amie de circonstance, aussi taiseuse que lui, interprétée par la belle Rebecca Marder. Benjamin Lacoste restitue avec justesse et nonchalance le personnage créé par Albert Camus. « La vie est absurde », crie-t-il au prêtre qui essaie de l’accompagner vers la rédemption avant son exécution. « Pourquoi avez-vous tué cet Arabe sur la plage », lui demande le juge au tribunal d’Alger ? « J’étais ébloui par le soleil », lui répond Meursault. Une réponse absurde, très camusienne, mais qui exprime la fascination de l’auteur pour le soleil et sa puissance introspective. Qui explique aussi son amour d’Alger, de ses plages et de la Méditerranée brillant de tous ses feux. En noir et blanc, ce film révèle avec sobriété le monde camusien des années 40. Du grand Ozon qui marche sur les pas du romancier-philosophe !
une belle version du roman qui donne toute sa part à l'étranger; à la fois indifférent et sincère, lucide et marginal. une réalisation qualitative et des photos magnifiques spoiler:
Film beaucoup trop lent. C'est son principal et gros défaut. Les acteurs sont bons, la qualité de l'image en noir et blanc est très s'ennuie quand même ferme...
Le film d'Ozon est à la hauteur du livre de Camus : un chef d'œuvre. Ozon a parfaitement su restituer l'univers et les personnages du livre avec une interprétation extraordinaire de Benjamin Voisin, en Meursault taciturne et peu émotif avant une intense scène finale lors de son échange avec le curé. A souligner aussi quelques choix forts et pertinents du réalisateur : le noir et blanc qui favorise les jeux de lumière, notamment avec le soleil, omniprésent, ainsi que les quelques subtils références coloniales.
François Ozon réussit le pari risqué d’adapter au cinéma le chef d’œuvre d’Albert Camus. On sent qu’il s’est profondément imprégné d’un livre dont il restitue très bien la complexité, le mystère qui en font l’inépuisable richesse. Benjamin Voisin fait un Meursault, convaincant ; Il porte avec justesse les questions et les interrogations du personnage : A-t-il une sensibilité, des émotions ? Comment son authenticité, sa quête de la vérité y compris dans son athéisme peuvent-ils s’allier à son amitié pour un souteneur, comment peut-il ne pas avoir de regret d’avoir tué un arabe ? Benjamin Voisin donne aussi à Meursault, une sensualité, une incandescence, pertinentes, certainement la « patte » de François Ozon. Rebecca Marder, plus lumineuse que jamais, fait de Marie une jeune femme fraiche, rayonnante, sensuelle, elle aussi très convaincante. Les paysages, de bords de mer ou d’intérieur des terres, sont superbement filmés, dans des lumières et un noir et blanc, sobres et profonds. Pour pimenter la réussite de François Ozon, l’on peut apporter deux bémols : le côté carton-pâte des décors de la Ville d’Alger en 1935, peu crédibles et l’interprétation balourde de Pierre Lottin qui fait de Raymond, un souteneur sans nuances, en décalage avec le reste de la distribution marquée par la grande scène de dialogue entre Meursault et le prêtre venu lui donner l’absolution, où s’illustre Swann Arlaud. Mention aussi à Denis Lavant, excellent en Salamano. Un grand film.
Une photographie éblouissante pour cette version de "L'étranger". Celà dit le film multiplie les bâillements chez ses spectateurs et cet ennui dans la mise en scène ne sauve pas ses belles intentions.
Ozon avec un film en noir et blanc il a donné beaucoup de couleurs au films... Super !!! le comédien Benjamin voisin Rebecca Marder ainsi que tous les autres bravo . très bon film .... et merci !
Un film au plus près du texte sans la lourdeur d'un narrateur, qui montre ce qui ne se dit pas Porté par un Benjamin Meursault (!) toute en intériorité et en intensité Camus serait à coup sûr fier de vous M. Ozon