Ce film est très émouvant et très bien réalisé et interprété. La réalisatrice a su montrer dans son film toutes les difficultés rencontrées par les parents de cet enfant handicapé. On découvre les démarches et les épreuves qu’ils rencontrent avec les diverses institutions et associations pour tenter d’offrir un avenir correct à leur enfant. Et c’est magnifiquement démontré dans ce film grâce au talent de la réalisatrice qui connaît bien le problème puisqu’elle a elle-même un fils handicapé qui joue avec justesse le rôle d’ULYSSE adolescent. Elle est également bien servie par les autres interprètes du film qui incarnent avec conviction leur rôle respectif. Elodie BOUCHEZ en mère courageuse et tenace y est particulièrement éblouissante de talent.
Bernard CORIC
(Film visionné en projection de presse le 10/06/2026 à l'ARP à PARIS)
Un très beau film sur le parcours de combattant d'une famille - et surtout de la maman pour permettre à son enfant né avec une anomalie génétique de vivre en société et d'atteindre ses rêves. Formidable Elodie Bouchez qui pourrait bien remporter un césar de meilleure actrice en 2027.
Laetitia Masson arrive à mettre en images toute la galère de l'administration et du manque de structure en France pour les enfants dys et atypiques. Elodie Bouchez est touchante, depuis Pupille on découvre une actrice intense dans chacun de ses rôles. Un film utile et nécessaire. Mention spéciale à Alphonse Roberts, qui donne ses traits à Ulysse dans son combat pour trouver une place. La réalisatrice arrive également à montrer comment gravite autour de cet enfant un univers, une famille. Un père qui perd progressivement sa place et ne sait plus comment s'investir dans le développement. Comme l'expliquent les psychologues du développement et de l'enfance, le plus difficile est le deuil nécessaire et obligatoire de l'enfant rêvé et fantasmé lorsque l'on découvre une pathologie quelconque ou que notre enfant est dys. Ici, on voit s'effondrer peu à peu l'idéal pour aller vers quelque chose d'autre. Et, ici, la réalisatrice arrive à mettre cela en scène de manière presque documentaire.
Le film suit le parcours d'un enfant différent et de ceux qui l'entourent. Plutôt que de se concentrer uniquement sur le diagnostic ou les aspects médicaux, il s'intéresse aux conséquences concrètes de la différence dans la vie quotidienne. Chaque étape qui semble évidente pour la majorité devient ici un défi supplémentaire. Cette approche permet de comprendre ce que représente réellement la neurodivergence lorsqu'elle s'inscrit dans la durée et dans les interactions sociales les plus ordinaires.
L'une des grandes forces du récit réside dans sa capacité à montrer que le handicap ne touche jamais une seule personne. Il modifie les équilibres familiaux, transforme les attentes et oblige chacun à redéfinir sa place. Le film observe avec finesse les ajustements permanents que doivent effectuer les proches, entre protection, autonomie et acceptation. Cette dimension familiale donne une profondeur particulière à l'histoire et évite de réduire Ulysse à sa seule condition.
L'administration occupe également une place importante. Sans verser dans la démonstration, le récit montre la succession de démarches, de rendez-vous et d'évaluations qui jalonnent le parcours des familles concernées. Le spectateur ressent progressivement l'épuisement provoqué par ces procédures répétitives. Ce n'est pas seulement la difficulté du handicap qui apparaît à l'écran, mais aussi celle de devoir sans cesse prouver sa réalité à des institutions multiples.
Au-delà de son sujet, Ulysse interroge le regard collectif porté sur la différence. Le film invite à dépasser les catégories et les diagnostics pour s'intéresser à l'individu. Ce déplacement du regard produit une émotion discrète mais durable. À mesure que le récit avance, la question n'est plus de savoir ce qu'Ulysse ne peut pas faire, mais de découvrir qui il est réellement. C'est dans cette humanité simple et profondément incarnée que le film trouve sa plus grande force.
Ulysse est le prénom d’un garçon pas comme les autres. Sa maman, Alice de démène pour lui offrir une vie normale, et son bien être. Assez éloigné de la bande annonce, ce film de Laetitia Masson est très profond, et raconte le vrai parcours du combattant des familles de personnes handicapées. C’est bouleversant.
Très beau film qui parle du handicap et des difficultés à trouver des structures pour aider les enfants à s'en sortir et à s'élever, très belles interprétations
Je me suis pas bien renseigné avant de voir ce film mais il me semble qu'il a été tourné sur plusieurs années avec des comédiens jeunes qui vieillissent à l'écran au fil de l'histoire, je peux me tromper mais c'est très bien fait. Réalisé par Laetitia Masson , on suit le parcours d'Ulysse, née d'un handicap, dont ses parents prêtent attention sur sa scolarité et son éducation pour donner du bien et du meilleur à leur fils. Ce long métrage montre les difficultés dans les étapes sur le milieu des handicapés avec ici un message d'espoir au possible, notamment dans la reinsertion professionnelle. Elodie Bouchez amène de la détermination dans la peau de la mère. On voit le jeune Alphonse Roberts enfant à jeune adulte évolué à ses côtés, le trop rare Stanislas Merhard jouant le père pianiste de métier, Romane Borhinger, Anne Consigny ou le cuisinier Cyril Lignac tous très bons. C'est touchant et ça donne de la positivité.
Élodie Bouchez et l’ensemble du casting livrent une prestation remarquable. Beaucoup d’émotion, un combat loin d’être simple, raconté sans artifice ni exagération. Juste une belle histoire, faite de moments lumineux comme d’épreuves difficiles. Un très beau film, sincère et touchant, qui mérite vraiment le détour.
Film intéressant, bon scénario, bons acteurs (Elodie Bouchez,...) mais je ne suis pas d'accord avec le parti pris du film visant à glorifier la mère, une Mère Courage, très ambitieuse pour son fils handicapé, mais aussi très agressive vis-à-vis du personnel soignant, des institutions qui font leur possible... je préfère le père, plus calme. plus réaliste, plus dans l'acceptation, et pas moins aimant...
Ce film est beaucoup dans le "devoir de performance"...
Ai vu « Ulysse » le tout nouveau film de Laetitia Masson, bouleversant ! Le film a été présenté au Festival de Cannes 2026 dans la Sélection Un Certain Regard. Ulysse est un petit garçon différent des autres qui a marché tard, parlé encore plus tard et qui déglutit avec difficulté. Nous suivons le parcours de ses parents pour trouver une structure qui pourra répondre à son handicap. Ulysse tout comme le héros de la mythologie a du mal à trouver sa place. Son périple passe de structures fumeuses, à l’école publique démissionnaire et brutale à des associations incompétentes en passant par l’école privée qui coute une blinde, Ulysse est trimbalé en fonction des aléas de l’administration de droite à gauche. Seule sa mère (géniale Elodie Bouchez comme d’habitude) telle Pénélope y croit de tout son coeur et se bat contre vents et marées pendant des années pour trouver une vraie position à son Ulysse. Le scénario est une Odyssée particulièrement bien écrite. Laetitia Masson s’inspire de sa propre histoire, et c’est d’ailleurs son fils Alphonse Roberts qui interprète Ulysse adolescent. La mise en scène est très sobre mais fourmille d’idées géniales. Un sablier, des extraits de piano du répertoire classique et des vues sur l’horizon parisienne servent de fil rouge à ce très beau film où tout sonne juste et où l’émotion est à fleur de peau sans jamais tomber dans le pathos et la facilité. La visite d’un musée avec des toiles de Picasso est un des moments les plus forts du film. On retrouve avec grand plaisir Romane Bohringer et Stanislas Merhar. Tous les nombreux petits rôles sont très bien interprétés et surtout caractérisés. Le film est toujours lumineux et malgré une peinture calamiteuse (à juste titre) des structures françaises, la tonalité est toujours optimiste et pleine de vitalité. Evidemment c’est l’interprétation vibrante et toute en lumière d’Elodie Bouchez qui irradie le film. Elle est époustouflante. Un film très puissant et tellement nécessaire qui n’oublie jamais de d’être du cinéma.
L’odyssée d’une mère courage Laêtitia Masson avec ce film présenté à Cannes dans la section « Un certain Regard » nous livre une tranche de sa propre vie et nous fait partager les difficultés d’être parent d’un enfant porteur d’un handicap en France, de l’accompagner, d’avoir le souci de son intégration dans la société et la lutte pour y parvenir. En çà il donne de l’air au très lumineux, joyeux et solaire « La guerre est déclarée » de Valérie Donzelli pour le sujet et l’implication personnelle ; en moins inventif et pétaradant mais en plus documentaire comme une autre réalisatrice française du moment : Jeanne Herry. Le choix de la finesse et subtilité d’une Elodie Bouchez pour interpréter le rôle-titre nous renvoie aussi assurément à nouveau à Jeanne Herry (« Pupille »); et elle excelle à nouveau. Malgré l’implication personnelle, Laetitia Masson évite tout pathos, elle livre un film à bonne distance, tendre, dynamique et très riche. Pour ne pas perdre son temps, tout le début fait un peu effet catalogue, passionnant mais mécanique et petit à petit on entre pleinement dans la vie de cette cellule familiale et le séisme que créée la naissance d’un enfant handicapé dans cette dernière. Surtout elle parvient bien à poser les bonnes questions : Quelle place sommes-nous prêts à faire à ses enfants puis à ses adultes particuliers ? Et quels moyens y alloués et comment les alloués ? Là elle répond quand même à la question, l’Etat est engagé en apparence mais assez peu engagée en réalité. L’implication pleine et totale des parents est indispensable pour intégrer ses enfants et pouvoir réellement parler d’inclusion. L’inclusion n’est pas seulement mettre des enfants handicapés dans des structures avec des enfants « normaux » ; ce film le rappelle bien. Donc quand on voie que certains partis à la course à la présidentielle ne veulent financer que les films rentables et couper les vivres au CNC, c’est un scandale de plus. Aucune chaine TV n’a financé ce film ; sans le CNC, il ne serait pas sorti, une injustice de plus pour le handicap. A voir absolument, car on rit souvent, on en ressort pas scandalisé ; car il est parsemé de scènes cocasses et drôles et que le piano est toujours présent. Bach, Chopin, Debussy, Schubert apaisent nos âmes.
Fiction très documentée sur le handicap et toutes ces conséquences : les difficultés à trouver sa place, les ambitions des parents, le rôle primordial, de trouver l’école, adaptée, etc. Au final cette fiction documentaire est touchante et émouvante.
Laetitia Masson filme avant tout le parcours d'une mère face aux institutions mais aussi face à son entourage plutôt que de suivre le parcours au travers du regard et du vécu de l'enfant en situation d'handicap. C'est un choix discutable qui semble finalement logique quant au regard du parcours de la cinéaste dès ses premiers films. Porté par une Elodie Bouchez d'une grande sensibilité et d'une grande justesse, le reste du casting est également irréprochable. Les jeunes qui incarnent Ulysse de 2 à 18 ans sont étonnants. Certes, un seul point de vue est seulement développé dans ce film sur un sujet riche et important mais ce seul point de vue est remarquablement présenté.
Laetitia Masson puise dans sa propre vie pour raconter le parcours d'une mère face au handicap génétique de son fils. Le sujet est nécessaire, et le film le traite avec une honnêteté bienvenue, sans misérabilisme ni pathos facile. Ce que la société est prête à accorder ou à refuser à ces enfants différents, ce que les familles endurent silencieusement pour leur frayer un chemin : "Ulysse" le montre avec précision. Élodie Bouchez est une fois de plus éblouissante, et son personnage absorbe tout. C'est là le paradoxe du film : à force de faire d'Alice une figure centrale, Ulysse le garçon reste en lisière de son propre récit. Son ressenti, son regard sur le monde, sa subjectivité nous échappent presque entièrement. On songe à ce que la forme documentaire aurait pu donner, plus proche encore de ce qui se joue vraiment.
Au départ je suis surtout allé voir ce film pour avoir la climatisation.
Je n'attendais donc pas grand chose de ce film. Et j'ai été agréablement surpris.
Ça expose de belles situations familiales, tristes, mais crédibles et même réalistes. Les thèmes de l'amour familial inconditionnel, infini et ineffable est ici représenté de façon très juste.
Globalement un beau film, mais quand-même un peu long et cliché.
J'ai trouvé le film assez froid et distant dans les premières scènes. Puis l'intensité prend place lors de l'acharnement de la maman a trouver des professionnels pour tirer son fils vers le haut. Le film est très émouvant et superbement bien interprété. Un excellent moment avec une petite larme.