Ulysse
Note moyenne
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Guiciné
Guiciné

211 abonnés 1 352 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 5 juillet 2026
Le film est tenu de bout en bout par des acteurs superbes et investis, le sujet est magnifiquement traité de façon simple et direct. Le sens de la
volonté et de la determination est incroyable et n’amène que le respect .
C’est beau et émouvant.
Roger D
Roger D

110 abonnés 1 205 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 juillet 2026
Ulysse bon bon après avoir vu l'Odyssée cela me fait bizarre parce que le héros d'Ithaque à bien changé hein!^^ Mais plus sérieusement, ce Ulysse est un héros à sa façon et sa maman aussi.. L'histoire est émouvante de voir cette mère tout tenter pour que son fils ai une vie quasi "normal" ou en tous cas la meilleur possible. Beaucoup de crainte, de nombreuses barrières vont s'élever et bon nombre vont lui dire que son fils ne peut pas réaliser son rêve de travailler dans la restauration. Après connaissant le milieu, j'ai trouvé que les écoles, associations ou IME ont le sale rôle alors qu'on oublie un peu le nombre de gosses avec porteur d'handicap qu'il y a et de plus en plus nombreux! Alors oui il y a des lacunes mais dans ce film c'est tout noir et hormis son orthophoniste...donc bon dommage car sinon très bon film.
NOTE : 7/10
Peter Franckson
Peter Franckson

81 abonnés 1 362 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 juillet 2026
Avant toute chose, pourquoi avoir choisi le titre et le prénom d’Ulysse, qui est celui d’un des plus grands personnages de la littérature mondiale [non, pas celui du livre éponyme (1922) de James Joyce (1882-1941) !], pour une sortie 1 mois avant celle du film de Christopher Nolan qui lui est consacré, « L’Odyssée » (2026) ? Mis à part ce détail (mais le Diable s’y niche), le principe du film rappelle celui de « La guerre est déclarée » (2011) de Valérie Donzelli où des parents (Valérie Donzelli et son compagnon Jérémie Elkaïm) devaient affronter le cancer de leur fils, épreuve qu’ils rejouaient à l’écran. Là aussi, le film de Laetitia Masson est autobiographique et son propre fils (Alphonse Roberts) joue Ulysse adolescent. C’est un travail d’équilibriste, sur le fil du rasoir, ne tombant pas, ni dans le pathos, ni dans le misérabilisme. C’est d’abord un film sur un couple parisien, Alice Rivière (Elodie Bouchez, 53 ans, exceptionnelle), chercheuse en sociologie, et Vladimir Lazarev (Stanislas Merhar, 55 ans), pianiste, qui se délite à cause de leur enfant handicapé par une maladie génétique spoiler: altérant ses fonctions motrices (difficulté à faire des gestes précis) et sensorielles (Ulysse est un « écorché vif ») : le père, angoissé, encore plus malheureux s’il renonce à sa carrière de pianiste aux Etats-Unis, et la mère, Courage, ne renonçant jamais, sans surprotéger Ulysse.
C’est aussi un film politique, au côté documentaire, sur la place des handicapés dans la société, dénonçant le parcours du combattant pour obtenir de l’aide dans « Acronymes Land » (. = Maison Départementale des Personnes Handicapés, . = Institut Médico Educatif, etc.), la faillite de l’Etat en matière d’accueil (budget insuffisant, manque de personnel) et se défaussant sur le secteur privé, peu contrôlé et au personnel pas toujours consciencieux et/ou formé. Outre la justesse de l’interprétation (dont celle du rappeur Gringe, orthophoniste), l’équilibre du film repose aussi sur l’accompagnement musical classique (Schumann, Schubert, Chopin) qui apporte légèreté, tendresse et mélancolie.
Ceiner M
Ceiner M

54 abonnés 256 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 7 juillet 2026
Cette histoire pleine de résilience, d'espérance et de combat met du baume au coeur d'autant plus qu'elle est si "joliment" portée par Elodie Bouchez, de chez qui émane, depuis toujours une douceur irradiante, comme un coucher de soleil magnifique ou une séance de relaxation, un vrai médicament à elle seule. Certes, ici, c'est la force de l'amour et de la conviction maternelle qui est le centre du film avec la musique et le piano qui soutiennent le récit dans sa vertu "thérapeutique". Il y a une attention au cadre même si la photo est un peu terne. On passe un bon moment, sans temps mort, ni ambiance plombante. Le constat sur les dysfonctionnements des structures pour enfants handicapés ne semble pas exagéré mais le fruit de l'expérience personnelle de la réalisatrice. Je surnote peut être un peu mais après le film "the christophers", j'ai été ravie de me déplacer malgré la chaleur pour voir ce film bien plus réussi.
Fabien Sorrant
Fabien Sorrant

85 abonnés 2 079 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 12 juillet 2026
Un très beau drame touchant avec Elodie Bouchez et Roman Bohringer sur un enfant né avec un handicap génétique.
MICHEL SANCHEZ
MICHEL SANCHEZ

2 abonnés 11 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 juin 2026
Très beau film sur le handicap
Dans l'intimité familiale. Rupture amoureuse et déni
Dans la société. Mise en évidence de la prise en charge par le privé qui suppléer le publique mais avec des arnaques et des motivations de rentabilité. Le combat d'une mère qui croit à l'évolution positive de son fils handicapé
Sandrinesandrine14
Sandrinesandrine14

6 critiques Suivre son activité

4,5
Publiée le 21 juin 2026
Très touchée par ce film! La force d’une mère qui se bat pour que son fils puisse vivre « dans la vraie vie »
Mikaile
Mikaile

1 critique Suivre son activité

5,0
Publiée le 21 juin 2026
Film bouleversant de réalisme et de finesse dans les émotions et situations que traversent les parents et enfants dans cette situation. Même si le film s'adresse à tout le monde, la performance de la réalisatrice à mettre en forme toutes ses émotions complexes ne pourra être pleinement compris que par des parents ou fratrie confrontés à ses situations. J'espère qu'il sera diffusé par les chefs d'établissements dans les différentes structures pour faire comprendre l'état psychologique et parcours chaotique par lequel passent les parents et les enfants. Un petit bémol à savoir une petite pointe de fraîcheur par ci par là aurait permis une respiration émotionnel notamment avec la copine qui joue très bien. Mais si l'objectif visé était l'effet tunnel c'est aussi très bien fait.
traversay1

4 509 abonnés 5 412 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 21 juin 2026
Laetitia Masson mène sa barque dans le cinéma français de manière très personnelle, quitte à se rater parfois ou à être incomprise, comme dans le récent Un hiver en été. Ulysse lui tient d'autant plus à cœur qu'elle connaît parfaitement l'histoire qu'elle raconte, et pour cause. Pas question pour elle de viser le mélodrame et c'est avec une grande dignité qu'elle décrit, avec forces ellipses assez intelligemment agencées, la situation d'une mère qui entend intégrer son fils handicapé dans la société, en lui donnant toutes les chances de s'épanouir hors des circuits adaptés. Elle montre ainsi que le regard des prétendus "professionnels" du handicap ne s'éloigne jamais d'une certaine norme acceptable par tous. Ce combat de tous les instants assez différent de celui, acharné, de Qui brille au combat, permet aussi de faire comprendre que chaque handicap a ses spécificités et que les parcours proposés reposent sur des schémas préétablis, sans se soucier vraiment des individus concernés. Loin d'un documentaire, Ulysse se voit aussi pour sa part de romanesque dans ce portrait de femme insoumise, qui vrille (au combat) parfois, mais dont la ténacité n'a d'égal que son amour pour son fils. Dans ce rôle éprouvant, Elodie Bouchez, lumineuse, mérite tous les éloges. C'est elle l'héroïne de ce récit et certains pourront arguer, peut-être à juste titre, que la personnalité de son enfant est un peu reléguée dans l'ombre.
Yves G.

1 859 abonnés 4 074 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 23 juin 2026
Alice (Elodie Bouchez) est sociologue, Vladimir (Stanislas Mehrar) est pianiste. Leur joie est immense quand ils apprennent qu’ils auront un enfant. ce sera un garçon, prénommé Ulysse, qui présente hélas des retards de développement : il ne marche pas, mange avec difficultés. Après une batterie de tests, les médecins diagnostiquent un syndrome de Noonan. Pour Alice, qui doit assumer seule l’éducation d’Ulysse après le départ de Vladimir pour les Etats-Unis et leur séparation, commence une véritable odyssée.

Réalisatrice installée, ancienne directrice de la Fémis, Laetitia Masson emprunte à son expérience personnelle pour raconter la vie d’une mère Courage, débordante d’amour pour son fils affligé d’un lourd handicap génétique. D’ailleurs elle a recruté son propre fils, Alphonse Roberts, pour jouer le rôle d’Ulysse jeune adulte.

"Ulysse" montre l’énergie qu’une mère doit déployer pour entourer son fils handicapé de l’amour qui lui permettra de grandir et de s’autonomiser. Ulysse raconte les démarches harassantes qu’Alice est obligée d’entreprendre, dans le monde médical et dans le monde éducatif, pour trouver les structures capables d’accueillir son fils et de lui fournir les soins et l’accompagnement les mieux adaptés. Le film tourne au règlement de comptes contre les services publics déficients et contre les structures privées qui, sous prétexte de participer à une mission de service public, sont guidées par des logiques de rentabilité. La délicieuse Anne Consigny y joue trois scènes d’une cruelle méchanceté.

La place du père dans l’éducation d’Ulysse interroge. Il partage certes l’affiche avec la père. Mais il quitte lâchement le navire pour s’expatrier aux Etats-Unis et abandonne à Alice la charge mentale ô combien envahissante de l’éducation de ce fils difficile. Peut-on, comme une amie me l’a dit, retenir à décharge l’amour qu’il porte à son fils, le soutien financier qu’il apporte à Alice, sa présence fût-elle virtuelle et ses cadeaux ? ou au contraire, plus durement, lui reprocher à charge sa fuite ?

Le sujet est profondément émouvant. Il faut avoir un cœur de pierre pour rester insensible à l’immense amour d’Alice pour son fils et ne pas fondre en larmes à la dernière scène.

Pour autant "Ulysse" m’a laissé un malaise. Il prospère sur une idée simple sinon simpliste : l’amour d’une mère peut déjouer les pronostics les plus pessimistes des professionnels. À Anne Consigny qui lui assène qu’Ulysse ne pourra jamais travailler, Elodie Bouchez et Laetitia Masson à travers elle lui démontrent qu’elle a tort et qu’à force d’amour et de bienveillance, Ulysse pourra trouver sa place, aussi modeste soit-elle, sur le marché du travail.
Je ne connais rien au monde du handicap. je veux bien croire que l’amour maternel – auquel je ne connais pas grand-chose non plus – peut déplacer des montagnes. Mais je suis gêné par l’idée que les professionnels se trompent.
Cinéphiles 44

1 684 abonnés 4 674 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 juillet 2026
"Ulysse" est un drame d'une grande délicatesse sur le handicap, mais surtout sur le combat quotidien d'une mère face à une société qui peine encore à accueillir la différence. Sans jamais sombrer dans le misérabilisme, Laetitia Masson signe un film profondément humain, où les plus grandes batailles se jouent souvent dans les bureaux administratifs plutôt que dans les hôpitaux. Alice et Vladimir voient leur bonheur bouleversé lorsque leur fils Ulysse est diagnostiqué porteur d'un syndrome génétique rare. Commence alors un long parcours fait d'incertitudes médicales, de démarches interminables et d'une seule obsession pour Alice : permettre à son enfant de grandir, d'apprendre et de trouver sa place dans un monde qui n'est pas pensé pour lui. Élodie Bouchez porte le film avec une intensité remarquable. Elle incarne cette mère qui refuse de voir son fils réduit à un diagnostic. Son interprétation évite constamment les excès et trouve sa force dans une émotion retenue, profondément sincère. Face à elle, le jeune Alphonse Roberts est une véritable révélation. Son naturel, son regard et sa spontanéité illuminent chaque scène. Impossible de ne pas s'attacher à ce garçon qui découvre le monde à son rythme. Derrière les discours sur l'inclusion, "Ulysse" montre combien il faut encore se battre pour offrir à un enfant différent une existence aussi normale que possible. La réalisatrice aborde également avec finesse la place du père. Là où Alice avance coûte que coûte, Vladimir s'efface progressivement, incapable de faire face à cette nouvelle réalité. Cette fuite, jamais caricaturale, apporte une dimension supplémentaire au récit et renforce encore la solitude de cette mère qui doit porter presque seule le poids du quotidien. Bouleversant, "Ulysse" est un film profondément bienveillant qui préfère regarder ses personnages avec tendresse plutôt qu'avec compassion.
velocio

1 547 abonnés 3 521 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 13 juin 2026
Sur ce sujet important et peu souvent traité de façon satisfaisante au cinéma, Lætitia Masson a réalisé un film passionnant, particulièrement bien documenté, un film qui se révèle très émouvant sans jamais glisser dans le pathos. Pour interpréter le rôle d’Ulysse qu’on rencontre à plusieurs âges de sa vie, Lætitia Masson a dû bien évidemment choisir plusieurs enfants, avec une exigence importante : avoir un physique compatible avec celui d’Ulysse adolescent, qu’elle a choisi de faire jouer par son propre fils, Alphonse Roberts. Aux côtés d’Élodie Bouchez, absolument parfaite dans le rôle d’Alice, on retient les prestations de Stanislas Merhar en père baissant les bras face aux problèmes, de Romane Bohringer, l’interprète de Laura, une amie d’Alice et de Gringe en orthophoniste d’une grande douceur. Critique complète sur le site avec le tiret du 6 entre critique et film. Film vu au Festival de Cannes.
PLR
PLR

560 abonnés 1 786 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 17 juin 2026
Sélection officielle au Festival de Cannes, dans la catégorie « Un certain regard », ce qui s'avère particulièrement bien nommé ici. Le regard d’une mère (surtout), accessoirement du père aussi davantage abattu et fuyant, sur le handicap génétique de l’enfant désiré. Lui faire sa place. Vaste défi de diagnostics en pronostics médico-sociaux en milieux spécialisés. Coup de gueule parfois et regard grinçant sur des structures dirigées par on ne sait qui mais financées par l’argent du contribuable (sic) puisque le secteur public est défaillant. Les listes d’attente sont telles que le « marché » prend la place vacante. Le jugement sera assez sévère et choquera ou irritera peut-être les milieux autorisés. Dans le propos il y a quelque chose sur le registre de "La guerre est déclarée" (2011).
lionelb30

545 abonnés 2 936 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 28 juillet 2026
Film sur le handicap du développement d'un enfant , pas evident. Heureusement traité sans pathos avec le parcours éprouvant pour les parents.
mat niro

468 abonnés 2 175 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 10 juillet 2026
"Ulysse" est avant tout un formidable portrait de femme brillamment interprété par Elodie Bouchez. Les répercussions sur la vie de couple, puis de mère célibataire d'un enfant "pas tout à fait comme les autres" sont retranscrites à merveille. Même si le début du film peut s'avérer un peu plombant moralement, le combat de"Shérif Alice" est très réaliste. Les institutions en prennent pour leur grade (MDPH, ESAT ou IME), et seul l'orthophoniste (Gringe , ex collègue d'Orelsan) trouve le ton juste pour apaiser la colère de cette mère spoiler: (en outrepassant quelque peu ses fonctions)
. C'est un ensemble dur et émouvant, presqu'un documentaire entre une mère et son fils, deux héros du quotidien.
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