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Beaucoup de sensibilité, excellent film, les rythmes différents, les images , le jeu des acteurs, le sujet bien traité.. excellent
Quelle justesse dans les propos. A tout ceux qui ont vu le film et mis une note basse, voir comme Nice matin ... qui se laisse aller à de la critique .. vous n'avez pas d'enfant comme Ulysse ! Vous ne pouvez pas savoir, mais votre regard ... est celui d'ignorant ! Dommage... c'est une amie qui m a emmenée, je me doutais que ce serait dur ! Mais Ulysse c'est mon Gaby, 8 ans, le même, la maman c'est moi, le père c'est pire ..pour nous, le déni , mais les mots des professionnels ceux sont ceux là ! cette violence qu'on peut rencontrer c'est celle ci .. et oui...Non on est fait pas trop pour eux ! Ulysse à 18 ans... je me bats pour que le mien ai cette chance comme lui ! Notre combat est méconnu, inconnu... A tout ceux qui le verront.. penser simplement que notre vie bascule le jour ou.... ! regardez vos enfants normaux et savourez la chance que vous avez ! Nous notre chance c'est l'amour exceptionnel qu ils nous donnent ! Cette parole dite sur un lit d'hôpital "merci maman de me soigner, tu es la meilleure de l'univers" Gabriel 8 ans ... Merci à la réalisatrice, merci aux acteurs et merci à Ulysse
Très beau film qui met en avant avec réalisme et sensibilité le parcours de parents, ainsi que de professionnels du handicap (psychomotriciens et orthophoniste) pour accompagner un enfant à grandir malgré les difficultés.
J'ai découvert Ulysse dans le cadre du Festival de Cannes. C'est un film qui touche juste. Le sujet est lourd, mais le ton ne l'est jamais. Pas de larmes forcées, pas de grands discours.
Élodie Bouchez est formidable. Elle joue tout en retenue, et c'est ce qui rend son personnage si fort. Face à elle, le jeune Alphonse Roberts est d'un naturel désarmant. Stanislas Merhar et Gringe sont très justes aussi.
J'ai aimé que le film montre le quotidien, les démarches, la fatigue, sans jamais s'apitoyer. On sent que Laetitia Masson sait de quoi elle parle. La musique classique apporte de la douceur et un peu d'air.
Deux réserves : l'image est assez terne, et le film aurait gagné à s'offrir quelques moments plus légers.
Mais on en sort avec de l'émotion, et un peu de colère aussi. Un film sensible et utile, à voir.
Élodie Bouchez est formidable. Elle joue tout en retenue, et c'est ce qui rend son personnage si fort. Face à elle, le jeune Alphonse Roberts est d'un naturel désarmant. Stanislas Merhar et Gringe sont très justes aussi.
J'ai aimé que le film montre le quotidien, les démarches, la fatigue, sans jamais s'apitoyer. On sent que Laetitia Masson sait de quoi elle parle. La musique classique apporte de la douceur et un peu d'air.
Deux réserves : l'image est assez terne, et le film aurait gagné à s'offrir quelques moments plus légers.
Mais on en sort avec de l'émotion, et un peu de colère aussi. Un film sensible et utile, à voir.
Le combat d’une mère
Depuis plus de 20 ans, Laetitia Masson trace son chemin original dans le cinéma français. jusqu’à ce drame autobiographique puisqu’elle y raconte l’histoire de son propre fils. 97 minutes d’un parcours d’une combattante, parfois répétitives mais diablement édifiantes. Alice, chercheuse en sociologie découvre qu’elle est enceinte. Vladimir, son mari, exulte. Ce sera un garçon ! Ils l’appelleront Ulysse. Sauf qu’à un an, Ulysse ne rentre pas dans les courbes. Trop petit, trop maigre. Les pédiatres s’interrogent et le verdict tombe : syndrome génétique. Ulysse ne sera pas comme les autres. Mais comment sera-t-il ? Mystère. Commence alors la très particulière odyssée d’Ulysse : marcher, parler, apprendre, comprendre, s’épanouir. Alice se lance dans l’aventure, déterminée à ce qu’Ulysse trouve sa place dans le monde. La parentalité : une source perpétuelle de bouleversements, de questionnements, de combats. On le sait. Mais que dire quand l’enfant n’est pas « comme les autres » ?
La cinéaste nous fait partager un récit d’apprentissage profondément universel, nourri de vingt années d’expérience personnelle. Elle a moins cherché à expliquer qu’à faire ressentir. En filmant constamment à hauteur d’enfant, elle laisse le spectateur très proche de ses sensations et donne au film une dimension sensorielle et poétique rarement présente dans les drames sociaux. Pas de doute, Laetitia Masson maitrise l’art du cinéma. Par son sens du montage et de l’ellipse, elle capte parfaitement l’essence tragique qui imprègne cette cellule familiale. Elle parvient aussi magnifiquement à créer une belle alchimie entre ses comédiens expérimentés et des enfants non-professionnels. Il en découle une évidente sincérité, de la tendresse et de la bienveillance pour ses personnages qui se respectent et s’aiment au-delà de leurs faiblesses. La lourdeur administrative et la violence bureaucratique pour faire cohabiter des êtres différents dans une société avant tout orientée vers la compétitivité sont parfaitement démontrées. Un film tendre, intelligent, qui évite de tomber dans la mièvrerie. Un beau moment plein d’émotion.
Élodie Bouchez ne quitte pas l’écran durant tout ce film qu’elle porte avec sa force et sa conviction habituelles. Mais le jeune Alphonse Roberts - le propre fils de la cinéaste - est plus que surprenant dans le rôle titre – précédé dans la peau d’Ulysse plus jeune par Thomas Badinot. Stanislas Merhar, pour sa part, a étudié le piano au plus haut niveau pendant de nombreuses années. c’est donc lui qui interprète une bonne partie des œuvres de Schubert, Bach, ou Brahms qui nous accompagnent durant le film. Et puis, beaucoup de plaisir de retrouver Romane Bohringer et Gringe à l’écran. A conseiller à ceux qui ne l’auraient pas encore vu.
Depuis plus de 20 ans, Laetitia Masson trace son chemin original dans le cinéma français. jusqu’à ce drame autobiographique puisqu’elle y raconte l’histoire de son propre fils. 97 minutes d’un parcours d’une combattante, parfois répétitives mais diablement édifiantes. Alice, chercheuse en sociologie découvre qu’elle est enceinte. Vladimir, son mari, exulte. Ce sera un garçon ! Ils l’appelleront Ulysse. Sauf qu’à un an, Ulysse ne rentre pas dans les courbes. Trop petit, trop maigre. Les pédiatres s’interrogent et le verdict tombe : syndrome génétique. Ulysse ne sera pas comme les autres. Mais comment sera-t-il ? Mystère. Commence alors la très particulière odyssée d’Ulysse : marcher, parler, apprendre, comprendre, s’épanouir. Alice se lance dans l’aventure, déterminée à ce qu’Ulysse trouve sa place dans le monde. La parentalité : une source perpétuelle de bouleversements, de questionnements, de combats. On le sait. Mais que dire quand l’enfant n’est pas « comme les autres » ?
La cinéaste nous fait partager un récit d’apprentissage profondément universel, nourri de vingt années d’expérience personnelle. Elle a moins cherché à expliquer qu’à faire ressentir. En filmant constamment à hauteur d’enfant, elle laisse le spectateur très proche de ses sensations et donne au film une dimension sensorielle et poétique rarement présente dans les drames sociaux. Pas de doute, Laetitia Masson maitrise l’art du cinéma. Par son sens du montage et de l’ellipse, elle capte parfaitement l’essence tragique qui imprègne cette cellule familiale. Elle parvient aussi magnifiquement à créer une belle alchimie entre ses comédiens expérimentés et des enfants non-professionnels. Il en découle une évidente sincérité, de la tendresse et de la bienveillance pour ses personnages qui se respectent et s’aiment au-delà de leurs faiblesses. La lourdeur administrative et la violence bureaucratique pour faire cohabiter des êtres différents dans une société avant tout orientée vers la compétitivité sont parfaitement démontrées. Un film tendre, intelligent, qui évite de tomber dans la mièvrerie. Un beau moment plein d’émotion.
Élodie Bouchez ne quitte pas l’écran durant tout ce film qu’elle porte avec sa force et sa conviction habituelles. Mais le jeune Alphonse Roberts - le propre fils de la cinéaste - est plus que surprenant dans le rôle titre – précédé dans la peau d’Ulysse plus jeune par Thomas Badinot. Stanislas Merhar, pour sa part, a étudié le piano au plus haut niveau pendant de nombreuses années. c’est donc lui qui interprète une bonne partie des œuvres de Schubert, Bach, ou Brahms qui nous accompagnent durant le film. Et puis, beaucoup de plaisir de retrouver Romane Bohringer et Gringe à l’écran. A conseiller à ceux qui ne l’auraient pas encore vu.
Le sujet est important, ça aurait pu aller plus loin... je n'ai pas aimé la réalisation... J'ai détesté le piano inutile et poussif.
L’odyssée d’une mère courage
Laêtitia Masson avec ce film présenté à Cannes dans la section « Un certain Regard » nous livre une tranche de sa propre vie et nous fait partager les difficultés d’être parent d’un enfant porteur d’un handicap en France, de l’accompagner, d’avoir le souci de son intégration dans la société et la lutte pour y parvenir. En çà il donne de l’air au très lumineux, joyeux et solaire « La guerre est déclarée » de Valérie Donzelli pour le sujet et l’implication personnelle ; en moins inventif et pétaradant mais en plus documentaire comme une autre réalisatrice française du moment : Jeanne Herry. Le choix de la finesse et subtilité d’une Elodie Bouchez pour interpréter le rôle-titre nous renvoie aussi assurément à nouveau à Jeanne Herry (« Pupille »); et elle excelle à nouveau. Malgré l’implication personnelle, Laetitia Masson évite tout pathos, elle livre un film à bonne distance, tendre, dynamique et très riche. Pour ne pas perdre son temps, tout le début fait un peu effet catalogue, passionnant mais mécanique et petit à petit on entre pleinement dans la vie de cette cellule familiale et le séisme que créée la naissance d’un enfant handicapé dans cette dernière. Surtout elle parvient bien à poser les bonnes questions : Quelle place sommes-nous prêts à faire à ses enfants puis à ses adultes particuliers ? Et quels moyens y alloués et comment les alloués ? Là elle répond quand même à la question, l’Etat est engagé en apparence mais assez peu engagée en réalité. L’implication pleine et totale des parents est indispensable pour intégrer ses enfants et pouvoir réellement parler d’inclusion. L’inclusion n’est pas seulement mettre des enfants handicapés dans des structures avec des enfants « normaux » ; ce film le rappelle bien. Donc quand on voie que certains partis à la course à la présidentielle ne veulent financer que les films rentables et couper les vivres au CNC, c’est un scandale de plus. Aucune chaine TV n’a financé ce film ; sans le CNC, il ne serait pas sorti, une injustice de plus pour le handicap.
A voir absolument, car on rit souvent, on en ressort pas scandalisé ; car il est parsemé de scènes cocasses et drôles et que le piano est toujours présent. Bach, Chopin, Debussy, Schubert apaisent nos âmes.
Laêtitia Masson avec ce film présenté à Cannes dans la section « Un certain Regard » nous livre une tranche de sa propre vie et nous fait partager les difficultés d’être parent d’un enfant porteur d’un handicap en France, de l’accompagner, d’avoir le souci de son intégration dans la société et la lutte pour y parvenir. En çà il donne de l’air au très lumineux, joyeux et solaire « La guerre est déclarée » de Valérie Donzelli pour le sujet et l’implication personnelle ; en moins inventif et pétaradant mais en plus documentaire comme une autre réalisatrice française du moment : Jeanne Herry. Le choix de la finesse et subtilité d’une Elodie Bouchez pour interpréter le rôle-titre nous renvoie aussi assurément à nouveau à Jeanne Herry (« Pupille »); et elle excelle à nouveau. Malgré l’implication personnelle, Laetitia Masson évite tout pathos, elle livre un film à bonne distance, tendre, dynamique et très riche. Pour ne pas perdre son temps, tout le début fait un peu effet catalogue, passionnant mais mécanique et petit à petit on entre pleinement dans la vie de cette cellule familiale et le séisme que créée la naissance d’un enfant handicapé dans cette dernière. Surtout elle parvient bien à poser les bonnes questions : Quelle place sommes-nous prêts à faire à ses enfants puis à ses adultes particuliers ? Et quels moyens y alloués et comment les alloués ? Là elle répond quand même à la question, l’Etat est engagé en apparence mais assez peu engagée en réalité. L’implication pleine et totale des parents est indispensable pour intégrer ses enfants et pouvoir réellement parler d’inclusion. L’inclusion n’est pas seulement mettre des enfants handicapés dans des structures avec des enfants « normaux » ; ce film le rappelle bien. Donc quand on voie que certains partis à la course à la présidentielle ne veulent financer que les films rentables et couper les vivres au CNC, c’est un scandale de plus. Aucune chaine TV n’a financé ce film ; sans le CNC, il ne serait pas sorti, une injustice de plus pour le handicap.
A voir absolument, car on rit souvent, on en ressort pas scandalisé ; car il est parsemé de scènes cocasses et drôles et que le piano est toujours présent. Bach, Chopin, Debussy, Schubert apaisent nos âmes.
Extrêmement touchant que l'histoire d'Ulysse et de sa maman qui se bat bec et ongles afin que son fils aie sa place dans notre société. Le film démontre très bien toutes les embûches auxquelles Elodie Bouchez doit faire face. L'actrice se révèle extraordinaire dans son rôle. A ne pas manquer.
Ulysse bon bon après avoir vu l'Odyssée cela me fait bizarre parce que le héros d'Ithaque à bien changé hein!^^ Mais plus sérieusement, ce Ulysse est un héros à sa façon et sa maman aussi.. L'histoire est émouvante de voir cette mère tout tenter pour que son fils ai une vie quasi "normal" ou en tous cas la meilleur possible. Beaucoup de crainte, de nombreuses barrières vont s'élever et bon nombre vont lui dire que son fils ne peut pas réaliser son rêve de travailler dans la restauration. Après connaissant le milieu, j'ai trouvé que les écoles, associations ou IME ont le sale rôle alors qu'on oublie un peu le nombre de gosses avec porteur d'handicap qu'il y a et de plus en plus nombreux! Alors oui il y a des lacunes mais dans ce film c'est tout noir et hormis son orthophoniste...donc bon dommage car sinon très bon film.
NOTE : 7/10
NOTE : 7/10
Élodie Bouchez et l’ensemble du casting livrent une prestation remarquable. Beaucoup d’émotion, un combat loin d’être simple, raconté sans artifice ni exagération. Juste une belle histoire, faite de moments lumineux comme d’épreuves difficiles. Un très beau film, sincère et touchant, qui mérite vraiment le détour.
Film sur le handicap du développement d'un enfant , pas evident. Heureusement traité sans pathos avec le parcours éprouvant pour les parents.
Mythique
Un film n'a pas forcément besoin d'être complexe ou impressionnant pour être formidable. Choisir un sujet méritant d'être mis en lumière, être simple mais vrai, et s'entourer de bons acteurs peut suffire. Bon, d'accord, c'est déjà beaucoup ! En l'occurrence, c'est ce que Laetitia Masson a très bien compris et parfaitement mis en œuvre.
Ulysse, c'est un gamin que l'on suit depuis sa naissance jusqu'à sa majorité. Il a un handicap génétique dont l'un des objectifs est de disséminer des embuches sur son parcours de vie, tout le temps, partout. N'étant pas toujours apte à les éviter ou les balayer lui-même, il a besoin d'un encadrement. D'établissements spécialisés, quand on en trouve ; et en tout cas de ses parents. Evidemment, cela peut jeter le trouble dans le couple. Sa maman n'a pas d'autre choix que d'y consacrer une bonne partie de son existence et de bien comprendre ce que veut dire que son enfant est le prolongement d'elle-même...
Dans la peau d'une mère courage exemplaire, on a le plaisir de découvrir une Elodie Bouchez décidément remarquable, en particulier dans ce genre de rôle. Elle rend le film poignant car elle empoigne la brutalité de ce qu'implique un tel engagement, dans un environnement familial bien sûr mais aussi dans les étapes sans fin que l'administration ne facilite pas, et qu'il faut disséquer soi-même, tentant sa chance et passant d'un établissement à l'autre pour discerner ce qu'il propose réellement, au-delà de sa plaquette, et si le fait qu'il soit spécialisé signifie (ou non) qu'il est composé de spécialistes... Toute la question de l'allocation budgétaire est aussi montrée du doigt, confirmant que même dans un grand pays où le système d'aides et de santé crée souvent des jalousies à l'étranger, il reste cependant toujours à faire pour grandir, s'améliorer et, surtout, aider les plus faibles. La fraternité est sur le podium des valeurs de la France, il ne s'agirait pas de l'oublier.
Un film n'a pas forcément besoin d'être complexe ou impressionnant pour être formidable. Choisir un sujet méritant d'être mis en lumière, être simple mais vrai, et s'entourer de bons acteurs peut suffire. Bon, d'accord, c'est déjà beaucoup ! En l'occurrence, c'est ce que Laetitia Masson a très bien compris et parfaitement mis en œuvre.
Ulysse, c'est un gamin que l'on suit depuis sa naissance jusqu'à sa majorité. Il a un handicap génétique dont l'un des objectifs est de disséminer des embuches sur son parcours de vie, tout le temps, partout. N'étant pas toujours apte à les éviter ou les balayer lui-même, il a besoin d'un encadrement. D'établissements spécialisés, quand on en trouve ; et en tout cas de ses parents. Evidemment, cela peut jeter le trouble dans le couple. Sa maman n'a pas d'autre choix que d'y consacrer une bonne partie de son existence et de bien comprendre ce que veut dire que son enfant est le prolongement d'elle-même...
Dans la peau d'une mère courage exemplaire, on a le plaisir de découvrir une Elodie Bouchez décidément remarquable, en particulier dans ce genre de rôle. Elle rend le film poignant car elle empoigne la brutalité de ce qu'implique un tel engagement, dans un environnement familial bien sûr mais aussi dans les étapes sans fin que l'administration ne facilite pas, et qu'il faut disséquer soi-même, tentant sa chance et passant d'un établissement à l'autre pour discerner ce qu'il propose réellement, au-delà de sa plaquette, et si le fait qu'il soit spécialisé signifie (ou non) qu'il est composé de spécialistes... Toute la question de l'allocation budgétaire est aussi montrée du doigt, confirmant que même dans un grand pays où le système d'aides et de santé crée souvent des jalousies à l'étranger, il reste cependant toujours à faire pour grandir, s'améliorer et, surtout, aider les plus faibles. La fraternité est sur le podium des valeurs de la France, il ne s'agirait pas de l'oublier.
"Ulysse" est un drame d'une grande délicatesse sur le handicap, mais surtout sur le combat quotidien d'une mère face à une société qui peine encore à accueillir la différence. Sans jamais sombrer dans le misérabilisme, Laetitia Masson signe un film profondément humain, où les plus grandes batailles se jouent souvent dans les bureaux administratifs plutôt que dans les hôpitaux. Alice et Vladimir voient leur bonheur bouleversé lorsque leur fils Ulysse est diagnostiqué porteur d'un syndrome génétique rare. Commence alors un long parcours fait d'incertitudes médicales, de démarches interminables et d'une seule obsession pour Alice : permettre à son enfant de grandir, d'apprendre et de trouver sa place dans un monde qui n'est pas pensé pour lui. Élodie Bouchez porte le film avec une intensité remarquable. Elle incarne cette mère qui refuse de voir son fils réduit à un diagnostic. Son interprétation évite constamment les excès et trouve sa force dans une émotion retenue, profondément sincère. Face à elle, le jeune Alphonse Roberts est une véritable révélation. Son naturel, son regard et sa spontanéité illuminent chaque scène. Impossible de ne pas s'attacher à ce garçon qui découvre le monde à son rythme. Derrière les discours sur l'inclusion, "Ulysse" montre combien il faut encore se battre pour offrir à un enfant différent une existence aussi normale que possible. La réalisatrice aborde également avec finesse la place du père. Là où Alice avance coûte que coûte, Vladimir s'efface progressivement, incapable de faire face à cette nouvelle réalité. Cette fuite, jamais caricaturale, apporte une dimension supplémentaire au récit et renforce encore la solitude de cette mère qui doit porter presque seule le poids du quotidien. Bouleversant, "Ulysse" est un film profondément bienveillant qui préfère regarder ses personnages avec tendresse plutôt qu'avec compassion.
Un film bouleversant, émouvant et tellement juste sur le calvaire et l’isolement des parents face au handicap de leur enfant en France. De la découverte du handicap, du doute, du désespoir, de la résignation, de la lutte, de l’amour, de la compassion, de l’énervement contre ce système absurde, ses fonctionnaires désabusés ou incompétents, face à la lourdeur de l’administration, des organismes privés escrocs… tout est juste dans ce film. Pour ceux qui l’ont vécu, ils retrouvent exactement leur parcours du combattant de parents, seuls avec leur enfant.
Quelques lueurs d’espoir, d’humanisme, d’entraides apportent aussi dans ce film la justesse qu’il faut.
Les acteurs jouent aussi très juste et bravo pour le casting notamment des enfants.
Je recommande chaudement !
Quelques lueurs d’espoir, d’humanisme, d’entraides apportent aussi dans ce film la justesse qu’il faut.
Les acteurs jouent aussi très juste et bravo pour le casting notamment des enfants.
Je recommande chaudement !
Le film s’appelle Ulysse, mais est-ce vraiment un film sur ce personnage, en l’occurrence le fils du couple ? Pas vraiment. J’y ai surtout vu un film sur ses parents, incapables d’accepter la réalité et qui finissent par se déchirer mutuellement. Et sur ce point, j’ai plutôt accroché, les acteurs sont très bons et l’histoire est prenante.
Malgré tout, je trouve que le film souffre de faiblesses. La première est assez évidente, Ulysse lui-même est finalement très peu développé. Il a peu de scènes qui lui permettent d’exister en tant que personnage, d’exprimer sa personnalité ou simplement de montrer qui il est. C’est dommage, surtout pour un film qui porte son nom.
J’ai également trouvé que le film effleurait un sujet important sans vraiment l’explorer. On comprend qu’Ulysse progresse grâce aux soins et à l’accompagnement dont il bénéficie, mais le film passe assez vite sur le fait que ses parents ont les moyens de financer cette prise en charge. La question des familles qui n’ont pas accès à ces soins est évoquée, puis rapidement abandonnée. J’aurais aimé que cet aspect soit davantage développé.
Enfin, la fin m’a semblé un peu trop rapide. L’objectif de sa mère est qu’il puisse vivre sans elle, mais le film montre l’obtention d’un CDI comme une forme d’aboutissement. C’est une très belle étape, évidemment, mais on est encore loin d’une véritable autonomie.
C’est dommage, car j’ai passé un bon moment. Je pense simplement que le film avait le potentiel d’aller plus loin et d’être encore meilleur.
Malgré tout, je trouve que le film souffre de faiblesses. La première est assez évidente, Ulysse lui-même est finalement très peu développé. Il a peu de scènes qui lui permettent d’exister en tant que personnage, d’exprimer sa personnalité ou simplement de montrer qui il est. C’est dommage, surtout pour un film qui porte son nom.
J’ai également trouvé que le film effleurait un sujet important sans vraiment l’explorer. On comprend qu’Ulysse progresse grâce aux soins et à l’accompagnement dont il bénéficie, mais le film passe assez vite sur le fait que ses parents ont les moyens de financer cette prise en charge. La question des familles qui n’ont pas accès à ces soins est évoquée, puis rapidement abandonnée. J’aurais aimé que cet aspect soit davantage développé.
Enfin, la fin m’a semblé un peu trop rapide. L’objectif de sa mère est qu’il puisse vivre sans elle, mais le film montre l’obtention d’un CDI comme une forme d’aboutissement. C’est une très belle étape, évidemment, mais on est encore loin d’une véritable autonomie.
C’est dommage, car j’ai passé un bon moment. Je pense simplement que le film avait le potentiel d’aller plus loin et d’être encore meilleur.
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