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Un écrivain condescendant en mal d'inspiration se retrouve dans un hôtel soit disant hanté au coeur de l'Irlande rurale. Voici le pitch de départ de Hokum. Et malheureusement ça ne va pas beaucoup plus loin... Quelques jump scares efficaces, Adam Scott plutôt bon en écrivain taciturne qui change un peu son fusil d'épaule. Ce huis clos n'est pas aussi bon qu'il pourrait l'être.
Après Oddity, difficile pour moi de ne pas attendre Damian McCarthy au tournant.
Et bonne nouvelle : Hokum confirme. Le réalisateur a un vrai truc, une manière bien à lui d’installer le malaise, de faire monter la tension, tout en la saupoudrant de jumpscares. Mais pas n’importe lesquels : le jumpscare dérangeant. Il y a le jumpscare classique, celui qui te fait sursauter et presque rire dans la foulée parce que il faut bien l'avouer, tu t'es fait avoir, confortablement installé dans ton canapé. Mais le jumpscare dérangeant, c’est autre chose, quelque chose que j'associe souvent aux apparitions d'un de mes films d'horreur préféré : It follows. Celui-là ne se contente pas de te faire bondir, il t’arrache un son, une onomatopée un peu honteuse, et profite de ta bouche ouverte pour permettre à l'inconfort de s'insinuer un peu plus en toi. C'est la surprise qui fusionne avec le malaise et McCarthy est très fort à ce jeu là.
Ici, encore plus que dans Oddity, il joue sur des apparitions à la limite du visible, suffisamment floues pour laisser travailler ton cerveau, suffisamment présentes pour s’imprimer immédiatement. Une silhouette, un visage, un truc qui n’a rien à faire là mais que tu n'avais pas vu toi non plus avant qu'il se mette en mouvement pour disparaître du champ et laisser ton imagination faire le reste.
Au niveau de l'histoire, sur le papier, Hokum se présente de manière assez classique : un écrivain à succès se retire dans un hôtel isolé pour des raisons floues - personnelles - qui vont bien au-delà de la simple recherche d’inspiration. Et là encore, McCarthy refait ce qu'il avait réussi avec Oddity : il détourne l’attente. Très vite, on comprend que le film ne se limite pas à un simple huis clos hanté. Il entrelace le rationnel et le surnaturel au service d'une noirceur humaine refoulée et propose un récit qui, dans un si petit espace, reste assez ouvert en terme de déroulement. Sorcellerie, folklore, logique… tout se croise sans jamais tuer le mystère ni baliser le chemin. Et c’est précisément ce flou qui rend le film aussi efficace.
S’il fallait pointer une faiblesse, elle se situerait du côté du personnage principal. Aussi impeccable que soit Adam Scott, j’ai été un peu surpris par son calme. Dans une situation pareille, face à ce qui lui arrive, on pourrait s’attendre à plus de panique, plus de craquements, plus de pertes de sang-froid. Certes, l'homme a un passif qui pourrait expliquer son flegme mais il ne semble jamais perdre complètement le contrô malgré cette retenue, on reste enfermé avec lui dans cette endroit, dans cette situation.
Visuellement et narrativement, Hokum est donc une belle réussite. Un film sans temps mort, bien écrit, qui distille ses réponses lentement, en s’appuyant sur le folklore irlandais sans en révéler toute la légende, à l'image de ces histoires qu'on raconte pour faire peur aux enfants.
De la scène d’introduction - ce cercle étrange dans le désert - jusqu’à une conclusion parfaitement maîtrisée, le film nous embarque dans le parcours éprouvant et rédempteur de cet écrivain sans jamais complètement relâcher la pression. Ce n’est pas le film le plus terrifiant que j'ai vu mais il installe un inconfort durable en réussissant à nous garder légèrement sur le fil. Un film qui m'a laissé un peu tendu, un peu alerte à l'heure de traverser ma maison dans le noir, silencieuse, pour aller me coucher.
Et bonne nouvelle : Hokum confirme. Le réalisateur a un vrai truc, une manière bien à lui d’installer le malaise, de faire monter la tension, tout en la saupoudrant de jumpscares. Mais pas n’importe lesquels : le jumpscare dérangeant. Il y a le jumpscare classique, celui qui te fait sursauter et presque rire dans la foulée parce que il faut bien l'avouer, tu t'es fait avoir, confortablement installé dans ton canapé. Mais le jumpscare dérangeant, c’est autre chose, quelque chose que j'associe souvent aux apparitions d'un de mes films d'horreur préféré : It follows. Celui-là ne se contente pas de te faire bondir, il t’arrache un son, une onomatopée un peu honteuse, et profite de ta bouche ouverte pour permettre à l'inconfort de s'insinuer un peu plus en toi. C'est la surprise qui fusionne avec le malaise et McCarthy est très fort à ce jeu là.
Ici, encore plus que dans Oddity, il joue sur des apparitions à la limite du visible, suffisamment floues pour laisser travailler ton cerveau, suffisamment présentes pour s’imprimer immédiatement. Une silhouette, un visage, un truc qui n’a rien à faire là mais que tu n'avais pas vu toi non plus avant qu'il se mette en mouvement pour disparaître du champ et laisser ton imagination faire le reste.
Au niveau de l'histoire, sur le papier, Hokum se présente de manière assez classique : un écrivain à succès se retire dans un hôtel isolé pour des raisons floues - personnelles - qui vont bien au-delà de la simple recherche d’inspiration. Et là encore, McCarthy refait ce qu'il avait réussi avec Oddity : il détourne l’attente. Très vite, on comprend que le film ne se limite pas à un simple huis clos hanté. Il entrelace le rationnel et le surnaturel au service d'une noirceur humaine refoulée et propose un récit qui, dans un si petit espace, reste assez ouvert en terme de déroulement. Sorcellerie, folklore, logique… tout se croise sans jamais tuer le mystère ni baliser le chemin. Et c’est précisément ce flou qui rend le film aussi efficace.
S’il fallait pointer une faiblesse, elle se situerait du côté du personnage principal. Aussi impeccable que soit Adam Scott, j’ai été un peu surpris par son calme. Dans une situation pareille, face à ce qui lui arrive, on pourrait s’attendre à plus de panique, plus de craquements, plus de pertes de sang-froid. Certes, l'homme a un passif qui pourrait expliquer son flegme mais il ne semble jamais perdre complètement le contrô malgré cette retenue, on reste enfermé avec lui dans cette endroit, dans cette situation.
Visuellement et narrativement, Hokum est donc une belle réussite. Un film sans temps mort, bien écrit, qui distille ses réponses lentement, en s’appuyant sur le folklore irlandais sans en révéler toute la légende, à l'image de ces histoires qu'on raconte pour faire peur aux enfants.
De la scène d’introduction - ce cercle étrange dans le désert - jusqu’à une conclusion parfaitement maîtrisée, le film nous embarque dans le parcours éprouvant et rédempteur de cet écrivain sans jamais complètement relâcher la pression. Ce n’est pas le film le plus terrifiant que j'ai vu mais il installe un inconfort durable en réussissant à nous garder légèrement sur le fil. Un film qui m'a laissé un peu tendu, un peu alerte à l'heure de traverser ma maison dans le noir, silencieuse, pour aller me coucher.
Un très bon film d'horreur terrifiant sous forme de huis clos angoissant avec une entité fantomatique dans les entrailles d'un hôtel hanté.
Une ambiance assez sombre avec un protagoniste très antipathique, un passé dévoilé assez bref sur ce personnage. Malgré quelques bonnes idées sur les apparitions, il n’y a jamais vraiment de peur réelle ni de terreur sur ce film.
A voir une fois pour se faire une idée mais on est loin de la meilleure production horrifique de 2026
A voir une fois pour se faire une idée mais on est loin de la meilleure production horrifique de 2026
Un film d'horreur imprévisible, riche en idées, en rebondissements et en images magnifiques, évocatrices et terrifiantes. C'est extrêmement divertissant et original et ça ne faiblit pas une seconde.
Un mélange parfait de thriller psychologique, d'horreur folklorique et de sorcellerie à la tension constante qui frôle le macabre, mais, au final, nous offre un récit magique sur l'art de raconter des histoires et son pouvoir de guérison. Et il s'avère qu'il est aussi très effrayant.
Damian McCarthy semble s'imposer comme une sorte d' héritier irlandais de Dario Argento.
Un mélange parfait de thriller psychologique, d'horreur folklorique et de sorcellerie à la tension constante qui frôle le macabre, mais, au final, nous offre un récit magique sur l'art de raconter des histoires et son pouvoir de guérison. Et il s'avère qu'il est aussi très effrayant.
Damian McCarthy semble s'imposer comme une sorte d' héritier irlandais de Dario Argento.
Il y a dans le cinéma d'horreur une tentation permanente de greffer sur la peur une signification assez respectable pour mériter l'attention des gens sérieux. Cette tentation a produit, au cours de la dernière décennie, toute une école de films qui s'appellent "elevated horror". Hokum de Damian McCarthy n'a pas cette honte. C'est un film qui croit au genre qu'il pratique, qui lui fait confiance, et qui trouve dans cette confiance une liberté que beaucoup de ses contemporains plus ambitieux n'ont jamais atteinte.
McCarthy en est à son troisième long métrage : Caveat d'abord (un film de chambre claustrophobe, tourné avec des moyens dérisoires et une inventivité formelle qui avait tout d'une déclaration d'intention) puis Oddity en 2024, film de la maturité naissante, dont une séquence (une lampe torche, une tente, un coup frappé à la porte d'une ferme dans la nuit) a traversé les cerveaux de ceux qui l'ont vue. Hokum amplifie cette signature dans un cadre plus grand (premier acteur hollywoodien, premier budget conséquent) et la question qui se pose naturellement est celle que l'échelle pose toujours aux auteurs de genre : est-ce que grandir oblige à se trahir ?
Nous sommes à Halloween, dans un hôtel isolé de la campagne irlandaise, cerné de brume et d'une atmosphère gothique. Ohm Bauman (romancier célèbre, alcoolique, désagréable avec constance) y arrive pour deux raisons que McCarthy pose côte à côte : procrastiner sur la fin d'une livre qu'il ne parvient pas à conclure, et disperser les cendres de ses parents dans l'endroit où ils vécurent leur lune de miel. Quand Fiona, la barmaid qui lui a raconté la légende de la sorcière habitant la suite nuptiale, disparaît, Ohm se retrouve à enquêter sur une absence que tout le monde autour de lui a déjà acceptée.
La réponse qu'il trouve commence dans l'architecture. McCarthy construit l'hôtel, et plus précisément la suite nuptiale, comme un lieu dont la géographie encode les thèmes avant même qu'un personnage y entre. La suite est d'abord évoquée, puis aperçue, puis enfin habitée, selon une progression qui emprunte délibérément à la logique du jeu vidéo : chaque objet a une fonction, chaque pièce une règle, chaque recoin une information qui attend d'être découverte.
C'est le principe de travail de Colm Hogan, directeur de la photographie dont la contribution à Hokum est aussi déterminante que celle du réalisateur. Hogan travaille l'obscurité comme une matière en soi, avec ses densités, ses textures, ses degrés de pénétrabilité. On voit assez pour comprendre l'espace, pas assez pour en être certain. Cette zone intermédiaire entre la vision et l'aveuglement est l'endroit exact où l'imagination du spectateur prend le relais et commence à peupler les zones d'ombre de ce que sa propre peur y projette.
La séquence du monte-plats est la pièce maîtresse de ce dispositif, et mérite d'être regardée comme telle. Lorsque Scott introduit la tête dans l'ouverture et regarde vers le bas, le cadre est encore dans son format habituel (le 16:9 standard). Puis lorsqu'il se glisse entièrement à l'intérieur, les bords de l'image se dissolvent dans l'ombre, et le cadre visible se comprime progressivement vers le 4:3. À ce moment précis, la conception sonore s'ouvre sur un souffle vaste qui envahit l'espace acoustique comme si les murs s'étaient soudainement dissous. L'infime et l'immense coexistent dans le même instant : le corps dans un tube, le son d'un espace sans limites. Dans ce souffle, des sanglots étouffés et des gémissements graves sont mêlés si bas dans le mixage qu'on n'est jamais tout à fait sûr de les avoir entendus. Puis la cloche coupe la phrase sonore comme un point final inattendu, rapatrie le spectateur dans le présent et dans son corps, après l'avoir laissé dériver dans la peur diffuse.
Ohm (Adam Scott) est arrogant, alcoolique, mesquin avec ceux qui l'entourent - il brûle littéralement le conseil d'un admirateur qui lui demande comment devenir écrivain, dans un geste de cruauté si petit qu'il en est ridicule de supériorité. Scott ne cherche pas à racheter ce personnage ni à le rendre supportable par des signaux de sympathie glissés en contrebande. Il habite l'impopularité pour maintenir ouvert, bien plus longtemps que dans un film d'horreur conventionnel, la question de savoir si ce personnage mérite d'être sauvé.
Quant à la légende de la sorcière, elle est une alternative épistémologique au monde rationnel des hommes qui n'enquêtent pas, qui acceptent les disparitions, qui préfèrent la commodité du silence à l'inconfort de la vérité. Les légendes irlandaises ont traversé les générations non pas parce qu'elles étaient agréables à entendre mais parce qu'elles nommaient quelque chose que le langage ordinaire ne pouvait pas nommer. Le titre (hokum, terme anglais pour désigner le truqué, le faux, le boniment de foire) est une provocation retournée contre celui qui l'emploie : ce film dit que ce qu'on appelle folklore, est précisément ce qui dit vrai quand tout le reste ment.
Le dernier acte cède à une tentation que McCarthy n'avait pas eue dans ses deux films précédents : expliquer. Des couches de backstory s'accumulent, des scènes de dénouement s'ajoutent, et la tension que le film avait si méticuleusement construite se relâche sous le poids de sa propre résolution. Ce n'est pas un défaut mineur. Mais il est suffisamment localisé, suffisamment tardif, pour ne pas défaire ce que les deux premiers actes avaient accompli.
McCarthy en est à son troisième long métrage : Caveat d'abord (un film de chambre claustrophobe, tourné avec des moyens dérisoires et une inventivité formelle qui avait tout d'une déclaration d'intention) puis Oddity en 2024, film de la maturité naissante, dont une séquence (une lampe torche, une tente, un coup frappé à la porte d'une ferme dans la nuit) a traversé les cerveaux de ceux qui l'ont vue. Hokum amplifie cette signature dans un cadre plus grand (premier acteur hollywoodien, premier budget conséquent) et la question qui se pose naturellement est celle que l'échelle pose toujours aux auteurs de genre : est-ce que grandir oblige à se trahir ?
Nous sommes à Halloween, dans un hôtel isolé de la campagne irlandaise, cerné de brume et d'une atmosphère gothique. Ohm Bauman (romancier célèbre, alcoolique, désagréable avec constance) y arrive pour deux raisons que McCarthy pose côte à côte : procrastiner sur la fin d'une livre qu'il ne parvient pas à conclure, et disperser les cendres de ses parents dans l'endroit où ils vécurent leur lune de miel. Quand Fiona, la barmaid qui lui a raconté la légende de la sorcière habitant la suite nuptiale, disparaît, Ohm se retrouve à enquêter sur une absence que tout le monde autour de lui a déjà acceptée.
La réponse qu'il trouve commence dans l'architecture. McCarthy construit l'hôtel, et plus précisément la suite nuptiale, comme un lieu dont la géographie encode les thèmes avant même qu'un personnage y entre. La suite est d'abord évoquée, puis aperçue, puis enfin habitée, selon une progression qui emprunte délibérément à la logique du jeu vidéo : chaque objet a une fonction, chaque pièce une règle, chaque recoin une information qui attend d'être découverte.
C'est le principe de travail de Colm Hogan, directeur de la photographie dont la contribution à Hokum est aussi déterminante que celle du réalisateur. Hogan travaille l'obscurité comme une matière en soi, avec ses densités, ses textures, ses degrés de pénétrabilité. On voit assez pour comprendre l'espace, pas assez pour en être certain. Cette zone intermédiaire entre la vision et l'aveuglement est l'endroit exact où l'imagination du spectateur prend le relais et commence à peupler les zones d'ombre de ce que sa propre peur y projette.
La séquence du monte-plats est la pièce maîtresse de ce dispositif, et mérite d'être regardée comme telle. Lorsque Scott introduit la tête dans l'ouverture et regarde vers le bas, le cadre est encore dans son format habituel (le 16:9 standard). Puis lorsqu'il se glisse entièrement à l'intérieur, les bords de l'image se dissolvent dans l'ombre, et le cadre visible se comprime progressivement vers le 4:3. À ce moment précis, la conception sonore s'ouvre sur un souffle vaste qui envahit l'espace acoustique comme si les murs s'étaient soudainement dissous. L'infime et l'immense coexistent dans le même instant : le corps dans un tube, le son d'un espace sans limites. Dans ce souffle, des sanglots étouffés et des gémissements graves sont mêlés si bas dans le mixage qu'on n'est jamais tout à fait sûr de les avoir entendus. Puis la cloche coupe la phrase sonore comme un point final inattendu, rapatrie le spectateur dans le présent et dans son corps, après l'avoir laissé dériver dans la peur diffuse.
Ohm (Adam Scott) est arrogant, alcoolique, mesquin avec ceux qui l'entourent - il brûle littéralement le conseil d'un admirateur qui lui demande comment devenir écrivain, dans un geste de cruauté si petit qu'il en est ridicule de supériorité. Scott ne cherche pas à racheter ce personnage ni à le rendre supportable par des signaux de sympathie glissés en contrebande. Il habite l'impopularité pour maintenir ouvert, bien plus longtemps que dans un film d'horreur conventionnel, la question de savoir si ce personnage mérite d'être sauvé.
Quant à la légende de la sorcière, elle est une alternative épistémologique au monde rationnel des hommes qui n'enquêtent pas, qui acceptent les disparitions, qui préfèrent la commodité du silence à l'inconfort de la vérité. Les légendes irlandaises ont traversé les générations non pas parce qu'elles étaient agréables à entendre mais parce qu'elles nommaient quelque chose que le langage ordinaire ne pouvait pas nommer. Le titre (hokum, terme anglais pour désigner le truqué, le faux, le boniment de foire) est une provocation retournée contre celui qui l'emploie : ce film dit que ce qu'on appelle folklore, est précisément ce qui dit vrai quand tout le reste ment.
Le dernier acte cède à une tentation que McCarthy n'avait pas eue dans ses deux films précédents : expliquer. Des couches de backstory s'accumulent, des scènes de dénouement s'ajoutent, et la tension que le film avait si méticuleusement construite se relâche sous le poids de sa propre résolution. Ce n'est pas un défaut mineur. Mais il est suffisamment localisé, suffisamment tardif, pour ne pas défaire ce que les deux premiers actes avaient accompli.
C’était très décevant, il avait du potentiel qui est entièrement gâcher. Ce fut long pour la mise en place, c'était ennuyeux.
Hokum propose une expérience assez particulière. La mise en scène reste volontairement simple, presque minimaliste, mais ça sert clairement le film en installant une tension constante — on est vraiment pris dedans du début à la fin. Là où ça divise davantage, c’est sur l’écriture : le scénario est original, ça ne fait aucun doute, mais aussi franchement contradictoire. Le personnage principal est présenté comme quelqu’un de froid, presque antipathique, qui ne parle à personne… et pourtant il se retrouve animé par une volonté de sauver quelqu’un, ce qui crée un décalage difficile à avaler. C’est intéressant sur le papier, mais ça manque de cohérence émotionnelle pour totalement fonctionner.
Thriller irlandais très légèrement horrifique
spoiler:
(sorcière)
qui se laisse regarder, mais qui ne scotche pas non plus le spectateur dans son fauteuil. On a envie de connaitre la suite, mais l'histoire n'a rien d'exceptionnelle. Le réalisateur mélange un polar avec une mini dose de surnaturel spoiler: (sorcière)
. Il n'y a pas assez de tension et de suspense. C'est une fois de plus sympa, mais pas de quoi s'en souvenir quelques années plus tard, ça passe par la petite porte (de la chambre nuptiale).
qui se laisse regarder, mais qui ne scotche pas non plus le spectateur dans son fauteuil. On a envie de connaitre la suite, mais l'histoire n'a rien d'exceptionnelle. Le réalisateur mélange un polar avec une mini dose de surnaturel spoiler: (sorcière)
. Il n'y a pas assez de tension et de suspense. C'est une fois de plus sympa, mais pas de quoi s'en souvenir quelques années plus tard, ça passe par la petite porte (de la chambre nuptiale).
Hokum est un film de Damian McCarthy sorti en 2026.
Ce long métrage horrifique est une belle surprise. Le scénario de ce long métrage fait se croiser le deuil difficile d'un enfant ( spoiler: en raison du fait qu'il est responsable de la mort de sa mère
) avec un crime commis par le propriétaire d'un hôtel ( spoiler: il tue une des employées car il l'a mise enceinte dans le dos de sa femme et laisse son cadavre pourrir dans la suite nuptiale dudit hôtel
), et offre, dans un décor fait pour le frisson, des séquences fortes où jumpscares (peut être trop nombreux), apparitions fantomatiques et autres jeux de lumière viennent procurer des frissons au spectateur. Damian McCarthy sait tenir une caméra et arrive, dans ce décor anxiogène, à créer une véritable ambiance, le tout étant ficelé d'une façon que le spectateur ne sait pas vraiment comment l'histoire va se terminer.
Une belle proposition horrifique, aboutie, qui comporte de vrais moments angoissants. Sans être totalement original, ce long métrage reste une belle réussite.
Ce long métrage horrifique est une belle surprise. Le scénario de ce long métrage fait se croiser le deuil difficile d'un enfant ( spoiler: en raison du fait qu'il est responsable de la mort de sa mère
) avec un crime commis par le propriétaire d'un hôtel ( spoiler: il tue une des employées car il l'a mise enceinte dans le dos de sa femme et laisse son cadavre pourrir dans la suite nuptiale dudit hôtel
), et offre, dans un décor fait pour le frisson, des séquences fortes où jumpscares (peut être trop nombreux), apparitions fantomatiques et autres jeux de lumière viennent procurer des frissons au spectateur. Damian McCarthy sait tenir une caméra et arrive, dans ce décor anxiogène, à créer une véritable ambiance, le tout étant ficelé d'une façon que le spectateur ne sait pas vraiment comment l'histoire va se terminer.
Une belle proposition horrifique, aboutie, qui comporte de vrais moments angoissants. Sans être totalement original, ce long métrage reste une belle réussite.
L'ambiance du film rappelle celle des mythes et légendes de l'Irlande, le mélange thriller et horreur fonctionne à merveille, les screamers ne sont jamais gratuits et le suspense tient le film tout du long, les personnages ne sont pas caricaturaux car leur jeu est souvent juste.
spoiler:
Synopsis :
C'est l'histoire d'Ohm Bauman, un écrivain bien connu qui se rend dans un hôtel en Irlande où il doit disperser les cendres de ses parents, décédés il y a bien longtemps. Évidemment, ce qu'il ne sait pas, c'est que cet hôtel est soi-disant hanté par une sorcière.
Histoire / Scénario :
Le film n'a pas un scénario très original : un homme qui se rend dans un endroit soi-disant hanté, mais qui l'est vraiment... On a déjà vu cela un bon nombre de fois.
Casting :
Adam Scott : que j'avais déjà vu, mais impossible de me rappeler où ! Après recherche, c'était dans la première saison de Severance. Il n'a pas joué dans énormément de films.
Austin Amelio : vu dans les séries The Walking Dead et Fear the Walking Dead (c'est le mec qui a la tronche brûlée).
Les autres ne me parlent pas, mais dans l'ensemble le casting est réussi.
Effets spéciaux / Décors :
Il n'y a pas grand-chose dans le film, mais ce qui joue beaucoup, ce sont les décors assez sombres. Pareil pour la fin, mais rien de bien significatif.
Mon avis :
J'ai apprécié ce film assez sombre où tout est plus ou moins suggéré. Si vous vous attendez à voir des monstres ou de la grosse horreur, vous allez être déçus, mais il y a assez de suspense pour laisser le spectateur en haleine tout au long du film.
Casting :
Adam Scott : que j'avais déjà vu, mais impossible de me rappeler où ! Après recherche, c'était dans la première saison de Severance. Il n'a pas joué dans énormément de films.
Austin Amelio : vu dans les séries The Walking Dead et Fear the Walking Dead (c'est le mec qui a la tronche brûlée).
Les autres ne me parlent pas, mais dans l'ensemble le casting est réussi.
Effets spéciaux / Décors :
Il n'y a pas grand-chose dans le film, mais ce qui joue beaucoup, ce sont les décors assez sombres. Pareil pour la fin, mais rien de bien significatif.
Mon avis :
J'ai apprécié ce film assez sombre où tout est plus ou moins suggéré. Si vous vous attendez à voir des monstres ou de la grosse horreur, vous allez être déçus, mais il y a assez de suspense pour laisser le spectateur en haleine tout au long du film.
Un film d'Horreur où, je n'ai absolument rien compris ou suivi ?!... Tout s'enchaine à une vitesse, sans qu'on ait la possibilité de comprendre quoique se soit. En tout cas je suis content de voir Adam Scott, qui tient le rôle principal dans ce long-métrage. Je ne suis pas sûr que cela lui arrive souvent au Cinéma. Tant mieux pour lui !!!
C'est le genre de film qui se prend terriblement au sérieux mais qui n'a pas les épaules pour ses ambitions. On te vend ça comme un thriller psychologique sombre et mystique, mais la vérité, c'est qu'on s'ennuie ferme. Le rythme est d'une lenteur pachydermique. Le réalisateur confond "installer une ambiance" et "ne rien faire se passer", ce qui rend le visionnage super laborieux.
Le gros point noir, c'est le personnage principal. On est censé le suivre dans sa descente aux enfers, mais le mec est tellement arrogant et antipathique qu'on s'en fout royalement de ce qui peut lui arriver. Le casting fait ce qu'il peut, mais ça manque cruellement de charisme et de relief pour accrocher.
Et alors, le côté fantastique/paranormal... c'est le pompon. C'est censé foutre les jetons ou créer un malaise, mais les apparitions et les délires de sorcellerie tombent complètement à plat. Ça frôle le ridicule par moments, à tel point que ça te sort direct du film au lieu de t'immerger dedans. Si on n'est pas un mordu absolu de ce genre de délire ésotérique, on reste sur le pas de la porte à regarder sa montre.
Bref, c'est très classique, hyper prévisible dans ses ficelles, et ça manque cruellement de punch. Ça se regarde d'un oeil distrait si on n'a vraiment rien d'autre à faire, mais ça ne laissera clairement pas un grand souvenir dans l'histoire du cinéma. Un coup d'épée dans l'eau.
Voilà, c'est rangé dans la boîte aux navets !
Le gros point noir, c'est le personnage principal. On est censé le suivre dans sa descente aux enfers, mais le mec est tellement arrogant et antipathique qu'on s'en fout royalement de ce qui peut lui arriver. Le casting fait ce qu'il peut, mais ça manque cruellement de charisme et de relief pour accrocher.
Et alors, le côté fantastique/paranormal... c'est le pompon. C'est censé foutre les jetons ou créer un malaise, mais les apparitions et les délires de sorcellerie tombent complètement à plat. Ça frôle le ridicule par moments, à tel point que ça te sort direct du film au lieu de t'immerger dedans. Si on n'est pas un mordu absolu de ce genre de délire ésotérique, on reste sur le pas de la porte à regarder sa montre.
Bref, c'est très classique, hyper prévisible dans ses ficelles, et ça manque cruellement de punch. Ça se regarde d'un oeil distrait si on n'a vraiment rien d'autre à faire, mais ça ne laissera clairement pas un grand souvenir dans l'histoire du cinéma. Un coup d'épée dans l'eau.
Voilà, c'est rangé dans la boîte aux navets !
Un film fantastique qui n'est pas déplaisant à suivre mais qui est un peu longuet et reste très classique dans ses effets (silences suivis de saturation sonore, apparitions surnaturelles furtives) et son récit de trauma et de rédemption finale.
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