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3,5
Publiée le 3 juin 2026
Ohm se rend à Bilberry Woods, un hôtel irlandais où ses parents ont passé leur lune de miel, afin d'y disperser leurs cendres. Un voyage personnel qui fait remonter de douloureux souvenirs à la surface tandis qu'il se trouve dans un endroit où le folklore fait partie de l'imaginaire collectif. Ces deux aspects forment le nouveau film de Damian McCarthy qui mélange le rationnel et le surnaturel, mais aussi le thriller et l'horreur. Il y a un peu de "Caveat" par rapport à l'exploration à la fois physique et psychique des lieux et de l'esprit avec un personnage cartésien qui est confronté à ses propres démons et à ceux des lieux. Par contre, et contrairement à ses deux précédents films, "Hokum" est moins axé sur l'ambiance. Je l'ai trouvé beaucoup moins angoissant spoiler: à part le passage au sous-sol qui est vraiment anxiogène. Peut-être qu'il a voulu faire quelque chose d'un peu plus grand public avec une tête d'affiche pour la première fois ? Il y a des jump scares faciles et prévisibles qui n'étaient pas là avant. En tout cas, "Hokum" est une nouvelle réussite pour Damian McCarthy qui signe un thriller horrifique engageant jusqu'au bout.
Un romancier se retire dans une auberge perdue au fin fond de l’Irlande pour y disperser les cendres de ses parents. Sur place, une sorcière hante la suite nuptiale avant de venir hanter son esprit…
Premier long-métrage qui ne soit pas indépendant (et qui bénéficie d’une exploitation en salle dans l’hexagone), sur une filmo qui en compte désormais trois. Avec son film, Damian McCarthy peine à convaincre, malgré l’excellente prestation (ô combien détestable) d’Adam Scott, qui y incarne un écrivain parfaitement antipathique.
On se retrouve face à un mélange d’enquête policière, de maison hantée et de "folk horror" plutôt maladroit dans la forme (c’est l'encéphalogramme plat le plus total, si bien que le temps ressenti avoisine le double), donnant lieu à rien d’autre qu’un pétard mouillé.
C’est d’ailleurs assez regrettable car la scène d’ouverture spoiler: (dans le désert avec le conquistador est d’une efficacité redoutable), mais dès que le film rentre dans le vif du sujet, on se retrouve avec des éléments narratifs et des symboles sur-explicatifs, le tout, à travers une mise en scène mollassonne qui nous entraîne inextricablement dans un sommeil profond (on évitera de s’attarder sur la photo bâclée, spoiler: avec la suite nuptiale complètement surexposée où l’on y voit comme en plein jour alors même qu’elle n’est censée être éclairée que par des sources de lumières faiblardes, ça n’a aucun sens) .
Un film de maison hantée irlandais à l'ambiance et l'esthétique folklorique assez soignée et parfois prenante, malgré une structure narrative (horrifique comme intimiste) un peu trop attendue.
Entre légende mystique et disparition inquiétante, l'enchaînement de cette histoire au sein d'un hôtel isolé est pour le moins abracadabrante. Mettre au cœur de l'intrigue un écrivain de roman noir ajoute une part étrange entre réalité et imagination de l'auteur. Un thriller horrifique à l'ambiance étudiée et aux effets savamment distillés.
Avec "Hokum", Damian McCarthy (à qui l'on doit l'étonnant "Oddity" et le limité "Caveat") mêle habilement folk horror et thriller psychologique dans un récit mystérieux porté par Ohm Bauman, un héros hanté par son passé (ici un écrivain en manque d'inspiration pour la conclusion de sa trilogie et un peu condescendant envers les gens qu'il juge moins intelligents que lui, brillamment incarné par Adam Scott, vu notamment dans la série "Severance"). Si l'intrigue souffre parfois d'un excès d'ambition et de quelques effets de peur convenus, elle conserve une vraie capacité à surprendre. L'atmosphère imprégnée de folklore irlandais et le suspense bien entretenu compensent ses maladresses. Un film d'horreur plus sage qu'attendu, mais un thriller captivant et efficace jusqu'à son dénouement qui réhausse un peu l'ensemble. Notons également la présence au casting de Austin Amelio (Dwight dans la série "The walking dead") qui apparaît dans de courtes scénettes bienvenues mettant en images les écrits de Bauman luttant pour conclure.
"Hokum" bénéficie d’une ambiance soignée et d’un acteur principal solide, capable de porter le film presque à lui seul. L’atmosphère, souvent enveloppante, installe une vraie personnalité visuelle et sonore, et on sent que le réalisateur cherche à créer un univers singulier, presque hypnotique. Mais malgré ces qualités indéniables, le film laisse trop de pistes inexplorées. Les idées du réalisateur affleurent, se devinent, mais ne sont jamais pleinement développées. Plusieurs enjeux semblent amorcés puis abandonnés, comme si le film hésitait constamment entre plusieurs directions sans jamais choisir clairement son chemin. Résultat : on reste sur notre faim. Non pas par manque d’ambition, mais parce que l’œuvre ne donne pas toutes les clés pour comprendre où elle veut nous mener. Les intentions restent floues, les thématiques esquissées plutôt qu’approfondies, et le spectateur se retrouve à combler lui‑même les zones d’ombre.
Visuellement, Hokum est plutôt une réussite : la réalisation est soignée, la photographie onirique et les décors victoriens créent une atmosphère de "maison hantée" assez fascinante. Cependant, derrière cette esthétique impeccable, le film peine à décoller. L'intrigue autour d'une sorcière ancestrale et d'une suite nuptiale maudite repose sur des vieilles recettes du cinéma d'épouvante que l'on connaît déjà par cœur. Sans grand intérêt narratif, le récit s'étire en longueur et finit par devenir franchement soporifique. Si vous cherchez un bel exercice de style, la mise en scène saura vous séduire, mais pour le frisson et l'originalité, on reste malheureusement sur notre faim.
Un écrivain blasé et prétentieux loue une chambre dans un hôtel typique de l'Irlande. Superbement boisé et authentique, l'établissement sombre possède une atmosphère mistique incroyable. Des les premiers instants, on pourrait croire qu'il s'agit d'un remake de la "chambre 1408" de Stephen King car le déroulement du séjour, des rencontres a de grandes similitudes. Les personnages sont convaincants, effrayants pour certains et les effets spéciaux à la hauteur sans être particulièrement dans le gore. Mais l'histoire reste entachée de quelques facilités scénaristiques et de lenteurs qui cassent la dynamique. Dommage.
Malgré de nombreuses facilités scénaristiques, on reste captivé et scotché à l'écran jusqu'au dénouement. Adam Scott tient parfaitement le rôle en tête d'affiche, et la mise en scène minimétrée finit de placer Hokum parmi les tous meilleurs films d'horreurs de cette année.
*Hokum* avait pourtant tout pour réussir : un écrivain désabusé, un hôtel isolé aux allures de chalet, une atmosphère qui promettait l'étrange et le fantastique. Au final, le film reste désespérément terre à terre, n'embrassant presque jamais les pistes qu'il semblait vouloir explorer. Quant au scénario, il est tout bonnement pitoyable. Le film échoue à tous les niveaux et ne laisse derrière lui qu'un immense gâchis de pellicule.
Bien réalisé, bien interprété et une ambiance délicieusement glauque. Les décors réussis nous permettent de rester dans cette ambiance jusqu'à la fin. Le scénario à tiroirs est assez captivant pour éviter l'ennui et les jump scares sont nombreux et diablement flippants ! Un très bonne surprise.
Sortie d’un peu de nulle part, « Hokum » est une des belles surprises d’épouvante de cette année 2026. 2025 a été marqué par « Weapons ». Il se peut que 2026 le soit par « Hokum ». Basé sur un synopsis assez classique, le film s’avère très efficace. Le film prend place d’un hôtel du fond de l’Irlande et raconte l’histoire d’un écrivain dépressif confronté à des évènements mystérieux en lien avec une chambre de l’hôtel interdite d’accès. L’ambiance est particulièrement réussie, très oppressante et y est pour beaucoup dans la réussite du film. L’intensité du film monte progressivement en puissance jusqu’à la meilleure scène du film spoiler: dans la fameuse suite nuptiale avec l’arrivée de la sorcière.
Dommage cependant que la fin redescende un peu avec une sur-explication finale amenuisant l’impact des événements. La résolution finale spoiler: dévoile une ambiguïté sur la véracité des événements vécus par Adam Scott : s’agit-il vraiment d’événements surnaturels ou de simples hallucinations suite à la consommation d’une boisson droguée ?
Adam Scott, révélé au grand public par la série « Séverance » est excellent dans son rôle et porte une immense partie film. « Hokum » est une nouvelle réussite du cinéma d’épouvante à budget modeste et comptera certainement dans les meilleurs de l’année. Note : 16/20
Une ambiance pesante, une atmosphère stressante, Hokum apporte une vision de l'horreur différente et originale. C'est bien réalisé et visuellement c'est beau. Mais, le film manque d'accroche. On a dû mal à être tenu en haleine. Il y a quelques moments de lenteur qui nous font décrocher. J'ai bien aimé le scénario mais je pense que le réalisateur aurait pu plus exploiter l'histoire liée à la sorcière.
Direction dans la paranormal et l’ épouvante avec la réalisation de Damian McCarthy, dans une balade Irlandaise, mais cela pourrait se passer n’ importe où, la promenade se déroulant plutôt dans les intérieurs d’une bâtisse somptueuse, monstrueuse, ( vous choisirez ), à la mode « The Grand Budapest Hotel ». Bien vu le mélange du passé et du présent par la cohabitation des esprits torturés et d’ un monte charge – qui fonctionne encore étrangement et conduit dans les caves de l’ établissement. Cette mise en scène confère un climat propice à des sensations fortes, bien orchestrées par le manque de lumière, l’ utilisation de noir et blanc, et la morphologie intrinsèque des acteurs, dont Adam Scott, David Wilmot ou Austin Amelio. En dehors de quelques frayeurs et images fulgurantes, le scénario finit par endormir par des longueurs inutiles. Ce film n’ atteint jamais les sommets du genre, mais ravira les ados, ou grands ados, en manque de frissons, mais pas ceux qui guettent le sang frais : pas une goutte….. !!**
Vu en avp. Le réal irlandais Damian McCarthy nous emmène au fin fond du folklore irlandais pour nous conter une histoire de disparition, d'hôtel hanté, de sorcière. Adam Sott, l'acteur de Severance, joue ici un écrivain enquêteur un peu odieux. Il est impeccable. Le film prend le temps de poser une atmosphère mystérieuse, paranormale et multiplie les directions. On ne sait pas où il nous transporte et c'est son point fort tant il arrive à nous surprendre. On pourrait lui reprocher la multiplication des jumpscares, la lenteur de la narration à certains moments et la multiplication des éléments qui sont au final malheureusement survolés (spoiler: les sorcières ou démons à la fin ). Ce n'est pas si horrifique que cela mais le dernier tiers est vraiment haletant. Une bonne surprise.