Hokum
Note moyenne
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selenie

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3,0
Publiée le 30 avril 2026
Le film débute comme bon nombre de films d'horreur, une personne isolée, artiste de surcroît, qui arrive dans un lieu énigmatique tout aussi isolé avec quelques personnages pas franchement tous accueillants. Le speech comme la promo nous vend le film comme une histoire de sorcière, une chambre hantée que forcément notre écrivain va vouloir visiter avec un scénario balisé et attendu en espérant que le frisson et/ou le gore sera nous surprendre. Mais finalement le film nous surprend par un arc narratif un peu biaisé. Très vite on se demande où veut nous emmener le cinéaste dans un récit qui semble parfois se perdre en cours de route tandis que l'atmosphère reste empreint de mystère et de folklore dans un contexte qui serait presque hors du temps avec l'impression d'être plutôt dans les années 80-90. Doucement on perçoit ces différents niveaux de lecture et par là même on comprend que le film est plutôt un "faux" film d'horreur, on serait plus dans un thriller psychologique où des destins se croisent par accident dans un lieu hanté par une sorcière qui en demandait pas tant. Un film d'horreur sans doute trop sage, mais un thriller psycho-horrifique qui parvient à nous surprendre assez pour passer un très bon moment.
Site : Selenie
Alice025

1 887 abonnés 1 501 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 mai 2026
Adam Scott tient le rôle principal de ce film d'horreur folklorique avec de bonnes idées mais qui traîne parfois en longueur. Disparition dans un hôtel que l'on dit hanté, Ohm va tenter d'y découvrir ce mystère tout en tentant également de réparer ses propres démons familiaux. L'atmosphère est assez angoissante et certaines scènes sont efficaces et frissonnantes. Cependant, le rythme est assez mou et parfois confus, pouvant faire décrocher à plusieurs reprises. De bonnes idées tout de même, mais pas assez percutant.
Mon blog : cinephile critique
RedArrow

1 873 abonnés 1 676 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 juin 2026
Parti pour répandre les cendres de ses parents non loin d'un hôtel en Irlande dans lequel ils avaient adoré séjourner, Ohm Bauman, un écrivain à succès misanthrope, est sur le point d'achever son dernier roman. Mais ses propres démons le conduisent à découvrir la suite nuptiale des lieux, condamnée par le propriétaire car une sorcière en serait prisonnière...

Un conquistador et un enfant lancés dans une quête en plein désert avec l'aide d'une mystérieuse carte, un verre de whisky soulevé pour rejoindre les lèvres d'un homme en train de pianoter sur son clavier d'ordinateur, un symbole circulaire sur le sable qui attire le regard du conquistador, la marque du verre laissée sur la table par un romancier en train de chercher à mettre un point final à l'oeuvre de sa vie... Un remarquable prologue en trompe-l'œil où, en quelques plans, toute la flamme d'un esprit en ébullition, happé par son art de l'écriture, laisse les projections de son imagination se répercuter en nouveaux mots incessants sur un écran. Soudain, le retour à la réalité, où quelque chose vient dans la pénombre perturber cette transe artistique... et nous rappeler que les remarquables capacités de conteur de Damian McCarthy, auteur de "Caveat" et du très bon "Oddity", sont là elles aussi pour nous tourmenter par l'intermédiaire d'une mise en scène impressionnante de maîtrise.

"Hokum" ne fait d'ailleurs que le confirmer en permanence: la légende de la sorcière, les têtes bizarres qui constituent le microcosme de l'hôtel, le rapport qu'entretenait Ohm avec ses parents via sa simple manière de disperser les cendres de chacun d'eux ou encore les failles intimes qu'il dissimule derrière son attitude odieuse, McCarthy entrelace tous ces points dans une mosaïque de rapides saynètes "anodines" parfaitement élaborées sur la forme pour esquisser la profondeur ou l'importance qu'elles peuvent dissimuler.

Nous emportant aisément dans une ambiance qui, en plus de se parer de quelques notes réjouissantes d'humour noir, fait très vite ricocher les ténèbres de son écrivain à ceux qui se sont enracinés dans cet hôtel, "Hokum" construit son récit à travers trois cheminements amenés, eux aussi, à ne plus en faire qu'un: le parcours intime de Ohm vers la catharsis de ses traumatismes passés, des péchés bien humains tus à l'intérieur de l'hôtel et le mode opératoire idoine de la sorcière pour parvenir à tout cela.
Certes, si l'on prenait chacun de ces fils conducteurs séparément, il est fort probable qu'aucun d'eux ne parviendrait à nous terrasser par leur originalité ou leurs tenants et aboutissants finalement assez prévisibles (on relèvera aussi quelques facilités en vue d'enfermer Ohm, seul, dans la fameuse suite nuptiale) mais, une fois entremêlés, le talent de Damian McCarthy parvient à lui seul à en faire un canevas toujours captivant, capable de nous offrir des montées en tension irrespirables (grâce, notamment, à un héros débrouillard et au traitement bien plus intelligent que la norme, dans lequel Adam Scott se glisse avec brio) et de nous laisser à terre quand vient le temps de la réelle épilogue de la destinée de Ohm (la destination avait beau être connue d'avance, McCarthy le fait totalement oublier en magnifiant son amplitude émotionnelle durant ses toutes dernières minutes).

Il manque peut-être encore un palier plus marquant à passer pour que "Hokum" installe définitivement Damian McCarthy comme un réalisateur incontournable du genre (on lui préfèrera "Oddity" d'une courte tête) mais, au vu de l'énorme potentiel de conteur hors pair qu'il ne cesse de laisser entrevoir, on est quasiment sûr qu'il sera amené à signer quelque chose d'encore bien plus grand ès bientôt.
Shawn777

805 abonnés 3 935 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 18 avril 2026
Avec son affiche française bien racoleuse, tellement que même un film de Conjuring-verse n'oserait pas se permettre, ce film réalisé par Damien McCarthy avait de quoi faire flipper mais pas vraiment dans le bon sens du terme. Heureusement l'affiche américaine est quant à elle bien plus belle et surtout plus travaillée, suffisamment en tout cas pour attirer mon attention. Effectivement, alors que l'horreur est pour l'instant bien à la traine cette année (mis à part "28 ans"), j'avais hâte de découvrir un film qui relèverai enfin un peu le niveau et c'est effectivement le cas !
Nous suivons ici un écrivain torturé qui se rend dans l'hôtel dans lequel ses parents, maintenant décédés, ont passés leur nuit de noces. Mais il n'est pas au bout de ses surprises... Je sais, c'est un mauvais résumé, déjà car je ne suis pas doué dans cet exercice mais également car il est difficile de parler du film sans le spoiler. Pour la faire simple, nous sommes dans un film qui mélange plus ou moins deux genres : le surnaturel - plus précisément ici le folk horror - et le thriller. Sans en dire de trop, il y a une histoire de légende de sorcière qui vivrait dans l'établissement et puis une disparition. Alors si le lien entre les deux peut être évident dit comme ça, il ne l'est en réalité pas vraiment et je trouve que c'est ce qui constitue le principal défaut du film.
En effet, ce dernier veut raconter beaucoup de choses, trop de choses, si bien qu'il n'en raconte finalement que trop peu. Il ne fait en effet que survoler les deux sujets qui ne semblent pas assez se répondre, ce qui est bien dommage. Malgré tout, et paradoxalement, l'histoire n'est pas brouillon pour autant, on arrive très bien à suivre l'ensemble et le film parvient même à nous captiver de par son intrigue relativement bien ficelée même si je reste un peu sur ma faim pour des éléments que je ne peux dévoiler ici. Et puis, en cherchant un peu plus loin, on peut finalement relier les deux histoires par le thème de la croyance ou plutôt le fait de croire ou de ne pas croire et de ce que cela implique ; le titre du film traduisible entre autres par "balivernes" allant d'ailleurs dans cette direction.
Mais ce n'est finalement pas tellement de par son scénario que le film est le plus réussi. En effet, le réalisateur parvient surtout à captiver l'attention du spectateur de par l'ambiance qu'il construit avec l'aide de jump scares certes mais jamais outrancier et toujours efficaces mais surtout de par des scènes horrifiques entretenant une réelle peur viscérale. Je pense notamment à diverses scènes dans le sous-sol qui sont particulièrement effrayantes ! Et c'est d'autant plus efficace que le procédé est très simple : par exemple, un plan sur un couloir plongé dans le noir avec les violons qui s'emballent. Ça parait banal dit comme ça mais, encore une fois, c'est particulièrement bien exécuté.
Bref, sans être un chef-d’œuvre, "Hokum" est un film d'horreur efficace que je trouve malgré tout quelques fois maladroit dans son intrigue.
ConFucAmuS

650 abonnés 1 039 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 30 avril 2026
On rentre dans le nouveau film de Damian McCarthy comme dans un roman de Stephen King. Peut-être même un peu trop. L'influence de l'écrivain derrière Shining et Salem se ressent d'un bout à l'autre. L'écrivain alcoolique, le trauma infantile, l'hôtel reculé, les forces mystérieuses,...Tout est là. Au moins, c'est assumé. Et McCarthy sait y mettre les formes. Par sa gestion des lumières, des cauchemars et des silences (il y en a pas mal), la mise en scène raconte beaucoup sur son héros. Ou plutôt anti-héros, car Ohm Bauman n'est pas vraiment sympathique. Très bien incarné par Adam Scott, le romancier au bout du rouleau se perd dans les méandres d'une descente aux enfers qui a tout de la thérapie pour exorciser son mal intérieur. C'est pourtant agréable à regarder (sauf les jump-scares, vite lourds) même si la mécanique est rapidement intégrée, des personnages secondaires à la symbolique plus ou moins appuyée. Au point que McCarthy ne sait pas toujours dans quelle direction aller, mais il retombe finalement sur ses pattes dans un dernier acte conclusif tout en préservant un certain trouble, essentiel pour qu'on en ressorte intrigué.
Ufuk K

617 abonnés 1 723 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 3 mai 2026
"Hokum" bien noté par la presse est un film horrifique psychologique bien décevant. Le film du réalisateur irlandais Damian Mc Carthy, centré sur les traumatismes et une légende de sorcière, avec Adam Scott dans le rôle d'un écrivain hanté par le décès de sa mère, démarre avec un concept intriguant. Cependant, il ne parvient jamais à transcender ses bases. Le traitement superficiel de la psychologie du protagoniste et du mythe de la sorcière, couplé à une narration confuse rend l'ensemble ennuyant, vite oublié à la sortie de la salle.
Alasky

454 abonnés 4 547 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 juin 2026
J'ai aimé l'atmosphère de ce film d'épouvante à l'ancienne, avec quelques jump scare bien placés, une mise en scène efficace et de bons décors. L'histoire est sans queue ni tête comme souvent, très brouillon sur la fin, mais on se laisse porter par une ambiance oppressante et on suit les protagonistes sans s'ennuyer.
mat niro

462 abonnés 2 158 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 mai 2026
On ne peut s'empêcher de penser au fameux "Shining" lorque l'on voit cet écrivain alcoolique arpenter les couloirs de cet hôtel maléfique. Adam Scott incarne très bien cet homme détestable dans un premier temps qui va faire connaissance avec le personnel, admiratif de son travail pour certains. Le film est donc quasiment à huis clos et cet endroit hostile donne lieu à des scènes qui font leur petit effet. L'ensemble est plus intelligent et recherché que la moyenne du genre. Il y a une galerie de seconds rôles délicieux, mais l'ensemble aurait gagné à être amputé d'un quart d'heure pour se sentir encore plus à l'étroit au niveau de l'angoisse et du rythme des sursautements.
Direct-actu.fr
Direct-actu.fr

371 abonnés 479 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 15 mai 2026
Dans Hokum, Damian McCarthy plonge le spectateur dans une Irlande brumeuse et inquiétante, où un écrivain américain venu disperser les cendres de ses parents découvre un hôtel hanté par une ancienne légende de sorcière. Le réalisateur reprend volontairement les grands codes du fantastique classique, hôtel isolé, personnages étranges, folklore local et enquête paranormale, pour construire un film d’ambiance particulièrement efficace.

L’atmosphère reste le véritable point fort du long métrage. Entre couloirs sombres, lumières tamisées et temporalité volontairement floue, Hokum installe un malaise constant. Damian McCarthy soigne chaque décor et joue avec les croyances populaires, notamment l’idée du cercle de craie censé repousser les forces surnaturelles. Adam Scott livre une prestation solide dans ce récit qui privilégie davantage la tension psychologique et les images dérangeantes que les effets spectaculaires.

Le film séduit également par sa manière d’utiliser des personnages volontairement archétypaux. Le romancier tourmenté, le marginal vivant à l’écart, le personnel d’hôtel ambigu ou encore les habitants semblant cacher des fragments de vérité participent tous à cette sensation de conte gothique moderne. Damian McCarthy ne cherche jamais à transformer profondément ces figures classiques, il préfère les utiliser comme des outils au service de l’atmosphère et du sentiment d’étrangeté.

Visuellement, Hokum possède une vraie identité. Le réalisateur privilégie les textures anciennes, les boiseries sombres et les espaces étroits qui donnent l’impression que le bâtiment lui-même observe les personnages. Cette approche rappelle certains récits fantastiques européens où les lieux deviennent presque des entités vivantes. Le travail sur les silences et les déplacements renforce aussi cette immersion. Chaque porte entrouverte ou couloir vide semble annoncer une menace invisible.

Le long métrage laisse toutefois une légère frustration concernant sa mythologie. Les éléments autour de la sorcière et des croyances locales restent parfois trop esquissés. On sent qu’un univers plus vaste existe derrière cette histoire, mais le scénario préfère avancer rapidement vers la tension et les visions inquiétantes plutôt que développer pleinement son folklore. Ce choix rend le film efficace et rythmé, mais peut laisser certains spectateurs avec un sentiment d’inachevé.

Malgré cela, Hokum confirme la capacité de Damian McCarthy à construire un cinéma d’horreur atmosphérique basé sur le malaise psychologique et les images fortes plutôt que sur l’accumulation de sursauts faciles.
GyzmoCA
GyzmoCA

295 abonnés 2 586 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 29 avril 2026
Avec Hokum, Adam Scott s’aventure dans un film qui hésite constamment entre thriller classique et maison hantée… sans jamais réussir à choisir. Le résultat est un mélange maladroit de deux genres qui s’entremêlent sans véritable lien, donnant une impression de confusion permanente.

La mise en scène n’aide pas : la grande majorité du film est plongée dans une obscurité quasi constante, au point de rendre certaines scènes difficiles à suivre. La photographie est tout simplement ratée, écrasant toute tentative d’ambiance.

Certes, il y a bien un peu de tension, mais elle repose essentiellement sur des artifices éculés : bruits soudains, apparitions furtives de morts… rien de vraiment marquant ni original. On reste en surface, sans jamais être réellement impliqué.

Le scénario, lui, tient sur un post-it. Peu d’idées, peu de développement, et surtout aucun enjeu émotionnel. Impossible de s’attacher aux personnages ou de ressentir quoi que ce soit.

Au final, Hokum est un film qui promet mais ne délivre jamais. Un échec, tout simplement.
Adelme D.Otrante
Adelme D.Otrante

228 abonnés 1 484 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 4 mai 2026
Un écrivain qui a du mal à finir sa trilogie à succès trouve de la matière littéraire pour la terminer dans un hôtel irlandais dans lequel il descend pour répandre les cendres de ses parents.
Le personnage principal est infect et donc tout empathie est impossible.
Et puis le film se base quasiment exclusivement sur des jumpscares dans un univers certes travaillé mais qui ne provoquera aucune insomnie chez les habitués du genre.
Arthur Guezou
Arthur Guezou

215 abonnés 1 732 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 14 mai 2026
“Hokum”, quand McCarthy s’approprie le genre

Après un très bon précédent film (sans sortie française en salle), il est logique d’en attendre plus pour “Hokum” qui s’inscrit dans le folk horror ; cette sous-catégorie qui est sur le devant de la scène depuis Robert Eggers.

En tout cas, Damian McCarthy sera un réalisateur a observé dans les prochaines années car “Hokum”, son troisième film, est encore une fois très bon avec une gestion du montage et de l’horreur très convaincante et prenante montrant un scénario qui pourrait être rempli de stéréotype mais qui s’en émancipe.

L’inspiration de la collaboration entre Stephen King et Stanley Kubrick avec “The Shining” est évidente avec un film se déroulant majoritairement dans un hôtel et l’intégration d’un protagoniste écrivain relativement méprisant et méprisable. Malgré, la présence d’un décor prédominant très cliché, le cadrage immersif, les mouvements de caméra fluides et le montage oscillant entre dynamisme et lenteur ; l’horreur est franchement réussi avec une tension permanente et des screamers rares qui arrivent avec intelligence et intérêt rendant le décor à huis-clos efficace et faisant peur de manière permanente accompagné par des effets sonores nécessaire. Sans compter que la lumière et les jeux d’obscurité subliment les décors et que le maquillage participe à la création d’une narration crédible.

En bref, la réalisation et la minutie de Damian McCarthy offre à son spectateur un film parfaitement monté avec une intelligence dans la photographie et le découpage.

Effectivement, le scénario marque la présence d'archétypes bien marqués pour aider le spectateur à entrer dans son univers ; d’autant plus que son synopsis n’est pas des plus prenants. En fait, il faut aller au-delà de son pitch pour découvrir son film. Quoi qu’il en soit, il est vrai que l’intrigue est relativement cliché mais la narration est tellement prenante que les facilités scénaristiques ne se font même pas remarquer. Sans compter que les personnages sont tellement caractérisés qu’il est très prenant pour le public de vouloir aller jusqu’au bout de l’histoire.

Malgré un pitch qui laisse à désirer, le scénario est tout de même puissant grâce à sa narration.

Cependant, il est important d’inciter un visionnage en VO car la VF est objectivement affreuse et gâche la performance des acteurs.

Par conséquent, ce film est à voir au vu de l’intelligence du montage et de la narration chez Damian McCarthy.
Fiers R.
Fiers R.

203 abonnés 871 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 6 mai 2026
L’irlandais Damian McCarty commence à se faire un petit nom dans le domaine de l’horreur à tendance arty. Son premier film est passé relativement inaperçu et a été distribué directement en VOD, il s’agissait de « Caveat ». Son film suivant, le terrifiant « Oddity » avait fait forte impression avec son ambiance étouffante, ses délires occultes, son mannequin en bois et une mise en scène au cordeau. Un petit coup de maître qui donnait envie de voir la suite. Son troisième opus permet de constater un auteur qui développe des schémas et fétiches de plus en plus reconnaissables (les atmosphères lugubres, le folk horror ou encore les objets et lieux étranges, ...). Il nous fait pénétrer dans un univers faisant penser aux films d’horreur d’antan réappropriés et régurgités à la sauce contemporaine. Il y a donc un auteur avec une voie singulière à défaut d’être révolutionnaire.

Cependant, si la réalisation est toujours impeccablement mise en œuvre et que l’ambiance est encore une fois délicieusement ténébreuse et angoissante, « Hokum, la sorcière » nous a beaucoup moins convaincu. La faute à une intrigue un peu trop éparpillée entre les genres et diverses directions narratives pas toujours optimisées. On a une pointe de drame et une louche de thriller qui couvrent de manière un peu trop systématique la partie horrifique et fantastique. Ces deux aspects pas follement originaux – si ce n’est l’origine du trauma du personnage principal – empêchent le film de convoquer totalement la terreur pure et les frissons. Et c’est bien simple, conséquemment le long-métrage ne fait pas aussi peur qu’attendu. On a surtout une séquence véritablement tendue et effrayante de très bonne allure mais pour le reste, c’est l’encéphalogramme plat.

Alors oui, on plonge dans un décor très inquiétante et la mise en scène sait parfaitement s’en délecter. Les cadrages mettent superbement bien en valeur les recoins sombres et l’aspect labyrinthique de cet hôtel champêtre tout comme elle appuie la caméra sur de vieux objets ou lance des bruits étranges. Mais cette armada du bizarre ne suffit pas à nous repaître niveau terreur. Et il y un abus de jumpscares qui ne fonctionnent pas, faisant parfois loucher « Hokum, la sorcière » sur les productions génériques du cinéma horrifique mainstream à la Jason Blum ou Conjuringverse. En outre, cette production aux contours volontairement datés souffre d’un rythme un peu trop nonchalant provoquant une certaine torpeur. Bref, on est un peu déçu après la décharge d’adrénaline provoquée par « Oddity » qui foutait vraiment les jetons sans discontinuer.

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capirex
capirex

186 abonnés 791 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 24 avril 2026
Pas trop mal ce film qui tient plus du Thriller mâtiné de quelques scènes d'angoisse que réellement du film Horrifique . Ici pas de sang qui gicle tout ça , c'est un peu plus subtil que ça ! Le réalisateur Damian McCarthy emmène avec son film le spectateur aux confins de l’étrangeté .
Ciné-13
Ciné-13

172 abonnés 1 422 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 3 juin 2026
Trop d’ellipses et de labyrinthes surchargent la réalisation. L’image est soignée et la BO mémorable, soulignant le folklore irlandais . Les méandres scénaristiques surprennent, mais devant leur nombre, le spectateur s’essoufflera. La trilogie du conquistador est typiquement une fausse piste. Et puis il y aura un assassinat, des zombies dans la galerie, un monte-charge au mécanisme astucieux, une craie rempart contre la sorcellerie, l’arbalète tueuse de chèvres mais pas que,… On se met en attente du méandre suivant et cela atténue l’angoisse…. Dommage !
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