Hokum
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RedArrow

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3,5
Publiée le 15 juin 2026
Parti pour répandre les cendres de ses parents non loin d'un hôtel en Irlande dans lequel ils avaient adoré séjourner, Ohm Bauman, un écrivain à succès misanthrope, est sur le point d'achever son dernier roman. Mais ses propres démons le conduisent à découvrir la suite nuptiale des lieux, condamnée par le propriétaire car une sorcière en serait prisonnière...

Un conquistador et un enfant lancés dans une quête en plein désert avec l'aide d'une mystérieuse carte, un verre de whisky soulevé pour rejoindre les lèvres d'un homme en train de pianoter sur son clavier d'ordinateur, un symbole circulaire sur le sable qui attire le regard du conquistador, la marque du verre laissée sur la table par un romancier en train de chercher à mettre un point final à l'oeuvre de sa vie... Un remarquable prologue en trompe-l'œil où, en quelques plans, toute la flamme d'un esprit en ébullition, happé par son art de l'écriture, laisse les projections de son imagination se répercuter en nouveaux mots incessants sur un écran. Soudain, le retour à la réalité, où quelque chose vient dans la pénombre perturber cette transe artistique... et nous rappeler que les remarquables capacités de conteur de Damian McCarthy, auteur de "Caveat" et du très bon "Oddity", sont là elles aussi pour nous tourmenter par l'intermédiaire d'une mise en scène impressionnante de maîtrise.

"Hokum" ne fait d'ailleurs que le confirmer en permanence: la légende de la sorcière, les têtes bizarres qui constituent le microcosme de l'hôtel, le rapport qu'entretenait Ohm avec ses parents via sa simple manière de disperser les cendres de chacun d'eux ou encore les failles intimes qu'il dissimule derrière son attitude odieuse, McCarthy entrelace tous ces points dans une mosaïque de rapides saynètes "anodines" parfaitement élaborées sur la forme pour esquisser la profondeur ou l'importance qu'elles peuvent dissimuler.

Nous emportant aisément dans une ambiance qui, en plus de se parer de quelques notes réjouissantes d'humour noir, fait très vite ricocher les ténèbres de son écrivain à ceux qui se sont enracinés dans cet hôtel, "Hokum" construit son récit à travers trois cheminements amenés, eux aussi, à ne plus en faire qu'un: le parcours intime de Ohm vers la catharsis de ses traumatismes passés, des péchés bien humains tus à l'intérieur de l'hôtel et le mode opératoire idoine de la sorcière pour parvenir à tout cela.
Certes, si l'on prenait chacun de ces fils conducteurs séparément, il est fort probable qu'aucun d'eux ne parviendrait à nous terrasser par leur originalité ou leurs tenants et aboutissants finalement assez prévisibles (on relèvera aussi quelques facilités en vue d'enfermer Ohm, seul, dans la fameuse suite nuptiale) mais, une fois entremêlés, le talent de Damian McCarthy parvient à lui seul à en faire un canevas toujours captivant, capable de nous offrir des montées en tension irrespirables (grâce, notamment, à un héros débrouillard et au traitement bien plus intelligent que la norme, dans lequel Adam Scott se glisse avec brio) et de nous laisser à terre quand vient le temps de la réelle épilogue de la destinée de Ohm (la destination avait beau être connue d'avance, McCarthy le fait totalement oublier en magnifiant son amplitude émotionnelle durant ses toutes dernières minutes).

Il manque peut-être encore un palier plus marquant à passer pour que "Hokum" installe définitivement Damian McCarthy comme un réalisateur incontournable du genre (on lui préfèrera "Oddity" d'une courte tête) mais, au vu de l'énorme potentiel de conteur hors pair qu'il ne cesse de laisser entrevoir, on est quasiment sûr qu'il sera amené à signer quelque chose d'encore bien plus grand ès bientôt.
Cadreum
Cadreum

74 abonnés 824 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 juin 2026
Il y a dans le cinéma d'horreur une tentation permanente de greffer sur la peur une signification assez respectable pour mériter l'attention des gens sérieux. Cette tentation a produit, au cours de la dernière décennie, toute une école de films qui s'appellent "elevated horror". Hokum de Damian McCarthy n'a pas cette honte. C'est un film qui croit au genre qu'il pratique, qui lui fait confiance, et qui trouve dans cette confiance une liberté que beaucoup de ses contemporains plus ambitieux n'ont jamais atteinte.

McCarthy en est à son troisième long métrage : Caveat d'abord (un film de chambre claustrophobe, tourné avec des moyens dérisoires et une inventivité formelle qui avait tout d'une déclaration d'intention) puis Oddity en 2024, film de la maturité naissante, dont une séquence (une lampe torche, une tente, un coup frappé à la porte d'une ferme dans la nuit) a traversé les cerveaux de ceux qui l'ont vue. Hokum amplifie cette signature dans un cadre plus grand (premier acteur hollywoodien, premier budget conséquent) et la question qui se pose naturellement est celle que l'échelle pose toujours aux auteurs de genre : est-ce que grandir oblige à se trahir ?

Nous sommes à Halloween, dans un hôtel isolé de la campagne irlandaise, cerné de brume et d'une atmosphère gothique. Ohm Bauman (romancier célèbre, alcoolique, désagréable avec constance) y arrive pour deux raisons que McCarthy pose côte à côte : procrastiner sur la fin d'une livre qu'il ne parvient pas à conclure, et disperser les cendres de ses parents dans l'endroit où ils vécurent leur lune de miel. Quand Fiona, la barmaid qui lui a raconté la légende de la sorcière habitant la suite nuptiale, disparaît, Ohm se retrouve à enquêter sur une absence que tout le monde autour de lui a déjà acceptée.

La réponse qu'il trouve commence dans l'architecture. McCarthy construit l'hôtel, et plus précisément la suite nuptiale, comme un lieu dont la géographie encode les thèmes avant même qu'un personnage y entre. La suite est d'abord évoquée, puis aperçue, puis enfin habitée, selon une progression qui emprunte délibérément à la logique du jeu vidéo : chaque objet a une fonction, chaque pièce une règle, chaque recoin une information qui attend d'être découverte.

C'est le principe de travail de Colm Hogan, directeur de la photographie dont la contribution à Hokum est aussi déterminante que celle du réalisateur. Hogan travaille l'obscurité comme une matière en soi, avec ses densités, ses textures, ses degrés de pénétrabilité. On voit assez pour comprendre l'espace, pas assez pour en être certain. Cette zone intermédiaire entre la vision et l'aveuglement est l'endroit exact où l'imagination du spectateur prend le relais et commence à peupler les zones d'ombre de ce que sa propre peur y projette.

La séquence du monte-plats est la pièce maîtresse de ce dispositif, et mérite d'être regardée comme telle. Lorsque Scott introduit la tête dans l'ouverture et regarde vers le bas, le cadre est encore dans son format habituel (le 16:9 standard). Puis lorsqu'il se glisse entièrement à l'intérieur, les bords de l'image se dissolvent dans l'ombre, et le cadre visible se comprime progressivement vers le 4:3. À ce moment précis, la conception sonore s'ouvre sur un souffle vaste qui envahit l'espace acoustique comme si les murs s'étaient soudainement dissous. L'infime et l'immense coexistent dans le même instant : le corps dans un tube, le son d'un espace sans limites. Dans ce souffle, des sanglots étouffés et des gémissements graves sont mêlés si bas dans le mixage qu'on n'est jamais tout à fait sûr de les avoir entendus. Puis la cloche coupe la phrase sonore comme un point final inattendu, rapatrie le spectateur dans le présent et dans son corps, après l'avoir laissé dériver dans la peur diffuse.

Ohm (Adam Scott) est arrogant, alcoolique, mesquin avec ceux qui l'entourent - il brûle littéralement le conseil d'un admirateur qui lui demande comment devenir écrivain, dans un geste de cruauté si petit qu'il en est ridicule de supériorité. Scott ne cherche pas à racheter ce personnage ni à le rendre supportable par des signaux de sympathie glissés en contrebande. Il habite l'impopularité pour maintenir ouvert, bien plus longtemps que dans un film d'horreur conventionnel, la question de savoir si ce personnage mérite d'être sauvé.

Quant à la légende de la sorcière, elle est une alternative épistémologique au monde rationnel des hommes qui n'enquêtent pas, qui acceptent les disparitions, qui préfèrent la commodité du silence à l'inconfort de la vérité. Les légendes irlandaises ont traversé les générations non pas parce qu'elles étaient agréables à entendre mais parce qu'elles nommaient quelque chose que le langage ordinaire ne pouvait pas nommer. Le titre (hokum, terme anglais pour désigner le truqué, le faux, le boniment de foire) est une provocation retournée contre celui qui l'emploie : ce film dit que ce qu'on appelle folklore, est précisément ce qui dit vrai quand tout le reste ment.

Le dernier acte cède à une tentation que McCarthy n'avait pas eue dans ses deux films précédents : expliquer. Des couches de backstory s'accumulent, des scènes de dénouement s'ajoutent, et la tension que le film avait si méticuleusement construite se relâche sous le poids de sa propre résolution. Ce n'est pas un défaut mineur. Mais il est suffisamment localisé, suffisamment tardif, pour ne pas défaire ce que les deux premiers actes avaient accompli.
Seaboy444fuck
Seaboy444fuck

6 abonnés 71 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 juin 2026
Hokum est un moment que j’ai apprécié devant ce film réalisé par Damian McCarthy. Un film lent, énigmatique et porté par une ambiance pesante, où l’on suit Adam Scott dans les ténèbres, si je puis dire. L’œuvre prend son temps pour installer son mystère et immerger le spectateur dans un univers aussi intrigant qu’inquiétant
Alasky

463 abonnés 4 690 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 juin 2026
J'ai aimé l'atmosphère de ce film d'épouvante à l'ancienne, avec quelques jump scare bien placés, une mise en scène efficace et de bons décors. L'histoire est sans queue ni tête comme souvent, très brouillon sur la fin, mais on se laisse porter par une ambiance oppressante et on suit les protagonistes sans s'ennuyer.
Justine Critique
Justine Critique

3 abonnés 71 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 juin 2026
Un film habilement construit porté par une atmosphère oppressante et mystérieuse qui entremêle folklore irlandais, panne d'inspiration d'un écrivain et d’autres éléments réalistes. Le récit joue constamment avec les frontières entre réalité, perception et légendes maintenant une tension efficace tout au long du film.
Bien que le film semble vouloir s’élever vers une dimension plus intellectuelle avec une attention particulière aux détails , le scénario manque d’audace et de véritables surprises pour marquer durablement les esprits.
Hokum demeure néanmoins une agréable surprise dans un genre qui peine parfois à se renouveler. Sans révolutionner ses codes, il propose une expérience immersive et globalement réussie.
oskad
oskad

9 abonnés 163 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 juin 2026
Hokum, sorti sur les écrans en 2026, est un long-métrage qui laissait présager un bon moment de cinéma mais qui s'avère finalement être une déception, me laissant un sentiment d'ennui assez persistant. Pour être tout à fait honnête, je n'ai pas vraiment aimé personnellement cette proposition, principalement parce que le film n'apporte absolument rien de nouveau au genre qu'il investit. On ressent une impression de déjà-vu assez pesante dès la première demi-heure, le scénario se contentant de recycler des mécaniques narratives usées et des rebondissements prévisibles sans jamais chercher à s'en détacher. Tout est très linéaire, et le manque de surprise fait que l'intrigue s'étire en longueur, provoquant des baisses de rythme évidentes au milieu du récit où l'on décroche facilement. Pourtant, pour rester modéré, tout n'est pas à jeter dans cette production qui bénéficie d'aspects techniques plutôt soignés. La réalisation reste propre et correcte, avec une photographie honorable qui parvient à poser une ambiance visuelle intéressante dans certaines scènes clés. Le casting fait également de son mieux pour donner un peu de consistance à des personnages malheureusement trop stéréotypés, et certaines séquences isolées fonctionnent assez bien sur le plan de la tension immédiate. Malheureusement, ces quelques qualités de forme ne suffisent pas à masquer la pauvreté du fond et le manque flagrant d'ambition artistique globale. À force de jouer la carte de la sécurité et d'aligner sagement les clichés, le film perd toute identité et devient une œuvre impersonnelle que l'on suit d'un œil distrait sans jamais vibrer. Les dialogues manquent de punch et la conclusion, très convenue, enfonce le clou d'un récit qui manque cruellement de souffle et de créativité. En résumé, c'est un divertissement très moyen et un peu ennuyeux qui plaira peut-être aux spectateurs les moins exigeants à la recherche d'un programme de fond, mais qui laissera sur leur faim les amateurs de récits originaux et percutants. Une expérience dispensable qui s'oublie malheureusement très vite après le visionnage.
Aspro
Aspro

20 abonnés 415 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 juin 2026
C'est le genre de film qui se prend terriblement au sérieux mais qui n'a pas les épaules pour ses ambitions. On te vend ça comme un thriller psychologique sombre et mystique, mais la vérité, c'est qu'on s'ennuie ferme. Le rythme est d'une lenteur pachydermique. Le réalisateur confond "installer une ambiance" et "ne rien faire se passer", ce qui rend le visionnage super laborieux.

Le gros point noir, c'est le personnage principal. On est censé le suivre dans sa descente aux enfers, mais le mec est tellement arrogant et antipathique qu'on s'en fout royalement de ce qui peut lui arriver. Le casting fait ce qu'il peut, mais ça manque cruellement de charisme et de relief pour accrocher.

Et alors, le côté fantastique/paranormal... c'est le pompon. C'est censé foutre les jetons ou créer un malaise, mais les apparitions et les délires de sorcellerie tombent complètement à plat. Ça frôle le ridicule par moments, à tel point que ça te sort direct du film au lieu de t'immerger dedans. Si on n'est pas un mordu absolu de ce genre de délire ésotérique, on reste sur le pas de la porte à regarder sa montre.

Bref, c'est très classique, hyper prévisible dans ses ficelles, et ça manque cruellement de punch. Ça se regarde d'un oeil distrait si on n'a vraiment rien d'autre à faire, mais ça ne laissera clairement pas un grand souvenir dans l'histoire du cinéma. Un coup d'épée dans l'eau.

Voilà, c'est rangé dans la boîte aux navets !
Archix
Archix

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 juin 2026
L'ambiance est bonne, c’est bien foutu, on rentre dedans, j’ai franchement bien aimé. L'histoire étant pour ma part prenante.
C’est efficace et ça change un peu, niveau horreur. J’ai bien aimé les acteurs également. À regarder pour tous amateurs d'horreur et d'étrange, et pas que.
mowguinho
mowguinho

10 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 juin 2026
Je souligne tout d’abord le jeu d’acteur de tous les personnages, ils sont accrochant et avec un caractère bien à. eux. Malgré cela je suis quand même déçus du synopsis et de la façon dont se déroule le film.
John
John

3 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 9 juin 2026
Bon film, bien écrit, bien réalisé, oppressant, surprenant parfois, presque un très bon film, il manque juste un peu d'audace pour avoir un 4/5.

Ca reste trop convenu au final, dommage on était pas loin de quelque chose de grand.

Next time
Romain Paradis
Romain Paradis

5 abonnés 33 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 8 juin 2026
On ne souligne jamais assez l'influence de la manière dont on nous a vendu un film sur notre propre perception de celui-ci. En l'ocurrence j'avais écouté l'avis de la team Réalisé sans trucage (qui m'avait déjà survendu le prétentieux et moyenasse Bring her back l'an dernier), qui promettait "un roller coaster de 45 minutes en milieu de film avec des scènes ultra flippantes à base de TV et ascenseur".

Force est de constater qu'après une excellente introduction, où l'on peut admirer une magnifique photographie, des décors somptueux, un cadre angoissant bien instauré, ces 45 minutes s'avèrent un gigangesque ventre mou où rien n'a de sens (3 lignes narratives qui se juxtaposent sans aucune cohérence entre des démons intérieurs, un crime absurde, une menace fantastique bien trop invisible par rapport au temps passé à la teaser, dans des lieux soudain inexplicablement vides), où les règles deviennent tellement floues qu'on s'en désinteresse totalement (l'éternel cliché du rêve ou réalité ?), où chaque effet est désamorcé avant son climax faisant disparaître toute once de peur, alors même que l'on investit pourtant l'oeil du cyclône à savoir la fameuse chambre hantée, finalement bien inoffensive.

Reste une fin où le fantastique fait enfin surface pour une mini scène d'épouvante en sous sol qui relèvera légèrement notre intérêt, mais trop peu trop tard.
Legid
Legid

45 abonnés 772 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 24 juin 2026
Sortie d’un peu de nulle part, « Hokum » est une des belles surprises d’épouvante de cette année 2026.
2025 a été marqué par « Weapons ». Il se peut que 2026 le soit par « Hokum ».
Basé sur un synopsis assez classique, le film s’avère très efficace.
Le film prend place d’un hôtel du fond de l’Irlande et raconte l’histoire d’un écrivain dépressif confronté à des évènements mystérieux en lien avec une chambre de l’hôtel interdite d’accès.
L’ambiance est particulièrement réussie, très oppressante et y est pour beaucoup dans la réussite du film. L’intensité du film monte progressivement en puissance jusqu’à la meilleure scène du film spoiler: dans la fameuse suite nuptiale avec l’arrivée de la sorcière.

Dommage cependant que la fin redescende un peu avec une sur-explication finale amenuisant l’impact des événements. La résolution finale spoiler: dévoile une ambiguïté sur la véracité des événements vécus par Adam Scott : s’agit-il vraiment d’événements surnaturels ou de simples hallucinations suite à la consommation d’une boisson droguée ?

Adam Scott, révélé au grand public par la série « Séverance » est excellent dans son rôle et porte une immense partie film.
« Hokum » est une nouvelle réussite du cinéma d’épouvante à budget modeste et comptera certainement dans les meilleurs de l’année.
Note : 16/20
Guillaume N.
Guillaume N.

51 abonnés 292 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 8 juin 2026
Bien réalisé, bien interprété et une ambiance délicieusement glauque. Les décors réussis nous permettent de rester dans cette ambiance jusqu'à la fin. Le scénario à tiroirs est assez captivant pour éviter l'ennui et les jump scares sont nombreux et diablement flippants ! Un très bonne surprise.
Inglorious_Ben
Inglorious_Ben

93 abonnés 1 743 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 7 juin 2026
Un écrivain condescendant en mal d'inspiration se retrouve dans un hôtel soit disant hanté au coeur de l'Irlande rurale. Voici le pitch de départ de Hokum. Et malheureusement ça ne va pas beaucoup plus loin... Quelques jump scares efficaces, Adam Scott plutôt bon en écrivain taciturne qui change un peu son fusil d'épaule. Ce huis clos n'est pas aussi bon qu'il pourrait l'être.
Vinz1
Vinz1

277 abonnés 2 857 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 5 juin 2026
Avec "Hokum", Damian McCarthy (à qui l'on doit l'étonnant "Oddity" et le limité "Caveat") mêle habilement folk horror et thriller psychologique dans un récit mystérieux porté par Ohm Bauman, un héros hanté par son passé (ici un écrivain en manque d'inspiration pour la conclusion de sa trilogie et un peu condescendant envers les gens qu'il juge moins intelligents que lui, brillamment incarné par Adam Scott, vu notamment dans la série "Severance"). Si l'intrigue souffre parfois d'un excès d'ambition et de quelques effets de peur convenus, elle conserve une vraie capacité à surprendre. L'atmosphère imprégnée de folklore irlandais et le suspense bien entretenu compensent ses maladresses. Un film d'horreur plus sage qu'attendu, mais un thriller captivant et efficace jusqu'à son dénouement qui réhausse un peu l'ensemble. Notons également la présence au casting de Austin Amelio (Dwight dans la série "The walking dead") qui apparaît dans de courtes scénettes bienvenues mettant en images les écrits de Bauman luttant pour conclure.
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