Hokum
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Soeur Marie Cruchotte

407 abonnés 3 665 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 9 juillet 2026
Entre légende mystique et disparition inquiétante, l'enchaînement de cette histoire au sein d'un hôtel isolé est pour le moins abracadabrante. Mettre au cœur de l'intrigue un écrivain de roman noir ajoute une part étrange entre réalité et imagination de l'auteur. Un thriller horrifique à l'ambiance étudiée et aux effets savamment distillés.
pfloyd1
pfloyd1

180 abonnés 2 335 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 29 juin 2026
Un écrivain blasé et prétentieux loue une chambre dans un hôtel typique de l'Irlande. Superbement boisé et authentique, l'établissement sombre possède une atmosphère mistique incroyable. Des les premiers instants, on pourrait croire qu'il s'agit d'un remake de la "chambre 1408" de Stephen King car le déroulement du séjour, des rencontres a de grandes similitudes. Les personnages sont convaincants, effrayants pour certains et les effets spéciaux à la hauteur sans être particulièrement dans le gore. Mais l'histoire reste entachée de quelques facilités scénaristiques et de lenteurs qui cassent la dynamique. Dommage.
Frédéric M.
Frédéric M.

253 abonnés 2 227 critiques Suivre son activité

4,0
Publiée le 27 juin 2026
Film d'horreur efficase. Pas hyper original sur l'intrigue, mais l'atmosphere est bien rendu, et surprend à plusieurs moments dans ses moments de flip. On pense à Chambre 1408, Shining, donc que des pointures !
Arthurvr Noel
Arthurvr Noel

2 abonnés 13 critiques Suivre son activité

2,5
Publiée le 23 juin 2026
Enchaînant les jumpscares et les effets sonores stridents, Hokum dilapide une partie de son potentiel dans une mécanique de tension assez répétitive. Adam Scott ne convainc pas dans son rôle, avec une interprétation qui manque de relief et peine à installer une vraie densité autour de son personnage. Sur 1h50, Damian McCarthy privilégie une mise en scène de la peur basée sur la surenchère d’apparitions soudaines, au détriment d’une atmosphère plus diffuse et durable. Reste une idée de fond intéressante, soutenue par des paysages écossais assez marquants, mais malheureusement sous-exploités dans la construction du film.
Julien Delrieu
Julien Delrieu

8 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 22 juin 2026
Je dirai : décevant.
Je ne reviendrai pas sur l'histoire de ce film puisque d'autres l'ont déjà fait auparavant.
Je ne m'attendais à rien de particulier concernant ce film. Etant inondé de publicité, de bandes annonce, d'affiches, commentaires et autres, je m'y suis intéressé. Puis un écrivain en retraite afin de terminer son roman m'a énormément fait penser au jeu Alan Wake (que j'ai adoré).
Mais ne m'a impressionné ni surpris. Ce film reste malheuresement très classique dans sa forme et son fond.
Certains des personnages auraient mérité d'être travaillé plus en profondeur (Cob, Fiona, Mal, Jerry).
Un hôtel qui ferme ses portes pour la fin de saison est censé couper l'électricité alors pourquoi dans la fameuse chambre, les lampes s'allument? Pour certains personnages ( spoiler: Aby et notre personnage principal
) ont des réactions d'adultes irresponsables pouvant leur couter la vie? Pourquoi ce personnage de clown lapin bizarre n'apparait qu'à deux moment alors qu'il aurait pu être UN antagoniste primordial (à la vue de son design / spoiler: design rappelant le costume de Fiona à Halloween
). C'est dommage.
Tout est trop lissé dans ce film, que ce soit le décor (l'hôtel), la mise en scène (champ-contrechamp basiques), la lumière (omniprésente même la nuit, on y voit comme en plein jour), le jeu des acteurs ("tu lis ton texte point", pas de fulgurance), les apparitions / jump scare (beaucoup trop prévisibles et déjà vu).
En soit, ce n'est pas un mauvais film mais plutôt un film totalement oubliable. Pourquoi, après un Oddity excellent et innovant, le réalisateur nous donne ça? Je pense que la production y est pour quelque chose. On passe de la créativité à la médiocrité.
A voir et à oublier.
Johan
Johan

1 abonné 29 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 20 juin 2026
Hokum est un film plutôt agréable, à condition de ne pas y aller en s'attendant à un véritable film d'horreur. Malgré son marketing et son esthétique, j'y ai surtout vu une enquête criminelle teintée de fantastique, davantage qu'un récit réellement horrifique.
L'histoire nous emmène dans une région isolée d'Irlande où une disparition inquiétante vient se mêler à des légendes locales et à l'histoire trouble d'un hôtel réputé hanté. L'ambiance est réussie : les paysages, le folklore et le cadre donnent suffisamment de personnalité au film, et l'intrigue se suit avec intérêt. Le mystère est suffisamment bien construit pour maintenir l'attention.
En revanche, les amateurs d'horreur risquent d'être un peu déçus. Les éléments surnaturels restent relativement sages et servent davantage de toile de fond à l'enquête qu'à créer une véritable peur. Il y a bien quelques passages plus inquiétants, mais l'ensemble reste très accessible et ne cherche jamais vraiment à pousser le spectateur dans ses retranchements.
J'ai également trouvé que certains aspects du personnage principal manquaient un peu d'originalité. La figure de l'écrivain désabusé, solitaire, traumatisé par son passé et embarqué malgré lui dans une enquête qui lui permettra également d'affronter ses propres démons est efficace, mais elle reste trop familière. Le film repose en partie sur cette construction psychologique, et lorsqu'on est habitué au genre, certaines révélations ou certains ressorts narratifs se devinent assez tôt.
Cela dit, l'acteur principal livre une prestation solide et parvient à rendre le personnage attachant malgré ses défauts.
Autre point qui m'a un peu surpris : la figure surnaturelle centrale, pourtant présentée comme un élément important de la mythologie du film, finit par occuper une place relativement secondaire.
Le film souffre aussi de quelques petites incohérences et facilités scénaristiques, mais rien qui nuise réellement au plaisir de visionnage. L'ensemble reste bien rythmé et suffisamment intrigant pour donner envie d'aller au bout.
Au final, Hokum est un mélange sympathique entre polar, folklore irlandais et fantastique léger. Ce n'est ni un film particulièrement effrayant ni une révolution du genre, mais c'est une proposition honnête, portée par une ambiance réussie et un mystère qui fonctionne plutôt bien.
Zoumir
Zoumir

82 abonnés 1 067 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 16 juin 2026
Après Oddity, difficile pour moi de ne pas attendre Damian McCarthy au tournant.
Et bonne nouvelle : Hokum confirme. Le réalisateur a un vrai truc, une manière bien à lui d’installer le malaise, de faire monter la tension, tout en la saupoudrant de jumpscares. Mais pas n’importe lesquels : le jumpscare dérangeant. Il y a le jumpscare classique, celui qui te fait sursauter et presque rire dans la foulée parce que il faut bien l'avouer, tu t'es fait avoir, confortablement installé dans ton canapé. Mais le jumpscare dérangeant, c’est autre chose, quelque chose que j'associe souvent aux apparitions d'un de mes films d'horreur préféré : It follows. Celui-là ne se contente pas de te faire bondir, il t’arrache un son, une onomatopée un peu honteuse, et profite de ta bouche ouverte pour permettre à l'inconfort de s'insinuer un peu plus en toi. C'est la surprise qui fusionne avec le malaise et McCarthy est très fort à ce jeu là.
Ici, encore plus que dans Oddity, il joue sur des apparitions à la limite du visible, suffisamment floues pour laisser travailler ton cerveau, suffisamment présentes pour s’imprimer immédiatement. Une silhouette, un visage, un truc qui n’a rien à faire là mais que tu n'avais pas vu toi non plus avant qu'il se mette en mouvement pour disparaître du champ et laisser ton imagination faire le reste.

Au niveau de l'histoire, sur le papier, Hokum se présente de manière assez classique : un écrivain à succès se retire dans un hôtel isolé pour des raisons floues - personnelles - qui vont bien au-delà de la simple recherche d’inspiration. Et là encore, McCarthy refait ce qu'il avait réussi avec Oddity : il détourne l’attente. Très vite, on comprend que le film ne se limite pas à un simple huis clos hanté. Il entrelace le rationnel et le surnaturel au service d'une noirceur humaine refoulée et propose un récit qui, dans un si petit espace, reste assez ouvert en terme de déroulement. Sorcellerie, folklore, logique… tout se croise sans jamais tuer le mystère ni baliser le chemin. Et c’est précisément ce flou qui rend le film aussi efficace.

S’il fallait pointer une faiblesse, elle se situerait du côté du personnage principal. Aussi impeccable que soit Adam Scott, j’ai été un peu surpris par son calme. Dans une situation pareille, face à ce qui lui arrive, on pourrait s’attendre à plus de panique, plus de craquements, plus de pertes de sang-froid. Certes, l'homme a un passif qui pourrait expliquer son flegme mais il ne semble jamais perdre complètement le contrô malgré cette retenue, on reste enfermé avec lui dans cette endroit, dans cette situation.

Visuellement et narrativement, Hokum est donc une belle réussite. Un film sans temps mort, bien écrit, qui distille ses réponses lentement, en s’appuyant sur le folklore irlandais sans en révéler toute la légende, à l'image de ces histoires qu'on raconte pour faire peur aux enfants.
De la scène d’introduction - ce cercle étrange dans le désert - jusqu’à une conclusion parfaitement maîtrisée, le film nous embarque dans le parcours éprouvant et rédempteur de cet écrivain sans jamais complètement relâcher la pression. Ce n’est pas le film le plus terrifiant que j'ai vu mais il installe un inconfort durable en réussissant à nous garder légèrement sur le fil. Un film qui m'a laissé un peu tendu, un peu alerte à l'heure de traverser ma maison dans le noir, silencieuse, pour aller me coucher.
RedArrow

1 904 abonnés 1 707 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 juin 2026
Parti pour répandre les cendres de ses parents non loin d'un hôtel en Irlande dans lequel ils avaient adoré séjourner, Ohm Bauman, un écrivain à succès misanthrope, est sur le point d'achever son dernier roman. Mais ses propres démons le conduisent à découvrir la suite nuptiale des lieux, condamnée par le propriétaire car une sorcière en serait prisonnière...

Un conquistador et un enfant lancés dans une quête en plein désert avec l'aide d'une mystérieuse carte, un verre de whisky soulevé pour rejoindre les lèvres d'un homme en train de pianoter sur son clavier d'ordinateur, un symbole circulaire sur le sable qui attire le regard du conquistador, la marque du verre laissée sur la table par un romancier en train de chercher à mettre un point final à l'oeuvre de sa vie... Un remarquable prologue en trompe-l'œil où, en quelques plans, toute la flamme d'un esprit en ébullition, happé par son art de l'écriture, laisse les projections de son imagination se répercuter en nouveaux mots incessants sur un écran. Soudain, le retour à la réalité, où quelque chose vient dans la pénombre perturber cette transe artistique... et nous rappeler que les remarquables capacités de conteur de Damian McCarthy, auteur de "Caveat" et du très bon "Oddity", sont là elles aussi pour nous tourmenter par l'intermédiaire d'une mise en scène impressionnante de maîtrise.

"Hokum" ne fait d'ailleurs que le confirmer en permanence: la légende de la sorcière, les têtes bizarres qui constituent le microcosme de l'hôtel, le rapport qu'entretenait Ohm avec ses parents via sa simple manière de disperser les cendres de chacun d'eux ou encore les failles intimes qu'il dissimule derrière son attitude odieuse, McCarthy entrelace tous ces points dans une mosaïque de rapides saynètes "anodines" parfaitement élaborées sur la forme pour esquisser la profondeur ou l'importance qu'elles peuvent dissimuler.

Nous emportant aisément dans une ambiance qui, en plus de se parer de quelques notes réjouissantes d'humour noir, fait très vite ricocher les ténèbres de son écrivain à ceux qui se sont enracinés dans cet hôtel, "Hokum" construit son récit à travers trois cheminements amenés, eux aussi, à ne plus en faire qu'un: le parcours intime de Ohm vers la catharsis de ses traumatismes passés, des péchés bien humains tus à l'intérieur de l'hôtel et le mode opératoire idoine de la sorcière pour parvenir à tout cela.
Certes, si l'on prenait chacun de ces fils conducteurs séparément, il est fort probable qu'aucun d'eux ne parviendrait à nous terrasser par leur originalité ou leurs tenants et aboutissants finalement assez prévisibles (on relèvera aussi quelques facilités en vue d'enfermer Ohm, seul, dans la fameuse suite nuptiale) mais, une fois entremêlés, le talent de Damian McCarthy parvient à lui seul à en faire un canevas toujours captivant, capable de nous offrir des montées en tension irrespirables (grâce, notamment, à un héros débrouillard et au traitement bien plus intelligent que la norme, dans lequel Adam Scott se glisse avec brio) et de nous laisser à terre quand vient le temps de la réelle épilogue de la destinée de Ohm (la destination avait beau être connue d'avance, McCarthy le fait totalement oublier en magnifiant son amplitude émotionnelle durant ses toutes dernières minutes).

Il manque peut-être encore un palier plus marquant à passer pour que "Hokum" installe définitivement Damian McCarthy comme un réalisateur incontournable du genre (on lui préfèrera "Oddity" d'une courte tête) mais, au vu de l'énorme potentiel de conteur hors pair qu'il ne cesse de laisser entrevoir, on est quasiment sûr qu'il sera amené à signer quelque chose d'encore bien plus grand ès bientôt.
Cadreum
Cadreum

90 abonnés 852 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 15 juin 2026
Il y a dans le cinéma d'horreur une tentation permanente de greffer sur la peur une signification assez respectable pour mériter l'attention des gens sérieux. Cette tentation a produit, au cours de la dernière décennie, toute une école de films qui s'appellent "elevated horror". Hokum de Damian McCarthy n'a pas cette honte. C'est un film qui croit au genre qu'il pratique, qui lui fait confiance, et qui trouve dans cette confiance une liberté que beaucoup de ses contemporains plus ambitieux n'ont jamais atteinte.

McCarthy en est à son troisième long métrage : Caveat d'abord (un film de chambre claustrophobe, tourné avec des moyens dérisoires et une inventivité formelle qui avait tout d'une déclaration d'intention) puis Oddity en 2024, film de la maturité naissante, dont une séquence (une lampe torche, une tente, un coup frappé à la porte d'une ferme dans la nuit) a traversé les cerveaux de ceux qui l'ont vue. Hokum amplifie cette signature dans un cadre plus grand (premier acteur hollywoodien, premier budget conséquent) et la question qui se pose naturellement est celle que l'échelle pose toujours aux auteurs de genre : est-ce que grandir oblige à se trahir ?

Nous sommes à Halloween, dans un hôtel isolé de la campagne irlandaise, cerné de brume et d'une atmosphère gothique. Ohm Bauman (romancier célèbre, alcoolique, désagréable avec constance) y arrive pour deux raisons que McCarthy pose côte à côte : procrastiner sur la fin d'une livre qu'il ne parvient pas à conclure, et disperser les cendres de ses parents dans l'endroit où ils vécurent leur lune de miel. Quand Fiona, la barmaid qui lui a raconté la légende de la sorcière habitant la suite nuptiale, disparaît, Ohm se retrouve à enquêter sur une absence que tout le monde autour de lui a déjà acceptée.

La réponse qu'il trouve commence dans l'architecture. McCarthy construit l'hôtel, et plus précisément la suite nuptiale, comme un lieu dont la géographie encode les thèmes avant même qu'un personnage y entre. La suite est d'abord évoquée, puis aperçue, puis enfin habitée, selon une progression qui emprunte délibérément à la logique du jeu vidéo : chaque objet a une fonction, chaque pièce une règle, chaque recoin une information qui attend d'être découverte.

C'est le principe de travail de Colm Hogan, directeur de la photographie dont la contribution à Hokum est aussi déterminante que celle du réalisateur. Hogan travaille l'obscurité comme une matière en soi, avec ses densités, ses textures, ses degrés de pénétrabilité. On voit assez pour comprendre l'espace, pas assez pour en être certain. Cette zone intermédiaire entre la vision et l'aveuglement est l'endroit exact où l'imagination du spectateur prend le relais et commence à peupler les zones d'ombre de ce que sa propre peur y projette.

La séquence du monte-plats est la pièce maîtresse de ce dispositif, et mérite d'être regardée comme telle. Lorsque Scott introduit la tête dans l'ouverture et regarde vers le bas, le cadre est encore dans son format habituel (le 16:9 standard). Puis lorsqu'il se glisse entièrement à l'intérieur, les bords de l'image se dissolvent dans l'ombre, et le cadre visible se comprime progressivement vers le 4:3. À ce moment précis, la conception sonore s'ouvre sur un souffle vaste qui envahit l'espace acoustique comme si les murs s'étaient soudainement dissous. L'infime et l'immense coexistent dans le même instant : le corps dans un tube, le son d'un espace sans limites. Dans ce souffle, des sanglots étouffés et des gémissements graves sont mêlés si bas dans le mixage qu'on n'est jamais tout à fait sûr de les avoir entendus. Puis la cloche coupe la phrase sonore comme un point final inattendu, rapatrie le spectateur dans le présent et dans son corps, après l'avoir laissé dériver dans la peur diffuse.

Ohm (Adam Scott) est arrogant, alcoolique, mesquin avec ceux qui l'entourent - il brûle littéralement le conseil d'un admirateur qui lui demande comment devenir écrivain, dans un geste de cruauté si petit qu'il en est ridicule de supériorité. Scott ne cherche pas à racheter ce personnage ni à le rendre supportable par des signaux de sympathie glissés en contrebande. Il habite l'impopularité pour maintenir ouvert, bien plus longtemps que dans un film d'horreur conventionnel, la question de savoir si ce personnage mérite d'être sauvé.

Quant à la légende de la sorcière, elle est une alternative épistémologique au monde rationnel des hommes qui n'enquêtent pas, qui acceptent les disparitions, qui préfèrent la commodité du silence à l'inconfort de la vérité. Les légendes irlandaises ont traversé les générations non pas parce qu'elles étaient agréables à entendre mais parce qu'elles nommaient quelque chose que le langage ordinaire ne pouvait pas nommer. Le titre (hokum, terme anglais pour désigner le truqué, le faux, le boniment de foire) est une provocation retournée contre celui qui l'emploie : ce film dit que ce qu'on appelle folklore, est précisément ce qui dit vrai quand tout le reste ment.

Le dernier acte cède à une tentation que McCarthy n'avait pas eue dans ses deux films précédents : expliquer. Des couches de backstory s'accumulent, des scènes de dénouement s'ajoutent, et la tension que le film avait si méticuleusement construite se relâche sous le poids de sa propre résolution. Ce n'est pas un défaut mineur. Mais il est suffisamment localisé, suffisamment tardif, pour ne pas défaire ce que les deux premiers actes avaient accompli.
Seaboy444fuck
Seaboy444fuck

7 abonnés 75 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 13 juin 2026
Hokum est un moment que j’ai apprécié devant ce film réalisé par Damian McCarthy. Un film lent, énigmatique et porté par une ambiance pesante, où l’on suit Adam Scott dans les ténèbres, si je puis dire. L’œuvre prend son temps pour installer son mystère et immerger le spectateur dans un univers aussi intrigant qu’inquiétant
Alasky

471 abonnés 4 847 critiques Suivre son activité

3,0
Publiée le 12 juin 2026
J'ai aimé l'atmosphère de ce film d'épouvante à l'ancienne, avec quelques jump scare bien placés, une mise en scène efficace et de bons décors. L'histoire est sans queue ni tête comme souvent, très brouillon sur la fin, mais on se laisse porter par une ambiance oppressante et on suit les protagonistes sans s'ennuyer.
Justine Critique
Justine Critique

6 abonnés 86 critiques Suivre son activité

3,5
Publiée le 10 juin 2026
Un film habilement construit porté par une atmosphère oppressante et mystérieuse qui entremêle folklore irlandais, panne d'inspiration d'un écrivain et d’autres éléments réalistes. Le récit joue constamment avec les frontières entre réalité, perception et légendes maintenant une tension efficace tout au long du film.
Bien que le film semble vouloir s’élever vers une dimension plus intellectuelle avec une attention particulière aux détails , le scénario manque d’audace et de véritables surprises pour marquer durablement les esprits.
Hokum demeure néanmoins une agréable surprise dans un genre qui peine parfois à se renouveler. Sans révolutionner ses codes, il propose une expérience immersive et globalement réussie.
oskad
oskad

11 abonnés 174 critiques Suivre son activité

2,0
Publiée le 10 juin 2026
Hokum, sorti sur les écrans en 2026, est un long-métrage qui laissait présager un bon moment de cinéma mais qui s'avère finalement être une déception, me laissant un sentiment d'ennui assez persistant. Pour être tout à fait honnête, je n'ai pas vraiment aimé personnellement cette proposition, principalement parce que le film n'apporte absolument rien de nouveau au genre qu'il investit. On ressent une impression de déjà-vu assez pesante dès la première demi-heure, le scénario se contentant de recycler des mécaniques narratives usées et des rebondissements prévisibles sans jamais chercher à s'en détacher. Tout est très linéaire, et le manque de surprise fait que l'intrigue s'étire en longueur, provoquant des baisses de rythme évidentes au milieu du récit où l'on décroche facilement. Pourtant, pour rester modéré, tout n'est pas à jeter dans cette production qui bénéficie d'aspects techniques plutôt soignés. La réalisation reste propre et correcte, avec une photographie honorable qui parvient à poser une ambiance visuelle intéressante dans certaines scènes clés. Le casting fait également de son mieux pour donner un peu de consistance à des personnages malheureusement trop stéréotypés, et certaines séquences isolées fonctionnent assez bien sur le plan de la tension immédiate. Malheureusement, ces quelques qualités de forme ne suffisent pas à masquer la pauvreté du fond et le manque flagrant d'ambition artistique globale. À force de jouer la carte de la sécurité et d'aligner sagement les clichés, le film perd toute identité et devient une œuvre impersonnelle que l'on suit d'un œil distrait sans jamais vibrer. Les dialogues manquent de punch et la conclusion, très convenue, enfonce le clou d'un récit qui manque cruellement de souffle et de créativité. En résumé, c'est un divertissement très moyen et un peu ennuyeux qui plaira peut-être aux spectateurs les moins exigeants à la recherche d'un programme de fond, mais qui laissera sur leur faim les amateurs de récits originaux et percutants. Une expérience dispensable qui s'oublie malheureusement très vite après le visionnage.
Aspro
Aspro

21 abonnés 429 critiques Suivre son activité

1,5
Publiée le 10 juin 2026
C'est le genre de film qui se prend terriblement au sérieux mais qui n'a pas les épaules pour ses ambitions. On te vend ça comme un thriller psychologique sombre et mystique, mais la vérité, c'est qu'on s'ennuie ferme. Le rythme est d'une lenteur pachydermique. Le réalisateur confond "installer une ambiance" et "ne rien faire se passer", ce qui rend le visionnage super laborieux.

Le gros point noir, c'est le personnage principal. On est censé le suivre dans sa descente aux enfers, mais le mec est tellement arrogant et antipathique qu'on s'en fout royalement de ce qui peut lui arriver. Le casting fait ce qu'il peut, mais ça manque cruellement de charisme et de relief pour accrocher.

Et alors, le côté fantastique/paranormal... c'est le pompon. C'est censé foutre les jetons ou créer un malaise, mais les apparitions et les délires de sorcellerie tombent complètement à plat. Ça frôle le ridicule par moments, à tel point que ça te sort direct du film au lieu de t'immerger dedans. Si on n'est pas un mordu absolu de ce genre de délire ésotérique, on reste sur le pas de la porte à regarder sa montre.

Bref, c'est très classique, hyper prévisible dans ses ficelles, et ça manque cruellement de punch. Ça se regarde d'un oeil distrait si on n'a vraiment rien d'autre à faire, mais ça ne laissera clairement pas un grand souvenir dans l'histoire du cinéma. Un coup d'épée dans l'eau.

Voilà, c'est rangé dans la boîte aux navets !
Archix
Archix

1 critique Suivre son activité

4,0
Publiée le 9 juin 2026
L'ambiance est bonne, c’est bien foutu, on rentre dedans, j’ai franchement bien aimé. L'histoire étant pour ma part prenante.
C’est efficace et ça change un peu, niveau horreur. J’ai bien aimé les acteurs également. À regarder pour tous amateurs d'horreur et d'étrange, et pas que.
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