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Eric Michel62
4 abonnés
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4,5
Publiée le 28 avril 2026
Vu en avant-première au Grand Action, Mi Amor est un objet cinématographique hors normes, écrit avec une précision chirurgicale et une ambition formelle déconcertante.
Dès les premières secondes, la basse pulse. La musique techno — omniprésente, organique — n’est pas une simple bande-son : elle est le système nerveux du film, le battement de cœur d’une héroïne qui danse au bord du gouffre. On entre dans Mi Amor comme on entre en transe, et le film, hypnotique, ne vous lâche plus.
Pom Klementieff porte ce film sur ses épaules avec puissance. Son personnage, celui d’une DJ en perdition, se jette littéralement dans le vide pour atteindre une vérité que les autres refusent de voir. C’est un rôle extraordinaire, taillé pour une actrice capable de tout. Elle y est à la fois solaire et abîmée, magnétique et fragile, dans un état de transe-vertige que la caméra capte avec une intimité troublante.
Face à elle, Benoît Magimel incarne l’ambiguïté à la perfection. Son personnage — amoureux ? prédateur ? complice ? — évolue dans les zones grises, dans un espace trouble où l’amour et la manipulation se confondent.
Les situations, construites avec une logique implacable, n’excluent jamais le mystère, le trouble ou l’ambiguïté. Mi Amor est un film qui sait exactement ce qu'il fait : allumer quelque chose, et partir sans éteindre...
Malgré le charisme de ses interprètes et une photo réussie, le film n'est vraiment pas la hauteur de son ambition auteuriste. L'intrigue se traine et on lâche l'affaire.
Trop de techno tue la techno et pourtant j'aime ce style de musique, j'ai été dj 25 ans. Le film est tiré en longueur, il y a de bonnes idées mais ça ne va jamais au bout à cause de la lenteur, j'ai avancè certains moments, ça ne sert à rien de faire des plans de 20 secondes ou il se passe strictement rien, et mister magimel....dites lui d'articuler svp, bref de bons acteurs mais un film qui ne plaira pas à tout le monde. Un peu d'action à la fin ok ça c'était bien...
Musique assommmante, scénario indigent, acteurs mal dirigés, ce film ne vaut pas un clou. On ne pense qu'à une chose : on attend la fin ou bien on se barre.
J’ai vraiment beaucoup apprécié Mi amor de Guillaume Nicloux. Le film m’a particulièrement marqué par son atmosphère à la fois étrange et captivante. Il y a une vraie singularité dans la manière dont l’histoire est racontée, avec un rythme posé qui laisse le temps de s’immerger pleinement dans l’univers du film. Les performances des acteurs sont très convaincantes et apportent une réelle profondeur aux personnages. On ressent leurs émotions avec justesse, ce qui rend l’ensemble très immersif. La mise en scène est soignée, presque hypnotique par moments, et contribue à créer une ambiance intense et parfois déroutante, mais toujours intrigante. J’ai aussi beaucoup aimé l’originalité du scénario, qui ne tombe jamais dans la facilité et propose quelque chose de différent du cinéma habituel. Cela donne une expérience cinématographique à part, qui reste en tête une fois le film terminé. En résumé, Mi amor est un film audacieux, sensible et captivant, que j’ai trouvé vraiment réussi. Une belle surprise qui montre encore une fois le talent de Guillaume Nicloux.
Un duo d'acteur époustouflant pour un film qui nous tient en haleine jusqu'à la fin du générique. Les plans sur les expressions de visages des acteurs sont de grande qualité. Enfin, nous venions initialement pour la Bande Originale réalisée par Irène Dresel et Sizo, dont l'écriture est hors pair. L'ensemble est remarquable.
Prétentieux, léthargique et profondément ennuyeux. Guillaume Nicloux s'écoute regarder filmer. Voilà le résumé. Sous couvert de faire un thriller psychologique "exigeant" et "atmosphérique", le réalisateur nous inflige une purge d'une lenteur criminelle. Il ne se passe strictement rien pendant deux heures. Les acteurs errent comme des âmes en peine dans des décors froids, balançant des répliques creuses avec un air mystérieux qui essaie de faire croire à de la profondeur. C'est de la fausse monnaie intellectuelle. La fin, abrupte et grotesque, confirme que le réalisateur n'avait absolument rien à raconter. Un somnifère de luxe.