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Céline Ange
10 abonnés
46 critiques
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3,5
Publiée le 11 mai 2026
Thriller plutôt original à tous les niveaux. Un peu poisseux. Les acteurs sont moyennement bons . Ambiance oppressante avec une musique techno omniprésente. Une belle surprise déclaration son atmosphère.
"Il faut tout de même lui reconnaître une vraie cohérence de départ. Utiliser la Grande Canarie comme double décor, d’abord le paradis fabriqué des touristes, puis, peu à peu, les coulisses d’un territoire autrement inquiétant, comme des couloirs souterrains obscurs, zoos de caïmans, transactions douteuses dans les night-clubs et dérives sectaires autour du Roque Nublo. Nicloux a un œil pour y mettre du vernis dans ces espaces ouverts, donnant par moments une texture visuelle réellement troublante. Pom Klementieff, revenue à l’Europe après une décennie hollywoodienne, porte le film avec une énergie tendue et physique assez impressionnante. Benoît Magimel, lui, impose sa présence magnétique et fragile dans chaque scène, ce mélange de charisme et de timidité qui fait qu’on ne sait jamais s’il est ange ou prédateur. Sur papier, et même à l’écran pendant quelques séquences, ça fonctionne."
"Le problème, c’est que Nicloux a décidé de tout recouvrir. La musique d’Irène Drésel et Sizo Del Givry — composée avant même le tournage et, aux dires du réalisateur lui-même, devenue un « organe vampirisant » du film — sature le récit de bout en bout, 1h55 sans quasi aucune respiration. On comprend l’ambition hypnotique : faire de la techno le pouls intérieur de Romy, son état mental mis en fréquence. Mais là où Óliver Laxe, dans Sirāt, parvenait à rendre la musique électronique spirituelle. Chaque battement portant quelque chose sur la solitude, le deuil, la fin du monde. Ici elle ne fait qu’imiter la tension au lieu de la créer. Elle simule un rythme là où le récit n’en a pas. C’est le symptôme d’un film qui ne fait pas tout à fait confiance à sa propre matière."
"Mi Amor est le film d’un cinéaste qui a eu une sensation forte et qui a construit autour. Ce n’est pas pour autant une trahison totale de ce que Nicloux sait faire. Les Confins du monde tenait sur cette même idée d’un territoire qui dévore ses personnages, et Dans la peau de Blanche Houellebecq avait cette façon de faire tourner le malaise à bas régime. Mais une forme aussi envahissante finit ici par annuler ce qu’elle prétend exalter. La musique bombarde, le montage s’épuise, et l’émotion — celle d’une femme qui perd pied dans un paradis corrompu — reste obstinément hors d’atteinte."
"Mi Amor ne sera pas le film qui réconciliera les sceptiques avec Nicloux. Il y a trop de bonnes intentions sabotées, trop d’outils formels brandis comme des solutions là où ils creusent des problèmes. Reste un film à éclats, avec deux acteurs en centre de gravité qui se battent jusqu’au bout — et le sentiment tenace d’une occasion manquée."
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J'aime beaucoup cette ambiance Ibiza décadente... les couleurs trafiquées avec les palmiers ocres créent une ambiance surnaturelle assez envoutante. Les acteurs sont bons, évoluant dans une moiteur malsaine qui colle parfaitement à l'intrigue. Peut-être un bon quart d'heure de trop... La BO est vraiment top même si la musique est omniprésente et aurait pu être mise en sourdine par moment mais bon, le film se passe au royaume de la techno !! Alors... "Pulse it !!"
Vu à Rotterdam en avant première - un très bon thriller avec une BO dingue et une réalisation impeccable (chapeau notamment à la Photographie qui transforme les Canaries en un endroit particulièrement anxiogène) !
Lent, mou et sans saveur...je ne sais pas comment on peut être inquiet dans ce film tellement on s'ennuie! dialogue minimaliste privilégiant l'ambiance suspense mais on s'endort. Il y a des fois où les acteurs sauvent un scénario pis il y a ce film.
Guillaume Nicloux fait partie de ces cinéastes français qui peuvent aussi bien surprendre, en bien, que sidérer, en mal. Mi amor appartient presque à la deuxième catégorie, même si l'on est plutôt séduit par l'ambiance de ces Canaries électriques, front de mer au soleil et bas-fonds dans la noirceur. La scène inaugurale gâche déjà un peu du suspense à venir, en ce qui concerne son héroïne, une DJ magnétique incarnée par une excellente Pom Klementieff. Que dire de Magimel, sinon qu'il fait le travail benoîtement, mais sans sembler s'impliquer outre mesure. L'histoire principale, un brin nébuleuse, n'aurait sans doute pas permis de tenir près de deux durant, alors le réalisateur lui colle des sous-intrigues ni particulièrement captivantes, ni spécialement abouties, d'ailleurs. Certains passages paraissent quelque peu déconnectés du restant, avec des personnages de second plan qui ne servent à rien, tandis que les méchants de l'affaire se révèlent lourdement stéréotypés. Avec sa musique de fond, pas insupportable du tout (cela dépend du niveau sonore de la salle dans laquelle le film est projeté), et sa mise en scène élégante, Mi amor permet de se prélasser dans son fauteuil, sans particulièrement s'investir dans un scénario au dénouement presque ridicule. On s'en contente parce que le prochain Nicloux sera certainement bien meilleur. Ou pas.
Romy (Pom Klementieff), DJ professionnelle, part aux Canaries mixer dans une boîte de nuit. Une amie, Chloé (Freya Mayor) l'accompagne, mais disparaît mystérieusement. Romy part à sa recherche avec l'aide de Vincent (Benoît Magimel), le patron de la boîte qui l'emploie.
Guillaume Nicloux a creusé un chemin original dans le cinéma français. Depuis trente ans, il tourne des films noirs, à partir de scénarios qu'il écrit lui-même ou de romans à succès ("Le Concile de pierre" était l'adaptation d'un livre de Jean-Christophe Grangé). Il a aussi tourné des films en costumes : "La Religieuse" d'après Diderot, "Les Confins du monde" sur la guerre d'Indochine, "Sarah Bernhardt"... Tous le gratin du cinéma français a tourné avec lui : Depardieu, Deneuve, Isabelle Huppert, Marion Cotillard, Monica Bellucci, Guillaume Canet, Blanche Gardin, Swann Arlaud...
Il tourne volontiers à l'étranger. Ce film-ci a un goût de vacances au soleil, qui nous amène à Ténérife, au bord de la mer. Son scénario vous en rappelle peut-être un autre qui se déroulait dans le même décor à la fois paradisiaque et inquiétant : celui de l'excellent "Islands" où un prof de tennis à la dérive aidait une vacancière à retrouver son mari porté disparu.
Les décors jouent en effet un grand rôle dans "Mi amor". On est au bord d'une mer ensoleillée, dans un immense hôtel quasi désert d'une île aux paysages à couper le souffle. La musique y joue un rôle plus important encore. L'héroïne est DJ et tout le film est accompagne d'une BO électro très (trop ?) travaillée signée Irène Drésel et Sizo Del Givry.
"Mi amor" souffre de deux handicaps. Le premier est le jeu trop faible de son héroïne qui ne fait pas le poids dans les scènes qu'elle partage avec Benoît Magimel, toujours aussi impressionnant, dont le personnage à bout de souffle rappelle celui qu'il jouait dans "Pacifiction". Le second est le scénario faiblard de série B à la fois conventionnel et peu crédible. Dommage....
"Mi Amor" veut jouer la carte du thriller électro sous le soleil des Canaries, mais la fête tourne vite en rond ! Une DJ débarque sur l'archipel espagnol pour assurer un set avant de partir sur les traces de sa meilleure amie mystérieusement volatilisée pendant la nuit. Le patron du night club va l'aider dans ses recherches... Côté points positifs, l'ambiance inquiétante d'une Grande Canarie quasi déserte est assez réussie, la bande-son techno est plutôt bonne si l'on aime ce style de musique, et la présence de Benoît Magimel apporte un brin de relief à toute cette virée. Malheureusement, il y a aussi pas mal de points négatifs ! Pour commencer, le récit traîne en longueur par séquences, cassant le rythme et le suspense de cette histoire. Ensuite, côté casting, plusieurs interprètes sonnent faux, Pom Klementieff en tête. Et enfin, pour conclure, l'ensemble donne l'impression d'une petite série B un peu fauchée, qui ne décolle jamais véritablement. Bref, esquivable. Site CINEMADOURG . free . fr
Avec Mi Amor, Guillaume Nicloux propose un thriller qui dépasse largement le simple cadre d’une disparition pour s’aventurer sur le terrain plus instable de la perception. Le récit suit Romy (Pom Klementieff), DJ venue mixer aux Canaries avec Chloé (Freya Mavor), dont la disparition brutale agit comme un point de bascule. À partir de là, l’enquête devient secondaire. Ce qui importe, c’est la transformation intérieure du personnage, sa perte progressive de repères, et cette sensation constante que le réel lui échappe. Le film repose sur une tension diffuse, presque organique. Guillaume Nicloux ne cherche pas à multiplier les effets, il installe au contraire un climat, un déséquilibre. Chaque scène semble légèrement décalée, comme si quelque chose clochait sans jamais se révéler frontalement. Vincent (Benoît Magimel), figure ambiguë, participe pleinement à ce trouble. Protecteur ou dangereux, il incarne cette zone grise dans laquelle le film évolue en permanence. Le choix des Canaries renforce cette impression. Loin des clichés touristiques, le décor devient un espace mental, changeant, presque hostile. La mise en image accentue ce sentiment avec un travail visuel qui altère les couleurs du monde tout en préservant les visages, créant une fracture entre les personnages et leur environnement. Cette dissociation traduit parfaitement l’état de Romy. Enfin, la musique joue un rôle central. Elle ne se contente pas d’accompagner l’image, elle guide le spectateur, impose un rythme, crée une forme d’emprise. Peu à peu, le film devient une expérience sensorielle complète. Guillaume Nicloux ne raconte pas seulement une histoire, il enferme le spectateur dans une spirale dont il est difficile de s’extraire.
Guillaume Nicloux nous a hélas habitué a bien mieux ! Ce Film est d'une simplicité déconcertante, avec un Scénario creux, aucune surprise, des Comédiens qui n'y croient pas ...
Romy est dj. Elle se rend aux Canaries pour mixer lors d’une soirée techno accompagnée par son amie Chloé. À son retour, celle ci a mystérieusement disparue. Elle part à sa recherche, aidée par Vincent, le patron de la discothèque. Le thriller est un peu ennuyant, jusqu’à un final explosif mais relativement prévisible.
Guillaume Nicloux retrouve un territoire qui lui est familier : l’atmosphère poisseuse, les silences lourds, une France de l’ombre où la lumière ne filtre qu’à contrecœur. Mi Amor s’inscrit sans surprise dans l’ADN du cinéaste, avec cette ambiance noire et crépusculaire qui fait sa marque. On reconnaît la patte, le goût pour le malaise installé lentement, presque trop. Le casting attire l’œil. Benoît Magimel, fidèle à lui-même, apporte cette densité organique qu’on lui connaît — il habite un cadre comme peu d’acteurs français savent le faire. Face à lui, Pom Klementieff, révélée au grand public dans les Mission: Impossible en antagoniste redoutable et vue chez Marvel en Mantis, confirme qu’elle est bien plus qu’une présence physique. Elle joue juste, elle joue bien. Pourtant, quelque chose résiste entre eux deux : la complicité ne prend pas vraiment, comme si leurs performances, solides chacune de leur côté, évoluaient en parallèle plutôt qu’en collision. Le scénario, lui, intrigue. Plusieurs pistes s’ouvrent, des zones d’ombre s’accumulent, et l’on reste suffisamment accroché pour vouloir percer le mystère. C’est le cœur du film, et il bat — par intermittence. Mais c’est là que le bât blesse : le rythme, haché, parfois poussif, finit par éroder l’intérêt. Ce qui devait créer de la tension génère de l’impatience. Nicloux joue avec le temps, c’est sa prérogative — sauf que cette fois, le film trébuche sur lui-même plus qu’il ne suspend. Mi Amor reste une œuvre qui mérite le coup d’œil, mais qui laisse sur sa faim. Dommage
Une djette réputée se rend aux Canaries pour un set. Son amie ne rentrera pas de la soirée. Guillaume Nicloux réalise des films avec la rigueur d’un métronome. Oscillant sur un rythme 4/4 ici pour ce thriller en terre électronique. Si la musique n’est pas déplaisante le film lui beaucoup trop convenu a du mal à convaincre.