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Arthur Brondy
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4,5
Publiée le 29 avril 2026
Une grande claque ! Akinola Davies raconte une journée passée entre un père et ses deux garçons. L’histoire se déroule au Nigeria, en 1993, alors en pleine crise politique. Le père emmène ses fils à la ville, dans l’espoir d’être enfin payé, alors que le pays attend avec impatience les résultats électoraux qui pourraient tout changer. Ce qui est beau, pure, bouleversant, c’est la relation du père avec ses enfants (les comédiens sont excellent) : ils l’admirent malgré son absence qu’ils lui reprochent. La photographie est sublime, et ce voyage au coeur de Lagos offre un bel aperçu de la ville, entre simplicité, humanité, brutalité, et précarité.
Ai vu le film « Un jour avec mon père » du réalisateur britano-nigérien Akilona Davies qui a obtenu la Camera d’Or lors du Festival de Cannes 2025. Le Prix est remis à un premier film toutes sélections confondues. Ce film à hauteur d’enfant est absolument réussi et captivant. Novembre 1993, Olaremi, 11 ans (Chibuike Marvellous Igbo) et son petit frère Akinola, 8 ans (Godwin Egbo) habitent à la campagne avec leur mère au Nigéria. Lorsque leur père Folarin (génial Nope Dirisu) qu’ils ne voient pas souvent, les emmène pour une journée dans la ville de Lagos, spoiler: Sani Abacha à la tête du régime militaire fait un coup d’état, ce qui crée la plus grande confusion dans la populationspoiler: . Le réalisateur a un talent fou pour filmer les visages d’enfants envahis par l’admiration, le questionnement silencieux, l’incompréhension, l’inquiétude. Lors de cette journée les deux garçons vont découvrir la personnalité de ce père absent, entrer en spectateur dans le monde des adultes, et percevoir la tourmente d’une population qui vit dans l’incompréhension du push politique. Le film admirablement mis en scène joue sur des cadrages évocateurs, une bande son parfois très surprenante, des images d’archives intégrées sous forme de flashs, une photographie qui met admirablement l’Afrique en lumière. Cette autobiographique est une très belle déclaration d’amour à un père. Akilona Davies superpose avec talent et poésie les tourments intérieurs des deux enfants, les silences mystérieux des adultes et les tumultes d’une population en pleine insécurité. La construction scénaristique nous amène progressivement avec beaucoup de retenue et de subtilité à un climax émotionnel bouleversant lors d’une très belle scène sur une plage. »Une journée avec mon père » est un film tout en douceur et mélancolie. Ce film est un vrai dépaysement qui fait aussi ressurgir de l’enfance des souvenirs évanouis. Une Caméra d’Or amplement méritée et assurément un réalisateur à suivre.
Tout est restitue selon le regarderai des deux enfants, Plutôt pertinent, bien que parfois un peu d'insistance. Le père est touchant, désemparé. Il manque peut-être le souci de relier ces rapports à la situation dans laquelle se trouve ce pays.
Une très originale idée de suivre la journée de ce père souvent absent qui prend ses deux enfants avec lui pour aller à la capitale (Lagos) et leur montrer, par fragments, son histoire personnelle, celle de leur mère, mais surtout la réalité d’un pays (en 1993) désorganisé, livré à l’armée, omniprésente dans chaque décor sonore ou visuel de ce film très soigné, où les inconnus surgissent en gros plan avec une grande variété de mélodies traditionnelles jouées à la guitare électrique pour mieux nous montrer cette multitude de visages singuliers et attachants… mais tous perdus et noyés dans ce pays qui apparaît sans avenir. Et beaucoup de détails sur des mains ou des regards qui se croisent pour rappeler que l’amour est le vrai ciment de la société…
Le film est un récit initiatique très bref - sur une journée - où on suit, à leur hauteur, deux frères de 8 et 11 ans avec leur père pour un voyage de la campagne où ils habitent à Lagos, mégapole tentaculaire où se concentre le pouvoir économique, social, culturel et politique du pays.
Entre les scènes intimes de rires, de chamaille ou de prescriptions éducatives, on voit des plans en zoom sur des soldats dans des chars, sur des articles de journaux ou des flashbacks effrayants et mystiques de leur père. Au compte-goutte, on comprend que ce père n'est pas très présent, car il travaille beaucoup, et c'est d'ailleurs pour récupérer des salaires impayés qu'ils se rendent à Lagos, cependant il est suggéré qu'il a des activités politiques et une liaison.
J'ai beaucoup aimé le rythme du film, qui prend des codes du film documentaire, ainsi que la tendresse des personnages qui leur donne un caractère vrai et naïf. Il pèse sur ces personnages des ombres et des fantômes qui sont omniprésents mais jamais visibles : la mère, l'oncle dont un des fils porte le prénom, le président élu et le camp de Bonney Camp.
Rétrospectivement, le film peut être compris comme un épilogue, un retour aux sources avant la bascule, un dernier moment familial avant d'être rattrapé par la réalité politique.
Déjà le titre francophone de ce film démontre clairement que la dimension folklorique et spirituel du film n’est pas comprise . Le titre original du film est « My father’s shadow » autrement dit « l’ombre de mon père ou l’esprit de mon père … Papa était il réellement là toute cette journée avec nous ? Où étais sont âme ou son esprit ou son ombre ?? Les moments vécu sont pourtant vrai, et plusieurs personnes nous ont aperçu , nous l’avons vu et touché .. mais papa était il encore de ce monde !
Je suis africain et dans nos folklores, mythes et croyances, parfois les personnes décidées récemment dans des conditions troubles ( comme un militant de l’opposition torturé et massacré ) refont surface auprès de leurs proches le temps d’une journée ( généralement avant que leurs proche ne découvrent qu’ils sont morte ), il réapparaissent pour passer avec eux des moments précieux , leur profiguer des conseils, faire leurs adieux . Ils sont réels , ils sont vu et aperçu de tous !
Et après ces moments précieux ils s’évaporent dans la nature , et la nouvelle de leur décès tombe peu de temps après. Et leur décès date déjà de plusieurs jours de sorte qu’il était tout simplement impossible que cette personne eu été là et partager ces moments …, De fait, était ce un fantôme ? une âme en peine ? était ce l’ombre de mon père …. ?
Sublime film très sensoriel et tout en nuances subtilités évocations et suggestions...la réalisation est très belle, on est happé des le début par cette atmosphère, cette réalité particulière...ce film m'a profondément marquée...il est profond et doux...un grand film
Au carrefour du documentaire et de la fiction , ce film fait découvrir un pays qui fait peur ( le Nigeria) au travers du regard de 2 jeunes enfants ! Ça fait réfléchir
Réalisation originale, à la fois poétique et esthétique, pour un sujet qui ne s'y prête guère. Pari réussi en l'occurrence, on se laisse envouter par ce petit road trip entre un village nigérian et la capitale Lagos sous un joug dictatorial. L'ambiance et l'émotion sont bien là, malgré un jeu d'interprétation un peu déroutant.
Une journée particulière d’un père nigérian avec ses deux fils : le premier long-métrage, d’Akinola Davies, Un jour avec mon père (My Father’s Shadow) nous transporte dans un road movie qui prend parfois des allures de roller coaster. Il a été le premier film nigérian jamais projeté à Cannes. Le lien profond entre les trois personnages, jamais immédiat, toujours chargé d’émotion, relaie au second plan l’intrigue politique de l’année 1993 et ses élections présidentielles annulées au Nigeria : il est profondément universel.
Nigeria, 1993. Élection présidentielle, un espoir de changement. Un massacre. L'attente. Dans ce contexte tendu, un père passe une journée avec ses deux garçons à Lagos. Une photo très travaillée. Des détails, des visages, des plans sur la banalité du quotidien, l'espoir. Contemplatif et très descriptif avec ses nombreux plans fixes, ce film arrive à capter une ambiance à travers ce trio qui déambule dans la ville; les difficultés, les ambitions et les désillusions de tout un peuple
J'ai toujours pensé que le cinéma et les acteurs en général ne méritaient absolument pas leur célébrité et l'adoration que leur porte les spectateurs. Le cinéma c'est tout simplement un pseudo art qui fait son auto promotion par l'image et qui est très populaire. Populaire tout simplement parce que c'est plus facile d'aller voir un film que de lire un livre. Ceci étant dit, ce film est absolument médiocre et je ne comprends absolument pas les critiques dithyrambique dont il fait l'objet. Donc au lieu d'aller le voir ou feriez mieux d'acheter un livre et de le lire. À bon entendeur. Salut.
Un père souvent absent déambule à Lagos avec ses 2 fils pendant une journée. Un film sans véritable scénario. On attend pendant une heure et demie que le film commence vraiment, c'est à dire qu'il se passe quelque chose, et puis le générique de fin apparaît. Seul intérêt, l'ambiance africaine (la rue, les repas, les motos taxis sur lesquelles on monte à 4, les amis qu'on revoit etc).